Même pendant la trêve hivernale, Donald Trump ne manque pas une occasion de se taire. Il vient de déclarer qu’après un coup de téléphone avec le Président Xi, le grand patron de la Chine éternelle, que les deux avaient fait de grands progrès en ce qui concerne le règlement du conflit financier entre les deux nations. Même si je ne suis pas un fan de Trump, loin de là, je pense qu’il serait vraiment raisonnable d’arriver à un accord. Mais ne nous faisons pas d’illusions, s’il y avait succès, cela voudrait dire que le chantage porte ses fruits. C’est vraiment un fait inquiétant. Cela donnerait au président américain toute latitude, pour s’imposer dans le monde. Une méthode des plus dangereuses, car elle pourrait bien provoquer une escalade des tentions qui pourraient aboutir à de graves conflits. Mes sentiments ne peuvent donc qu’être mitigés lorsque je vois ce qui se passe. Il est clair que la méthode des guerres commerciales peut être efficace, car elles impliquent forcément les populations. En augmentant les taxes frontalières, les prix à la vente et à l’achat augmentent, ce qui réduit le niveau de vie des citoyens. Nous ne pouvons qu’espérer, qu’entre les USA et l’UE nous n’en arriverons pas là. Mais avec Donald Trump, tout est du domaine du possible. Que pouvons-nous faire d’autre que de protéger notre économie ? En cas de récession, la droite musclée européenne gagnerait encore du terrain. Probablement les vœux pieux du locataire de la Maison Blanche, qui ne manque pas de démontrer, que les néos de tous genres, à condition qu’ils soient des extrémistes de droite, ont sa sympathie. La disette en ce qui concerne les échanges, pourraient dans ce cas bien précis, être une arme politique, qui aurait pour but de plonger l’UE dans le fascisme et fin de compte l’anéantir. Weiterlesen

Theresa May ne peut pas parler de victoire. Plus d’un tiers des députés de son groupe parlementaire ont voté contre elle, soit 117 voix contre 200, qui lui étaient favorables. Dans d’autres conditions elle aurait dû prendre son chapeau. Mais le Brexit a une marche à suivre hors normes. Elle a perdu ainsi tout espoir d’avoir une majorité aux Communes dans l’état actuel des choses. La raison pour laquelle elle s’est décidée de reporter la votation du texte, qu’elle avait négocié avec l’UE, au 21 janvier. C’est à dire à la dernière minute. C’est un coup de poker qui peut mettre tout son pays dans l’embarra, ce qui est peu dire. Elle espère jusque-là pouvoir infléchir Bruxelles sur certains point, mais jusqu’à présent elle a reçu une fin de non-recevoir. Les 27 refusent de nouvelles négociations, mais seraient prêts à accepter quelques éclaircissements sur des points bien précis comme la question irlandaise. Ni moins, ni plus. Theresa May ne peut pas espérer une ouverture de ce coté.là. Elle espère pouvoir convaincre les députés qu’un Brexit dur, serait une catastrophe, qu’il entraînerait le pays dans la précarité. Des milliers sinon des millions d’emplois seraient en jeu, la bourse plongerait dans un précipice. La Grande-Bretagne mettrait des années pour retrouver une santé, ce qui ne présage rien de bon pour les jeunes. Une des raisons pour laquelle ils sont résolument contre le divorce, car ils savent très bien que ce sont eux qui paieraient la facture. Un prix horriblement dur à avaler. Ils voudraient que le gouvernement accepte d’appeler à nouveau les citoyens aux urnes, pour leur demander si dans les conditions actuelles, ils trouvent encore bien de quitter l’UE. D’après les sondages, les opposants au Brexit n’ont qu’une courte majorité. Rien n’est moins sûr que le oui à l’UE l’emporte. Une fois de plus je trouve incroyable qu’une nation entière plonge ainsi dans le malheur. C’est une attitude suicidaire, qui ne présage rien de bon, pour le Royaume Uni et pour l’UE. Mais il est inutile de revenir en arrière. Weiterlesen

