Lorsqu’on observe les efforts des partis en dérives pour se redéfinir, il y a de quoi être songeur. Le PR se demande quelle route il doit suivre, celui du néolibéralisme ou d’un certain protectionnisme ? Doit-il satisfaire les euro-septiques ou au contraire jouer à fond la carte bruxelloise ? Tout cela ressemble à du clientélisme. Il s’agirait tout d’abord de défendre des valeurs, pour lesquelles on est prêt à se battre, car elles représentent les convictions d’une famille politique. Rien de tel ! On veut attirer l’électeur comme un ours avec du miel. C’est le contraire qui devrait se passer. Faire passer des idées et se battre pour elles. On a l’impression que les vaincus n’ont pas pris en compte le verdict des électeurs. Tous ces louvoiements sont la triste preuve du manque d’imagination. On pense encore dans des schémas traditionnels et pourtant il faudrait analyser ce qui se passe actuellement dans le monde… Plus que jamais ! Afin de remettre le bateau à flots, les dirigeants devront jeter les conventions par dessus bord. Lorsqu’il est question d’écrire un programme qui tient compte des technologies de pointe, de définir qu’elle serait la vie de chacun par rapport à elles, la plupart des partis sont plus ou moins désarçonnés. Ils parlent en grandes lignes de la révolution numérique, mais ont bien du mal à être vraiment concrets. Il est vrai que l’évolution est tellement rapide, qu’il est difficile de prendre le temps nécessaire de réfléchir au pourquoi. Et ce serait vraiment là qu’il faudrait commencer. Il serait opportun de faire de la philosophie avant d’entrer dans la logistique. Il ne s’agit pas de gérer l’acquis, mais de montrer assez de créativité afin d’anticiper l’avenir. Je pense qu’à la place du PR à droite ou du PS à gauche, je prendrais tous d’abord le temps d’organiser des colloques avec des penseurs venant du monde entier. Weiterlesen…

Un défilé du 14 juillet sans l’armée ! Pas d’airs martiaux ! Une ambiance populaire, bon enfant. Il est difficile de s’imaginer cela. Cela avait été la revendication d’Eva Joly en 2011, lorsqu’elle se présenta à la présidentielle. Je veux profiter de reprendre un article du « Nouvel Observateur » afin de me poser la question de l’identité nationale. Pourquoi serait-elle représentée uniquement pas les militaires ? Avons-nous besoin de ce décorum afin de savoir qui nous sommes ? Il faut croire que oui. L’histoire de la France ne peut-elle être représentée que par des faits d’armes ? Où sont passés les grands philosophes du siècle des lumières ? Les penseurs qui ont permis au pays d’être ce qu’il est aujourd’hui ? Je ne veux pas sous-estimer le rôle de l’armée dans le développement du pays. Si elle est un gage d’unité au-delà des clivages politiques, elle a une importance primordiale pour ce que je nommerais l’unité. Contrairement à ce qui se passe en Allemagne, où la Bundeswehr est plutôt la mal-aimée de la nation, il serait un sacrilège ici de remettre en question l’armée. Outre-Rhin elle a plutôt le relent d’un passé malheureux. Ceux qui sont en mesure de faire des liens historiques vous dirons, que la Wehrmacht a failli, lorsqu’elle s’est mise sous le joug d’Adolf Hitler lors d’une cérémonie qui a eu lieu à la garnison de Potsdam le 21 mars 1933. C’est là qu’elle a perdu à mes yeux son honneur. Son devoir aurait été de s’opposer à l’anéantissement de la démocratie. Elle a fait courbette devant le dictateur et a ainsi vendu son âme. Je cite cet exemple pour essayer de mieux définir le rôle politique que devrait avoir l’armée. Elle est en France sous le commandement direct du Président de la République et son rôle est de l’accepter, quelle que soit son action. Ceci tout au moins sur le papier. En République fédérale la démarche est une autre pour la Bundeswehr. Son rôle est de sauvegarder la démocratie et ceci indépendamment du gouvernement. Il est même stipulé que son rôle est de s’opposer à toutes formes de totalitarisme. Elle a ainsi un devoir d’ingérence dans les affaires de la nation. Weiterlesen…

