Non, il ne s’agit pas de bricoler. Tant que l’UE est l’Europe des lobbys il ne peut pas y avoir d’amour de la part des citoyens. Il serait enfin temps de mettre l’Europe sociale sur les rails, faire fi aux intérêts des groupes économiques en prenant tout d’abord en compte la détresse des plus démunis. Sinon nous courrons à la débâcle aux Européennes. L’alliance des archi-droites pourrait faire très mal. Elle imposerait le populisme comme solution miracle et ferait ensuite tout pour faire sombrer le continent dans « la préhistoire ». Ce serait ouvrir la porte sur une Europe des guerres, de la haine. Il ne peut pas faire de doute que c’est là que nous aboutirons si un coup de barre à gauche n’est pas donné. Mais cette dernière vacille, n’arrive plus à prendre pied. Toutes les sonnettes d’alarme devraient sonner, mais j’ai l’impression que c’est avant tout l’indifférence qui paralyse la politique. Dans un tel contexte, le déclin d’Emmanuel Macron serait un désastre, comme l’a précisé Martin Schulz, l’ancien président du parlement européen, candidat malheureux à la chancellerie en Allemagne. Macron le sait parfaitement, c’est la raison pour laquelle il tente de redresser la barre. Il veut donner à l’UE les moyens de s’affirmer dans les domaines qui secouent actuellement l’Union. Que ce soient les problèmes dus à l’immigration sauvage ou les répercussions dues au Brexit. Mais il ne parle pas, tout au moins pour l’instant, du défi social. Je pense que ce n’est que dans ce domaine qu’il sera possible de gagner des points. Le reste n’est pour la plupart des citoyens européens qu’une question plus ou moins d’intendance. Les politiciens au cour des décennies ont négligé cet aspect, avant tout parce qu’il pourrait être astreignant pour le développement économique. Ils ont oublié que « le profit » devait être partagé entre tous les citoyens, ne pas seulement profiter qu’à des trusts. Weiterlesen

Comme chaque matin, lorsque je cherche le thème de mon article de la nuit, je suis tombé sur Facebook sur un pamphlet antisémite, où une fois de plus le Président de la République en était la cible. Cela m’a incité à me pencher une fois de plus sur ce qui a pu déclencher un tel mouvement de haine, qui s’il continue ainsi détruira la France. Emmanuel Macron a accordé hier un entretien à la chaîne italienne RAI Uno, où il a reconnu avoir fait des erreurs en ce qui concerne les Gilets jaunes. « Quand on va trop vite, qu’on est trop rapides ou trop caricaturaux, on fait des erreurs. Moi, j’en ai fait d’ailleurs par le passé, c’est une partie de l’explication de la crise. » Le président a ainsi esquissé un trait de caractère qui le caractérise et pour lequel il a été élu : celui d’un homme dynamique. Dans le feu de l’action il a ignoré certains faits, évoqués par le mouvement protestataire, qu’il est en train de corriger. « On ne peut pas laisser les gens qui ont besoin de travailler, de vivre, de bouger, face à une impossibilité de mobilité pour quelque raison que ce soit. Il faut les réconcilier. C’est par l’expertise scientifique, par le dialogue, la concertation et par l’innovation. » Lorsqu’on aime son pays comme il le fait, il est difficile d’admettre que le peuple soit meurtri, car cela ne correspond pas à un idéal de grandeur. Il faut beaucoup d’humilité pour admettre que l’image qu’on se fait de la France ne correspond pas à la réalité, que les carences sociales coupent l’herbes sous les pieds des plus défavorisés. Comme il est de mise dans ces cas-là, on cherche les responsables et une fois de plus ce sont les Juifs ! Une soit-disant internationale serait en train d’écraser sous ses bottes les forces laborieuses de la France. C’est absurde et lâche à la fois de s’attaquer à une communauté qui ne se compose pas de millionnaires, loin de là. Le président ne s’est pas adressé sans raisons aux Italiens, qui pratiquent de plus en plus l’exclusion contre les migrants, contre les gens de couleurs, contre les musulmans et j’en passe. Weiterlesen

