Il n’y a pas un jour, où les médias ne relatent pas une affaire de harcèlement sexuel. Maintenant c’est au tour du professeur Tariq Ramadan de l’université d’Oxford, un spécialiste assez contesté de l’islam, d’être accusé. On lui a fait le reproche de confondre la foi avec la politique. Mais n’oublions pas qu’il a été un conseiller en la matière de Tony Blair, lorsque ce dernier était chef du gouvernement britannique. C’est Henda Ayari, une ex-salafiste, aujourd’hui écrivaine laïque, qui après bien des hésitations, a déclaré qu’elle avait subi des violences sexuelles et qu’elle avait été violée par le petit-fils du fondateur des « Frères musulmans » en 2012. Elle a déposé plainte auprès du parquet de Rouen. Je ne vais pas entrer en la matière dans ce cas bien précis, car c’est à la justice de faire les recherches et tant qu’il n’y a pas jugement, il y a présomption d’innocence. Pour que cela soit bien clair, je condamne toutes atteintes à l’intégrité des femmes, je rejette tous attouchements sans un consentement mutuel. Mais malgré tout j’ai, je dois l’avouer, un arrière-goût désagréable devant ce raz-de-marée de méfaits graves, qui doivent être punis sévèrement par la loi, s’il y a abus. Mais est-ce vraiment toujours le cas ? Il en est de même des attaques sexuelles contre les enfants. Dans certaines affaires, comme je l’avais toujours à nouveau relaté, les faits ne se sont pas révélés exacts. J’essaie de me mettre à la place d’un homme qu’on accuse de tels abus. Il est évident qu’il est très difficile de se défendre, car l’opinion prend souvent le parti des victimes potentielles. Lorsque il est prouvé qu’il y a eu une action criminelle, je salue cette attitude. Bien moins les partis-pris qui ressemblent souvent à des vengeances. C’est la raison pour laquelle je revendique une stricte neutralité de la part des enquêteurs. Weiterlesen…

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, a revendiqué dans une petite phrase assassine que les chômeurs soient soumis à de plus grands contrôles lorsqu’ils touchent des allocations. Il craint que les sans-emplois empochent de l’argent qui ne leur est pas dû. Il a du point de vue formel raison, mais se rend-t-il compte quelles seraient les mesures à prendre? Il faudrait engager du personnel, que ce soit à la bourse du travail, aux douanes afin de combattre plus efficacement le travail au noir et mettre en branle l’administration fiscale afin qu’elle se penche sur des patrons qui n’ont pas de scrupules à faire travailler des gens en pratiquant la méthode « passe-enveloppes ». Ni vu, ni connu! Tout ce que j’évoque ici est évidemment illégal, mais il est pratiquement impossible de mettre sur pied un tel système de surveillance, qui à cause de la corruption serait très rapidement caduque. L’attrait de tels délits semble encore porter des fruits. Je procéderais différemment, car je sais que pour la plupart des personnes concernées, le chômage n’est pas une panacée. Qu’il est la cause de dépressions et finalement qu’il peut mettre en danger l’équilibre d’une famille, qu’il incite à l’alcool, de loin pas seulement pour des raisons pécuniaires, mais que le fait de se trouver rejeté du cadre dans lequel on vit est une épreuve terrible à passer. Et l’impression de ne plus servir à rien cause des dommages psychologiques considérables. Puis il y a l’amour. Un homme meurtri dans ce qu’il y a de plus profond en lui, ne peut pas jouir de l’empathie provenant des êtres aimés, car il y a toujours un sentiment de culpabilité, même si son « débrayage » s’est déroulé seulement pour des raisons économiques. Comment serrez sa femme contre soi en ne sachant pas ce que seront les lendemains. Weiterlesen…

Je suis évidemment pour une police citoyenne, mais je dois faire quelques remarques à ce sujet. Il est bon que les habitants d’un quartier, d’une banlieue difficile, sachent que les agents sont des leurs, pas automatiquement des fonctionnaires parachutés un peu par hasard. Je pense que si on veut plaider pour la sécurité, il faut bien connaître les problèmes que rencontrent les gens, que ce soit du côté social ou identitaire. Le rôle des forces de l’ordre n’est pas seulement d’être répressif, mais d’agir en amont, bien avant que des incidents viennent perturber l’atmosphère. Je vois leur rôle aussi dans le fait de désamorcer des bombes, afin d’éviter que la violence se répande comme une traînée de poudre qui risque à tout moment d’exploser. Lorsqu’on fait partie de la population, que sa famille habite le quartier ainsi que les amis, il est possible d’aborder les tâches avec plus de sensibilité. En outre, dans une telle ambiance, le dialogue est plus aisé. Ce n’est que par lui qu’il est possible de stabiliser des mouvements qui peuvent à tout moment se transformer en haine. Cela est d’autant plus dangereux lorsque des groupes ethniques se confrontent afin d’obtenir des privilèges. Et si la foi vient s’insérer dans tout ce tissus identitaire, cela risque d’exploser. Lorsque des policiers ont usé leurs culottes sur les mêmes bancs scolaire que ceux qu’ils doivent en principe aborder, cela peut faciliter les rapports. Mais lorsque j’ai tourné dans les banlieues chaudes, ce que j’ai fait plus de vingt ans, je me suis aperçu que la formation psychologique et sociologique de la police laissait souvent à désirer. Sans vouloir négliger les techniques policières qui sont nécessaires pour enrayer le mal, il faut donner aux femmes et aux hommes qui ont la fonction de nous défendre, les éléments d’analyses nécessaires pour que la paix puisse régner. Weiterlesen…

