Plus les jours passent, plus il est vraisemblable que nous nous acheminions vers un Brexit dur. La Commission Européenne prépare cette éventualité, d’autant plus que le gouvernement de Theresa May semble s’embourber de plus en plus dans le chaos. Il est assez déconcertant, que le Royaume Uni n’arrive pas à s’entendre sur des modalités qui seraient pour lui plus avantageuses, qu’il semble avoir un malin plaisir à se précipiter dans le malheur. Le coup de semonce de la maison traditionnelle qu’est Jaguar, un fleuron de l’industrie britannique, d’envisager de quitter la fière Albion, aurait dû émouvoir les dirigeants et les forcer à trouver un chemin compatible ayant pour but d’éviter le pire. L’idée de Madame May de créer une zone de libre-échange, montre à quel point elle patine actuellement. On se demande pourquoi créer quelque chose qui existe en grande partie déjà ? C’est une tentative qui ressemble vraiment à du bricolage, l’essai en dernière minute de sauver les meubles. Si j’étais un ressortissant britannique, travaillant par exemple à la City, je craindrais pour mon avenir. Les milieux financiers vont aller à la recherche de l’alternative qui leur servira le plus. Ils ne resteront pas rivés à Londres par sentimentalité. Et si la place financière vacille, il en sera de même pour le reste de l’économie. J’ai de la peine à comprendre la psychologie d’un gouvernement, voyant que tout va à la dérive, n’arrive pas à se donner un sérieux coup de collier. Et si il n’arrive pas à s’entendre de démissionner. Il serait peut-être bon de se poser la question, s’il ne vaut pas mieux remettre le Brexit aux voix ? Ce n’est pas une honte de faire fausse route. Bien plus, par crainte d’être désavoué, de rester camper sur des des décisions, qui à l’heure actuelle mèneraient le pays au désastre. Weiterlesen

Ce qui encore hier soir semblait totalement utopique, a été entériné à quatre heure et demi ce matin : un accord entre les 28 nations de l’UE, concernant la politique migratoire. Il a été tout d’abord été décidé de renforcer les frontières de l’Union. Cela entrerait dans le cahier des charges de Frontex. Puis d’accorder de l’aide à l’Italie, la Grèce et l’Espagne. Il serait question d’établir sur le territoire de l’Union ou en Afrique du Nord – avec le feu vert des différents pays – des camps d’accueil. Il serait alors fait des recherches des personnes qui ont été sauvées des eaux en Méditerranée afin de connaître les raisons de leur fuite de leurs pays respectifs. Comme le stipule la convention de Genève au sujet des réfugiés politiques, ces derniers ne peuvent pas être renvoyés. Il en est autrement pour tous ceux qui fuient la faim. Ils ne peuvent pas jouir du droit d’asile et doivent rentrer. À l’instant, où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore ce qui a été prévus pour eux. J’ai du mal à croire que l’UE restera complètement insensible à leur sujet. Logiquement cela devrait découler sur une coopération économique renforcée avec les pays concernés. Je suis évidemment satisfait que l’UE a été sauvée au dernier moment, malgré une politique migratoire plus restrictive. De l’autre, je suis assez pantois, qu’il faille qu’un gouvernement aux relents fascisants comme l’Italie, puisse inciter les membres à se mettre d’accord. C’est indéniablement un succès pour le premier-ministre Guiseppe Conte. Aussi Horst Seehofer à de quoi être content. En mettant Angelika Merkel au pied du mur, il l’a forcée à faire des pas en avant, ce qu’elle répugne d’habitude de faire. Je sais, dans de tels moment il ne s’agit pas d’être dogmatique, mais je dois avouer que j’ai assez de mal à avaler la couleuvre en ce qui concerne ce succès des populistes. Cela voudrait-il dire qu’ils peuvent nous mettre sous pression ? Weiterlesen

Le tout bien gominé, lisse, suranné, un baise-main par ci, par là, un sourire narquois ressemblant plus à un ricanement qu’à une marque de respect… Sebastian Kurz, le chancelier en herbe de l’Autriche, la grande victime du nazisme, veut jouer au dur en ce qui concerne les migrants, qui pourraient envenimer l’harmonie mensongère de la valse de Vienne. N’étaient-ce pas certains charmants danseurs qui envoyèrent des juifs nettoyer les trottoirs avec des brosses à dents pour fêter l’Anschluss ? Les même qui après la guerre réclamèrent à corps et cris, des dommages et intérêts pour avoir été envahi par les nazis ! Le tout teinté de culture, de musique, de ronds-en-jambes, avec un arrière-goût amer, démontrant que les nostalgiques reviennent à la surface, comme adeptes du néofascisme à l’Européenne. Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, du FPÖ, en est un exemplaire. Il a été membre dans sa jeunesse d’un groupuscule néonazi, une erreur de jeunesse comme il dit ! Et Sebastian Kurz dans tout cela ? Aussi jeune soit-il, il joue le rôle de l’honorabilité et celui d’un cache-pot. Sous son air affable, il mène une politique discriminatoire contre tous ceux qu’on nomme communément les migrants, ceux qui devraient se faire voir ailleurs. Weiterlesen

