Plus les jours passent, plus il est vraisemblable que nous nous acheminions vers un Brexit dur. La Commission Européenne prépare cette éventualité, d’autant plus que le gouvernement de Theresa May semble s’embourber de plus en plus dans le chaos. Il est assez déconcertant, que le Royaume Uni n’arrive pas à s’entendre sur des modalités qui seraient pour lui plus avantageuses, qu’il semble avoir un malin plaisir à se précipiter dans le malheur. Le coup de semonce de la maison traditionnelle qu’est Jaguar, un fleuron de l’industrie britannique, d’envisager de quitter la fière Albion, aurait dû émouvoir les dirigeants et les forcer à trouver un chemin compatible ayant pour but d’éviter le pire. L’idée de Madame May de créer une zone de libre-échange, montre à quel point elle patine actuellement. On se demande pourquoi créer quelque chose qui existe en grande partie déjà ? C’est une tentative qui ressemble vraiment à du bricolage, l’essai en dernière minute de sauver les meubles. Si j’étais un ressortissant britannique, travaillant par exemple à la City, je craindrais pour mon avenir. Les milieux financiers vont aller à la recherche de l’alternative qui leur servira le plus. Ils ne resteront pas rivés à Londres par sentimentalité. Et si la place financière vacille, il en sera de même pour le reste de l’économie. J’ai de la peine à comprendre la psychologie d’un gouvernement, voyant que tout va à la dérive, n’arrive pas à se donner un sérieux coup de collier. Et si il n’arrive pas à s’entendre de démissionner. Il serait peut-être bon de se poser la question, s’il ne vaut pas mieux remettre le Brexit aux voix ? Ce n’est pas une honte de faire fausse route. Bien plus, par crainte d’être désavoué, de rester camper sur des des décisions, qui à l’heure actuelle mèneraient le pays au désastre. Weiterlesen

À l’heure, où j’écris ce article, d’après les sondages, le oui semble l’emporter à 68 % en Irlande pour donner aux femmes le droit de se faire avorter. Elles n’auront dorénavant plus besoin de se rendre à l’étranger pour mettre un terme à une grossesse non désirée. Il faut s’imaginer qu’elles n’avaient même pas la possibilité de faire une IVG si elles avaient été violées ou que le fœtus montre des signes d’anormalité. Elles pourront se faire avorter pendant les 12 premières semaines, 24 en cas de maladie, si le parlement entérine l’avis du peuple, ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute. Il faut s’imaginer que les femmes devaient se rendre à l’étranger pour pratiquer une telle intervention. Une injustice sociale, étant donné que les pauvres étaient une fois de plus désavantagées. Je salue le verdict électoral qui met un terme à cette discrimination. Une défaite cuisante pour l’église catholique irlandaise, qui était évidemment opposée à l’IVG. Elle est de toute façon remise en question à cause des innombrables cas de pédophilie dans ses rangs. N’oublions pas que les 31 évêques irlandais ont été forcés de démissionner, parce qu’ils ont fermé les yeux. L’Église n’est plus dans ces conditions-là, considérée comme une instance morale. Cela a probablement amené beaucoup de personnes à voter oui. Weiterlesen

Par 93 voix contre 30 le parlement écossais rejette le brexit. Le Parti national écossais s’est allié aux Parti travailliste, les Libéraux-démocrates et les Verts pour arriver à ce score. C’est un repaire d’une grande importance pour Theresa May. Elle sait dorénavant que l’Écosse ne jouera pas le jeu. Même si elle est en mesure de mener le Brexit à son terme, elle devra compter sur la volonté d’une des quatre nations qui composent le Royaume Uni, qui dit ne pas vouloir la suivre. Cela pourrait mener à une sécession, ce qui ne peut pas être son but. Au référendum de 2014 le peuple écossais s’était prononcé à 55 % pour le maintien de leur nation, dans l’État britannique. Cela pourrait être remis en question. La question qui se posera est de savoir qui héritera des compétences actuellement détenues par l’UE, notamment dans les domaines de la pêche et de l’agriculture, sans oublier la question primordiale du l’or noir de la mer du Nord? Est-ce que Londres sera le seul maître à bord, une alternative qui ne sera en aucun cas du goût des Écossais. Il y aura en tous les cas conflit, car Madame May prétend que le gouvernement central récupérera toutes les prérogatives détenues jusqu’à présent par Bruxelles. Nicola Sturgeon, la première-ministre écossaise, ne se laissera pas mener par le bout du nez. Des experts en la matière prétendent que la question de l’indépendance pourrait être remise sur le tapis, si à Downing Street 10 on continue à être aussi têtu. Weiterlesen