De plus en plus d’études démontrent que le cannabis employé à des fins médicales, a des vertus thérapeutiques intéressantes, que ce soit pour le Parkinson, l’Alzheimer entre autres. Aussi pour calmer des douleurs. Comme vous pouvez le lire dans mon journal que je publie chaque jour sur Facebook, je souffre de maux de plus en plus violents. Pour tenir le coup je suis obligé de prendre des opiacés. Mais jusqu’à présent aucun d’entre-eux a eu un effet durable. Je suis absolument au courant que ces médicaments ont des effets pervers, mais il m’est malheureusement impossible de m’en passer. À moins que mon spécialiste me recommande d’essayer le cannabis, qui est légal depuis peu en Allemagne. En principe les médecins que j’ai rencontrés ne sont pas contre, mais avant d’avoir recourt à de l’herbe, ils veulent tout avoir essayé. Quelle est la raison ? La marijuana – son autre nom – ayant été interdite depuis très longtemps – elle l’est encore en France -, il y a encore relativement peu d’études fiables. Il faut en principe tester de nouveaux médicaments, ayant pour base le cannabis, pendant des années afin d’être plus sûr de ses effets et de ses contre-indications. Mais une chose est dorénavant certaine, les résultats observés jusqu’à aujourd’hui sont dans bien des cas prometteurs. Il est certain que toutes personnes acceptant à l’heure actuelle d’être soignée à l’aide de telles prescriptions, sera en fait une sorte « de cobaye ». Je n’y verrais pas d’inconvénients si cela pouvait m’aider et faire avancer la science. Mais dans un tel cas je devrais me soumettre à des contrôles draconiens. Weiterlesen…

« Il faut manger ce qu’il y a sur ton assiette ! ». Je ne sais pas combien de fois j’ai entendu cette remarque de ma mère. C’était peu de temps après la fin de la seconde guerre mondiale, une époque où les gens n’avaient pas à manger à leur faim. Donc un réflexe compréhensible pour une personne qui avait connu la disette, comme c’était le cas de maman. Aujourd’hui les nutritionnistes disent avec raison qu’il ne faut jamais exiger des enfants qu’ils mangent lorsqu’ils n’ont plus faim. Cela peut les rendre obèses, comme cela a été un peu le cas pour moi. C’est aussi une incitation au gaspillage. Comme c’est moi qui suit aujourd’hui le préposé aux repas, il faut que je me force de ne pas acheter trop. Les enfants prématurés, dont je fais partie, ont la tendance de manger trop, comme s’ils avaient peur de ne pas avoir assez de nourriture pour grandir. Ce phénomène est connu, la raison pour laquelle les pédiatres font très attention aux quantités qu’on leur donne. La première règle que je m’impose encore aujourd’hui, est d’aller faire mes emplettes chaque jour et d’acheter strictement ce dont Monique et moi avons besoin. Mais je n’arrive pas, malgré mon âge, à jauger les bonnes quantités. En règle générale cela aboutit au gaspillage. Pas plus tard qu’aujourd’hui j’ai dû jeter du lard, ce qui au point du vue déontologique ne m’a pas plu. J’ai beau me dire que des milliers d’enfants vont à l’école sans avoir pu prendre un petit-déjeuner, par manque de moyens, je n’arrive pas à me freiner lorsque je suis devant un étalage. Pour un homme qui s’élève contre les injustices, pas une attitude très glorieuse. Weiterlesen…

Allez les gars, il ne faut pas se laisser entraîner par le blues ! Si mes jambes ne faisaient pas la grève je pense que j’irais danser la java. Il y aurait de quoi jouer aux pleureuses, se lamenter près de la tombe, où doit être enterré la démocratie. L’Autriche et ses valses de Vienne, ses gâteaux à la crème, ses baises-mains et son côté suranné, un peu doucereux, a voté pour « sa nostalgie », celle des chemises brunes, qui sont passées au bleu. Du « blues » bon chic, bon genre ! Cette république, qui s’est empressée de déclarer après la guerre, qu’elle avait été victime des nazis. De bons citoyens, parmi eux Adolf Hitler, un bon nombre de bourreaux des camps d’extermination… Mais on n’aime pas trop en parler, parce que beaucoup les considèrent comme des gens respectables et que cela ne passe pas bien à l’étranger. Non plus qu’en 1938 des juifs viennois devaient nettoyer les trottoirs avec des brosses à dents, sous les quolibets de la population « occupée » par les SS, les SA et d’autres bons patriotes. Vous m’avez bien compris, bon nombre de familles autrichiennes n’ont jamais accepté la chute des nazis et les vénèrent encore aujourd’hui. Ce sont elles qui ont aussi apporté leurs voix au FPÖ. Ce parti qui sème la haine contre les étrangers, contre tous qu’ils nomment des vermines ! Et voilà que le jeune homme de 31 ans, qui a gagné les élections, Sebastian Kurz, s’apprête à s’allier avec ces populistes, qui prétendent vouloir sauver leur patrie. Un conservateur, qui n’a vraisemblablement pas eu connaissance de leur idéologie dévastatrice. Lui aussi croit pouvoir faire le poids contre l’arbitraire, comme à l’époque Fanz von Papen, le vice-chancelier d’Hitler. Un homme bon sous tous rapports. Je pourrais avoir le blues, mais ce serait du temps perdu. Weiterlesen…