Donald Trump rencontrera ce soir (heure locale) à Buenos Aires au G20 Xi Jinping, le leader de la Chine éternelle pour voir avec lui, s’il y a possibilité de d’enterrer la hache de guerre en ce qui concerne leurs relations commerciales. Les taxes douanières ont augmenté de 25 % et mettent à mal l’économie des deux pays. D’une part les sociétés chinoises ont bien du mal à rester compétitives et sans aides de l’État à l’avenir pourraient être mises à mal. De l’autre, un nombre assez important d’entreprises américaines, notamment dans le secteur de l’automobile, sont dépendantes de pièces détachées chinoises, qui jusqu’alors étaient utilisées dans les véhicules qu’elles produisent. Et si elles ne peuvent pas s’en passer, il faut payer le prix fort, ce qui n’est pas très compétitif, dans un domaine, où chaque dollar compte. Il serait de l’intérêt des deux adversaires de renégocier un nouveau traité commercial, comme l’ont fait les USA, le Canada et le Mexique. Il faut à tout prix sauver le système commercial multilatéral a déclaré Xi Jinping. Il a promis de faire des efforts en ce qui concerne la protection de la propriété intellectuelle, ce qui jusqu’à présent n’a pas été le cas. L’essor économique étourdissant de l’Empire du milieu, a été possible que « par le vol de brevets », ce qui n’a pas été du goût des puissances occidentales et pour cause. Puis il y a une politique de dumping des prix, qui n’est possible, car bon nombre de travailleurs gagnent à peine le minimum vital. Les conditions sociales ne sont pas dignes d’une nation qui se dit être fidèle au communisme. Le troisième élément perturbateur, est le rachat de sociétés, en particulier dans le domaine technologique, en Europe ou ailleurs. L’Allemagne y a laissé des plumes en particulier avec la reprise de l’entreprise Kuka & Co à Augsbourg qui est en pointe en ce qui concerne les technologies de demain. Ceci a été une catastrophe pour un pays qui se dit indépendant, comme c’est le cas de la République Fédérale, lorsqu’on sait que Kuka est aussi bien implanté dans le domaine militaire. Cela cause de la grogne. Il faudra bien Xi Junping se montre plus coopératif dans les domaines que j’ai évoqués. Même si je n’aime en aucune manière Donald Trump, je dois reconnaître qu’il y a des arguments qui jouent en sa faveur. Si ce soir il pouvait obtenir un fléchissement de l’attitude chinoise, ce serait sans aucun doute une grande victoire en sa faveur. Il y a des signes qui démontrent qu’il serait possible d’arriver éventuellement à un accord. Wall Street a été optimiste hier. Les cours ont augmenté. Puis dans tout cela il y a évidement l’UE, qui veut arriver à signer un nouvel accord commercial avec les USA. La menace d’augmenter les exportations des autos de 25 % fait peur à nos constructeurs, qui pourraient rester sur la touche et qui pour ne pas sombrer dans la récession, seraient forcés de mettre à la portes bon nombre d’employés. Une perspective menaçante, qui pourrait nous mettre dans une très mauvaise situation. Là aussi il serait dans l’intérêt des partenaires de trouver au plus vite un accord. L’Europe pourrait s’attaquer à des sociétés comme Apple, Microsoft ou Google. Ce serait le début d’une guerre sans merci. Voulons-nous en arriver-là ?

pm

https://www.nouvelobs.com/topnews/20181201.AFP9375/le-g20-tendu-samedi-vers-le-choc-commercial-usa-chine.html

