J’aurais envie de dire à Theresa May dégage  et de régler le 12 avril l’irrémédiable. Je trouve que la comédie que nous livre le Royaume-Uni prend des formes déshonorantes pour nous les Européens. Elle essaie de faire comprendre à Bruxelles, que pour les Anglais les élections européennes sont nauséabondes. Que c’est de la cloaque ! Fi la diplomatie, je mettrais à la porte de l’UE la Grande Bretagne la semaine prochaine, peu importe si le Brexit peut faire mal ou pas. Mais j’ai encore un cerveau qui essaie de me remettre à l’ordre en me disant que le peuple anglais a été trompé, mis dans une situation impossible par l’avidité de certains politiciens minables, qui espèrent encore aujourd’hui de faire du beurre sur leur dos ! Il me dit aussi, que sans un compromis, la démocratie en prendrait un sacré coup, apportant la démonstration qu’elle est dans l’incapacité complète de régler les problèmes, qu’elle n’est souvent que du bavardage. Mais aller proposer à Londres de mettre en place un Brexit à la carte, comme le suggère Donald Tusk, je le refuse personnellement. Vouloir étendre la date buttoir sur 12 mois en attendant que Westminster daigne se décider, est pour moi pas acceptable. J’ai l’impression que l’arrogance qu’affiche Madame May, qui a complètement échoué par son incapacité, est une provocation que nous ne devrions pas accepter. Je trouve qu’elle a dépassé de loin les limites de la décence. Weiterlesen

Le peuple irlandais a tranché. Les femmes peuvent d’après la loi se faire avorter. Mais cela n’est pas une simple procédure dans un pays profondément catholique. C’est une révolution qui ébranle les fondements mêmes de la croyance. Il est évidant que les affaires de pédophilie pratiquées par certains prélats, que la violence exercée sur des enfants, ont sûrement été une cause ayant amené bien des citoyens à tourner le dos à l’Église. Elle a perdu une grande partie de sa crédibilité et n’est plus considérée comme une instance morale, à laquelle on se réfère, Sans cette chute irrésistible je ne suis pas sur que le oui à l’avortement aurait pu passer. Ce thème est l’occasion pour moi, de revenir ce matin sur l’interruption volontaire de la grossesse. Je pense que pour toutes les femmes c’est un événement plus que douloureux, peu importe quelles relations on a avec l’éthique. Cela reste une des étape des plus astreignantes pour elles. Elles doivent assumer souvent seul l’avortement, les hommes s’étant « débinés», ne voulant pas être mêlés à de telles décisions. Bien que je sois un partisan du droit des femmes à le pratiquer, j’ai toujours un arrière-goût amer. On a beau retourner cette question dans tous les sens, il est évident que d’extraire l’embryon, quel que soit « son âge » est une atteinte à la vie. Il ne sert à rien de chercher des arguments essayant de réfuter ces faits. Weiterlesen

Il y a des voyages qui font plaisirs, d’autres pas. Il est à prévoir que Theresa May ne sera pas accueillie à bras-ouverts à Bruxelles. Il ne sera pas question de revenir sur l’accord qui a été signé entre elle et la Commission. Et ceci malgré l’avis d’une majorité des députés de Westminster qui ont voté contre cet arrangement. Il est question avant tout de l’Irlande, où il faut éviter tout, pour que ne se déclenche pas à nouveau une guerre entre le Nord et le reste de l’île. Grâce à l’UE les hostilités ont pu être arrêtées, car la Grande Bretagne et la République d’Irlande font jusqu’à présent partie du même club. Il en sera autrement, si rien ne se passe, à partir du 29 mars. Pour ne pas revenir aux hostilités, il est question dans le papier régissant un Brexit soft, de garder, jusqu’à une solution définitive, le territoire régit par Belfast de facto dans l’union douanière de l’UE. Cela a provoqué une levée de boucliers des Unionistes, qui déclarent que cela séparerait leur province du reste du Royaume Uni, qu’on déplacerait ainsi la frontière à l’Est. Même s’il est stipulé dans l’accord, que cela ne serait qu’une mesure provisoire, les durs et purs considèrent que cela reviendrait au même que de faire exploser l’unité de la nation et que cela serait une ingérence totale dans les affaires de la Grande Bretagne. Il est évident que la commission ne fera pas de cadeaux, comme l’ont évoqué Donald Tusk et Jean-Claude Juncker. Pourquoi revenir sur ce qui a été négocié avec peine ? Madame May recevra une fin de non-recevoir, car il ne peut pas être question, que ce soit celui qui veut le divorce, qui impose sa loi. C’est une arrogance british que de croire que les autres n’auront qu’à se soumettre. Il faut qu’elle se dise que tout cela débouchera dans une impasse. Ce qui se passe est complètement absurde. La locataire de la Downing Street sait parfaitement bien, que l’UE ne peut pas aller plus loin que cela a été le cas. Il est évident que Bruxelles se mettra du côté de Dublin, comme le laisse entrevoir la rencontre qui a eu lieu hier entre le chef du gouvernement irlandais et ses interlocuteurs européens. Weiterlesen

