Lorsqu’il s’agit de sécession, j’ai de la peine à l’accepter. Le parlement catalan a décidé d’appeler les citoyens aux urnes afin de pouvoir, après un oui de leur part, décréter l’indépendance. Tout cela s’est fait dans le tumulte. Un grand nombre de députés ont quitté l’hémicycle car ils étaient de l’avis que le débat se déroulait anti-démocratiquement. Le gouvernement espagnol rejette évidemment toutes initiatives de ce genre arguant qu’elles ne sont pas conforme à la constitution. Je pense que si la Catalogne faisait cavalier seul, ce serait une nouvelle défaite pour l’UE. Elle serait automatiquement plus membre de l’Union. Dans un tel cas il faudrait tout renégocier, ce que Madrid refuserait. Une telle initiative donnerait une dynamique d’effritement ce que je ne peux pas accepter. Il ne fait aucun doute que d’autres régions comme la Corse ou la Bretagne par exemple, essaieraient elles aussi de suivre une telle voie. Nous nous trouvons devant un problème de taille. Il faudrait refonder l’UE. Je vais essayer d’être un peu utopiste. Il est évident que le régionalisme gagne en ce moment du terrain. C’est une réponse à la mondialisation, qui bien trop souvent ne tient pas compte des besoins individuels, que ce soit dans les domaines sociaux ou écologiques. Les gens sont enclins de plus en plus à privilégier la proximité. Ils donnent la priorité à des produits provenant de la région. Ils sont avis que les problèmes qui nous touchent tous doivent être réglés à ce niveau, car ils tiennent compte des conditions locales. C’est évidemment un point de vue qu’on peut partager. Mais ils oublient le cloisonnement qui peut être étouffant. Il aboutit à un égoïsme généralisé qui paralyse la société. Il ne faut que prendre le Moyen-Âge comme exemple ou toute l’Europe était morcelée ce qui a aboutit à des conflits, à des guerres dévastatrices. Et pour ce rendre d’un point à l’autre, il fallait passer un grand nombre de frontières. Ce système a été la démonstration de l’immobilisme, car il était totalement axé sur soi-même. Weiterlesen

Non, ce n’est vraiment pas évident. La décision de sanctionner encore plus la Russie, n’a pas été une bonne décision du congrès américain. Le rapprochement entre Trump et Poutine à Hambourg peut être mis à la poubelle. Ce qui s’est passé ici peut être considéré comme un échec cuisant du président américain. Il sera obligé de signer cette décision, car s’il ne le faisait pas on l’accuserait d’avoir eu des rapports privilégiés avec le Kremlin pendant sa campagne électorale. Cela démontre que Donald Trump est pris en otage de tous les côtés et qu’il n’a plus grand chose à dire. Les USA devront retirer 755 diplomates de Moscou. Et Bruxelles ? Cette évolution n’est pas de son goût d’autant plus que des firmes européennes pourraient être touchées par ces mesures. Il est évident que cette situation ne peut pas durer et qu’il faudra convaincre les Russes et les Ukrainiens de respecter les accords de Minsk. Il est dans l’intérêt de tous que les sanctions soient revues à la baisse, pour finalement disparaître complètement. Mais cela sera difficile dans le contexte actuel, tant que l’Amérique joue encore un tel rôle dans la politique internationale. Pour des raisons de politique intérieure, les représentants et les sénateurs ont imposé un texte, qui n’aurait dû que se référer à la Realpolitik. Je suis le premier à applaudir lorsque le président essuie un échec comme avec l’Obamacare, mais je serais un mauvais commentateur si je ne prenais pas le recule nécessaire en essayant de faire une analyse de politique générale. Je ne peux que constater que nous nous trouvons dans une gabegie complète, ce qui est inquiétant pour un pays disposant avec les Russes du plus grand arsenal d’armes nucléaires au monde. Weiterlesen