À midi on croyait avoir trouvé un accord entre la Grande Bretagne et l’UE. C’était ce qui avait été dit. Un peu plus tard, après une conversation téléphonique avec Arlene Forster, la chef de file du parti DUP, dont Theresa May dépend à Westminster, cette dernière revint auprès de Jean-Claude Junker pour lui dire que rien n’était fait au sujet de l’Irlande et qu’il fallait continuer à négocier. Il s’agit de sauvegarder la libre circulation entre Dublin et Belfast, ce qui a été jusqu’à présent un gage de paix. Il serait fatal de remettre tout en question pour la raison que les Tories n’ont plus la majorité au parlement. Ce serait un manque complet de conscience historique que je ne peux pas accepter. Il serait bon que Theresa May démissionne au plus vite. Son attitude est inadmissible. Comment mettre en danger un accord qui a permis de terminer enfin une guerre impitoyable, qui a fait beaucoup de victimes ? Le Brexit s’avère d’être de plus en plus un désastre. Si le gouvernement anglais se soumet à la volonté du DUP, on court à une rupture des négociations qui ont lieu actuellement. Il n’y a aucune raison que l’UE cède. Rien ne se fera sans l’accord de Dublin. Je souhaite qu’on se tienne à cette déclaration. Et pourquoi vouloir négocier la suite dans de telles conditions ? Avec les Anglais on a toujours l’impression que ce soit nous les fautifs. Cette arrogance est pénible à supporter. Même si l’économie souhaite un divorce soft, il y a des limites qu’il n’est pas possible de dépasser. Weiterlesen

Bruno Le Maire a raison, l’évasion fiscale est un danger de taille pour la démocratie. Non seulement par le manque à gagner, mais tout particulièrement en ce qui concerne la philosophie d’un État qui place l’autodétermination des citoyens tout en haut de l’échelle des valeurs. Elle est remise en question dès l’instant, où la fraude ébranle les institutions. La liberté a son prix et implique que tous participent aux charges occasionnées par la solidarité. C’est sur ce principe que repose la démocratie, qui en principe ne devrait pas laisser dans le besoin des laissés pour compte. Tout argent qui disparaît dans le gouffre des « Paradise Papers » est perdu pour tous. Et ce qui est accablant, c’est que de telles transactions sont tout à fait légales, mais moralement plus que douteuses. Et ce qui est le plus affligeant, c’est de voir des serviteurs de l’État se laisser entraîner par la cupidité. Je suis le dernier à approuver que le fisc nous déplume, mais si nous voulons avoir des écoles, des routes ou un service social décent, nous ne pouvons pas tout simplement prendre la poudre d’escampette. Ceux qui fraudent ne devraient pas en profiter. Que faut-il faire pour lutter contre les paradis fiscaux ? Tant que chaque pays est libre de légiférer, personne ne peut les obliger à ne pas faire de cadeaux. Mais au sein de l’UE il serait plus qu’urgent qu’on mette un terme à ces pratiques. Weiterlesen

62,1% des votants ont donné, lors d’un référendum en Irlande, le feu vert au mariage homosexuel. Pour un pays à 84% catholique, c’est étonnant. Plus de 60% de l’électorat s’est rendu aux urnes, ce qui pour ce genre de consultation est très élevé. C’est dire le malaise qui règne envers l’Église. La pédophilie et les violences qui ont eu lieu en son sein, ont laissé des traces qui ne s’effaceront jamais. Elle a perdu son crédit auprès d’une majorité d’Irlandais. Le clergé a beau faire son mea culpa, rien n’inversera la vapeur. Lorsqu’on a la prétention de détenir les clefs de la moralité, on doit se comporter en conséquence. Il est clair que les prêtres ont milité contre cette initiative, mais ils ont échoué, ce que je trouve parfaitement justifié. Ce qui s’est passé sur cette île, balayée par les vents de l’océan, est un raz-de-marée. Un vent de liberté, loin des tabous et des règles erronées dictées par des pharisiens, qui ne voient en elles qu’un instrument pour exercer le pouvoir. L‘ Irlande s’est départie des liens qui la paralysaient. Le signe qu’on a affaire à un peuple aspirant à la liberté.

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