L’idée de partager sa bombe atomique avec l’Allemagne n’est pas bonne, même si c’était un bon moyen de financer en commun les dépenses qu’un tel programme engendre. Comment en est-on arrivé à réfléchir à une telle option ? Il est vrai que la République Fédérale ne peut plus s’attendre d’une manière inconditionnelle à l’aide américaine en cas de conflit avec la Russie par exemple. Jusqu’à l’avènement au pouvoir de Donald Trump, une telle intervention ne se discutait même pas. Comme fidèle vassal des États-Unis, il ne pouvait pas en être autrement. Une aide financée par le contribuable allemand en ce qui concerne la présence des troupes américaines en Allemagne et évidement aussi d’une allégeance inconditionnelle, qui a eu du plomb dans l’aile, depuis que Gerhard Schröder avait refusé de participer à la guerre contre l’Irak. La France devrait savoir que le peuple allemand est très réticent en ce qui concerne tout ce qui touche à l’armement nucléaire. Je pense qu’il serait plutôt enclin à chercher à se rapprocher de la Russie, de tendre la main à Vladimir Poutine, que de soutenir une stratégie qui pourrait remettre en question la prolifération des bombes atomiques. Il n’est donc pas question de produire de telles armes. De se joindre au programme français de la défense serait dans ce cadre-là un jeu risqué en ce qui concerne l’équilibre des forces sur le continent européen. D’un autre côté je dois reconnaître que la coopération entre les deux pays doit s’approfondir en ce qui concerne les forces conventionnelles. Pourquoi pas avoir un commandement unique ? À une époque de grande instabilité, en particulier en ce qui concerne l’Allemagne, cela pourrait être une colonne vertébrale, qui fait actuellement cruellement défaut. Weiterlesen

Comme journaliste cela me met mal à l’aise qu’Arkadi Babtchenko se prête à une telle mise-en-scène. Je peux bien m’imaginer qu’il n’était pas en odeur de sainteté du côté du Kremlin, mais je ne crois pas à la version évoquée par l’Ukraine. Je trouve le tout un peu gros, pas digne d’un État qui veut être reconnu comme honorable par la communauté internationale. C’était parait-il pour déjouer un attentat et de révéler qu’il y a un complot contre Kiev. À la guerre comme à la guerre, semblent dire les dirigeants de ce pays, dont son président, Petro Porochenko. Vassyl Grytsak, le patron des services de sécurité ukrainiens, a déclaré que cela avait été le seul moyen d’arrêter le tueur potentiel. Il aurait reçu 40.000,00 dollars des services russes. Cet Ukrainien devait aussi préparer des opérations contre une trentaine de Russes exilés à Kiev et dans d’autres endroits du pays. Tout en sachant que Vladimir Poutine n’est pas un enfant de chœur, je ne le crois pas si dilettante d’avoir donné son absolution à une telle opération. Et soit dit en passant, n’avez-vous pas remarqué que du côté de l’Angleterre c’est en ce moment le calme plat en ce qui concerne l’affaire de l’attentat chimique contre l’espion Sergueï Skripal et sa fille Youlia. « Il est très probable que la Russie soit responsable » avait prétendu Theresa May. Que ce soit à Salisbury ou Kiev, ce genre d’accusations ne semble pas être la bonne méthode pour déstabiliser le Président russe. Je pense qu’après cette mise-en-scène de ce polar, il sera très difficile de réactiver l’accord de Minsk concernant la sécession de l’Est ukrainien. Weiterlesen

Depuis cette nuit, les lieux de production d’armes chimiques ainsi que des laboratoires de recherches en Syrie sont soumis à des attaques de l’aviation américaine, secondée par la France et la Grande-Bretagne. Tant que cette intervention ne dépassera pas les normes nécessaires, je l’approuve. Mais gare, si les Russes s’en mêlaient. Le risque est évidemment grand qu’un accident puisse arriver. Je pense, que malgré les diatribes plus ou moins musclées, le commandement russe dans cette région a été mis au courant des endroits, où les bombardements ou les tirs de missiles se concentreront. Mais à l’heure actuelle il est impossible de prétendre quoi que soit. Il est temps qu’il soit mis à un terme au massacre occasionné par Bachar el-Assad. Il est incroyable quel mal peut commettre un seul homme, imbu de pouvoir. Détruire son pays, mettre à mort des générations entières, ravir aux jeunes toute espérance de vie, il faut le faire et ceci avec la complicité infâme de Vladimir Poutine. Il est évident qu’il ne soutient pas le dictateur syrien par amour pour lui, mais bien plus pour marquer la présence de la Russie dans cette région. L’alliance amorcée il y a quelque jour, entre la Turquie, l’Iran et son pays ne présage rien de bon. Ce serait un premier pas en direction d’une prise d’influence sur les pays du Golf, où les réserves de pétrole sont considérables. Vu sous cet aspect, l’attaque occidentale est tout à fait compréhensible, bien qu’à mon avis elle vient trop tard, si on considère les retombées politiques concernant l’avenir du Proche et du Moyen-Orient. L’Occident a laissé du terrain d’une manière inconsidérée au maître tacticien qu’est Vladimir Poutine. Le fait de réagir était une mauvaise option, si je prends comme exemple le jeu d’échecs. Dans ce cas-là il aurait fallu être bien plus offensif depuis le début de la guerre civile syrienne. Maintenant il est trop tard pour rattraper le temps perdu. La présence de l’armée russe n’arrange pas les choses. Weiterlesen

