Comme il était à prévoir, la coalition nationaliste a remporté les élections régionales en Corse avec 56,5% des voix. Cette tendance a une vieille tradition sur l’Île de Beauté. Il y a toujours eu bien des citoyens qui prônaient la séparation entre leur patrie et la France métropolitaine. Je ne pense pas que ce soit le cas aujourd’hui. Bien des personnes sont conscientes qu’économiquement il serait néfaste pour la Corse de faire cavalier seul. Comme il s’est avéré pour la Catalogne, il n’y aurait pas d’automatisme de la part de l’UE. Les Corses seraient tout d’abord éjectés de l’Union, ce qui serait un obstacle de taille en ce qui concerne la survie de la région. Je pense que cette attitude de Bruxelles a été déterminante en Espagne et qu’il serait déterminant de développer plus l’autonomie de la population corse. Ce serait avant tout nécessaire d’alléger certaines dispositions comme celles de l’apprentissage des langues locales. De donner encore plus de liberté à l’université de Corte et de faire en sorte que ses diplômes soient comme aujourd’hui reconnus dans toute l’UE. Et du point de vue économique de doter les entreprises régionales d’un soutien plus grand que c’est le cas actuellement. Il est clair que la Corse ne peut pas vivre de son économie propre et que beaucoup de ses enfants doivent aller en France pour trouver un emploi, ce qui se fait ans trop de heurts. Sans l’apport de ces travailleurs, bien des familles se trouveraient dans le besoin. Weiterlesen…

Les nationalistes sont arrivés en tête des élections régionales en Corse.: Le président sortant du conseil exécutif de la Corse arrive en tête des élections territoriales avec 45,36 % des voix. En seconde position, la liste de Jean-Martin Mondoloni (droite régionaliste) est créditée de 14,97 % alors que le candidat de La République en marche, Jean-Charles Orsucci, est 4ême avec 11,26% des voix (source : Le Monde). Ils ont pioché aussi bien dans la droite que dans la gauche. J’ai tourné à plusieurs reprises sur l’île de beauté. En particulier dans les milieux proches du FLNC. La coalition « « Pé a Corsica », dont fait partie Gilles Simeoni, va probablement avoir dimanche prochain la majorité simple à l’assemblée territoriale. Les gens avec qui j’ai tourné, certains leaders dont on retrouve le nom de famille dans les formations qui sont actuellement en tête de poupe, ont été assez réalistes pour savoir quelles seraient les conséquences d’un divorce avec Paris. Je ne pense qu’il n’en sera pas différemment à l’heure actuelle. L’exemple de la Catalogne n’est pas forcément attirant. Je crois par contre que les Corses s’acheminent à plus d’autonomie. Les « dissidents » que j’ai rencontrés alors étaient écologistes et refusaient complètement de se faire coloniser par des milieux d’affaires immobilières. C’est la raison pour laquelle l’île a été préservée, ce qui est splendide. Si les nationalistes déclaraient l’indépendance, ils devraient ouvrir la porte au capital, ce qui correspondrait à une sorte ce colonialisme. Les Corses s’en tirent mieux à l’heure actuelle, en faisant partie de la France. À part les têtes chaudes, les militants des diverses tendances du nationalisme l’ont bien compris. Pour tenir le coup en coupant les liens avec la métropole, il faudrait industrialiser la Corse à outrance, ce que personne ne souhaite. Weiterlesen…