Emmanuel Macron est omniprésent dans les négociations qui ont commencé aujourd’hui à Berlin pour former le nouveau gouvernement. Le SPD exige qu’une grande coalition soutienne le Président de la République en ce qui concerne les plans des réformes pour l’UE. Ce sera à côté des points épineux, comme le problème des migrants, où les sociaux démocrates exigent le regroupement familial aussi pour les réfugiés économiques et la politique de la santé, où le parti veut se battre contre une médecine à deux vitesses, le troisième volet primordial des débats de ces prochains jours. Martin Schulz s’occupera personnellement de l’Europe dans une commission formée à ce sujet. Il est évident que si l’Allemagne était un peu moins frileuse au sujet de l’UE et soit prête à aller de l’avant comme Emmanuel Macron le souhaite, que ce serait une révolution. Il sera possible de convaincre la base du SPD avec la ferme intention d’aller de l’avant. En étant mou il n’y aura pas de gouvernement. Les négociateurs conservateurs devraient prendre de la graine du côté du Palais de l’Élisée, où il a été prouvé qu’il est possible de gagner des élections en soutenant d’une manière offensive l’UE et ceci malgré les dires qu’une telle démarche est impopulaire. Cela n’a pas été le cas. Je ne peux qu’inciter Madame Merkel d’avoir le courage d’aller dans la même direction et d’accepter les propositions du SPD. Les Allemands ont peur, que ce soient eux qui paient les pots cassés en cas d’échec. Je suis prêt à faire la démonstration que ce serait la léthargie et la tiédeur qui feraient bien plus de mal. Pourquoi ? La République Fédérale doit son succès économique qu’aux exportations. Weiterlesen…

Faut-il que l’Allemagne tombe dans une crise, afin que j’apprenne enfin à la connaître ? J’y habite depuis 46 ans, mais avec des voyages mensuels en France. J’y retournerai mardi. J’ai besoin d’elle pour me régénérer et d’essayer de prendre une certaine distance par rapport au pays où je vis. Je trouve ces allez et retour très passionnants. Pendant des mois j’étais en grand souci pour la douce France, maintenant c’est au tour de l’Allemagne. Un pays que je trouvais au point de vue politique un peu trop conforme, pour ne pas dire ennuyeux. On évitait tout ce qui pouvait faire désordre, non pas que l’ordre est inné aux Allemands – ce n’est vraiment pas le cas si étrange que cela puisse paraître. L’aéroport de Berlin est un exemple magistral de fumisterie. À cause de pannes répétées commises par négligence, des centaines de millions supplémentaires ont été dépensés et personne ne sait quand il pourra être inauguré – on ne veut pas faire désordre en politique, car le spectre d’Adolf et de ses sbires est toujours présent dans les esprits. Non pas que la situation ait un rapport avec le 3ème Reich, mais la gabegie qui règne actuellement à Berlin, a des relents rappelant la République de Weimar. L’extrême-droite avait pris à l’époque le prétexte de son instabilité pour faire descendre dans les rues les chemises brunes. Leur présence a dû faire effet, sinon le peuple n’aurait pas voté pour le NSDAP. Il est clair qu’à l’heure actuelle, beaucoup de politiciens, sauf les suicidaires, ne veulent pas que le peuple se rende à nouveau aux urnes. Il est à craindre, que l’AfD, la nouvelle droite, prenne du poil de la bête et sorte gagne encore des points lors d’une telle élection. Ce qui est déconcertant, j’ai l’impression que les Allemands n’ont pas appris grand chose de l’histoire. Ils devraient savoir, que si l’ordre public est perturbé, la nervosité se répand comme une traînée de poudre. Qu’on se le dise, il n’y aura pas d’autres solutions que de reformer un gouvernement issu de la grande coalition CDU/CSU-SPD. Trois perdants se retrouveront à la tête de la nation. S’ils veulent s’en tirer correctement, ils devront montrer du courage et remettre toutes les cartes sur table sans se tirer dans les pieds. Je sais bien que ce n’est pas une solution idéale. Weiterlesen…

