Que de terrain perdu à regagner ! Emmanuel Macron le sent bien en effectuant son voyage en Afrique. Il essaie avec raison d’aborder offensivement les tensions qui ont marqué les relations entre la France et le continent africain à cause du colonialisme. Il sait parfaitement que la situation actuelle en découle encore. L’indépendance a été souvent assez brusquée et n’a pas laissé le temps de mettre en place des structures, qui auraient été indispensables. Les résultats nous les connaissons. Jusqu’à présent beaucoup d’efforts ont été faits pour compenser les erreurs du passé, mais elles ne suffisent pas, de loin. Trop d’intérêts économiques, en majorité ceux de l’Europe, créent un déséquilibre de mauvais aloi. Le peuple se sent grugé. Y aurait-il tant de personnes, qui au péril de leur vie essaieraient de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune, qui donneraient tout ce qu’ils ont pu amasser comme argent pour payer des passeurs pourris ? Il est souvent question de réfugiés économiques, ce qui est une déformation complète de la réalité. Ces malheureux prennent le risque de quitter leur patrie, parce qu’ils n’ont pas d’autres possibilités. Les Européens le savent parfaitement, mais préfèrent passer sous silence ces faits, pour pouvoir mieux renvoyer ces gens, en particulier tous ceux qui viennent du continent noir. Lorsqu’ils parlent d’investir de l’argent devant profiter au peuple, ils n’ont pas encore trouvé les moyens d’éviter que ces sommes soient empochées par des milieux corrompus, souvent par ceux qui détiennent le pouvoir. Weiterlesen…

Le glyphosate = glyphosale !

M’entendez-vous crier, jurer, traiter de vendus tous ceux qui n’en ont rien à foutre que le glyphosate puisse tuer ou pas ? Au lieu d’être empoisonnés pendant 10 ans, nous le serons que 5 ans, au grand regret de la Commission Européenne. Je ne peux que louer Emmanuel Macron de s’être engagé de l’interdire en France en moins de trois ans. Pas comme le gouvernement allemand, qui a cédé au grand détriment du SPD. Et ceci pour ne pas indisposer un ministre de l’agriculture, membre du CSU bavarois, un illustre inconnu portant le nom de Christian Schmidt ! Pardon je ne connais qu’un certain Helmut Schmidt ! Passons. Ce sont ses petits copains paysans qui ont réclamé cela du bonsaï qu’il est ? Il a fait des ronds de jambes, afin qu’ils continuent à voter pour lui et son parti. Il espère éviter ainsi une nouvelle raclée. Il suffit pour lui d’aller ensuite à confesse et de faire quelques signes de croix et tout sera réglé. Mais pas sans avoir donné le biberon rempli de bière à tous ceux, qui lorsqu’ils vont pisser, pisse du glyphosate ! C’est justement cela que je reproche à Angela Merkel. Comme chimiste elle sait parfaitement le mal que peut occasionner un tel herbicide, mas pour des raisons tactiques, elle cède. C’est une des raisons pour laquelle les sociaux-démocrates n’avaient pas envie de se la taper pendant quatre ans encore. Elle est parfaitement virtuose lorsqu’il s’agit de louvoyer. Mais quand la maison brûle, comme cela été le cas au cours des pourparlers au sujet de la Jamaïque, elle n’a pas su s’imposer. Les Allemands seront-ils les empoisonneurs de l’Europe ? Après le scandale du diesel, ils sont entrain de devenir des champions en la matière. C’est une des raisons pour laquelle je ne veux pas que les conservateurs gouvernent seuls. Mais le SPD devra s’imposer plus qu’il l’a fait jusqu’à présent. Et puis il y a autre chose, ils sont les alliés les plus proches d’Emmanuel Macron. Seulement avec eux je vois des chances, que ses projets européens pourront aller de l’avant. Même en ce qui concerne le glysophate, ils sont du même avis que lui. Il est tout de même étrange que d’un côté Madame Merkel dit haut et fort qu’elle sera conciliante au cours des négociations en vue, et presque d’une manière synchronisée, le peuple allemand apprend qu’elle a cédé au sujet de ce maudit herbicide. Il avait été prévu que son gouvernement s’abstienne, car il n’y avait pas d’unanimité au conseil des ministres. Il y a rupture de confiance, ceci à deux jours de la première rencontre entre les trois partis qui devraient former la grande coalition. C’est bien ce que Madame Nahles, la présidente du groupe parlementaire du SPD, a déclaré ce soir. Je constate avec satisfaction que la France est en train de changer de cap en ce qui concerne l’écologie. J’espère que cela ne sera qu’un début pour Nicolas Hulot. Il faudra le soutenir, car il y a encore beaucoup à faire, pour sauvegarder la nature. Il est évident que sans le glysophate, il y aura plus de travail pour les agriculteurs. Jusqu’à présent il n’existe sur le marché pas un produit aussi efficace. Il faudra leur apporter des aides financières pour compléter le manque à gagner, mais il est rassurant que tout au moins en France on considère la santé publique comme un des biens les plus précieux.

