N’en déplaise à «mes amis inconnus » de Catalogne, de ne pas suivre avec joie leur intention de rendre leur province indépendante. Cela pourrait encore un peu plus effriter l’UE. J’ai voulu croire jusqu’à aujourd’hui que la politique de clocher était révolue pour un certain temps. Maintenant je dois me faire une raison que le chauvinisme reprenne le dessus. Au lieu de rassembler, on est en plein morcellement en ce qui concerne l’Europe. J’ai tourné pas mal de films dans des mouvements séparatiste, que ce soit en Corse, en Bretagne, dans le Jura suisse, en Flandre et j’en passe. Les personnes que j’ai rencontrées m’étaient sympathiques à cause de leur amour du terroir, par la volonté de respecter leur environnement et de revenir à un style de vie pas dépendant de l’argent. Mais dans leur engagement, il y avait déjà à l’époque quelque chose de déconcertant : c’est de passer sous silence ce qui se passerait en cas de scission. En ce qui concerne la Catalogne, le prix à payer serait immense et précipiterait cette province dans une crise inégalable jusqu’à aujourd’hui. L’économie tomberait en chute libre, la Catalogne devrait quitter l’UE et se pourvoir d’une nouvelle monnaie qui ne vaudrait pas grand chose. Je trouve que cela serait régressif pour nous tous. Ce serait un divorce qui plairait bien aux nostalgiques, pas aux réalistes dont je fais partie. Je dois reconnaître que cette province a subi de coups de boutoirs. Franco est allé jusqu’à interdire aux habitants de parler la langue de leurs ancêtres en les mettant sous le joug de la dictature, la Catalogne étant plutôt républicaine. À la mort de Franco, les gouvernements qui ont suivi lui ont donné une grande autonomie, mais cela ne suffit pas aux nationalistes. Weiterlesen…

C’est dans ma maison que je devrais me sentir le mieux, protégé contre les intempéries et les intrus, mais je le suis pas. Chaque citoyen européen a du mal à s’identifier avec l’UE, qu’il considère comme étant une entité montée de toute pièce. C’est à cela qu’il faut remédier, comme nous l’a fait remarquer Emmanuel Macron lors d’un discours tenu à Athènes. Mais pour qu’il y ait identité, il faudrait que Bruxelles se préoccupe vraiment des besoins des hommes et des femmes ainsi que de leurs enfants. Cela n’est pas le cas, tout au moins jusqu’à présent. Tant que l’Europe sociale ne sera pas vraiment mise sur les rails, il ne faut pas à s’attendre à de l’engouement. Le Président aimerait doter l’UE des moyens nécessaires pour vraiment prendre les problèmes qui nous préoccupent à bras-le-corps. Il propose de mettre en place un gouvernement européen, ayant son propre budget et devant rendre compte au parlement, dont les prérogatives seraient renforcées en conséquence. Ce serait une instance qui travaillerait main dans la main avec les gouvernements nationaux et qui aurait le devoir de coordonner les différentes politiques. Un tel projet donnerait à l’UE l’autonomie dont elle a besoin et la rendrait moins dépendante des décisions nationales. Ce qui est urgent lorsqu’on observe la montée du populisme. Mais il est évident que pour réussir ce pari audacieux, il faudra que les partis modérés luttent d’une manière plus efficace contre les méfaits de ceux qui veulent nous imposer l’arbitraire. Cela reviendrait à dire de mettre en marche une prise de conscience citoyenne du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est. Je prends cette occasion pour réitéré mes vœux en ce qui concerne nos relations avec la Russie. Je pense que toute évolution de l’Europe ne pourra pas se faire dans le climat que nous connaissons actuellement. Weiterlesen…

Lorsqu’il s’agit de sécession, j’ai de la peine à l’accepter. Le parlement catalan a décidé d’appeler les citoyens aux urnes afin de pouvoir, après un oui de leur part, décréter l’indépendance. Tout cela s’est fait dans le tumulte. Un grand nombre de députés ont quitté l’hémicycle car ils étaient de l’avis que le débat se déroulait anti-démocratiquement. Le gouvernement espagnol rejette évidemment toutes initiatives de ce genre arguant qu’elles ne sont pas conforme à la constitution. Je pense que si la Catalogne faisait cavalier seul, ce serait une nouvelle défaite pour l’UE. Elle serait automatiquement plus membre de l’Union. Dans un tel cas il faudrait tout renégocier, ce que Madrid refuserait. Une telle initiative donnerait une dynamique d’effritement ce que je ne peux pas accepter. Il ne fait aucun doute que d’autres régions comme la Corse ou la Bretagne par exemple, essaieraient elles aussi de suivre une telle voie. Nous nous trouvons devant un problème de taille. Il faudrait refonder l’UE. Je vais essayer d’être un peu utopiste. Il est évident que le régionalisme gagne en ce moment du terrain. C’est une réponse à la mondialisation, qui bien trop souvent ne tient pas compte des besoins individuels, que ce soit dans les domaines sociaux ou écologiques. Les gens sont enclins de plus en plus à privilégier la proximité. Ils donnent la priorité à des produits provenant de la région. Ils sont avis que les problèmes qui nous touchent tous doivent être réglés à ce niveau, car ils tiennent compte des conditions locales. C’est évidemment un point de vue qu’on peut partager. Mais ils oublient le cloisonnement qui peut être étouffant. Il aboutit à un égoïsme généralisé qui paralyse la société. Il ne faut que prendre le Moyen-Âge comme exemple ou toute l’Europe était morcelée ce qui a aboutit à des conflits, à des guerres dévastatrices. Et pour ce rendre d’un point à l’autre, il fallait passer un grand nombre de frontières. Ce système a été la démonstration de l’immobilisme, car il était totalement axé sur soi-même. Weiterlesen…