Il fait gris… Les couleurs mordorées de l’automne ont fait place à la bruine, à la pluie. Peut-être que le temps ensoleillé dont nous avons joui ces derniers jours ne correspondait pas au cafard ambiant de cette Allemagne que nous ne comprenons plus guère. D’un côté une chancelière qui essaie de s’esquiver, ne voulant pas admettre qu’elle a fait son temps, tentant d’appliquer la méthode Coué afin de racoler tous ceux qui seraient tentés d’aller faire un petit tour du côté de l’AfD. Puis la tentative de convaincre Les Verts et le FDP de faire cause commune avec elle, mais qui se font un peu tirer l’oreille. Des gens n’ayant que peu de points communs. Peut-être tout de même celui de barrer la route à l’extrême-droite ? Du rafistolage politique qui n’augure rien de bon pour l’avenir. Les milliers de manifestants, venant d’horizons divers – des syndicats, de la gauche, des églises, des écologistes et j’en passe – qui ont occupé aujourd’hui les rues de Berlin sont venus nous rappeler, qu’ils veilleraient bien à ce que les débats au Bundestag ne dégénèrent pas en une tribune raciste nauséabonde dont seule l’AfD, avec ses 92 députés, pourrait profiter. J’ai le sentiment qu’ils ne font plus confiance aux partis établis afin de tenir tête à tous ceux qui ressentent l’envie de tout détruire sur leur passage. Je ne vais pas comparer l’ambiance actuelle à celle du parlement de la Prusse pendant la République de Weimar. Il était le joujou d’Hermann Göring, qui injuriait tous ceux qui s’élevaient contre le NSDAP et les menaçait de ratonnade. Cela avait eu lieu, car le gouvernement d’alors donnait des signes de faiblesse et n’avait pas pu tenir tête aux nazis. Mais aussi car tous les démocrates se tiraient dans les pattes. Weiterlesen…

Carlo Ancelotti a été renvoyé comme entraîneur du FC Bayern après la contre-performance contre le Paris-Saint-Germain dans le match de la ligue des champions. Les Allemands ont perdu trois à zéro, ce qui en fait ne correspond pas du tout à leur forme habituelle. Depuis le début de la saison l’équipe n’est plus que le spectre d’elle-même. Il est étrange de constater que subitement rien ne va plus, que le jeu se déphase complètement. Que ce qui était la marque d’une stratégie de jeu, n’est plus existant. Le spectateur avait le sentiment que toute tactique avait été bannie de l’entraînement, que les joueurs étaient abandonnés. Un entraîneur expérimenté comme Carlo Ancelottti a dû s’en apercevoir et n’a pas probablement pas pu réagir contre le délabrement d’une structure, qui tout à coup avait perdu toute sa consistance. Les joueurs, qui n’étaient plus sûrs de leur capacité de vaincre, commencèrent à se révolter. Lorsqu’un entraîneur est remis en question par ses hommes, c’est comme si le glas sonnait. Il était évident qu’ils ne croyaient plus en leur mentor, qu’ils avaient passé du côté des perdants. Dans un cas pareil, la direction sportive d’un club est obligée de réagir le plus rapidement possible. C’est ce qu’a fait Karl-Heinz Rummenigge, pourtant un ami personnel de Carlo Ancelotti. Il devait agir ainsi dans l’intérêt du club. Cette démarche, aussi cruelle soit-elle, avait sa logique. Il a nommé comme coach intérimaire Willy Sagnol, un vieux compagnon du Bayern. Ce n’est pas comme ce qui s’est passé dimanche dernier avec le gouvernement de la grande coalition qui a été puni très sévèrement par les citoyens allemands. Aujourd’hui les grands experts de l’économie ont dévoilé leurs pronostiques pour 2018. Les chiffres ne peuvent pas être meilleurs et ont dépassé les prévisions. Les exportations carburent comme jamais, le chômage baisse de plus en plus. Le niveau de vie, tout au moins dans une majorité de secteurs, augmente. Weiterlesen…

Deutschland hat gewählt! Eine „historische Wahl“, so steht es in den Gazetten zu lesen. So sehr sich kleinere Parteien wie die Grünen und die FDP über massive Ergebnisse freuen durften, war es gestern, nach Mitteilung des vorläufigen Endergebnisses, für viele keine Tag der Freude. Frau Merkel wird wohl eine vierte Amtsperiode weiterregieren als Kanzlerin. Die Ergebnisse bei CDU/CSU und SPD sind erschreckend, was die Stimmenverluste der beiden großen Volksparteien angeht, die rechtsradikale AfD ist ins Parlament eingezogen mit einem über zweistelligen Ergebnis. Es wird schwierig für Frau Merkel.

Die CDU/CSU ist trotz massiver Verluste dennoch als stärkste Kraft aus der Bundestagswahl hervorgegangen. Nach dem vorläufigen Ergebnis des Bundeswahlleiters kam sie am Sonntag auf 33,0 Prozent und verlor damit 8,5 Punkte im Vergleich zu 2013. Die SPD fuhr mit 20,5 Prozent (minus 5,2 Punkte) ihr historisch schlechtestes Ergebnis bei einer Bundestagswahl ein.