La question qui se pose toujours dans un système démocratique, c’est de savoir si nous avons besoin de chefs ? Malheureusement nous ne sommes pas assez libres pour nous en passer. Cela revient à dire qu’il est nécessaire d’avoir un timonier à bord. Même dans un système de démocratie directe comme en Suisse. Est-ce un manque d’imagination de la part des citoyens ? Où trop de commodité ? Il est évident que la démocratie coûte de l’énergie et avant tout de l’imagination. Cette dernière fait cruellement défaut. Et c’est justement dans une société complètement sous le joug du matérialisme, qu’il faudrait réfléchir au pourquoi de certaines manières de vivre. Cela est flagrant lorsqu’il s’agit de la préservation de la nature, notre bien le plus précieux. Nous sommes prêts à la galvauder pour notre petit confort personnel. Où pour des raisons soi-disant économiques. Sans l’influence de certains dirigeants, la situation serait encore pire qu’elle est actuellement. Mais pour amadouer l’électorat, on passe souvent outre de ce que la raison dicterait. Comme nous sommes pas à même de penser à long terme, nous irons tout droit à la catastrophe. Pour revenir à Donald Trump, ce dernier rejette par opportunisme toutes mesures écologiques. L’avenir ? Peu importe ! Dans un tel cas on pourrait se passer facilement d’un bélier, mais le peuple ne le voit pas ainsi. Il a besoin de personnes qui pensent à sa place. Mais que faire lorsque le chef n’en a pas les moyens ? C’est là qu’intervient le totalitarisme. Toutes décisions erronées sont valables, tant que le guide suprême les dictent. C’est bien là quel le système dit démocratique montre ses failles. Tout élu n’aime pas être contesté. Et c’est ce qui devrait avoir lieu afin que le système soit efficace. La démocratie tourne à la farce et ce n’est plus qu’un étui sans contenu. La Turquie en est un bon exemple. Mais il est un fait, pour que le tout fonctionne : l’éducation et la culture devraient se trouver placées au premier plan. Il est évident que les personnes qui élisent des autocrates manquent totalement de vision. Elles ne voient pas que ces derniers feront tout pour limiter au maximum leurs libertés. Weiterlesen…

Qu’il en va de la démocratie aux prochaines élections présidentielles, semble être un fait inconnu pour la plupart des citoyens. Elle est plus que jamais en danger un peu partout en Europe et ceci malgré les débats soi-disant partisans. Les critiques fusent de toutes parts. On la considère comme étant enserrée dans le carcan étouffant du clientélisme et de la corruption. Je ne suis pas au point d’ignorer ses défauts, mais je pense que ses côtés positifs dépassent de loin les critiques. Lors des joutes électorales, la plupart des partis essayent de faire comprendre qu’ils œuvreront pour plus de transparence, mais de tels propos sont de la poudre aux yeux jetée afin de subjuguer les citoyens. Ils feraient mieux de plaidoyer en sa faveur en expliquant bien ce qu’elle a apporté : plus de 70 ans de paix en Europe occidentale. Un fait irréfutable dans l’histoire, démontrant bien les bienfaits que nous connaissons actuellement. La vague de fond populiste menace de remettre en question l’ordre établi au lendemain de la seconde guerre mondiale. En appliquant des coups de boutoirs à notre société, les adeptes « d’un ordre-nouveau » détruisent consciemment un édifice qui devrait à tout prix subsister. Ce qu’ils nomment le progrès est en soi un déni complet de nos idéaux. Le régime du type autoritaire qu’ils aimeraient mettre à sa place, étoufferait rapidement la démocratie. Cela se passe déjà en Hongrie et partiellement en Pologne. Les apprentis-sorciers oublient qu’ils jouissent du droit à la parole grâce à elle. Weiterlesen…

Plus rien ne semble empêcher Donald Trump d’être nommé candidat des Républicains à la présidence des USA. Et ceci malgré une attitude, le moins qu’on puisse le dire, est déplacée. Il a réussi à se faire passer pour Monsieur Propre. Il donne l’assurance qu’il pourra combatte efficacement le terrorisme et qu’il rétablira l’ordre dans les villes soumises à des tensions raciales. Zoro est arrivé ou bien ? Grâce à ses coups de gueule il donne une image de lui que le peuple salue de plus en plus. Un homme qui par ses actes les protégera. Il est significatif que même la jeunesse, qui devrait être de loin plus libérale, recherche celui ou celle qui montrera de la poigne. On veut se soumettre à un super-papa ou à une super-maman. Pas mal de jeunes se sont exprimés de la sorte lors des commémorations en l’honneur des victimes de Nice. Ils s’attendent du pouvoir, que celui fasse des miracles, comme si le terrorisme pouvait être éradiqué par quel gouvernement que ce soit. Les ados sont bien moins libres que nous l’avons été. Ils sont dans bien des cas à la recherche d’une structure autoritaire. Un autre phénomène allant dans ce sens sont les événements de Turquie. Ils ont pour ainsi dire renforcés leur président, lui permettant ainsi de mettre en marche une répression impitoyable envers tous ceux qui ne partagent pas son avis. Il est même question de réinstaurer la peine de mort. La foule qu’on pouvait voir dans les reportages à la télévision s’engageait pour plus d’État, peut-être même pour une dictature. Recep Erdoğan a très bien capté cette ambiance et a réussi à envoyer dans la rue des milliers de citoyens. Par leur présence ils ont pu enrayer la marche des chars d’assaut. Et ceci sans armes dans la grande majorité. Cela me laisse songeur quant à la faculté des jeunes électeurs de faire vivre la démocratie. Pourquoi ? Ils ont sûrement eu raison de s’opposer à une prise de pouvoir par la force. Mais allez à accorder encore plus de pouvoir à un seul homme, ne me semble pas être de mise. Weiterlesen…

