Je ne pouvais pas en croire de mes yeux, 41 % des Français sont prêts à accepter un régime autoritaire afin de régler avec une main de fer les problèmes du pays. Ont-ils la nostalgie du Maréchal ou appelleraient-ils de leurs vœux l’avènement au pouvoir d’un Jair Bolsonaro français ? Ont-ils encore toute leur raison ? Où est resté l’âme de la Révolution qui a eu pour but de faire des citoyens des hommes libres ? Il faut dire que dans ce panel se retrouvent les électeurs du Mouvement National ainsi que ceux du Parti Républicain, mais il ne fait aucun doute que nous nous trouvons à l’heure actuelle en pleine dérive. La démocratie ne semble plus faire que des adeptes, loin de là. Mais ce qui est inquiétant, c’est le fait que ces gens-là sont aussi prêts à sacrifier une partie de leurs libertés, celle de l’autodétermination. Serions-nous prêts, ce qui correspond bien au mois de novembre, d’enterrer nos valeurs fondamentales ? Le virus populiste dont sont atteints pour l’instant une partie des Européens semble se propager aussi dans l’hexagone, un phénomène pas nouveau depuis que la famille Le Pen y sévit. Mais je pensais qu’il serait possible de maintenir ce fléau au loin depuis l’avènement à la présidence de la République d’Emmanuel Macron. Cela ne semble pas être le cas ! Nombre de personnes prétendent que les nouvelles lois et les conséquences qu’elles amènent, sont insupportables. Qu’en serait-il si un potentat décidait de tout et de rien ? Cela serait pire, car il restreindrait drastiquement les droits fondamentaux. Il agirait sans aucun contrôle, ce qui risquerait vite de passer à la démagogie ! Mais allez faire comprendre cela aux tenants de la manière forte. Il vous enverrons au diable en prétendant que la démocratie est régie par un ramassis de dirigeants corrompus, qui font du clientélisme afin de se maintenir au pouvoir. Et le pire dans tout cela, c’est que c’est une opinion partagée par un grand nombre de citoyens qui voient le mal partout, malgré tout ce qui se fait. Weiterlesen

Il ne fait aucun doute, les populistes d’extrême-droite, que ce soient Viktor Orban , Matteo Salvini ou Marine Le Pen recueilleront plus de voix qu’aux dernières Européennes. Leurs visées nationalistes sont aujourd’hui du goût de bon nombre de citoyens, qui considèrent que l’UE est la source de leurs maux. Ce n’est évidemment pas le cas, mais il est aisé de repousser sur d’autres ses incompétences vitales. C’est justement de cela qu’il s’agit pour ceux qui restent en rade. Ils leur faut des messies pour qu’ils aient l’impression de pouvoir se tirer d’affaires, de grandes gueules qui n’ont qu’un seul but, celui de se regarder dans un miroir. Des coqs dont le cocorico n’est qu’un cri de haine. Ces champions de l’exclusion feront la loi, qu’on le veuille ou non. Emmanuel Macron en est parfaitement conscient, d’où son intention de s’impliquer à fond dans le combat que sera cette compagne électorale. Elle risque de devenir une guerre, faite de violences et d’injures. Je me permets d’être pessimiste, car il est peut-être encore temps de redresser la barre, bien que j’en doute. Dans tout cela vient s’insérer le Brexit. Il devrait normalement démontrer que sans l’UE, la misère est sur le pas de porte. Vouloir se replier sur soi-même est impossible dans un contexte dominé par la mondialisation. Il serait essentiel de démontrer aux citoyens qu’il est vain de faire marche-arrière. Mais une fois de plus ce n’est pas la raison qui fait la loi, mais les émotions. Elles sont souvent de mauvais conseil. En particulier lorsqu’il s’agit de notre quotidien. Les populistes se gardent évidemment bien de dire la vérité. Weiterlesen

Nous prend-t-elle pour des imbéciles ? Que le Front national se nomme Front ou Rassemblement, peu importe, il restera strictement le même, un parti d’extrême-droite. Le produit est le même, l’étiquette une autre. En ayant invité Steve Bannon, Marine Le Pen a fait au contraire un pas de plus en direction du racisme, de l’intolérance, du totalitarisme. Et c’est finalement le message que je peux retirer de ce congrès de Lille. J’ose espérer que le peuple de France ne se laissera pas entraîner par le « Rassemblement » dans une aventure qui ne peut que signifier l’intolérance. Quel parti se laissera-t-il entraîner dans de telles sillages ? Florian Philippot, ancien numéro deux du FN, a fait remarquer que le nom « Rassemblement » avait été déjà utilisé par le collabo Marcel Déat, en 1941. Il avait créé le « Rassemblement national populaire » qui offrit ses services en autres à la Gestapo. Cela démontre dans quelles eaux troubles nage l’ancien FN. Il déplore que ce congrès n’ait ni parlé du chômage, ni de la précarité des Français. Lorsque de tels propos sont issus d’un leader de l’extrême-droite, il y a de quoi réfléchir. Marine Le Pen qui voulait ouvrir sa formation à d’autres tendances de la droite, a menti sur toute la ligne. On ne peut qu’y voir un durcissement de ses visées fascistes, employons le mot adéquat. Je ne vois pas ce qu’elle veut atteindre ? Je pense qu’elle a donné au Président de la République un grand nombres d’arguments pour attaquer son projet. Weiterlesen