Die AfD wurde mit 12,6 Prozent drittstärkste Kraft. Der FDP gelang mit 10,7 Prozent der Rückkehr in den Bundestag, aus dem sie 2013 geflogen war. Die Linke holte 9,2 Prozent, die Grünen erreichten 8,9 Prozent. Die Wahlbeteiligung betrug 76,2 Prozent (2013: 71,5).

Mit 709 Abgeordneten ist der Bundestag in der neuen Wahlperiode so groß wie nie zuvor. Die Sitzverteilung sieht nach Angaben des Bundeswahlleiters so aus: CDU/CSU: 246 Mandate, SPD: 153, AfD: 94, FDP: 80, Linke: 69, Grüne: 67.

Wer wählt eine rechtsgerichtete Partei wie die Alternative für Deutschland? Wer sind ihre Wähler, was treibt sie um? Sind Gewerkschaftsmitglieder anfälliger für das Gedankengut der Rechtspopulisten? Diesen Fragen ging eine Studie nach, die die gewerkschaftsnahe Hans-Böckler-Stiftung Anfang August in Berlin vorgestellt hat, und sie bestätigte vieles, was man über die AfD bereits weiß. Einige der Befunde aber zeigen bemerkenswert klar, wie widersprüchlich das Phänomen AfD ist und wie stark subjektive Faktoren, also Stimmungen und Ängste, die Affinität zu der Partei beeinflussen. Für die Studie befragte das Institut policy matters zwischen Mitte Januar und Anfang Februar diesen Jahres knapp 5.000 Personen über Internet.

Die Autoren der Studie konstatieren, dass eine Mehrheit der Menschen in Deutschland die derzeitige wirtschaftliche Lage und auch die eigene positiv beurteilt. Ein tiefgreifender Wertewandel habe aber dazu geführt, dass mehr Menschen anfällig werden für rechtspopulistische Parolen. Zwar wollen heute weitaus mehr Menschen Verantwortung für sich selbst übernehmen als noch vor zehn Jahren, viele glauben aber, dass die Gesellschaft immer weiter auseinanderfällt. Die Menschen fühlen sich auf sich zurückgeworfen.

Die Angst vor Globalisierung und Digitalisierung wächst bei vielen, das führt zu Verunsicherung und Sorgen um die Zukunft. Besonders stark sind diese Ängste bei AfD-Wählern ausgeprägt, sie fürchten sich vor Kriminalität, Überfremdung, dem Verlust des Arbeitsplatzes und mangelnder Absicherung im Alter. Den Institutionen in Deutschland trauen sie weit weniger als der Durchschnitt der Bevölkerung. Nur eine Minderheit glaubt, dass Deutschland ein wirklich demokratischer Staat ist.

Das wichtigste Motiv, AfD zu wählen, ist die Unzufriedenheit mit der eigenen Lebenssituation, und zwar unabhängig davon, ob die eigene soziale Lage tatsächlich schlecht ist. Entscheidend ist die subjektive, die gefühlte Lebenslage. Die AfD-Wählerschaft setzt sich aus zwei Gruppen zusammen. Eine Mehrheit ist männlich und gehört zur unteren Mittelschicht, ihr Nettoeinkommen liegt mit durchschnittlich 1.664,– Euro kaum unter dem allgemeinen Durchschnitt. Dazu kommen überdurchschnittlich Gebildete, die entsprechend gut verdienen. Es trifft also auch nicht zu, dass vor allem Arbeitslose sich zur AfD hingezogen fühlen.

Mit am wichtigsten für Wahlentscheidung war wohl, wie sicher das Arbeitsverhältnis ist und ob nach Tarifvertrag bezahlt wird. Beschäftigte in großen Betrieben mit Tarifbindung und starker Mitbestimmung sind demzufolge weniger anfällig für die AfD als solche in kleinen. DGB-Chef Rainer Hoffmann forderte seinerzeit die Politik auf, für mehr Sicherheit auf dem Arbeitsmarkt zu sorgen, etwa durch stärkere Tarifbindung. „Die Politik muss die Ängste der Menschen ernst nehmen“.

Ja, das muss sie! Aber auch der Bürger/die Bürgerin ist gefragt. Wollen immer mehr Menschen Verantwortung für sich selbst übernehmen, dann heißt das auch, dass man sich von der Versorgungsmentalität verabschieden muss – „Mütterchen Fürsorge“ und „Vater Staat“. Wir haben Wohlstand und einen Sozialstaat, und das ist gut so!

Besinnen wir uns zurück auf John F. Kennedy. Er hat einmal gesagt: „And so, my fellow Americans: Ask not what your country can do for you – ask what you can do for your country!“.

Der Wille der Menschen ist da, machen wir etwas daraus!

Wir brauchen keine AfD.