La raison serait-elle en train de retrouver une place en Pologne ? Rejette-t-on le suicide collectif que le PiS, le parti au pouvoir en Pologne, était en voie de mettre en scène en voulant mettre au pas la justice? Bien entendu des sbires obséquieux. Jaroslaw Kaczynski, le président du parti et l’homme fort du pays, a été mis en touche pas le président de la république, Andrzej Duda. Pourtant un homme du sérail, habitué à recevoir des ordres et à les effectuer sans broncher. Peut-être a-t-il eu une vision, celle d’un pays qui pourrait sombrer dans des abîmes sataniques et serait perdu pour des décennies. La question se pose s’il est en mesure d’arrêter le cannibalisme de Jaroslaw Kaczynski, qui a un appétit vorace de pouvoir. Toujours le même scénario d’un individu qui se prend pour le sauveur et croit pouvoir faire tout ce que bon lui semble et qui finalement trébuche sur son orgueil. C’est le spectacle momentané qu’il offre. Mais méfions-nous, je ne pense pas qu’il cautionnera tout simplement l’échec qu’il a subi. Il est à craindre qu’il puisse suivre l’exemple turc et diriger la Pologne d’une manière de plus en plus arbitraire. D’après les renseignements que j’ai pu lire dans la presse, 55% des électeurs n’approuvent pas la mainmise de la justice par la politique. Ce chiffre est-il vraiment représentatif ? C’est des villes, où le gouvernement est minoritaire, que vient la plus grande résistance. Les habitants ont profité du rattachement de la Pologne à l’UE et ne veulent pas le remettre en question. Les campagnes quant à elles sont très nationalistes et se considèrent comme étant les victimes des décisions de Bruxelles. Une fois de plus la politique agricole est dans le collimateur. Avez-vous déjà rencontré des agriculteurs satisfaits ? Pas moi ! Du point de vue démographique la majorité des habitants vit à la campagne et vote pour Jaroslaw Kaczynski. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Weiterlesen

Emmanuel Macron s’est rendu aujourd’hui à Bruxelles au sommet de l’OTAN. Il a rencontré à l’occasion d’un déjeuner de travail Donald Trump. La rencontre a été bien plus chaleureuse que ce qu’on pouvait attendre. Une longue poignée de mains, où le président américain a félicité son hôte pour son élection. « Vous avez mené une campagne incroyable et remporté une formidable victoire. (…) Le monde entier en a parlé. » Les deux hommes ont abordé tous les problèmes actuels. D’après les dires des observateurs le courant est bien passé entre eux malgré leurs différences. Si cela pouvait continuer, il serait peut-être possible de désamorcer bien des bombes à retardement entre l’Europe et les États-Unis. La rencontre avec les autres chefs d’États a démontré que rien n’était gagné. Donald Trump les a sermonné en réitérant l’exigence qu’ils augmentent sensiblement les dépenses pour la défense, ce qui avait déjà été accepté en principe. Il a aussi obtenu satisfaction en ce qui concerne l’engagement de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme, contre Daesh. Les commentateurs allemands ont relevé l’agressivité du président américain. Il était question d’une humiliation. Un reporteur a dit : « Il y a gagné deux à zéro ! », et ceci d’une manière cavalière. Un contraste avec la rencontre à l’ambassade américaine entre Macron et Trump. Peut-on l’expliquer ? Je pense que dans la psychologie du magnat de l’immobilier l’esprit d’initiative et le courage d’entreprendre qui a marqué l’ascension fulgurante de son interlocuteur, l’a visiblement impressionné. Je crois qu’il a été sincère. Mais ce mouvement de sympathie ne doit pas cacher les enjeux, les différents. Weiterlesen

Emmanuel Macron, comme certains autres politiciens, seront confrontés à un certaine rigueur de la part du gouvernement allemand concernant les dettes contractées au cours des années passées par certains pays de l’UE. Une remise de ces sommes est improbable, comme c’est le cas de la Grèce qui est toujours dans le rouge avec un découvert de 300 milliards d’euros. Il est évident qu’Athènes ne pourra jamais les rembourser. Mais c’est une question de principe pour la Chancelière et son ministres des finances, Wolfgang Schäuble. Dans leur mentalité il est clair que chacun doit être responsable des dépenses qu’il fait. Du point de vue comptable je peux les comprendre, mais il y a bien plus en jeu en Europe, comme l’ont démontré les élections françaises. Je serais pour un peu plus de souplesse, d’autant plus que la République Fédérale a été une des principales bénéficiaires de l’UE. Une des causes non négligeables de la crise, que tous ceux qui réclament à corps et à cris des économies, est le refus de comprendre les raisons qui ont provoqué de telles dérives. Pour pouvoir équilibrer son budget, il faut de l’autre côté de la colonne des passifs, revitaliser celle des actifs. Il faut donc absolument gagner de l’argent pour obtenir que les peuples ne sombrent pas dans la disette. Je plaiderais pour des investissements accrus au sein de l’Union. Avec une économie bien portante il sera tout au moins possible de rendre une certaine somme d’argent. Weiterlesen