Le Front National essaie de se refaire une santé en invitant le chantre de l’extrême-droite américaine Steve Bannon. L’ex-conseiller préféré de Donald Trump, un raciste tous crins, a assuré les militants FN au congrès de Lille, qu’ils représentaient l’avenir, que la prise de pouvoir des fascistes en Europe n’était qu’une question de temps. Des propos vindicatifs qui ont une partie de vérité, si du côté des démocrates il y a un langage flou. J’ai espoir que tous ceux qui croient encore à la liberté se donneront un coup d’étrier. C’est la raison pour laquelle je mets mes espoirs dans la formation du nouveau gouvernement en Allemagne. Je suis persuadé qu’Angela Merkel et la future présidente du SPD, Andrea Nahles, sont bien conscientes du danger qui nous guette et feront tout pour le contrecarrer. Il sera de leur devoir de réussir un pari presque impossible pour deux partis qui ont laissé bien des plumes lors des dernières élections, celui de regagner la confiance au sein de la population. Elles savent qu’on leur demande de prendre des décisions pour effectuer des réformes courageuses. Ce sera un travail de fourmi qui prendra son temps. Pour que les prédications du prophète Bannon ne deviennent pas vérité, l’Allemagne devra se départir de sa réserve et en collaboration avec Emmanuel Macron aller de l’avant. Il faudra faire des concessions, mais elles sont indispensables pour ne pas se fourvoyer sur un terrain miné. Weiterlesen

L’électeur est vraiment volatile. Au cours de la présidentielle il avait été enclin d’apporter son soutien au Front National et à La France insoumise. Des millions de citoyens leur ont tourné le dos et ont soutenu la formation du Président de la République. Et ceci à quelques semaines des dernières élections. Que s’est-il passé ? Les Français qui sont d’habitude assez pragmatiques ont-il remarqué qu’avec des slogans on ne va pas loin ? Mais une chose est certaine, ils ont joué avec le feu et ceci devrait être une leçon pour tous. À 600000 voix près, nous avons frôlé la catastrophe. Que se serait-il passé si le FN et La France insoumise s’étaient trouvés dans le peloton de tête. On n’ose pas y penser. Le raz-le-bol peut causer des dommages irrémédiables. Lorsque les Allemands ont élu Hitler, ce n’était pas par amour, bien plus par colère contre les partis établis. Il serait très important dans un tel contexte, de contrecarrer de telles évolutions. Cela ne peut que se dérouler dans le dialogue. Lorsque un chef d’État n’est pas à l’écoute du peuple, les extrémismes prennent du poil de la bête. François Hollande a été rattrapé par le quotidien et ne fut plus en mesure de réaliser ses promesses. Il faut dire que la situation tendue de l’économie n’arrangea guère les choses. Peu à peu les promesses sociales, avant tout en ce qui concerne l’emploi, s’avérèrent comme non-finançables. D’un côté il fit le jeu des patrons, de l’autre il essaya de se montrer compréhensible, une valse-hésitation qui désarçonna ses électeurs. Ils n’y virent plus clair. Les extrémistes de droite ou de gauche en profitèrent avec leur discours soit-disant social. Weiterlesen

Madame Le Pen a démontré d’une manière flagrante qu’elle n’a pas les capacités de devenir présidente, ceci lors du débat de hier soir. En proférant des injures, des inepties, elle a blessé l’honneur de la France. Elle l’a tiré dans une cloaque nauséabonde parce qu’elle était très faible en ce qui concerne son programme. Elle n’a pas su l’expliquer, pour cause, parce qu’il ne repose sur rien de solide. Des promesses jetées en l’air, sans pouvoir dire comment elle financerait telle ou telle mesure. Pour masquer les faiblesses de ses arguments, elle ne chercha que de salir son adversaire. Emmanuel Macron n’est pas resté en marge. Tout en essayant d’avoir une attitude présidentielle, il lui a donné la réplique en l’accusant d’être diffamatrice dans ses propos. Il a pu néanmoins expliquer son programme d’une manière claire. Mais ce qui me blesse le plus, c’est le ton avec lequel se sont déroulées ces joutes, qui auraient dû rester dignes. Marine Le Pen a démontré de quel parti elle était issue. Il en va pour le FN que de la prise de pouvoir. En essayant depuis des décennies de manier la polémique, il n’a qu’un but : imposer ses vues fascistes. Comme il est de coutume avec l’extrême-droite, il se dit être l’ami du peuple, mais en fait c’est seulement la prise de pouvoir qui l’intéresse. Son moyen de prédilection c’est l’arbitraire de ses déclarations. Lorsqu’elle se fait passer pour une gaulliste, c’est le comble de la perversité. Sa formation se trouve bien plus proche de Philippe Pétain que de lui. Je pourrais continuer à faire le bilan de ses contre-vérités, mais c’est inutile. Weiterlesen