 

 

Comme le SPD a décidé de faire une cure de jouvence dans l’opposition, Angela Merkel n’a plus qu’une solution, celle de hisser le drapeau de la Jamaïque. C’est le symbole d’une coalition entre les noirs, le CDU-CSU, les jaunes, le FDP et les verts, Die Grüne. Personnellement je ne vois pas trop comment ces partis pourront s’entendre, car leurs vues sont assez éloignées les unes des autres. D’une part le conservatisme, de l’autre le néolibéralisme et l’écologie. Et même s’ils réussissaient à former un gouvernement, il n’est pas dit qu’il tiendra quatre ans. Les uns sont pro-européens, les autres un peu moins. Et dans tout cela une chancelière qui a pris un sacré coup de bâton. Mais aussi au sein des partis frères, que sont le CDU et le CSU, il y a de l’eau dans le gaz. Les Bavarois, qui ont ont subi une défaite cinglante dimanche, aimeraient se caser plus à droite pour reconquérir leurs électeurs qui sont passés à l’AfD, le parti d’extrême-droite. Cela n’est pas du goût d’Angela Merkel, que je qualifierais plutôt de social-démocrate. Ils seraient d’accord de faire partie d’une coalition du type Jamaïque, qu’à condition qu’elle accepte leurs revendications. Tout cela ne présage rien de bon et bien peu de stabilité. Il est évident que pour Emmanuel Macron, qui compte sur l’Allemagne afin de réaliser ses plans communautaires, ce changement n’est pas facile à accepter. Avec le SPD, il aurait eu plus de facilités. Weiterlesen…

Aujourd’hui les Allemands élisent les députés du Bundestag. Le parti majoritaire présentera alors son candidat pour la chancellerie. D’après les sondages d’opinion, ce sera une fois de plus Madame Merkel. Cela peut être considéré un peu comme de la routine. Mais dans ce contexte, il faut l’avouer un peu ennuyeux, il y aura un trouble-fêtes. Il s’avère être sûr que l’AfD, le parti aux tendances néonazies, fera son entrée au parlement fédéral, ce qui aux yeux d’un grand nombre d’entre-nous, est une catastrophe. Il est évident que les autres partis devront redoubler de vigilance afin que ce mouvement ne croisse pas encore plus. C’est probablement la vague des migrants qui lui a donné cette dynamique. Mais il n’y a pas que ça. Beaucoup de personnes veulent en découdre avec le passé. Elles ne sont pas, quelque soit leur âge, de la génération ayant vécu Hitler et son régime. Les seniors étant nés dans les années 30 et 40 étaient alors trop jeunes pour être considérés comme des protagonistes de la terreur. Ses adeptes sont d’avis qu’il n’y a plus de quoi avoir mauvaise conscience en ce concerne le passé. Le nationalisme est pour eux une identité enfin retrouvée. Leur racisme et leur xénophobie sont pour eux une forme de patriotisme, ce qui insupportable. Ils se considèrent comme les dignes héritiers de l’Allemagne éternelle. Il serait à mon avis trop aisé de tirer des lignes parallèles entre l’AfD et le FN. Il y a certes un langage qui est identique, mais les faits historiques ne sont pas comparables. Ici il pourrait s’agir d’une renaissance de ce qui a été considéré jusqu’à ce jour comme étant la réincarnation du mal. Et ceci dans un pays ayant connu la dictature, l’arbitraire. Weiterlesen…

Angela Merkel fait pour ainsi dire partie de l’inventaire. C’est la raison pour laquelle les électeurs s’agripperont à elle. Les Allemands ont peur du changement. Peut-être une crainte viscérale qui est due à l’histoire du 20ème siècle. L’ombre malfaisante du 3ème Reich plane toujours sur cette nation, qui a l’impression que les plaies qu’elle a occasionnées ne s’effaceront jamais. Dans sa manière très ouatée de gouverner, elle évite autant que possible les confrontations. Sa méthode est de contourner les obstacles. Sa manière de faire est remarquable pas son esprit stratégique. Elle préfère que ce soit les autres qui fassent le travail basique et s’il lui plaît, elle donne le feu vert en faisant croire au peuple que c’est elle qui est à l’origine des projets de loi. Le SPD était souvent dans la salle des machines pendant qu’Angela Merkel se prélassait sur le pont. Les ministres nommés par la social-démocratie ont fait du bon boulot, mais ne reçoivent pas pour autant les couronnes de laurier qu’ils auraient méritées. Seule la chancelière et le CDU(CSU en profitent, ce qui irrite les membres du SPD. C’est la raison pour laquelle beaucoup de militants verraient d’un bon œil que le parti passe les prochaines années dans l’opposition. Weiterlesen…