Emmanuel Macron se cherche-t-il encore en ce qui concerne la politique étrangère de la France ? Il voudrait rejoindre le Général de Gaulle et François Mitterrand quand il en va des décisions a prendre « en toute indépendance ». Il n’en est visiblement pas encore là. Ces derniers temps il semble plutôt être l’allié préféré de Donald Trump, ce qui a de quoi surprendre. L’Allemagne qui jusque là jouait ce rôle envers les USA, est devenue bien plus critique et s’est éloignée de cet état de prédominance. Le Président des États-Unis exaspère Angela Merkel et elle le fait bien sentir. C’est bien là qu’il est perceptible qu’une action commune de l’UE est urgente, afin de marquer notre indépendance par rapport à l’étranger. Ce serait le premier pas à faire, aussi pour Emmanuel Macron. Je me sentirais personnellement mieux à l’aise s’il prenait parfois quelque distance par rapport à l’irrationalisme de Washington. Du point de vue historique la France n’est pas un poids plume, au contraire. Le Général de Gaulle a réussi l’impossible. D’une nation qui était à genoux, il en a fait une puissance non négligeable dans le contexte international. Il a réussi ce pari en faisant résistance aux USA. Le meilleur exemple est l’OTAN, où il a pris ses distances en forçant l’Alliance Atlantique de quitter Paris, en ce qui concerne son QG. Un message fort, ainsi que toutes ses démarches concernant l’indépendance des anciennes colonies, en particuliers en Afrique. Puis il y a eu l’affaire du Québec, qui n’a pas été de loin une fanfaronnade. C’était une occasion de remettre en question le rôle prédominant joué par les États-Unis. Weiterlesen

Non, les relations entre les USA et la Russie ne sont pas au beau fixe, loin de là. Il en va en premier lieu, de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar el-Assad sur les dernières poches de résistance à Douma en Ghouta, où il y a eu au moins 85 morts. Pour la communauté internationale, une attaque qu’on ne peut pas ignorer, car elle enfreint à toutes les conventions signées au sujet de l’interdiction absolue de l’utilisation de telles armes. À ce sujet la France et les États-Unis sont d’un même avis. S’il s’avérait que les doutes se confirmaient, Emmanuel Macron envisagerait de bombarder les dépôts, où sont entreposés ces bombes. Les USA suivraient probablement son exemple et ceci au grand dame de Vladimir Poutine qui reprend la thèse du dictateur de Damas, prétendant que le tout est du leurre, une invention maudite des rebelles, pour provoquer une recrudescence du conflit. Je suis dans ce cas-là pour la méthode musclée et approuverais une telle opération. Je prendrais ce risque, car si on laisse tout simplement passer tout cela pour des raisons diplomatiques, d’autres potentats se croiront autorisés de procéder de même. Il y a bien des années, j’ai pu m’apercevoir que contrairement aux dires de la politique, il y avait bien de des armes chimiques et biologiques en Europe occidentale. C’était au cours d’un tournage d’un film sur la stratégie nucléaire de la France, que dans une base de l’aviation, un officier a dit au cours de la visite des lieux, que tel entrepôt était prévu à cet effet, la preuve que la version officielle ne correspondait pas à la réalité. C’est la raison pour laquelle il faut rester intransigeant à ce sujet. Je ne comprends pas que la Russie continue à s’enferrer dans son soutien sans appel à Bachar el-Assad. Le Kremlin ne voit-il pas qu’on le tire par le bout du nez ? Il a été même question que des avions russes aient utilisé de telles armes. Weiterlesen