Non, ce n’est vraiment pas évident. La décision de sanctionner encore plus la Russie, n’a pas été une bonne décision du congrès américain. Le rapprochement entre Trump et Poutine à Hambourg peut être mis à la poubelle. Ce qui s’est passé ici peut être considéré comme un échec cuisant du président américain. Il sera obligé de signer cette décision, car s’il ne le faisait pas on l’accuserait d’avoir eu des rapports privilégiés avec le Kremlin pendant sa campagne électorale. Cela démontre que Donald Trump est pris en otage de tous les côtés et qu’il n’a plus grand chose à dire. Les USA devront retirer 755 diplomates de Moscou. Et Bruxelles ? Cette évolution n’est pas de son goût d’autant plus que des firmes européennes pourraient être touchées par ces mesures. Il est évident que cette situation ne peut pas durer et qu’il faudra convaincre les Russes et les Ukrainiens de respecter les accords de Minsk. Il est dans l’intérêt de tous que les sanctions soient revues à la baisse, pour finalement disparaître complètement. Mais cela sera difficile dans le contexte actuel, tant que l’Amérique joue encore un tel rôle dans la politique internationale. Pour des raisons de politique intérieure, les représentants et les sénateurs ont imposé un texte, qui n’aurait dû que se référer à la Realpolitik. Je suis le premier à applaudir lorsque le président essuie un échec comme avec l’Obamacare, mais je serais un mauvais commentateur si je ne prenais pas le recule nécessaire en essayant de faire une analyse de politique générale. Je ne peux que constater que nous nous trouvons dans une gabegie complète, ce qui est inquiétant pour un pays disposant avec les Russes du plus grand arsenal d’armes nucléaires au monde. Weiterlesen…

La raison serait-elle en train de retrouver une place en Pologne ? Rejette-t-on le suicide collectif que le PiS, le parti au pouvoir en Pologne, était en voie de mettre en scène en voulant mettre au pas la justice? Bien entendu des sbires obséquieux. Jaroslaw Kaczynski, le président du parti et l’homme fort du pays, a été mis en touche pas le président de la république, Andrzej Duda. Pourtant un homme du sérail, habitué à recevoir des ordres et à les effectuer sans broncher. Peut-être a-t-il eu une vision, celle d’un pays qui pourrait sombrer dans des abîmes sataniques et serait perdu pour des décennies. La question se pose s’il est en mesure d’arrêter le cannibalisme de Jaroslaw Kaczynski, qui a un appétit vorace de pouvoir. Toujours le même scénario d’un individu qui se prend pour le sauveur et croit pouvoir faire tout ce que bon lui semble et qui finalement trébuche sur son orgueil. C’est le spectacle momentané qu’il offre. Mais méfions-nous, je ne pense pas qu’il cautionnera tout simplement l’échec qu’il a subi. Il est à craindre qu’il puisse suivre l’exemple turc et diriger la Pologne d’une manière de plus en plus arbitraire. D’après les renseignements que j’ai pu lire dans la presse, 55% des électeurs n’approuvent pas la mainmise de la justice par la politique. Ce chiffre est-il vraiment représentatif ? C’est des villes, où le gouvernement est minoritaire, que vient la plus grande résistance. Les habitants ont profité du rattachement de la Pologne à l’UE et ne veulent pas le remettre en question. Les campagnes quant à elles sont très nationalistes et se considèrent comme étant les victimes des décisions de Bruxelles. Une fois de plus la politique agricole est dans le collimateur. Avez-vous déjà rencontré des agriculteurs satisfaits ? Pas moi ! Du point de vue démographique la majorité des habitants vit à la campagne et vote pour Jaroslaw Kaczynski. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Weiterlesen…