Mon but n’est pas de faire un portrait de Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, mais plutôt de parler des qualités et des aléas de la communication. Il est vrai qu’en politique elle a pris une place essentielle qui parfois à un rôle simplificateur, qui a pour but d’escamoter des informations importantes des sujets présentés, ce qui est néfaste. Je comprends parfaitement le Président Macron, lorsqu’il dit ne pas être un amateur de ce genre de joutes, mais elles sont essentielles si on doit faire passer des messages. Pour moi, dont c’est mon métier depuis des décennies, je me suis fixé une règle absolue, c’est de respecter tous ceux à qui je m’adresse, ceci en tant que journaliste et de rédacteur. L’expérience m’a démontré que le public est bien plus averti, que ce qu’on veut nous faire gober. Rien est plus déshonorant de croire qu’il n’est possible d’atteindre le peuple qu’en ayant un discours simpliste dans le fond et dans la forme. Vouloir adopter un langage bancal, parce que l’auditoire n’a peut-être qu’un certificat d’études en poche, est pour moi la forme absolue du mépris. J’ai été souvent surpris du bagage intellectuel qu’avaient des ouvriers et des paysans. Il ne me serait jamais venu en tête de les mépriser, au contraire. J’ai toujours demandé aux collègues dont j’avais la responsabilité de peaufiner leurs textes, pour des journalistes de la télévision pas une évidence, car ils font tout d’abord parler – avec raison – l’image. Je suis d’avis, comme vous pouvez vous en apercevoir dans mes articles que je publie sur Facebook, de ne pas ménager mes lecteurs en leur donnant une version « Reader’s Digest » des sujets que j’expose. Comme je ne peux pas approfondir en une seule fois ce que je veux exposer, une lecture suivie de mes textes donnera un aperçu assez profond d’une situation politique ou d’un problème de société. C’est ma ligne éditoriale. Et ce qui est essentiel dans cet exercice, c’est de parler à la première personne, de donner un avis. Il n’en est pas différemment dans la communication d’un gouvernement. Weiterlesen…

Emmanuel Macron a donné un coup de téléphone au Président iranien Hassan Rohani et lui a dit que la France ferait tout afin que l’accord sur la non-prolifération de l’armement nucléaire ne soit pas caduque du fait de la réaction insensée de Donald Trump. Ce dernier prétend que c’est le plus mauvais papier qui soit et que les USA en pâtiraient. Une fois de plus des propos incendiaires pour calmer les esprits de ses électeurs, des blancs modestes et souvent incultes comme lui, habitant à proximité des grands lacs et au Middle West. Des coups de gueule dont on se passerait volontiers. Le vase n’est-il pas en train de déborder, d’autant plus que bien des Républicains siégeant au Congrès sont d’avis que ce traité est le moindre mal et qu’ils feront probablement obstruction aux visées du Président Trump. Dans ce contexte très tendu, je trouve bon qu’Emmanuel Macron ait accepté l’invitation de se rendre à Téhéran. On ne peut pas en temps qu’Européen dire Amen à toutes les insanités provenant de Washington. Aussi regrettable que cela puisse être, il faut que la communauté internationale ne se soumette pas aux caprices d’un chef d’État sorti de ses gonds. Il serait temps que l’UE, la Russie, la Chine, les Indes et j’en passe fassent enfin leur propre politique, quitte a prendre leurs distances pas rapport aux États-Unis. Un isolation imposée de l’extérieur risquerait de mettre dans l’embarra l’économie américaine, peut-être une occasion pour les citoyens de réfléchir. Il ne sert à rien de répéter que ce président est un désastre pour son pays. Il faudrait que les citoyens n’ayant pas perdu leur raison – peut-être actuellement une majorité – fasse tout pour faire pression afin « que ce brave homme » prenne une retraite prématurée « bien méritée. » Mais je ne pense pas qu’il faille s’attendre à une bonne nouvelle provenant de l’autre côté de l’Atlantique, car les Américains sont légalistes. Pendant les trois ans qui restent, nous vivront sur une poudrière, car nous avons affaire à un individu primitif. Weiterlesen…