Lorsqu’on lit que la Grande-Bretagne pourrait être soumise au chaos et à la pénurie, si elle quittait l’UE sans accord, je me pose évidement certaines questions. Il est évident que la notion de la liberté nationale est à remettre en question. Lorsque une nation est dépendante des accords commerciaux passés avec ses partenaires, il est pour ainsi dire impossible de corriger le tir, tout au moins à court terme. Boris Johnson qui préconise un départ dur, à moins qu’il réussisse à infléchir les Européens au sujet de l’Irlande, se trouvera placé au pied du mur en cas d’entêtement. Il me paraît évident que l’économie calera, ce qui aurait des conséquences profondes quant à la distribution. Il est prévisible que le consommateur aura du mal à trouver des fruits et légumes, car la production territoriale baissera logiquement en ce début novembre. Il faudra importer, mais dans des conditions bien plus désavantageuses que c’est le cas en faisant partie de l’UE. Les clients devront payer bien plus, ce qui pourrait amener de la disette dans les milieux défavorisés qui subiront en premier lieu une politique volontariste de pacotille. Une fois de plus qu’il n’y pas de pragmatisme dans cette démarche, mais une dose de nationalisme glauque. Le rapport gouvernemental indique qu’il y aura aussi pénurie dans d’autres domaines, comme celui de la chimie par exemple. Avec une réduction considérable des produits utilisés pour le traitement des eaux, il y aura danger d’épidémie. Il y est aussi question des médicaments. Lorsqu’on sait que les trois quart transitent par le tunnel de la Manche, il y a de quoi d’être songeur. Weiterlesen

Les lois de la Realpolitik ne sont pas forcément celles de la morale. Emmanuel Macron recevra aujourd’hui en fin d’après-midi Vladimir Poutine au fort de Brégançon, soit cinq jours avant le G7 à Biarritz dont la Russie a été exclue après l’annexion de la Crimée et le soutien aux « indépendantistes » à l’Est de l’Ukraine. Il est à prévoir que tout sera fait du côté français afin qu’il y ait un rapprochement. Mais il faudra que le Kremlin bouge en ce qui concerne l’accord de Minsk et qu’il le mette enfin en pratique au Donbass. Le nouveau président ukrainien Volodymyr Selenskyj a proposé à Vladimir Poutine de le rencontrer. Je pense que la France fera tout pour qu’il y ait un rapprochement entre Kiev et Moscou, car ces évènements mettent en panne l’Europe toute entière. Il ne peut pas être dans l’intérêt des parties en causes de pérenniser la situation actuelle. Cela reviendrait à dire que le but escompté serait tout d’abord d’alléger les sanctions contre la Russie avant de les rendre caduques. Je sais, ce serait une pilule difficile à avaler, mais il faut se rendre à l’évidence que l’UE a marqué un autogoal en ce qui concerne le pragmatisme politique et que nous en retirons plus de désavantages que de bienfaits. Cette initiative a causé le rapprochement des populistes avec Moscou. Une pomme de discorde à l’échelle européenne. Des pays, comme la Hongrie ont réaffirmé leur opposition aux sanctions, commencent à envisager un rapprochement avec la Russie de Poutine. C’est aussi sous cet angle qu’il faudra voir ce qui se passera aujourd’hui au fort Brégançon. L’enjeu est de taille, depuis que les États-Unis nous provoquent constamment et font tout pour que l’UE implose. Weiterlesen

À l’occasion de la libération de Bormes-les-Mimosas il y a 75 ans, à deux pas de la résidence de villégiature du Président de la république de Fort Brégançon, Emmanuel Macron a prononcé un discours, entamant ainsi la rentrée. « Notre pays parfois se divise, nous avons connu ces derniers mois des moments difficiles, de divisions, dont il faut savoir sortir, Il y a parfois des bonnes raisons d’être en désaccord, et il faut les respecter. Il y en a d’autres qu’on peut contester, il faut toutefois savoir les entendre. » Ce sera la ligne qu’il suivra jusqu’à la fin de son mandat. C’est un appel pour rejeter la résignation à l’aide de la réconciliation. Un appel que je trouve impératif, étant moi-même sujet de plus en plus au doute, parfois même au désespoir de voir dans quelle direction nous nous dirigeons. Moi qui est toujours combattu la mentalité « après moi le déluge », me vois parfois baisser la tête par lassitude. Il est vrai que nous nous trouvons de plus en plus confronté à un combat de sourds, où personne ne veut écouter son adversaire. Il est vrai que j’attends un tout petit peu de soleil, mais pourra-t-il se faufiler entre les nuages menaçants qui obstruent la vue sur un avenir meilleur. Weiterlesen