Aujourd’hui Angela Merkel et Emmanuel Macron se rencontreront dans les environs de Berlin, au château de Meseberg, afin de se mettre d’accord sur la marche à suivre des deux pays concernant l’UE. Ce ne sera probablement pas le plan très courageux du Président qui sera entériné, mais il y a eu ces derniers jours tout de même une avancée, en particulier chez le ministre des finances et vice-chancelier, Olaf Scholz. Dans de multiples rencontre avec Bruno Le Maire, le principe d’un budget commun a été accepté. Les deux ne sont pas encore d’accord sur le montant des fonds. Afin de mieux comprendre pourquoi la Chancelière hésite de se lancer avec toutes ses forces dans la mêlée, voici ce qu’il faut savoir. Elle est en but en ce moment à de grosses difficultés avec le parti-frère, le CSU, dont le chef est Horst Seehofer, le ministre de l’intérieur. Il s’agit d’un désaccord fondamental en ce qui concerne la politique migratoire. Ce dernier voudrait empêcher l’entrée de tous les migrants qui ont été enregistrés dans un autre pays de l’UE. Il veut voir appliqué à la lettre les directives de Dublin. Et ceci avec des moyens nationaux, comme c’est le cas en Hongrie ou en Autriche. Angela Merkel s’y oppose énergiquement, car elle part du point de vue que seule une solution européenne puisse être pérenne. En particulier l’Italie et la Grèce souffrent d’une immigration dépassant de loin leurs moyens. Toutes les tentatives de modifier l’accord de Dublin, visant à un partage des contingents des nouveaux arrivés, ont échoué jusqu’à présent. Elle sait parfaitement que c’est un point d’achoppement dont dépendra l’avenir de l’UE. Seehofer lui a mis le couteau sur la gorge. Elle a deux semaines, soit jusqu’au sommet européen, pour régler cette question. Une mission presque impossible. C’est dans cette ambiance plus que tendue, qu’elle négocie avec Emmanuel Macron. Elle n’a plus l’autorité nécessaire pour tenter un coup de force. Une fois de plus elle dans l’obligation de composer, ce qui amène Madame Éléphant à enfanté d’une souris ! Weiterlesen

Le G7 aura démontré à Madame May, que de clamer haut et fort, qu’on quittera l’UE, est une choses, de réaliser ce départ une autre. Le Royaume-Uni se trouve dans une situation plus que délicate, car il pourra guère compter sur l’aide des USA, comme il était prévu. Les parlementaires tories deviennent de plus en plus nerveux et veulent que le parlement aie le dernier mot. Les députés, quant à eux, sont de plus en plus favorables à un Brexit sans histoires, à un accord moins dur avec Bruxelles. Mêmes les faucons auront de ce fait du mal à s’imposer. J’ai l’impression que la réalité rattrape l’opinion publique et que cette dernière doit reconnaître qu’il aurait été préférable, de voter contre le Brexit. Mais si on prend la volonté populaire au sérieux, il est pour ainsi dire impossible de faire reculer le temps. Peut-être bien qu’il aurait une majorité pour l’UE. Et c’est-là que je veux exprimer mes doutes. Les mois qui se sont déroulés jusqu’à présent ont démontré que le Brexit était un mauvais projet,. Les Britanniques ont voté oui par xénophobie. Ils croyaient pouvoir ainsi enrayer la venue d’une nouvelle vague de réfugiés, mais étaient complètement aveugles en ce qui concerne les retombées négatives sur le pays. Et maintenant il sont confrontés à une situation inextricable et aimeraient faire marche-arrière. Je pense qu’il serait légitime de leur donner la possibilité de se rendre à nouveau aux urnes. Lorsqu’il en va de l’avenir de la nation, on ne devrait pas agir autrement. D’autant plus que lors du référendum, les politiciens se sont gardés de faire une projection aussi désastreuse de ce qui pourrait se passer. Ils ont induit le peuple en erreur en faisant du populisme. Weiterlesen