La signature du nouveau traité d’amitié franco-allemand a donné lieu ces jours derniers à des diatribes de style nationaliste, ceci de la part de Marine Le Pen et des adhérents du Rassemblement national, ainsi que de protagonistes se réclamant de la droite archi-conservatrice pour lesquels Philippe Pétain est encore une référence. Le chef de Vichy qui n’a pas hésité d’entraîner une grande partie de la population dans la collaboration. N’oublions pas que peu de temps avant le débarquement en 1944, 80 % des Français vénéraient ce maréchal-félon ! Celui qui avait cautionné la déportation et le meurtre de nombreux juifs et d’opposants à son régime. Je pense que ce cercle de personnes a perdu une occasion de se taire. Revenons-en au nationalisme. Comment le définir aujourd’hui ? Aurait-il encore les relents de « la ligne bleue des Vosges », que Maurice Barrès a évoqué avant la première guerre mondiale, lorsque l’Alsace et la Lorraine dépendaient encore du Reich, après la cuisante défaite de la guerre de 1870-1871. À l’époque un traité de Versailles avait mis à genoux la France. C’est à cette occasion que la création de l’unité allemande avait été paraphée, chez l’ennemi héréditaire. La suite nous la connaissons. Il s’est avéré que le nationalisme sous toutes ses formes a été néfaste, car il ne proférait que de la haine. Une manière de dénaturer le patriotisme, qui d’après certains, ne peut que survivre en prodiguant les antagonismes, mêmes si ces derniers ne sont issus que de l’imagination de certains dirigeants, employant cette méthode perverse afin de se maintenir à flot. C’est justement à ce que cherchent à faire les émules du néofascisme en Europe. Leur seul but est de détruire, non de construire. Une attitude intellectuelle que je condamne au plus haut point, car elle témoigne pour moi de l’obscurantisme. Weiterlesen

Il n’y a plus de doute, l’internationale fasciste existe bien. Que ce soit Matteo Salvini ou Marine Le Pen accompagnée de Steve Bannon, ils ont déclaré qu’ils se réjouissaient de voir à quelle point la situation s’était détériorée en France. Le premier qui prit part à ce bal a été Donald Trump, qui s’est immiscé dans les affaires intérieures d’un pays dit ami, et qui lui aussi jubilait visiblement. Dans quel état est le monde ? Ce n’est pas bien reluisant, d’autant plus que tous ceux qui s’opposent au néofascisme ne se manifestent pas comme il le devraient. Le jaune semble être devenu la couleur-fétiche de tous ceux qui aspirent au totalitarisme. Il serait temps que les manifestants qui prétendent ne pas adhérer à telles idéologies, se démarquent de l’extrême-droite. Ne serait-il pas temps qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont été récupérés par « les forces du mal », qui a tout prix veulent tuer la démocratie. Il serait temps qu’il y ait un rebond. Je ne vais pas demandé aux Gilets jaunes qu’ils fassent amende honorable, qu’ils se rétractent. Il me suffirait qu’ils se démarquent d’un Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, qui est un raciste notoire. Il est en train de gicler son venin en Europe afin de faire oublier son échec aux USA. Il est tombé sur un terrain fertile, ce qui est des plus inquiétants. Il serait plus que néfaste que des citoyens français soutiennent l’internationale des néofascistes. Comme nous le savons cela signifie la guerre. Pas plus, pas moins ! Faut-il être si naïf pour ne pas comprendre que ce qui se passe actuellement signifie le déclin. Weiterlesen