Le putsch en Turquie a été déjoué. Recep Tayyip Erdogan en sort renforcé. Le premier ministre Binali Yildirim l’avait déjà annoncé au cours de la soirée du vendredi, peu avant minuit. L’idée du président de faire appel au peuple pour occuper les rues a été prometteuse et a démontré quel soutien populaire il a. Des citoyens étaient prêts de se sacrifier pour lui, ce qui lui confère une puissance considérable. Les démocraties occidentales ont condamné l’action d’une partie de l’armée et ont appelé au respect d’un scrutin populaire qui a conféré à AKP sa légitimité. C’était politiquement correct, mais cela n’empêchera pas pour autant une répression lourde de conséquences. Cela pourrait encore creuser plus un fossé existant entre les partisans d’Erdogan et les autres. Il est à craindre qu’il en profitera de régler des comptes à tous ceux qui ne le soutiennent pas. En premier plan les Kurdes seront dans le collimateur. De nouvelles lois pourraient étayer sa soif de pouvoir. Il n’y aurait qu’un pas à faire pour que l’absolutisme du président se renforce. Je n’irai pas encore aussi loin de parler de dictature, mais la tentation d’une prise de pouvoir encore plus restrictive ne peut pas être écartée. Le gouvernement peut compter au lendemain du putsch sur encore plus d’approbation. Il serait bon qu’Erdogan montre de la grandeur et essaie de rassembler au lieu de diviser. Mais si on en croit ce qu’il a dit, les officiers qui ont dirigé la rébellion doivent s’attendre au pire. Il ne fait aucun doute que l’héritage d’un État laïc sera remis en question, que les islamistes prendront de plus en plus d’ascendant. Weiterlesen…

Le parlement a voté la prolongation de trois mois, soit jusqu’au 26 mai 2016, de l’état d’urgence. Au point de vue de la répression du terrorisme j’approuve cette décision, mais j’ai plus de mal à l’avaler lorsqu’il est question des libertés individuelles. Le gouvernement ne pouvait pas faire autrement mais le danger persiste que cela devienne le quotidien. Cela serait fatal pour une démocratie qui se doit de respecter l’individu. Ne nous leurrons pas, les terroristes de Deach ont obtenu que nos droits démocratiques soient limités. L’intrusion légale dans nos activités quotidiennes est à ce titre une contrainte, que peu de citoyens éprouvent ainsi. C’est là qu’il y a du sable dans la mécanique. Cela reviendrait à dire que chacun d’entre-nous est prêt à se soumettre à ce régime ; plus encore a ne plus s’en apercevoir. Que l’on touche ainsi au fondement même de notre société, n’impressionne vraiment plus tout le monde. La liberté est une notion fondamentale qu’il s’agit de préserver. La seule valeur pour laquelle il indispensable de lutter ! Si nous le faisions pas, nous serions soumis à des autocrates de la trempe de Baschar al-Assad. La Hongrie de Viktor Órban montre où cela peut mener. De même la Pologne où le gouvernement populiste restreint les droits de la justice ou met la presse au pas. L’état d’urgence peut légaliser de telles mesures, ce qui met en déséquilibre tous les principes de la Révolution de 1789. Les droits de l’homme peuvent en être altérés, ce que j’ai un grand mal à avaler. Dans un tel contexte l’exceptionnel doit rester la règle. S’il devenait une normalité, ce serait la porte ouverte à d’autres excès, quel que soit le domaine concerné. Non, il serait fatal que cela se passe ainsi. Weiterlesen…

Nous voilà à nouveau tous réunis autour du sapin de Noël. Les regards sont sereins, l’ambiance un temps soit peu sentimentale. Les enfants attendent avec impatience de se précipiter sur les cadeaux. Et pour couronner le tout, on se remplit la panse. Mais serais-je ce soir dans l’ambiance de fêter sans arrières-pensées ce qui devrait être une commémoration de la paix ? Cette année 2015 ne nous a pas gâté en ce qui la concerne. Elle nous a plutôt inquiété. Pour ma part j’ai l’impression d’être assis sur une branche qu’on est en train de scier. Au lieu de m’enfuir, comme la raison devrait me le dicter, je ne bouge pas d’un pouce. Il me manque tout simplement l’énergie d’agir. Est-ce dû à l’âge ? À une certaine lassitude? Ou est-ce tout simplement l’expression du fatalisme ? L’amère impression de ne plus pouvoir changer les choses ? Un grand nombre de personnes se trouvent dans la même contrainte mentale. Comme paralysées, elles avalent sans réactions ce lot de catastrophes que la destinée leur a envoyé. C’est là que réside le plus grand danger. Si nous voulons éviter de sombrer dans le gouffre, il serait opportun de réagir. Prétendre que nous sommes impuissants, serait laisser place à tous les démagogues, qui n’ont qu’une chose en tête, nous imposer la force. Voulons-nous devenir esclaves d’un système totalitaire ? Parfois j’en doute. Tous ceux qui courent après des chimères, comme celles propagées par le FN, ont abdiqué intérieurement. Ils acceptent de laisser sur le carreau le bien le plus cher de l’humanité : la liberté ! Vouloir la galvauder est tout simplement criminel. Nous devons au contraire tout tenter afin qu’elle puisse survivre, malgré les attaques incessantes des apprentis-sorciers. Weiterlesen…