Lorsqu’on sait que le premier Boris Johnson n’a qu’une voix de majorité à Westminster certains espoirs sont encore permis pour empêcher un Brexit dur le 31 octobre. Il est déconcertant que pour faire une carrière, cet homme n’hésite pas à plonger des millions de ses compatriotes dans le besoin. C’est vraiment le comble de l’égoïsme. Il était dans ce cas-là normal que Jeremy Corbyn se lance dans la mêlée. Le leader du Labour ne peut que lancer une motion de censure. Le scénario prévoirait qu’en cas de victoire il organise séance-tenante de nouvelles élections et mette sur pied à nouveau un référendum au sujet die Brexit. « Notre priorité devrait être de travailler ensemble au Parlement pour empêcher une sortie sans accord douloureuse, qui empêcherait les électeurs d’avoir le dernier mot » a-t-il déclaré dans une lettre remise aux partis de l’opposition. Corbyn ne serait qu’un premier-ministre de transition s’il s’en tient à ce qu’il a déclaré. Dès la rentrée du parlement cette procédure sera mise en place. J’essaie de comprendre pourquoi Boris Johnson s’entête à tout prix à ne pas rechercher des alternatives à un divorce guider par la haine, qui à long terme serait plus que néfaste pour le Royaume Uni. Si il y avait un plus de raison chez ceux qui recherchent plus d’autonomie au sein du concert des nations, il serait très vite clair que de se lancer dans une telle aventure mènerait ce pays qu’au désastre, provoquerait peut-être même sa dissolution, si l’Écosse prenait du large. Comme tout le Brexit a été provoqué par une non-connaissance de la réalité, il est douteux qu’un référendum prenne la même tournure, que celui de 23 juin 2016. À l’époque Johnson et ses amis avaient bien évité de dire ce que le Brexit pouvait apporter comme désagréments pour tous ceux qui n’avaient pas comme lui un pécule. Weiterlesen

Le 1er septembre auront lieu dans le Brandebourg et en Saxe des élections régionales. Les sondages prévoient que le parti d’extrême-droite, l’AfD, sera en tête. Ce parti est dans les nouveaux Länder dominé par l’aile droite, soit des proches de l’idéologie nazie. C’est un fait objectif, qu’il ne s’agit pas d’ignorer. Il est vrai que les partis traditionnels pourront éviter que les nostalgiques du 3ème Reich forment les deux gouvernements. Lorsqu’on essaie de mettre l’AfD dans le giron du NSDAP, il y a une vague d’indignation à la tête de ce parti, qui était au départ conservateur. Il a été formé par des transfuges du CDU, des professeurs anti-Euro, anti-Bruxelles. Mais ces vénérables personnes ont été dépassées sur la droite et ne supportent pas les coups de boutoirs que leur portent les extrémistes sous l’égide de Björn Höcke un historien originaire de Thuringe, qui prône la disparition du monument de l’holocauste à Berlin, qu’il qualifie de honte. Un antisémite notoire proche des négationnistes qui prétendent qu’Auschwitz a été un leurre, organisé par « la juiverie internationale », pour salir l’Allemagne. Comme on le voit il n’est pas possible de dissocier l’AfD du néonazisme, même s’il était injuste de considérer tous ses adhérents comme étant des chemises brunes. Ce qui se passe actuellement, est à mon avis une réplique des évènements qui ont amené Adolf Hitler au pouvoir. Le dit centre conservateur a joué à l’époque avec le feu. Un von Pappen ou un Hugenberg, le magnat de la presse pendant la République de Weimar, croyaient mettre le Führer dans leur poche en le faisant nommer Chancelier. Sous leur soit-disant honorabilité, ils sont devenus complices d’un des plus grands meurtriers de l’histoire. Lorsqu’ils se sont aperçus qu’ils avaient fait fausse route, il a été trop tard. Je crains qu’il se passe la même chose au sein de l’AfD. Weiterlesen