La récupération est une pratique connue en politique. Ceux qui aspirent au pouvoir, dans le cas qui nous concerne les populistes, s’attellent à un problème qui est ressenti par une majorité de la population comme une injustice pour l’étendre à d’autres domaines comme l’immigration, l’exclusion ou le racisme. C’est ce qui s’est passé avec les Gilets jaunes. La majorité d’entre-eux n’ont que des revendications sociales et ne remarquent pas qu’ils ont été manipulés. C’est ce qui s’est passé en Italie. Je pense que la grande manifestation de demain à Paris donnera aux adeptes de l’extrême-droite l’occasion de dévoiler leurs cartes en criant haut et fort « La France aux Français ! » Une manière de jeter l’anathème sur « les vrais responsables » que sont les Juifs qui dominent les marchés internationaux et les arabes qui exercent sur nous un chantage en ayant augmenté le prix du baril, ce qui n’est plus le cas maintenant, au contraire. « Ne voyez-vous pas qu’ils veulent nous détruire ? » Ils diront qu’Emmanuel Macron est un suppôt de ces milieux, car il a travaillé à la banque Rothschild. Pour l’instant les adeptes de Marine Le Pen et les autres semblent avoir gagné leur pari. Ce qui est déconcertant, c’est le fait qu’un grand nombre de ceux qui protestent, n’ont pas remarqué qu’ils étaient tombé dans un piège. L’amalgame du social et du national a démontré au cours de l’histoire, où cela pouvait mener. En droite ligne vers Auschwitz. Ce n’est pas sans raison que les dirigeants du Reich ont tablé sur cette recette, qui a dans un premier temps a réussi. Je ne vais pas allé jusqu’à prêter de telles intentions aux dirigeants du mouvement national, mais ils ne devraient pas jouer aux apprentis-sorciers. Il est évident que des éléments néonazis ont sauté sur le train en marche et exercent de la violence verbale et physique. La remise de migrants réfugiés dans un camion citerne par des Gilets jaunes aux douanes, va dans ce sens. Ceci au lieu de se soucier avant tout de leur état de santé. Les attaques contre les homosexuels comme à Bourg en Bresse ou les injectives antisémites font partie de leur stratégie.

Comme Nicolas Hulot l’a déclaré hier soir à France 2, il est évident que la décision d’augmenter la taxe carbone aurait dû être accompagnée de mesures sociales. C’est le grand reproche que je fais aussi à Emmanuel Macron. Une mesure nécessaire a été ainsi mise à mal, car il n’y avait pas d’amortisseurs. Le tout est entrain de dégénérer et risque bien de mettre à mal l’intégrité de la nation. Deux camps ennemis se dessinent, un peu comme aux USA, qui se combattront sans merci. C’est ce qu’il fallait à tout prix éviter. Le président n’a probablement pas tenu compte de ce phénomène qui se dessine un peu partout autour de la planète. Il est tombé dans un piège, parce que probablement il s’était isolé derrière les murs du Palais de l’Élysée. Il a manqué de doigté, c’est indéniable, malgré le bien-fondé de ses mesures économiques. Je pense qu’il sera très difficile de réparer les fissures qui se dessinent actuellement. Vouloir jouer le rôle du pénitent serait la dernière chose à faire. Le bras-de-fer qui s’annonce entre le pouvoir et le peuple pourrait faire des ravages. Il faut absolument appliquer du baume sur les blessure, sans faire marche-arrière. Cela ressemble bien à l’œuf de Colomb !

pm

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/11/22/gilets-jaunes-la-grande-defiance-des-francais-face-a-l-impot_5387052_823448.html

Je ne pouvais pas en croire de mes yeux, 41 % des Français sont prêts à accepter un régime autoritaire afin de régler avec une main de fer les problèmes du pays. Ont-ils la nostalgie du Maréchal ou appelleraient-ils de leurs vœux l’avènement au pouvoir d’un Jair Bolsonaro français ? Ont-ils encore toute leur raison ? Où est resté l’âme de la Révolution qui a eu pour but de faire des citoyens des hommes libres ? Il faut dire que dans ce panel se retrouvent les électeurs du Mouvement National ainsi que ceux du Parti Républicain, mais il ne fait aucun doute que nous nous trouvons à l’heure actuelle en pleine dérive. La démocratie ne semble plus faire que des adeptes, loin de là. Mais ce qui est inquiétant, c’est le fait que ces gens-là sont aussi prêts à sacrifier une partie de leurs libertés, celle de l’autodétermination. Serions-nous prêts, ce qui correspond bien au mois de novembre, d’enterrer nos valeurs fondamentales ? Le virus populiste dont sont atteints pour l’instant une partie des Européens semble se propager aussi dans l’hexagone, un phénomène pas nouveau depuis que la famille Le Pen y sévit. Mais je pensais qu’il serait possible de maintenir ce fléau au loin depuis l’avènement à la présidence de la République d’Emmanuel Macron. Cela ne semble pas être le cas ! Nombre de personnes prétendent que les nouvelles lois et les conséquences qu’elles amènent, sont insupportables. Qu’en serait-il si un potentat décidait de tout et de rien ? Cela serait pire, car il restreindrait drastiquement les droits fondamentaux. Il agirait sans aucun contrôle, ce qui risquerait vite de passer à la démagogie ! Mais allez faire comprendre cela aux tenants de la manière forte. Il vous enverrons au diable en prétendant que la démocratie est régie par un ramassis de dirigeants corrompus, qui font du clientélisme afin de se maintenir au pouvoir. Et le pire dans tout cela, c’est que c’est une opinion partagée par un grand nombre de citoyens qui voient le mal partout, malgré tout ce qui se fait. Weiterlesen

