21 millions de Russes sont morts pendant la seconde guerre mondiale. Ce sont les nazis qui ont été à l’origine de ce massacre. D’une part sur les champs de bataille, de l’autre il faut compter les victimes des mesures d’épuration, d’exécutions sommaires. L’Union soviétique a subi comme aucun autre pays le totalitarisme. S’ajoute à tout cela les meurtres de Joseph Staline. Il est question de 15 à 20 millions de morts. Un génocide tout aussi atroce que celui d’Adolf Hitler. En soutenant l’extrême-droite européenne, Vladimir Poutine a-t-il signé un pacte avec le diable ? J’ai bien du mal à comprendre qu’il soutienne des politiciens qui prennent le fascisme en référence, qui veulent faire revivre les relents du passé comme un Matteo Salvini, qui est accusé d’avoir perçu pour la Ligue des fonds russes. Il est question de 60 millions. Il a démenti. «Je n‘ai jamais reçu le moindre rouble ni le moindre litre de vodka de Russie ». Que ce soient le Mouvement National en France, l’AfD en Allemagne, le FPÖ en Autriche ou le Fidesz en Hongrie, ces partis comptent « faire du beurre » en prétendant être du côté de Poutine en ce qui concerne sa lutte contre les démocraties européennes, qui pour lutter contre sa politique hégémonique, ont sanctionné la Russie économiquement. Que ce soit l’annexion de la Crimée ou le soutien aux provinces dissidentes de l’Ukraine, l’Occident n’est pas prêt à céder. L’extrême-droite, quant à elle, condamne cette politique. « Une nouvelle Europe doit être proche de la Russie, comme avant parce que nous voulons disposer de notre souveraineté. Nous voulons décider réellement de notre futur. […] , ne pas dépendre des décisions des illuminés de Bruxelles, des États-Unis. Nous voulons décider. »

Ces partis savent que beaucoup de citoyens européens approuvent une telle prise de position. Que du point de vue stratégique ils désirent trouver un consensus avec Moscou. Que les partis d’extrême-droite espèrent ainsi gagner des points est une chose, que Vladimir Poutine leur accorde son soutien une autre. Historiquement c’est une hérésie. Il peut peut-être en retirer des avantages momentanés, mais en faisant chanter l’Europe, il ne sera en fin de compte pas le gagnant. En voulant semer la zizanie en soutenant le néo-fascisme, il risque de s’embourber, car malgré sa montée actuelle, je ne pense pas qu’en fin de compte il puisse se maintenir. La Russie est dépendante de l’économie européenne, que cela plaise ou non à Vladimir Poutine. Avant tout les relations commerciales avec l’Allemagne sont primordiales pour son pays. Le nouveau gazoduc en Baltique, en parallèle à celui qui existe déjà, a aussi une signification stratégique, comme le prouve l’ire de Donald Trump. Il essaie par tous les moyens de torpiller ce négoce, mais jusqu’à présent il n’y est pas arrivé. Son partenaire dans ce cas bien précis est le gouvernement allemand, pas les têtes-brûlées de l’AfD, qui n’arrivent même pas à mettre de l’ordre dans leurs rangs. Jusqu’à présent ni l’industrie, ni le capital se sont mis à ses côtés. Il est donc peu probable que la Russie de Poutine retire bien des avantages en soutenant offensivement ces adeptes d’une politique musclée. Il serait des plus urgents que le Kremlin change de fusil d’épaule, qu’il devienne plus pragmatique concernant l’avenir.

pm

https://www.nouvelobs.com/politique/20190711.OBS15775/matteo-salvini-accuse-d-avoir-recu-des-financements-russes.html

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