Donald Trump va déclarer l’urgence nationale pour pouvoir construire un mur entre les USA et le Mexique. Cela est devenu une obsession pour lui, qui essaie de faire comprendre à ses concitoyens qu’il faut prendre une telle mesure afin de les protéger contre l’invasion de hordes de miséreux qui leur voleraient tout ce qu’ils ont gagné honnêtement. C’est franchement ridicule. Mais j’ai de la peine à en rire, car cela est le déni même de la raison, de l’esprit critique. J’ai comme l’impression que le président tient à ce projet, parce qu’il pourrait en être l’entrepreneur indirect, lui permettant de générer ainsi de l’argent pour sa famille ou ses amis. Cela serait de la magouille, si c’était le cas. Pourquoi s’opposer à une barrière en acier ? Elle remplirait exactement le même rôle. Tout cela est de l’enfantillage. Mais il y a effectivement un problème de taille, celui du fossé entre les pays riches et les pays pauvres. Il serait mieux d’investir de fortes sommes pour améliorer l’ordinaire de nations entières en incitant des investisseurs à permettre la création d’économies autonomes. Si c’est pour favoriser le colonialisme à la United Fruit, je ne peux que m’y opposer. Des pratiques ayant comme but de générer du profit sur le dos d’ouvriers agricoles travaillant à des tarifs défiants toute concurrence. Un esclavage moderne qui est incompatible avec les droits de l’homme. La vente des bananes Chiquita n’a pas enrichi un pays comme le Honduras, mais les actionnaires aux États-Unis. Tant que de telles méthodes seront de mises en Amérique Latine, le flot migratoire ne pourra pas être stoppé. Ce n’est pas le mur qui réglera quoi que soit. C’est exemple démontre que l’éléphant qu’est Trump a un cerveau de moineau. Weiterlesen

Ce matin je me demande si cela apporte quelque chose de se mêler de l’extérieur dans un conflit comme celui du Venezuela ? C’est une ingérence dans les affaires intérieures d’un pays. On ne peut pas le nier ! Mais cette réponse ne me sied pas non plus. Je vais essayer d’aborder de plus près cette question qui est fondamentale dans les rapports humains. Il ne se passe pour ainsi dire pas un mois, où dans la rubrique des faits divers d’un journal ou sur un blog, le public apprend qu’une fois de plus une personne a été molestée dans la rue ou dans un métro. Pour la plupart du temps, ceux qui étaient les spectateurs sont passés outres ou sont restés rivés sur leurs sièges. Ils ne sont pas intervenus comme la loi les y forcerait. Une non-assistance à personne en danger est punissable, bien s’en faut. Dans un tel cas, il y a clarté. Mais en ce qui concerne l’attitude à prendre en politique internationale, les avis sont partagés. Et le Venezuela ? Il y aurait, si je prends le droit pénal, assez d’éléments pour une intervention extérieure. Le peuple vit dans la disette, la violence est au rendez-vous. Le président Maduro fait tout pour brimer ses adversaires, un recours incessant à la force. Puis il y a la demande indirecte à l’aide de Juan Guaido, le leader de l’opposition qui s’est auto-nommé chef de l’État. Donald Trump n’a pas manqué le coche et l’a reconnu. Les Russes, les Chinois, les Turques quant à eux, continuent de soutenir l’autocrate dit socialiste de Caracas. Et l’UE ? Elle serait du côté de Guaido, mais à condition qu’il organise au plus vite de nouvelles élections. Il est évident que Nicolas Maduro ne saute pas de joie. Après des élections manipulées, il se sent nommé en toute légitimité, même si un nombre colossal d’électeurs ne se sont pas rendus aux urnes par protestation. Les candidats potentiels de l’opposition étaient soit en taule ou ne se sont pas présentés, parce qu’ils étaient soumis à des menaces. Weiterlesen