Qu’est-ce qui peut amener Vladimir Poutine à manipuler les élections qui ont lieu aujourd’hui ? D’après les sondages il aurait pu gagner le scrutin de toute manière. Donc aucun besoin impératif d’évincer tous les candidats un temps soit-il crédibles. L’homme qu’on prend pour tout puissant, serait-il soumis à des angoisses ? À la peur qu’il puisse échouer ? Dans ce cas-là on se demande bien pourquoi le maître du Kremlin tient à ce point-là à être le pion principal de ce jeu qui ne devrait pas en être un ? Une procédure clownesque désavouant le principal acteur en un pantin désarticulé ? Ou trouve-t-il le système démocratique obsolète ? Il ne peut pas en être autrement, si on suit ce qui se passe actuellement en Russie. C’est dans ce modèle que se reflète le désarroi de tout un peuple, ayant le sentiment de devoir remettre son destin qu’en une seule main. Vraiment une attitude incompréhensible, même si l’état des lieux ne donne pas satisfaction. Poutine doit savoir exactement ce qu’il en est dans les campagnes et les villes. Il doit être aussi au courant de la volonté d’une majorité, d’avoir l’aspiration d’être bien dirigé. Il devrait mettre un terme à une infrastructure plus que vétuste, qui est aussi source de misère. Weiterlesen

Sergueï Skripal et de sa fille Youlia ont été retrouvés empoisonnés sur un banc dans la petite ville de Salisbury. Cet ancien agent-double âgé de 66 ans, a été emprisonné en Russie pendant quatre ans avant d’avoir été échangé avec d’autres espions. Il a pu rejoindre ensuite le Royaume Uni. L’analyse du poison utilisé pour le tuer lui et sa fille indique qu’il est de la famille des armes chimiques nommées « Novichok », fabriquées depuis les années 70 en Russie. Cela a amené Theresa May a montrer du doigt Moscou en l’accusant de tous les maux. Si il s’avérait exact que le gouvernement russe soit mêlé à cette affaire, cela aurait des conséquences irréversibles. Mais avant d’en arriver là, je veux essayer de faire une analyse de la situation, d’après le peu de données que j’ai. Certaines personnes proches de Vladimir Poutine ont fait remarquer, qu’il aurait été plus facile de faire disparaître Skripal lors de sa détention dans les geôles et les camps russes, où il avait été interné comme traître. Cela aurait pu être le cas, mais rien n’en a été. C’est ce qui me rend incompréhensible cet attentat sur terrain britannique. À moins qu’on ait voulu détériorer volontairement les relations déjà tendues entre Moscou et Londres. Je n’en vois personnellement pas les raisons.

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Bien qu’aujourd’hui ce soit le jour de la femme, je n’ai pas choisi forcément le thème que je vais exposer à cause de cette commémoration, même si elle a un lien avec Vladimir Poutine et le peuple russe dans son ensemble. Malgré une attitude machiste, bien des femmes semblent le vénérer. Ont-elles des raisons de le faire ? Il ne fait aucun doute que le maître actuel du Kremlin sera le même après le scrutin du 18 mars. Comme un monarque, il semble vouloir faire durer le plaisir aussi longtemps qu’il pourra se montrer torse-nu, nager dans les eaux glacées d’une rivière, faire du charme, avec ses yeux d’acier, qui en disent long du haut d’une jument… Une fois élu, le peuple le portera aux nues, car sa présence rassure, malgré les problèmes sociaux dus en partie a l’effondrement du rouble. Qu’on se le dise, les sanctions semblent atteindre plus profondément l’économie russe que ce qu’on pouvait supposer. Je suppose que Vladimir Poutine est pour bien des citoyens un homme providence et ceci parce qu’il se montre fort. Un roc dans la tourmente ! Mais le futur président ne doit pas se faire d’illusions, il ne pourra pas faire indéfiniment cavalier seul. Il devra d’une manière ou d’une autre surmonter la crise actuelle et se rapprocher de l’UE, en faisant quelques concessions. Ce serait tout d’abord de régler le conflit ukrainien. Il devra faire comprendre aux insurgés qu’ils doivent se modérer. Peut-être la solution serait de faire de l’Est Ukrainien une région autonome, lui permettant de se gérer soi-même. Mais je ne me fais pas d’illusions. Il y aura une levée de boucliers venant d’une part de la population locale, de l’autre de Kiev pour une autre raison, celle de l’intégrité du territoire. Weiterlesen