Ce qui se passe actuellement à Londres ressemble bien à de l’autodestruction. Le gouvernement de Madame May a perdu cinq de ses membres, après qu’elle ait déclaré que le cabinet avait approuvé l’accord qu’elle avait négocié avec l’UE. Un nombre élevé de députés vont même aussi loin, qu’ils réclament sa démission. Cela reviendrait à dire qu’il y aurait tout d’abord un vote de défiance au sein du groupe parlementaire des Tories. Il y a bien des risques qu’elle ne réussisse pas à passer ce cap. Au parlement elle n’aurait dans l’état des choses, pas de majorité. Tout aussi bien les pro- que les anti-brexit diront non. La gouvernance de Theresa May ne tient plus qu’à un fil. Je pense que cela ne sera qu’une question de jours et la Grande-Bretagne sombrera dans la plus grande crise depuis la dernière guerre mondiale. Ce qui de dessine-là est un désastre, un de plus dans cette période agitée que nous connaissons actuellement. Il est certain que sans un accord, le pays tombera dans un marasme économique, mais aussi pour l’UE ce serait un obstacle de taille à surmonter. « Reconstruire une relation avec l’UE pour le bien des relations futures, il n’y a pas de plus grand enjeu », a-t-elle déclaré. « Il faut respecter la volonté des Britanniques. Le 29 mars, nous quitterons l’Union européenne ». D’accord, mais ce qu’elle a évité de dire, c’est que le peuple a été trompé lors du référendum, qu’il n’a pas été vraiment mis au courant des conséquences qu’une séparation avec l’UE pouvait entraîner. Weiterlesen

Bruxelles a rejeté le projet de budget que l’Italie lui a présenté. Au lieu d’une augmentation de la dette de 0,8 %, le nouveau gouvernement populiste envisage de la porter à 2,4 %. Il est permis de se poser la question quelle est la raison de cette levée de boucliers, lorsqu’on sait que le taux limite d’augmentation des dépenses est de 3 % par an. Avec un trou de 2.302 milliards d’euros, le temps des cadeaux devrait être définitivement écoulé. Il serait impératif avant tout de mettre de l’ordre dans les finances publiques et de tout faire pour les réduire. Il en faut du toupet de faire porter ainsi le prix de la folie des grandeurs à l’UE dans son ensemble. Les Salvini et co. veulent remplir leurs promesses électorales, qui sont démentes pour un pays en ruine. La réponse des milieux financiers ne s’est pas fait attendre. L’agence de notation Moody’s a dégradé la note de la dette italienne, ce qui a amené un renchérissement des crédits accordés. Ce sera probablement la seule possibilité de faire entendre raison à ces têtes de béton que sont les populistes. La Commission européenne ne fera rien pour brusquer trop l’Italie. Mais la fin de non-recevoir du budget est déjà un coup de semonce sérieux. Mais il ne peut pas être question de rompre le dialogue avec Rome. Et le peuple ? Il se frotte pour l’instant les mains. N’a-t-il pas voté pour ces guignols car ils promettaient une manne financière de plus de 700 euros, comme revenu d’insertion pour les chômeurs de longue durée et sur plus d’une année. L’âge de la retraite sera rabaissé de 65 à 63 ans. Des mesures qui ne sont pas finançables sans des prises de crédits. Weiterlesen

Une fois n’est pas coutume, la France aspire à la continuité et à la normalité, si on en croit Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée prononcée après l’annonce faite de la composition du nouveau gouvernement. Si on observe ce qui se passe actuellement, ce serait une bénédiction. Le président serait-il devenu le roc dans la tourmente ? Son alliée la plus proche, Angela Merkel, vacille. Sera-t-elle en mesure de survivre jusqu’à la fin de son mandat ? En Italie, la folie raciste s’est instaurée, rendant la péninsule inconnaissable. Je pourrais citer l’Autriche, la Hongrie, la Pologne et j’en passe, où le populisme sévit. Une raison pour lui de lutter contre la montée du néofascisme. Mais pour y arriver, il faut que les pays prenne du poil de la bête, qu’il soit plus compétitif économiquement, bref il faut que les bilans virent au noir. Si on se donne la peine de suivre ses visées continentales, il est possible de mieux comprendre la démarche actuelle d’Emmanuel Macron. Même si certaines réformes demandent des sacrifices aux citoyens, il est indispensable de les poursuivre pour éviter que l’UE se désagrège. En politique il faut savoir anticiper. C’est ce que fait le locataire du Palais de l’Élysée. Quant au remaniement, je pense qu’il se place dans cette ligne. Les équilibres ont été respectés, ce qui n’a sûrement pas été une mince affaire. Le gouvernement pourra continuer sa tâche sans trop d’accrocs. Le Président n’est pas revenu sur les couacs de ces derniers temps. Il n’a pas parlé de l’affaire Benalla, ni des démissions de Nicolas Hulot et Gérard Collomb. Il a bien fait car cela aurait été l’égal de verser de l’huile dans le feu. Weiterlesen