Mon naturel m’aurait dicté de faire quelques concessions aux électeurs de gauche, afin qu’un nombre plus grand de « bulletins blancs » se métamorphosent en une croix derrière mon nom. Emmanuel Macron refuse de faire un tel pas et je pense après réflexion qu’il a raison. Lorsqu’on voit de quelle manière Marine Le Pen dérape au sujet de l’euro et de l’Europe, et ceci dans le seul but de faire du clientélisme auprès des électeurs du LR, on doit se dire que ce n’est pas la meilleure recette. Il part du principe que pour réformer le paysage politique de la France il ne faut pas entrer des des combines partisanes, dont les citoyens ont tellement assez. Le président doit rester ferme dans ses aspirations et ne pas céder pour des raisons d’intérêt électoral. Intellectuellement je peux très bien suivre ce raisonnement, mais sera-t-il suivi comme il le mérite par les citoyens ? Il serait bon que le candidat d‘ »En marche » fasse pendant le débat un peu de pédagogie. Il pourrait expliquer que la misère que nous connaissons actuellement est due à un manque de suite dans les idées. La France a besoin d’un président qui ne se plie pas à la moindre brise. Prenons la question très viscérale de la préférence nationale. Il pourrait suivre la même voie de facilité comme le fait Marine Le Pen. Il est toujours très populaire de s’engager, tout au moins verbalement pour tous ceux qui se sentent mis en rade. Mais la logique ne peut pas aller dans ce sens, car le marché du travail ne suit pas forcément les élans du cœur. Pour que les entreprises marchent il leur faut beaucoup de mobilité. De trouver la bonne personne pour le bon poste n’est pas une question de passeport. Et si on suit ce raisonnement, nous serions très embarrassés si à l’étranger il était fait de même. Bien des compatriotes y travaillent et c’est bien ainsi. L’idée de taxer l’embauche de travailleurs venant de l’UE, pour les autres venant d’ailleurs elle existe déjà, ne peut qu’entraver le développement économique. Ce serait évidemment une entrave aux règles communautaires qu’elle ne veut pas respecter. Weiterlesen

Non, il ne pouvait pas faire autrement. Emmanuel Macron a rendu hommage aux 76.000 juifs de France qui ont été déportés au cours de l’Occupation dans les camps de la mort. Parmi eux 11.000 enfants. Seuls 2500 personnes ont survécu. Certains lui reprocheront de vouloir « faire de la récupération », comme un petit-fils d’une famille victime du génocide a écrit sur Facebook. Une honte ! Cet « ami » oublie que c’est Madame Le Pen qui a ouvert ce débat si douloureux en prétendant que les Français ne portaient aucune responsabilité en ce qui concerne la rafle du Vel’d’hiv. C’est la milice française, dont Pierre Marion était un des membres-fondateurs ainsi que du Front National, qui a arrêté et remis les israélites aux Allemands. Ensuite il y a eu la panne de la nomination du président par intérim du FN, Jean-François Jalkh. Un négationniste qui nie qu’il y ait eu des chambres à gaz à Auschwitz ou ailleurs. Il a été évincé séance-tenante pour laisser la place à Steeve Briois. Je pense qu’il fallait absolument dans cette période électorale si tendue, qu’un jeune patriote essaie de sauver l’honneur du pays par un geste fort. Ceux qui l’accusent de clientélisme devraient mesurer leurs paroles. Ils se rendent complices de tous ceux qui pratiquent l’exclusion. Je ne vais pas accuser Marine Le Pen de cautionner un passé si chargé, mais elle devrait faire attention de ne pas s’entourer d’antisémites notoires et de ne pas déformer l’histoire d’une manière erronée. Elle devrait avoir assez de sensibilité pour comprendre à quel point elle peut blesser des gens en agissant et s’exprimant ainsi. C’est aussi une question de réputation à l’étranger pour un grand pays comme la France. Il est clair que pendant une campagne électorale les camps ne se font pas de cadeaux. C’est de bonne guerre. Mais il y a des lignes rouges à ne pas dépasser. Je suis soulagé qu’Emmanuel Macron ait un tant soit peu dissipé le malaise que je ressentais. Weiterlesen