Depuis des semaines le budget des États-Unis est bloqué. Des centaines de milliers de fonctionnaires ne reçoivent plus leur salaire, ne peuvent plus payer leurs factures et sont dépendants de la soupe populaire. Une situation qui pour l’instant n’est pas prête à changer. Le bras de fer entre le président et la chambre des représentants au sujet du mur entre le Mexique et les États limitrophes n’est de loin plus une question de milliards, mais une vue diamétralement différente de la manière d’aborder les problèmes de sécurité d’une nation moderne, comme devrait être les USA. Donald Trump avait axé toute sa campagne électorale sur l’exclusion. Il lui fallait un bouc-émissaire. Dans ce cas bien précis, se sont les latinos qui cherchent à passer la frontière afin d’améliorer leur situation de vie, qui dans leurs pays d’origines est des plus précaires. Les grands trusts n’y sont pas complètement étrangers, loin d’en faut. Au Honduras par exemple, la United fruit – qui n’a jamais mangé des bananes de la marque Chiquita ? – fait travailler des ouvriers agricoles dans des conditions proches de l’esclavage. Une situation dénoncée par les organisations humanitaires. Mais il n’y a pas que cela. Parallèlement la criminalité déstabilise ces pays. Le meurtre, la prise d’otages et j’en passe font partie du quotidien. Puis le combat entre des bandes rivales concernant le trafic de drogue, tout cela explique l’exode, la seule possibilité à échapper à l’enfer. Il est assez cynique que Donald Trump traite ces malheureux de criminels et qu’il veut s’attaquer aux gueux au lieu de mettre un terme à la mainmise des parrains sur ces populations. Mais on ne tue pas la poule au œufs d’or. Des cercles avec qui on est relations d’affaires. Ce n’est que l’argent qui intéresse les affairistes, non pas la justice sociale. Weiterlesen

Au cours de son allocution à la nation du bureau ovale de la Maison Blanche, Donald Trump a à nouveau insisté que la construction du mur entre les USA et le Mexique était une question essentielle pour la sécurité, ce qui a été réfuté séance-tenant par Nancy Pelosi, la patronne démocrate de la Chambre des Représentant, qui lui reproche de faire peur à un grand nombre de citoyens, de leur jeter de la poudre aux yeux. Le président réclame 5,7 milliards de dollars pour ériger un mur, à l’égal de celui de Berlin, dans l’idée de pouvoir ainsi empêcher à de nombreux de migrants d’entrer illégalement sur le territoire national. Il a aussi évoqué le trafic de drogues. Je pense que là il se fourvoie dans des vœux-pieux. Jusqu’à présent de telles barrières n’ont jamais pu enrayer l’importation d’opiacés, au contraire. Ce conflit entre la Chambre des Représentants, à majorité démocrate, et la Maison Blanche a amené un blocage du budget de l’État. Depuis des jours un grand nombre de fonctionnaires ne peuvent plus être payés, de nombreux services sont gelés, ce qui paralyse évidemment le pays. Ce n’est pas un personnage comme Trump qui se laissera intimider par ses adversaires démocrates, qu’il accuse de livrer les États-Unis à des forces occultes, qui n’ont qu’un but, celui de lui porter ombrage. Si les démocrates ne veulent pas se dédire, ils sont eux-aussi forcés de persister. Il n’en va pour eux pas seulement d’une mesure concrète à la frontière Sud, mais plus de s’opposer farouchement à la politique isolationniste du président, de le forcer à faire machine-arrière dans tous les domaines, où il essaie de mettre en pratique de telles visions, comme dans la guerre commerciale qu’il se livre avec la Chine ou qu’il a l’intention de déclencher contre l’UE. Weiterlesen