Hier nous avons eu deux événements qui pourraient avoir des répercussions sur l’avenir en Europe. D’une part la réponse musclée à l’intention de Theresa May de négocier dans un premier temps que le divorce. Il ne sera pas question de parler d’un libre échange des marchandises, avant de savoir très exactement ce qu’il adviendra des 3 millions de ressortissants de l’UE vivant en Grande Bretagne. Puis il faudra régler la dette. Il est question d’une somme de 60 milliards, pour l’instant. D’autre part à eu lieu à Bruxelles une rencontre des ministres des affaires étrangères des pays-membres de l’OTAN qui ont parlé entre-autre d’un rôle néfaste de la Russie en ce qui concerne les élections en France et en Allemagne. Il était question du soutien apporté au FN de la part de Vladimir Poutine, même si ce dernier déclare que cela ne correspond pas à la réalité. Est-ce un poisson d’avril de croire que le maître du Kremlin ne serait pas tenté de mettre son grain de sel dans le rouage assez rouillé de l’UE ? Mais une brise plus clémente pour l’Union semble souffler en ce début de printemps. Les 27 pays-membres ont décidé d’être très fermes envers l’Angleterre. Ils ne veulent pas se voir imposer des conditions de la part de ceux qui ont mis en route le Brexit. Aussi paradoxal que cela puisse paraître il a fallu ce divorce pour que l’Europe retrouve la volonté de serrer les rangs. Ceci ne fera évidement pas plaisir à Poutine. Mais je pense qu’il serait important de redéfinir les rapports entre les adversaires. Il serait réaliste de reprendre le dialogue, d’autant plus que les données géopolitiques ont changé depuis l’avènement de Donald Trump à la présidence. Si nous voulons nous affirmer dans le monde, il faut que règne la paix sur notre continent. Weiterlesen

Donald Tusk occupe depuis la fin de l’année le poste de président du conseil européen. Il a été reconduit dans cette fonction par 27 voix contre une, celle de son pays la Pologne. Cette décision a plongé la cheffe du gouvernement de Varsovie, Beata Szydlo, dans une grande colère. Elle a menacé le conseil de partir sur le champ de Bruxelles, ce qu’elle n’a pas fait. Mais aujourd’hui elle se réservera le droit de dire non aux autres résolutions en préparation. Et tout ceci parce que Donald Tusk est issu de l’opposition. Il ne fallait rien attendre de mieux de ces têtes de béton qui occupent les rennes du pouvoir en Pologne. En majorité des gens qui aimeraient enterrer l’Europe, des chauvins conservateurs qui essaient de faire régner l’intolérance. Je trouve bon que les autre membres du Conseil Européen ne se soient pas laisser mener par le bout du nez, parmi eux aussi ceux des pays de l’Est, qui jusqu’alors étaient d’une tendance assez proche de celle des dirigeants polonais. Même un Viktor Orbán a voter oui. Il est clair qu’un tel événement terni un peu l’aspect festif qu’on voulait donner au sommet, mais je trouve bien qu’on ait mis les points sur les i en prétendant qu’il en allait de l’intérêt de toute l’UE, pas d’un seul pays. Oui, c’est une démonstration de force nécessaire. J’espère qu’après le passage de quelques perturbations, la quiétude reviendra. L’Europe en a le plus grand besoin. Il s’agira de montrer de l’énergie contre les plans nationalistes d’un Trump. Cela sera notre attitude en ce qui concerne le commerce international ou la construction d’une armée commune. Cette nuit la Pologne a freiné toutes les décisions. Madame Szydlo a répondu qu’elle voulait lutter contre la mainmise de l’Allemagne sur les institutions. Weiterlesen

Ce sont souvent ceux ou celles qui réclament de la justice qu’elle soit intransigeante envers ceux, qui à leurs yeux, sont plus ou moins des délinquants, qui trouvent des arguments pour ne pas se soustraire à une convocation du tribunal. Pour ce qui est de la tolérance zéro, Marine Le Pen est une championne. Mais aussi lorsqu’il s’agit de se débiner. Je ne trouve pas crédible cette obstruction de sa part. Comme elle a l’immunité parlementaire – étant députée à Bruxelles et Strasbourg – elle n’a pas grand chose à craindre à moins que les magistrats réclament sa levée. Mais ce n’est pas de cela qui s’agit, il m’en va plutôt de son intégrité. Même si elle prétend qu’elle serait prête à se soumettre à la loi après les législatives, je la trouve humainement pas crédible. Elle qui prétend vouloir donner un grand coup de balai en ce qui concerne les combines, elle ferait bien de jeter un coup d‘œil sur ses propres plate-bandes. Qu’elle nous parle plus de la tolérance zéro. Il n’y a rien de pire que quand les moralisateurs se laissent prendre au piège. Mais malheureusement ses inconditionnels laissent tout passer. Ce qu’ils condamnent avec raison chez François Fillon, est une juste vengeance envers l’UE. L’aveuglement de certains me sidère. Pour moi un délit est un délit, peu importe que ce soient mes proches qui le commettent ou pas. Je ne peux pas faire de différence. N’allez surtout pas croire que je veux instaurer un État au-dessus de tous reproches. C’est impossible et c’est la raison pour laquelle je ne le revendique pas. Nous avons affaire à des hommes et il est bien connu, que ce ne sont pas des bêtes à bon Dieu. Weiterlesen