Emmanuel Macron s’est rendu aujourd’hui à Bruxelles au sommet de l’OTAN. Il a rencontré à l’occasion d’un déjeuner de travail Donald Trump. La rencontre a été bien plus chaleureuse que ce qu’on pouvait attendre. Une longue poignée de mains, où le président américain a félicité son hôte pour son élection. « Vous avez mené une campagne incroyable et remporté une formidable victoire. (…) Le monde entier en a parlé. » Les deux hommes ont abordé tous les problèmes actuels. D’après les dires des observateurs le courant est bien passé entre eux malgré leurs différences. Si cela pouvait continuer, il serait peut-être possible de désamorcer bien des bombes à retardement entre l’Europe et les États-Unis. La rencontre avec les autres chefs d’États a démontré que rien n’était gagné. Donald Trump les a sermonné en réitérant l’exigence qu’ils augmentent sensiblement les dépenses pour la défense, ce qui avait déjà été accepté en principe. Il a aussi obtenu satisfaction en ce qui concerne l’engagement de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme, contre Daesh. Les commentateurs allemands ont relevé l’agressivité du président américain. Il était question d’une humiliation. Un reporteur a dit : « Il y a gagné deux à zéro ! », et ceci d’une manière cavalière. Un contraste avec la rencontre à l’ambassade américaine entre Macron et Trump. Peut-on l’expliquer ? Je pense que dans la psychologie du magnat de l’immobilier l’esprit d’initiative et le courage d’entreprendre qui a marqué l’ascension fulgurante de son interlocuteur, l’a visiblement impressionné. Je crois qu’il a été sincère. Mais ce mouvement de sympathie ne doit pas cacher les enjeux, les différents. Weiterlesen…

Emmanuel Macron, comme certains autres politiciens, seront confrontés à un certaine rigueur de la part du gouvernement allemand concernant les dettes contractées au cours des années passées par certains pays de l’UE. Une remise de ces sommes est improbable, comme c’est le cas de la Grèce qui est toujours dans le rouge avec un découvert de 300 milliards d’euros. Il est évident qu’Athènes ne pourra jamais les rembourser. Mais c’est une question de principe pour la Chancelière et son ministres des finances, Wolfgang Schäuble. Dans leur mentalité il est clair que chacun doit être responsable des dépenses qu’il fait. Du point de vue comptable je peux les comprendre, mais il y a bien plus en jeu en Europe, comme l’ont démontré les élections françaises. Je serais pour un peu plus de souplesse, d’autant plus que la République Fédérale a été une des principales bénéficiaires de l’UE. Une des causes non négligeables de la crise, que tous ceux qui réclament à corps et à cris des économies, est le refus de comprendre les raisons qui ont provoqué de telles dérives. Pour pouvoir équilibrer son budget, il faut de l’autre côté de la colonne des passifs, revitaliser celle des actifs. Il faut donc absolument gagner de l’argent pour obtenir que les peuples ne sombrent pas dans la disette. Je plaiderais pour des investissements accrus au sein de l’Union. Avec une économie bien portante il sera tout au moins possible de rendre une certaine somme d’argent. Weiterlesen…

Hier nous avons eu deux événements qui pourraient avoir des répercussions sur l’avenir en Europe. D’une part la réponse musclée à l’intention de Theresa May de négocier dans un premier temps que le divorce. Il ne sera pas question de parler d’un libre échange des marchandises, avant de savoir très exactement ce qu’il adviendra des 3 millions de ressortissants de l’UE vivant en Grande Bretagne. Puis il faudra régler la dette. Il est question d’une somme de 60 milliards, pour l’instant. D’autre part à eu lieu à Bruxelles une rencontre des ministres des affaires étrangères des pays-membres de l’OTAN qui ont parlé entre-autre d’un rôle néfaste de la Russie en ce qui concerne les élections en France et en Allemagne. Il était question du soutien apporté au FN de la part de Vladimir Poutine, même si ce dernier déclare que cela ne correspond pas à la réalité. Est-ce un poisson d’avril de croire que le maître du Kremlin ne serait pas tenté de mettre son grain de sel dans le rouage assez rouillé de l’UE ? Mais une brise plus clémente pour l’Union semble souffler en ce début de printemps. Les 27 pays-membres ont décidé d’être très fermes envers l’Angleterre. Ils ne veulent pas se voir imposer des conditions de la part de ceux qui ont mis en route le Brexit. Aussi paradoxal que cela puisse paraître il a fallu ce divorce pour que l’Europe retrouve la volonté de serrer les rangs. Ceci ne fera évidement pas plaisir à Poutine. Mais je pense qu’il serait important de redéfinir les rapports entre les adversaires. Il serait réaliste de reprendre le dialogue, d’autant plus que les données géopolitiques ont changé depuis l’avènement de Donald Trump à la présidence. Si nous voulons nous affirmer dans le monde, il faut que règne la paix sur notre continent. Weiterlesen…