Lorsqu’on lit que la Grande-Bretagne pourrait être soumise au chaos et à la pénurie, si elle quittait l’UE sans accord, je me pose évidement certaines questions. Il est évident que la notion de la liberté nationale est à remettre en question. Lorsque une nation est dépendante des accords commerciaux passés avec ses partenaires, il est pour ainsi dire impossible de corriger le tir, tout au moins à court terme. Boris Johnson qui préconise un départ dur, à moins qu’il réussisse à infléchir les Européens au sujet de l’Irlande, se trouvera placé au pied du mur en cas d’entêtement. Il me paraît évident que l’économie calera, ce qui aurait des conséquences profondes quant à la distribution. Il est prévisible que le consommateur aura du mal à trouver des fruits et légumes, car la production territoriale baissera logiquement en ce début novembre. Il faudra importer, mais dans des conditions bien plus désavantageuses que c’est le cas en faisant partie de l’UE. Les clients devront payer bien plus, ce qui pourrait amener de la disette dans les milieux défavorisés qui subiront en premier lieu une politique volontariste de pacotille. Une fois de plus qu’il n’y pas de pragmatisme dans cette démarche, mais une dose de nationalisme glauque. Le rapport gouvernemental indique qu’il y aura aussi pénurie dans d’autres domaines, comme celui de la chimie par exemple. Avec une réduction considérable des produits utilisés pour le traitement des eaux, il y aura danger d’épidémie. Il y est aussi question des médicaments. Lorsqu’on sait que les trois quart transitent par le tunnel de la Manche, il y a de quoi d’être songeur.

Lorsque tout est calqué sur la libre circulation des hommes et des biens, de vouloir se réfugier derrière ses frontières, est une démarche insensée, néfaste au possible. Cette pratique des échanges est due à la théorie de la mondialisation, où tout est étroitement imbriqué, où toute émancipation à comme conséquence la paralysie de l’économie locale notamment. La preuve de la vulnérabilité des mesures nationales, car il n’y a pas de garde-fous pour tous ceux qui veulent se dégager de l’étreinte d’un système, qui a certes de grands avantages, mais qui donne aussi au lieu au chantage. Une pénurie de carburant pourrait aussi résulter au cas où le Brexit dur avait la priorité. Une pilule extrêmement pénible à avaler. Et puis il y aura un lot considérables de contraintes administratives à supporter, comme les papiers régissant les imports-exports. Cela donnera du boulot aux grattes-papiers, mais entravera considérablement la rapidité des négoces, sans parler des coûts que cela engendre. Dans l’état actuel, le Brexit est le bon moyen de pousser la Grande-Bretagne dans la récession et ceci sans que cela soit provoqué par des faits extérieurs. Une situation des plus paradoxales. Qui se met dans un cul-de-sac s’il n’en est pas forcé ? L’UE survivra ce désastre, le Royaume-Uni aussi, mais sous quelles conditions! La preuve cinglante que le populisme est un virus, qui déconnecte le cerveau. Si on jaugeait encore une fois les conséquences du divorce entamer avec l’UE, il faudrait à tout prix faire marche-arrière, ce que seul le peuple peut décider. Pour entraver un tel processus, il faut tout faire pour renverser Boris Johnson. Cela est simple et efficace… Mais…

pm

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/19/brexit-le-chaos-et-des-penuries-previsibles-au-royaume-uni-en-cas-de-no-deal_5500724_3234.html

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