pm

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/11/27/la-commission-europeenne-autorise-l-utilisation-du-glyphosate-jusqu-en-2022_5221037_3214.html

Pierre Mathias

Comme prévu, Christophe Castaner a été élu délégué général à la tête de LRM pour trois ans. Il aura la lourde tache de construire un parti, qui ne devrait pas être conventionnel. Comme ancien du PS, je sais qu’une telle organisation demande une structure assez rigide, qui peut être ressentie comme étouffante par les militants de la base. J’ai le privilège de pouvoir la comparer avec celle du SPD en Allemagne, dont je suis membre depuis 1973. Et de plus j’ai une expérience syndicale. Dans toutes ces organisations de gauche, j’avais et j’ai souvent l’impression que le dogmatisme étouffe parfois la réflexion. Peut-être est-ce mon âge, mais je dois avouer que les appareils me pèsent souvent trop, qu’ils ont perdu la faculté de vraiment prendre la température. Si nous voulons faire évoluer notre société, il faut tout d’abord éviter le bourrage de crâne, qui ne reproduit que des schémas dépassés. Dès que deux personnes se mettent ensemble, il y aura toujours une qui voudra dominer l’autre. Le mythe de la carrière prend trop de place et détruit toutes options qui à priori ne pourraient pas trop plaire. Du clientélisme à la pelle ! Et c’est justement là que la LRM ne devrait pas tomber dans le piège de faire mijoter le bouillon de minuit de la démocratie. D’accord, je dois avouer qu’il est plus facile de critiquer que d’inventer de nouvelles options. Ne soyons pas dupes. Un parti a pour devoir de former des cadres qui un jour occuperont des postes importants au sein de la République. Weiterlesen…

C’est exact, depuis des décennies on tourne en rond lorsqu’il s’agit des cités. Personne n’a trouvé des recettes efficaces. Ce qui manque c’est de donner aux habitants du courage. Il y a quelques années j’ai rencontré une famille marocaine dans les quartiers Nord de Marseille. Nous sommes devenus amis. Ils habitaient dans un ensemble très soigné, ce qui n’est pas habituel dans les banlieues. Pas de graffitis, pas de papiers par terre, pas des tessons de verre. Un parc avec des jeux pour les enfants, du sable sans vieilles seringues, utilisées par les junkies et jetées comme par vengeance pour blesser les petits. Je demandai à Mohammed comment cela se faisait que cet endroit soit si soigné ? « Nous sommes propriétaires de nos appartements et tenons à la propreté ! » Je pense qu’Emmanuel Macron devrait faire des propositions allant dans ce sens, afin que bien des familles puissent acquérir leur logement. Cela donnerait à la population locale une assise, l’impression d’appartenir à la France, d’être des citoyens à part entière. Un tel modèle est motivant. Mohammed, qui travaille comme agent municipal, a obtenu un crédit avantageux. Pour le rembourser et payer les intérêts, il ne dépense pas plus que s’il devait louer un logement. « Nous avons tous un boulot, même les jeunes. » Cette petite cité est connue en ville et c’est, contrairement aux grands ensembles vétustes des autres quartier, une bonne adresse. Même si on s’y prend très tard, il faut motiver les gens et leur dire qu’ils ont des chances s’ils prennent leur destin en mains. « Je t’assure, nous ne voulons pas être des assistés et être traités comme tels ! » Weiterlesen…