Pour Madame Merkel, l’Allemagne doit prendre plus de responsabilités dans le monde. C’est ce qu’elle déclarera ce soir au cours de ses bons vœux de Nouvel an. D’après les informations de cette nuit, elle exprimera son inquiétude pour l’avenir de la planète. Sans nommer Donald Trump, elle le critique à cause de l’isolationnisme qu’il veut imposer à son propre pays, du refus de porter des responsabilités internationales, de saborder les accords obtenus avec de gros effort, de vouloir plonger les pays industrialisés, dans une guerre commerciale sans issue et avant tout de saborder l’environnement. Il appartiendra à l’Allemagne de « tenir bon, argumenter et se battre pour ses propres convictions ». Je veux bien, mais je ne vois pour l’instant quel profile elle veut donner à son pays ! Prenons les mesures pour combattre l’effet de serre. Elle a fait tout, pour que ‘industrie allemande de l’automobile soit épargnée. Elle essaie constamment à Bruxelles, d’imposer des normes moins sévères. Une fois de plus elle veut plaire à tout le monde, ce qui va à contre-sens de la santé de ses concitoyens. Il en est de même des centrales électriques fonctionnant avec de la houille ! Il n’y a rien de plus polluant que de telles centrales. Pour nos propres intérêts, nous voulons répondre à toutes ces questions, et nous pouvons le faire d’autant mieux en prenant en considération les intérêts des autres » Mesure-t-elle l’absurdité de telles déclarations en ce qui concerne l’écologie. Weiterlesen

Même pendant la trêve hivernale, Donald Trump ne manque pas une occasion de se taire. Il vient de déclarer qu’après un coup de téléphone avec le Président Xi, le grand patron de la Chine éternelle, que les deux avaient fait de grands progrès en ce qui concerne le règlement du conflit financier entre les deux nations. Même si je ne suis pas un fan de Trump, loin de là, je pense qu’il serait vraiment raisonnable d’arriver à un accord. Mais ne nous faisons pas d’illusions, s’il y avait succès, cela voudrait dire que le chantage porte ses fruits. C’est vraiment un fait inquiétant. Cela donnerait au président américain toute latitude, pour s’imposer dans le monde. Une méthode des plus dangereuses, car elle pourrait bien provoquer une escalade des tentions qui pourraient aboutir à de graves conflits. Mes sentiments ne peuvent donc qu’être mitigés lorsque je vois ce qui se passe. Il est clair que la méthode des guerres commerciales peut être efficace, car elles impliquent forcément les populations. En augmentant les taxes frontalières, les prix à la vente et à l’achat augmentent, ce qui réduit le niveau de vie des citoyens. Nous ne pouvons qu’espérer, qu’entre les USA et l’UE nous n’en arriverons pas là. Mais avec Donald Trump, tout est du domaine du possible. Que pouvons-nous faire d’autre que de protéger notre économie ? En cas de récession, la droite musclée européenne gagnerait encore du terrain. Probablement les vœux pieux du locataire de la Maison Blanche, qui ne manque pas de démontrer, que les néos de tous genres, à condition qu’ils soient des extrémistes de droite, ont sa sympathie. La disette en ce qui concerne les échanges, pourraient dans ce cas bien précis, être une arme politique, qui aurait pour but de plonger l’UE dans le fascisme et fin de compte l’anéantir. Weiterlesen

Et c’est maintenant au tour de James Mattis, le secrétaire de la défense de tirer sa révérence. La goutte qui a fait déborder le vase a été la nouvelle que les forces américaines allaient se retirer du Nord de la Syrie. Il est aussi question de réduire les effectifs en Afghanistan, un désengagement des États-Unis que Donald Trump avait déjà annoncé lors de sa campagne électorale. C’est évidement, pour toutes personnes qui ont des connaissances en ce qui concerne la politique étrangère, un désastre, car cela provoque un déséquilibre au niveau international. C’est évidemment un revirement total de la politique des USA. James Mattis semble avoir espéré mettre un frein à cette politique néfaste du président. D’autres membres du gouvernement ou du staff de la Maison Blanche, lui ont tourné le dos. Donald Trump n’en fait qu’à sa tête, ce qui est grave, car il ignore tout en ce qui concerne les questions de défense et des rapports internationaux. Au début de son mandat il avait nommé des généraux pour l’assister. Il s’est rendu compte que ces derniers essayaient de le freiner. Avec le départ du secrétaire d’État à la défense, le pays se trouve en chute libre. Il est à la merci des caprices d’un ignorant. Déjà son argument de dire que l’EI a été vaincu en Syrie, est une utopie. La France, la Grande Bretagne et l’Allemagne ont réagi négativement. De déclarer de telles absurdités démontre à quel point il est à côté de la plaque. J’ose espérer que la démission de James Mattis déclenchera un tollé général. Le congrès se laissera-t-il intimider par la Maison Blanche ? Weiterlesen