Ne surtout pas faire de dettes ! En rester au taux zéro en ce qui concerne l’équilibre entre les dépenses et les rentrées d’argent, cela n’est pas une panacée économique, loin de là ! Ce n’est pas une garantie pour pouvoir contrer la récession qui pend au nez des Allemands ! Au contraire. Il serait des plus importants que l’État prenne aujourd’hui des initiatives afin freiner la tendance à la baisse qui au second trimestre s’est confirmée. 0,1 % de ralentissement, ce qui devrait se perpétuer cet automne. Les crédits sont actuellement au plus bas. Il serait absolument possible d’entamer une grande offensive d’investissement, ce dont l’Allemagne aurait le plus grand besoin. Je m’explique. À côté d’une infrastructure routière qui laisse à désirer, des lieux publics, comme les écoles et les hôpitaux qui sont dans un triste état, il faut placer de l’argent dans le domaine des nouvelles technologies qui manque cruellement de moyens. Le réseau internet laisse à désirer, la recherche dans le domaine de l’automobile manque de punch. Un exemple concret. Ce n’est que maintenant qu’on se met vraiment à réfléchir d’améliorer les batteries électrique afin de donner aux véhicules plus d’autonomie. Malgré les nuages sombres à l’horizon, quant à l’avenir des moteurs à combustion, un net retard a été accusé dans ce domaine. Il y en a aussi dans la robotique ou dans l’automatisation des chaînes de productions industrielles. Il me paraît évidant que le pays s’est reposé sur ses lauriers et risque d’en faire les frais. La République Fédérale a vécu sept années de vaches grasses et a du mal à concevoir qu’il puisse en être autrement. Pas de doute, l’industrie accuse du retard. Weiterlesen

Et si tout ce qui se passe à Hong-Kong avait une autre origine ? S’il y avait une manipulation à l’échelle mondiale ? J’ai parlé à un ami qui m’a tout simplement posé la question, à qui pouvait profiter les émeutes? Cela m’a donné à réfléchir. Même si la maire est une marionnette au service de Pékin, nous nous trouvons pas à Hanoï. La situation sociale des habitants n’est pas comparable à celle de ceux de l’Empire du Milieu. Jusqu’à présent, tout au moins en surface, il y avait une certaine liberté. Cela me mène au premier scénario. Il est assez ringard et me rappelle ce qui s’est passé en Hongrie ou en Tchécoslovaquie en son temps. Les habitants de ces deux pays avaient le désir de s’émanciper de la mainmise des Soviets. Tout en ménageant tout d’abord le grand frère, ils ont fait pression pour obtenir un peu plus de liberté, ce qui a enclenché un mouvement irréversible. Au sein du gouvernement les réformateurs ont eu le vent en poupe et ont réussi à faire une OPA pour obtenir en fin de compte la majorité. Il y eut tout d’abord de l’euphorie, qui provoqua de grands changements. L’armée rouge resta dans les casernes, donnant l’impression que Moscou acceptait de lâcher du lest. Puis il eut le rebond des conservateurs locaux, qui demandèrent assistance au Kremlin. Le reste nous le connaissons, cela fut sanglant. Il se pourrait bien que Pékin ait manipulé les démocrates et les ait incités à la révolte, afin de pouvoir intervenir légalement. L’autre scénario pourrait être une mise-en-scène par la CIA, dans le but de provoquer la Chine et la forcer d’intervenir, ceci afin de prouver au monde que c’est une dictature implacable et qu’il faut lui appliquer, en plus de l’augmentation des taxes douanières, des sanctions semblables à celles mises en place pour la Russie. Une tentative de mettre à genoux Xi et le forcer à faire des concessions. Weiterlesen

À ne plus rien y comprendre ! Le prix de l’or noire est orienté à la baisse, malgré les tensions actuelles au détroit d’Ormuz, où transite près de 20 % de la production de pétrole et 30 % de gaz liquéfié à l’échelle mondiale. Le prix du baril a passé à la bourse de Londres à 58 dollars. Ceci n’est évidemment pas du goût de l’Arabie Saoudite et des autres pays producteurs. Comment expliquer ce coup de poker ? Il est probable que les États-Unis sont à l’origine de cette situation. Je pense qu’il faut voir ce phénomène dans le cadre de la guerre commerciale et monétaire avec notamment la Chine. Pour compenser probablement la baisse de la conjoncture, les USA essaient de produire à moindre prix. Cela ne peut que jouer, si le prix des matières premières n’augmente pas. Malgré de telles esquives, personne ne peut dire actuellement de manière précise, où tout cela mènera. Il est évident si l’industrie mondiale arrivait à faire de plus en plus de pertes, toutes stratégies volontaristes de la Maison Blanche se mettraient à vaciller. Puis vient s’ajouter à tout cela les mesures climatiques qui sont envisagées un peut partout autour du globe. Il est actuellement évident, que pour maintenir plus à moins efficacement à flot les ventes, il faut que les prix de fonctionnement des voitures ne connaissent pas une flambée. Weiterlesen