Le 11 novembre, fin de la première mondiale ; le 11 novembre début du carnaval en Rhénanie. Je ne mets pas ces deux événements en parallèle sans une arrière-pensée. Quelle tristesse que les hommes trouvent toujours le moyen de faire la guerre au lieu de faire la fête. Des centaines de milliers de morts en 14-18 en Allemagne comme en France et ceci pour strictement rien ! Une absurdité, une calomnie, une blessure qui restera à tout jamais béante. Emmanuel Macron et son pendant allemand, Frank-Walter Steinmeier, ont inauguré un mémorial et un musée en Alsace, au sommet du Hartmannswillerkopf (Haut-Rhin), où 30.000 soldat sont morts. Cela pour quelques mètres d’un côté coté comme de l’autre. Afin qu’un tel drame ne se reproduise plus, il faut mettre tous ses efforts dans la construction de l’Europe. Manquera au rendez-vous la Grande-Bretagne qui a tourné le dos à l’UE. Et pourtant d’innombrables combattants britanniques ont été tués dans le Nord de la France. Le Brexit planera encore longtemps sur tous ceux qui veulent se tendre la main et promouvoir la paix. Je ne comprends pas ce manque de sens de l’histoire et ceci que par égoïsme. C’est dans ce contexte qu’il est possible de prendre la vraie mesure du discours du président français sur une réforme de fond de l’UE à la Sorbonne cet été. Frank-Walter Steinmeier le soutient de toutes ses forces, mais il ne peut qu’espérer que le nouveau gouvernement prendra note de ses vœux. En Allemagne il n’a pas de pouvoir politique. Il ne peut que faire des propositions, pas plus. Vient s’ajouter à tout cela le fait qu’il est issu du SPD, qui se prépare à prendre son rôle dans l’opposition. Il n’a pas d’alliés dans les formations qui représenteront l’exécutif. Weiterlesen…

Le Louvre a jeté son ancre à Abu Dhabi. Emmanuel Macron va inaugurer demain le nouveau musée conçu par Jean Nouvel. 600 œuvres, dont la moitié prêtés par la maison-mère, y sont exposées. Mohamed Khalifa Al Mubarak, le jeune ministre de la culture et du tourisme de l’émirat est fier qu’un Léonard de Vinci, un Monet, un Rothko, un Jackson Pollock, un Van Gogh, ainsi que des objets d’arts de l’islam, des antiquités chinoises ou japonaises puissent être montrées à partir de samedi aux amateurs d’arts. Ce qui caractérise la France est qu’elle considère la culture comme sa meilleures ambassadrice. Je ne connais aucun pays dans le monde, qui met à contribution à ce point l’art dans sa politique étrangère et j’en suis fier. Il est un trait d’union qui a pour but de rapprocher les hommes. Il ne se prête pas à la polémique, mais s’adresse à la sensibilité de tous. Il a le pouvoir de rendre les frontières plus perméables, non pas pour faire passer des terroristes, mais pour unir les hommes et les femmes de bonne volonté. Il contribue à sa manière à donner voie au dialogue. Nous verrons ce que le projet d’Abu Dhabi aura pour conséquences dans la péninsule arabe. Il ne serait pas honnête de ma part d’ignorer les raisons économiques qui ont poussé les politiciens à faire ce geste. Il ne l’aurait probablement pas fait pour le Mali par exemple. Mais pour être juste, il ne faut pas oublier ce que fait la France pour la sauvegarde des patrimoines, aussi en Afrique. Le musée est aussi une réponse politique de taille aux dévastateurs de la culture, comme le sont les terroristes de l’EI. Le but escompté est de démontrer, que l’islam peut accepter l’art, tant qu’Allah ne serve pas de modèle à un peintre. Vouloir prouver théologiquement que le Coran dans son ensemble est opposé à la culture, est une absurdité qu’il faut contrer par tous les moyens disponibles. Weiterlesen…