Il ne fait aucun doute, les populistes d’extrême-droite, que ce soient Viktor Orban , Matteo Salvini ou Marine Le Pen recueilleront plus de voix qu’aux dernières Européennes. Leurs visées nationalistes sont aujourd’hui du goût de bon nombre de citoyens, qui considèrent que l’UE est la source de leurs maux. Ce n’est évidemment pas le cas, mais il est aisé de repousser sur d’autres ses incompétences vitales. C’est justement de cela qu’il s’agit pour ceux qui restent en rade. Ils leur faut des messies pour qu’ils aient l’impression de pouvoir se tirer d’affaires, de grandes gueules qui n’ont qu’un seul but, celui de se regarder dans un miroir. Des coqs dont le cocorico n’est qu’un cri de haine. Ces champions de l’exclusion feront la loi, qu’on le veuille ou non. Emmanuel Macron en est parfaitement conscient, d’où son intention de s’impliquer à fond dans le combat que sera cette compagne électorale. Elle risque de devenir une guerre, faite de violences et d’injures. Je me permets d’être pessimiste, car il est peut-être encore temps de redresser la barre, bien que j’en doute. Dans tout cela vient s’insérer le Brexit. Il devrait normalement démontrer que sans l’UE, la misère est sur le pas de porte. Vouloir se replier sur soi-même est impossible dans un contexte dominé par la mondialisation. Il serait essentiel de démontrer aux citoyens qu’il est vain de faire marche-arrière. Mais une fois de plus ce n’est pas la raison qui fait la loi, mais les émotions. Elles sont souvent de mauvais conseil. En particulier lorsqu’il s’agit de notre quotidien. Les populistes se gardent évidemment bien de dire la vérité. Weiterlesen

Nous prend-t-elle pour des imbéciles ? Que le Front national se nomme Front ou Rassemblement, peu importe, il restera strictement le même, un parti d’extrême-droite. Le produit est le même, l’étiquette une autre. En ayant invité Steve Bannon, Marine Le Pen a fait au contraire un pas de plus en direction du racisme, de l’intolérance, du totalitarisme. Et c’est finalement le message que je peux retirer de ce congrès de Lille. J’ose espérer que le peuple de France ne se laissera pas entraîner par le « Rassemblement » dans une aventure qui ne peut que signifier l’intolérance. Quel parti se laissera-t-il entraîner dans de telles sillages ? Florian Philippot, ancien numéro deux du FN, a fait remarquer que le nom « Rassemblement » avait été déjà utilisé par le collabo Marcel Déat, en 1941. Il avait créé le « Rassemblement national populaire » qui offrit ses services en autres à la Gestapo. Cela démontre dans quelles eaux troubles nage l’ancien FN. Il déplore que ce congrès n’ait ni parlé du chômage, ni de la précarité des Français. Lorsque de tels propos sont issus d’un leader de l’extrême-droite, il y a de quoi réfléchir. Marine Le Pen qui voulait ouvrir sa formation à d’autres tendances de la droite, a menti sur toute la ligne. On ne peut qu’y voir un durcissement de ses visées fascistes, employons le mot adéquat. Je ne vois pas ce qu’elle veut atteindre ? Je pense qu’elle a donné au Président de la République un grand nombres d’arguments pour attaquer son projet. Weiterlesen