LesE ministres de l’environnement ont tranché, d’ici 2030 il devra avoir une réduction des émissions de CO2 de 35 %. Le projet ambitieux du parlement européen et de la France de le réduire de 40 % n’a pas eu l’aval de l’Allemagne. Elle qui prétend que le taux de 30 % était le seul, à son avis, possible afin de ne pas mettre en danger l’emploi dans l’industrie automobile, a dû céder. « Le Monde » parle d’une victoire néfaste de la République Fédérale, « Le Spiegel » quant à lui de défaite. Il est intéressant de voir que l’appréciation de cette décision est bien différente d’un pays à l’autre. Après 13 heures d’âpres négociations, les 28 représentants des pays de l’UE se sont mis d’accord. À partir de 2020 l’industrie devra apporter les modifications nécessaires pour arriver 10 ans plus tard à ce but. Pour les camionnettes le taux sera de 30 % de moins. Il est évident qu’après le coup de semonce du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, déclarant presque impossible de maintenir le réchauffement de la planète à 1,5 degré jusqu’à la fin du siècle, il ne fallait pas aller à contre-sens. Ce n’est qu’en appliquant des mesures draconiennes qu’il serait possible de maintenir le cap, mais personne n’y croit plus. Tous progrès, aussi modestes soient-il, sont donc les bienvenus. Comment évaluer la décision prise au Luxembourg ? L’Autriche ainsi que les pays du Visegrad, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie, auraient voulu comme l’Allemagne, qu’on fixe la cote à 30 %. Ces pays craignaient que le coût d’achat de ces nouveaux véhicules soit trop cher, vu les conditions salariales de ses ressortissants. La France, la Suède, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, Malte, la Slovénie ont plaidé pour 40 %. Une fois de plus la pomme a été tranchée en deux. Weiterlesen

Il ne fait aucun doute, les populistes d’extrême-droite, que ce soient Viktor Orban , Matteo Salvini ou Marine Le Pen recueilleront plus de voix qu’aux dernières Européennes. Leurs visées nationalistes sont aujourd’hui du goût de bon nombre de citoyens, qui considèrent que l’UE est la source de leurs maux. Ce n’est évidemment pas le cas, mais il est aisé de repousser sur d’autres ses incompétences vitales. C’est justement de cela qu’il s’agit pour ceux qui restent en rade. Ils leur faut des messies pour qu’ils aient l’impression de pouvoir se tirer d’affaires, de grandes gueules qui n’ont qu’un seul but, celui de se regarder dans un miroir. Des coqs dont le cocorico n’est qu’un cri de haine. Ces champions de l’exclusion feront la loi, qu’on le veuille ou non. Emmanuel Macron en est parfaitement conscient, d’où son intention de s’impliquer à fond dans le combat que sera cette compagne électorale. Elle risque de devenir une guerre, faite de violences et d’injures. Je me permets d’être pessimiste, car il est peut-être encore temps de redresser la barre, bien que j’en doute. Dans tout cela vient s’insérer le Brexit. Il devrait normalement démontrer que sans l’UE, la misère est sur le pas de porte. Vouloir se replier sur soi-même est impossible dans un contexte dominé par la mondialisation. Il serait essentiel de démontrer aux citoyens qu’il est vain de faire marche-arrière. Mais une fois de plus ce n’est pas la raison qui fait la loi, mais les émotions. Elles sont souvent de mauvais conseil. En particulier lorsqu’il s’agit de notre quotidien. Les populistes se gardent évidemment bien de dire la vérité. Weiterlesen