Dominique Strauss-Kahn a salué hier à Marrakech, à une table ronde de la World Policy Conference, l’action d’Emmanuel Macron. L’ancien directeur général du FMI voit en lui un rénovateur qui bouleversera bien des structures, aujourd’hui obsolètes, de la France. Depuis 30 ans il y a eu stagnation à son avis. Je partage ses vues, car j’avais le sentiment que la République s’était engagée dans un cul de sac. DSK déplore seulement que le Président se dit ni de gauche, ni de droite. Il préférerait qu’ils se déclare pour les deux tendances. C’est dans une politique de centre-gauche qu’il voit l’avenir. Un gouvernement sachant donner un coup de fouet à l’économie sans négliger pour autant l’aspect social que cela engendre. Faire une synthèse en ce qui à de mieux des deux côtés et l’appliquer dans l’action gouvernementale. Même si les Français ne se déclarent pas pour l’instant satisfaits en ce qui concerne Macron, je n’y vois qu’un aspect momentané. Il sera possible de juger ses initiatives seulement en fin de quinquennat, le tout étant axé sur la durée. C’est ce qui rend particulier la politique actuelle, c’est qu’elle ne se base pas sur le sensationnel. Le Président a pris l’option de faire évoluer les affaires comme le feraient les fourmis. Dans le détail, sans trop de précipitation. DSK critique violemment le PS, prétendant qu’il n’a pas su prendre le virage du côté du centre, pour lui la seule alternative possible. Encourageant que l’ancien directeur général du FMI considère la politique actuelle bénéfique pour les finances publiques et l’économie. Évidemment que le compromis se trouve placé au centre de toutes initiatives. Il s’avère de plus en plus difficile d’envisager des actions en ignorant l’art de la diplomatie. Il est urgent qu’une majorité de citoyens soutiennent des mesures souvent dures à accepter. Emmanuel Macron n’est pas frileux quand il réclame des sacrifices à toutes les couches de la société. Il n’y a pas d’autres solutions. Cela réclame évidemment beaucoup d’explications, qui à mes yeux pourraient être plus explicites. Weiterlesen…

Le principe d’une politique qui soit à la fois dynamique et sociale, part d’un système de vases-communiquant. Ce qui pour beaucoup n’est pas encore évident, est le fait qu’il faut générer de la richesse, si on veut arriver à équilibrer d’une part l’expansion et de l’autre l’obligation de subvenir aux besoins des plus déshérités. Une équation assez dure à résoudre, car il est difficile de comprendre le pourquoi de certaines mesures. Mais il est un fait, tout le succès d’Emmanuel Macron dépendra d’une augmentation du niveau de vie de tous les Français. Je dis bien tous, aussi des riches, car c’est eux qui payent le plus d’impôts. L’État a des moyens à disposition pour guider les initiatives, mais il ne faut jamais oublier qu’il ne peut pas tout, étant donné que nous sommes en pleine économie libérale, dans le bon sens du terme. Loin de moi la pensée du néo-libéralisme qui ne tient pas compte des besoins d’une grande partie de la population. Les entrepreneurs ont la liberté d’agir dans un cadre donné et celui inclut forcément l’aspect social. Il est dans l’intérêt de tous que le pouvoir d’achat des citoyens de trouve régulièrement majoré. Pas de relance sans cela ! Et quand le privé ne peut plus assurer à lui seul une pérennité des emplois, il faut bien que la nation toute entière intervienne. Tout l’art consiste de n’en pas arriver là. La baisse des charges patronales va dans ce sens, aussi des procédures coûteuses de licenciement. À première vue elles semblent injustes, lorsqu’on a pas un aperçu complet de toutes les données. Au bout ce qui compte, c’est que les portes-monnaie de part et d’autre ne soient pas trop vides. Ls système Macron ne peut qu’avoir du succès, si les partenaires sociaux jouent le jeu et n’essaient pas de tirer la couverture à eux. Le maître-mot devrait être « participation ». Weiterlesen…