Plus les jours passent, plus il est vraisemblable que nous nous acheminions vers un Brexit dur. La Commission Européenne prépare cette éventualité, d’autant plus que le gouvernement de Theresa May semble s’embourber de plus en plus dans le chaos. Il est assez déconcertant, que le Royaume Uni n’arrive pas à s’entendre sur des modalités qui seraient pour lui plus avantageuses, qu’il semble avoir un malin plaisir à se précipiter dans le malheur. Le coup de semonce de la maison traditionnelle qu’est Jaguar, un fleuron de l’industrie britannique, d’envisager de quitter la fière Albion, aurait dû émouvoir les dirigeants et les forcer à trouver un chemin compatible ayant pour but d’éviter le pire. L’idée de Madame May de créer une zone de libre-échange, montre à quel point elle patine actuellement. On se demande pourquoi créer quelque chose qui existe en grande partie déjà ? C’est une tentative qui ressemble vraiment à du bricolage, l’essai en dernière minute de sauver les meubles. Si j’étais un ressortissant britannique, travaillant par exemple à la City, je craindrais pour mon avenir. Les milieux financiers vont aller à la recherche de l’alternative qui leur servira le plus. Ils ne resteront pas rivés à Londres par sentimentalité. Et si la place financière vacille, il en sera de même pour le reste de l’économie. J’ai de la peine à comprendre la psychologie d’un gouvernement, voyant que tout va à la dérive, n’arrive pas à se donner un sérieux coup de collier. Et si il n’arrive pas à s’entendre de démissionner. Il serait peut-être bon de se poser la question, s’il ne vaut pas mieux remettre le Brexit aux voix ? Ce n’est pas une honte de faire fausse route. Bien plus, par crainte d’être désavoué, de rester camper sur des des décisions, qui à l’heure actuelle mèneraient le pays au désastre. Weiterlesen

À l’heure, où j’écris ce article, d’après les sondages, le oui semble l’emporter à 68 % en Irlande pour donner aux femmes le droit de se faire avorter. Elles n’auront dorénavant plus besoin de se rendre à l’étranger pour mettre un terme à une grossesse non désirée. Il faut s’imaginer qu’elles n’avaient même pas la possibilité de faire une IVG si elles avaient été violées ou que le fœtus montre des signes d’anormalité. Elles pourront se faire avorter pendant les 12 premières semaines, 24 en cas de maladie, si le parlement entérine l’avis du peuple, ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute. Il faut s’imaginer que les femmes devaient se rendre à l’étranger pour pratiquer une telle intervention. Une injustice sociale, étant donné que les pauvres étaient une fois de plus désavantagées. Je salue le verdict électoral qui met un terme à cette discrimination. Une défaite cuisante pour l’église catholique irlandaise, qui était évidemment opposée à l’IVG. Elle est de toute façon remise en question à cause des innombrables cas de pédophilie dans ses rangs. N’oublions pas que les 31 évêques irlandais ont été forcés de démissionner, parce qu’ils ont fermé les yeux. L’Église n’est plus dans ces conditions-là, considérée comme une instance morale. Cela a probablement amené beaucoup de personnes à voter oui. Weiterlesen