Donald Trump rencontrera ce soir (heure locale) à Buenos Aires au G20 Xi Jinping, le leader de la Chine éternelle pour voir avec lui, s’il y a possibilité de d’enterrer la hache de guerre en ce qui concerne leurs relations commerciales. Les taxes douanières ont augmenté de 25 % et mettent à mal l’économie des deux pays. D’une part les sociétés chinoises ont bien du mal à rester compétitives et sans aides de l’État à l’avenir pourraient être mises à mal. De l’autre, un nombre assez important d’entreprises américaines, notamment dans le secteur de l’automobile, sont dépendantes de pièces détachées chinoises, qui jusqu’alors étaient utilisées dans les véhicules qu’elles produisent. Et si elles ne peuvent pas s’en passer, il faut payer le prix fort, ce qui n’est pas très compétitif, dans un domaine, où chaque dollar compte. Il serait de l’intérêt des deux adversaires de renégocier un nouveau traité commercial, comme l’ont fait les USA, le Canada et le Mexique. Il faut à tout prix sauver le système commercial multilatéral a déclaré Xi Jinping. Il a promis de faire des efforts en ce qui concerne la protection de la propriété intellectuelle, ce qui jusqu’à présent n’a pas été le cas. L’essor économique étourdissant de l’Empire du milieu, a été possible que « par le vol de brevets », ce qui n’a pas été du goût des puissances occidentales et pour cause. Puis il y a une politique de dumping des prix, qui n’est possible, car bon nombre de travailleurs gagnent à peine le minimum vital. Les conditions sociales ne sont pas dignes d’une nation qui se dit être fidèle au communisme. Le troisième élément perturbateur, est le rachat de sociétés, en particulier dans le domaine technologique, en Europe ou ailleurs. L’Allemagne y a laissé des plumes en particulier avec la reprise de l’entreprise Kuka & Co à Augsbourg qui est en pointe en ce qui concerne les technologies de demain. Ceci a été une catastrophe pour un pays qui se dit indépendant, comme c’est le cas de la République Fédérale, lorsqu’on sait que Kuka est aussi bien implanté dans le domaine militaire. Cela cause de la grogne. Il faudra bien Xi Junping se montre plus coopératif dans les domaines que j’ai évoqués. Même si je n’aime en aucune manière Donald Trump, je dois reconnaître qu’il y a des arguments qui jouent en sa faveur. Si ce soir il pouvait obtenir un fléchissement de l’attitude chinoise, ce serait sans aucun doute une grande victoire en sa faveur. Il y a des signes qui démontrent qu’il serait possible d’arriver éventuellement à un accord. Wall Street a été optimiste hier. Les cours ont augmenté. Puis dans tout cela il y a évidement l’UE, qui veut arriver à signer un nouvel accord commercial avec les USA. La menace d’augmenter les exportations des autos de 25 % fait peur à nos constructeurs, qui pourraient rester sur la touche et qui pour ne pas sombrer dans la récession, seraient forcés de mettre à la portes bon nombre d’employés. Une perspective menaçante, qui pourrait nous mettre dans une très mauvaise situation. Là aussi il serait dans l’intérêt des partenaires de trouver au plus vite un accord. L’Europe pourrait s’attaquer à des sociétés comme Apple, Microsoft ou Google. Ce serait le début d’une guerre sans merci. Voulons-nous en arriver-là ?

pm

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