Une fois de plus la prima-donna Trump, s’est offusquée dans l’avion qui doit le mener à Singapour, des propos qu’à tenu Justin Trudeau, le premier-ministre canadien, lors d’une conférence de presse. Il a dit : les droits de douane américains sont presque insultants et qu’il ne se laissera pas bousculer» Sur ce Donald Trump a demandé à ses représentants de retirer sa signature au paragraphe ayant comme thème le commerce international et le libre-échange. Il trouve très malhonnête que Justin Trudeau s’oppose à sa campagne punitive contre le Canada. « Nos tarifs douaniers sont en réponse à ses droits de douane de 270 % sur les produits laitiers! » a-t-il ajouté. Je dois dire que je préfère qu’il y eut en fin de compte un éclat. À quoi bon signer un communiqué final recelant que des ronds-de-jambes. Tous fins stratèges me donneront raison, lorsque je prétends qu’il est mieux de prendre en compte la réalité, au lieu d’émettre de belles paroles qui ne riment à rien. Nous devrons nous attendre à bien des remous. Qu’avons-nous à attendre d’un personnage grossier comme lui. Tout d’abord l’intention d’envoyer le vice-président Pence au Québec, lui aussi un sinistre personnage. Puis ensuite de partir avant la fin du G7, pour prouver qu’il considère le G7 comme de la chienlit. Il ne s’est pas gêner de montrer à ses interlocuteurs qu’ils les méprisaient en arrivant avec 17 minutes de retard à la suite des débats. Donald Trump n’a pas manqué de faire des menaces, au cas où l’UE augmente les taxes douanières au 1er juillet en réponse à sa décision d’imposer plus l’acier et l’aluminium. Sans parler de l’Iran, où toutes firmes continuant à entretenir des relations commerciales avec Téhéran, seraient déclarées « personne non gratta » aux USA. Il me fait penser au père fouettard, qui par la menace essaie de mettre les vilains garnements que nous sommes, au pas. Je pense que nous sommes arrivés à une date-buttoir, où toutes les tentatives de vouloir ramener Trump dans le bateau, sont parfaitement inutiles. Weiterlesen

S’il en allait du nouveau gouvernement italien, il serait absolument légitime que l’UE lui accorde une remise de dette de 250 milliards d’euros. Rien que cela ! Dans une interview qu’elle a donné hier à un journal allemand, Angela Merkel a bien précisé qu’il n’en était pas question. J’ai souvent considéré la position allemande comme étant trop rigide, mais aujourd’hui je dois reconnaître le bien-fondé d’une telle attitude. Pour compenser tout cela, il serait bon de créer un fond européen bien doté, pour accorder des crédits rattachés à des projets d’intérêt commun. Si je comprends bien l’idée mise en route par Emmanuel Macron, il s’agirait pour cet outil de travail, de fonctionner comme une banque. Chaque demande serait soumises à une analyse précise, aussi axée sur la rentabilité du projet. Contrairement à l’agissement d’un institut financier, il devrait aussi être pris en considération l’aspect politique d’une telle demande. Je vais essayer de décrire ce que je pense personnellement. Prenons le cas de toute une branche économique qui subirait de graves revers à cause de ses liens avec l’Iran et ne se soumettrait pas au chantage américain, de couper tous contacts avec ce pays. Bien des entreprises seraient mises en difficultés, car elles n’auraient plus le droit de travailler aux USA. Pour éviter un effondrement, elles devraient se tourner sur d’autres nations, afin d’explorer de nouveaux marchés. Cela coûte beaucoup d’argent, que peu d’entre-elles pourraient financer. Je pense en particulier aux PME qui se trouveraient à faux, par rapport aux multi-nationales. Dans un tel cas, je pense essentiel que l’UE apporte son aide. D’une part afin que les plus petites maisons ne soient pas forcées de mettre la clef sous le paillasson, de l’autre pour développer les échanges internationaux. C’est ici qu’on voit que l’aspect politique est de taille. Il serait ainsi possible de protéger l’emploi, de donner aux PME la possibilité d’agir, ce qui serait dans l’intérêt de tous. Weiterlesen

« Au coin, vilains garnements ! » Lorsque Donald Trump joue au pion, on ne sait pas s’il faut le prendre au sérieux ou pas. Depuis minuit nous sommes punis et devons subir des taxes douanières de plus de 10 % pour l’aluminium et de plus de 25 % pour l’acier, s’il nous vient la malencontreuse idée de vouloir exporter ces métaux aux USA. Et vlan ! Mais comme nous avons le toupet, de ne pas nous prosterner devant lui, comme les musulmans à la prière du vendredi devant Allah, il a pris ombrage. Mais ce pauvre ère n’a pas encore réalisé qu’il était un père fouettard qui risque bientôt d’être fouetté. Mais un narcisse comme lui, ne peut qu’avoir raison. Je pense que l’UE doit relever le gant et accepter le défi. Une liste de produits américains seront également soumis à des droits de douane, dont la légendaire Harley-Davidson ou les jeans Levy. En tout cela ne fera qu’un pourcent du total des exportations américaines, mais cela à valeur de symbole. Et s’il lui venait l’idée de faire de même avec les automobiles, cela risquerait de faire bien plus mal, si la haute technologie américaine était la prochaine cible. Il s’agit ici de Microsoft, de Apples, de Google. Le paradoxe dans tout cela c’est que ces entreprises sont des adversaires de l’obscurantisme de la Maison Blanche, comme toute la Californie au demeurant. Mais comme elles ont pignon sur rue en Europe, le mal serait relatif à première vue pour l’UE. Mais cela pourrait avoir un effet de boomerang pour les États-Unis, si nous offrions des conditions intéressantes à ces géants, en favorisant l’implantation de nouveaux centres de recherche et de chaîne de fabrication en Europe. Dans ce cas-là il serait bien possible que ces hauts lieux du progrès et du génie américain, se délocalisent. Ce serait évident un coup dur pour Donald Trump. Le fleuron de l’industrie américaine, pourrait, tout au moins en partie, tourner le dos à la mère-patrie. Weiterlesen