Par 93 voix contre 30 le parlement écossais rejette le brexit. Le Parti national écossais s’est allié aux Parti travailliste, les Libéraux-démocrates et les Verts pour arriver à ce score. C’est un repaire d’une grande importance pour Theresa May. Elle sait dorénavant que l’Écosse ne jouera pas le jeu. Même si elle est en mesure de mener le Brexit à son terme, elle devra compter sur la volonté d’une des quatre nations qui composent le Royaume Uni, qui dit ne pas vouloir la suivre. Cela pourrait mener à une sécession, ce qui ne peut pas être son but. Au référendum de 2014 le peuple écossais s’était prononcé à 55 % pour le maintien de leur nation, dans l’État britannique. Cela pourrait être remis en question. La question qui se posera est de savoir qui héritera des compétences actuellement détenues par l’UE, notamment dans les domaines de la pêche et de l’agriculture, sans oublier la question primordiale du l’or noir de la mer du Nord? Est-ce que Londres sera le seul maître à bord, une alternative qui ne sera en aucun cas du goût des Écossais. Il y aura en tous les cas conflit, car Madame May prétend que le gouvernement central récupérera toutes les prérogatives détenues jusqu’à présent par Bruxelles. Nicola Sturgeon, la première-ministre écossaise, ne se laissera pas mener par le bout du nez. Des experts en la matière prétendent que la question de l’indépendance pourrait être remise sur le tapis, si à Downing Street 10 on continue à être aussi têtu. Weiterlesen

À midi on croyait avoir trouvé un accord entre la Grande Bretagne et l’UE. C’était ce qui avait été dit. Un peu plus tard, après une conversation téléphonique avec Arlene Forster, la chef de file du parti DUP, dont Theresa May dépend à Westminster, cette dernière revint auprès de Jean-Claude Junker pour lui dire que rien n’était fait au sujet de l’Irlande et qu’il fallait continuer à négocier. Il s’agit de sauvegarder la libre circulation entre Dublin et Belfast, ce qui a été jusqu’à présent un gage de paix. Il serait fatal de remettre tout en question pour la raison que les Tories n’ont plus la majorité au parlement. Ce serait un manque complet de conscience historique que je ne peux pas accepter. Il serait bon que Theresa May démissionne au plus vite. Son attitude est inadmissible. Comment mettre en danger un accord qui a permis de terminer enfin une guerre impitoyable, qui a fait beaucoup de victimes ? Le Brexit s’avère d’être de plus en plus un désastre. Si le gouvernement anglais se soumet à la volonté du DUP, on court à une rupture des négociations qui ont lieu actuellement. Il n’y a aucune raison que l’UE cède. Rien ne se fera sans l’accord de Dublin. Je souhaite qu’on se tienne à cette déclaration. Et pourquoi vouloir négocier la suite dans de telles conditions ? Avec les Anglais on a toujours l’impression que ce soit nous les fautifs. Cette arrogance est pénible à supporter. Même si l’économie souhaite un divorce soft, il y a des limites qu’il n’est pas possible de dépasser. Weiterlesen

Bruno Le Maire a raison, l’évasion fiscale est un danger de taille pour la démocratie. Non seulement par le manque à gagner, mais tout particulièrement en ce qui concerne la philosophie d’un État qui place l’autodétermination des citoyens tout en haut de l’échelle des valeurs. Elle est remise en question dès l’instant, où la fraude ébranle les institutions. La liberté a son prix et implique que tous participent aux charges occasionnées par la solidarité. C’est sur ce principe que repose la démocratie, qui en principe ne devrait pas laisser dans le besoin des laissés pour compte. Tout argent qui disparaît dans le gouffre des « Paradise Papers » est perdu pour tous. Et ce qui est accablant, c’est que de telles transactions sont tout à fait légales, mais moralement plus que douteuses. Et ce qui est le plus affligeant, c’est de voir des serviteurs de l’État se laisser entraîner par la cupidité. Je suis le dernier à approuver que le fisc nous déplume, mais si nous voulons avoir des écoles, des routes ou un service social décent, nous ne pouvons pas tout simplement prendre la poudre d’escampette. Ceux qui fraudent ne devraient pas en profiter. Que faut-il faire pour lutter contre les paradis fiscaux ? Tant que chaque pays est libre de légiférer, personne ne peut les obliger à ne pas faire de cadeaux. Mais au sein de l’UE il serait plus qu’urgent qu’on mette un terme à ces pratiques. Weiterlesen