Et voilà la démission de Giuseppe Conte venant comme une cerise sur le gâteau. L’Italie est depuis hier après-midi sans gouvernement. « Matteo Salvini a rompu le contrat de gouvernement et a agi par intérêt personnel et politique, compromettant l’intérêt général. Quand une force politique [qui gouverne] fait ses choix uniquement par intérêt électoral, elle ne compromet pas que la noblesse de la politique, mais aussi les intérêts nationaux du pays entier. Sa décision pose un risque grave pour ce pays. » Ceci est le résultat lorsque des êtres alpha veulent à tout prix avoir la mainmise du pouvoir. C’est le Mouvements des cinq étoiles, qui sans nécessité absolue a accepté de faire coalition avec la Ligue, d’obédience fasciste, ce qui il y a une année et demi était tout à fait inacceptable. Le parti contestataire est devenu ainsi le porteur d’eau de Matteo Salvini, ce qui pour l’Italie était un danger de taille. Guiseppe Conte, un modéré, un sympathisant du M5S, a été nommé président du conseil. Il n’a pas été un décideur, plutôt une médiateur. Il montre enfin de la couleur en attaquant hier personnellement le ministre de l’intérieur. « Cher ministre de l’intérieur, je t’ai entendu demander les “pleins pouvoirs” et appeler [tes partisans] à descendre dans la rue pour te soutenir, cette attitude me préoccupe. Nous n’avons pas besoin des pleins pouvoirs, mais de dirigeants ayant le sens des institutions. » Il a continué ainsi : « Matteo Salvini expose notre pays à de graves risques dans le contexte d’une situation internationale qui n’est certainement pas favorable ». Il a aussi tancé le chef de la Ligue pour son « manque de respect des règles et des institutions » La réponse a été cinglante : « Si ce gouvernement s’interrompt, c’est à cause de ces messieurs qui disent toujours non et bloquent tout ». Weiterlesen

Et si tout ce qui se passe à Hong-Kong avait une autre origine ? S’il y avait une manipulation à l’échelle mondiale ? J’ai parlé à un ami qui m’a tout simplement posé la question, à qui pouvait profiter les émeutes? Cela m’a donné à réfléchir. Même si la maire est une marionnette au service de Pékin, nous nous trouvons pas à Hanoï. La situation sociale des habitants n’est pas comparable à celle de ceux de l’Empire du Milieu. Jusqu’à présent, tout au moins en surface, il y avait une certaine liberté. Cela me mène au premier scénario. Il est assez ringard et me rappelle ce qui s’est passé en Hongrie ou en Tchécoslovaquie en son temps. Les habitants de ces deux pays avaient le désir de s’émanciper de la mainmise des Soviets. Tout en ménageant tout d’abord le grand frère, ils ont fait pression pour obtenir un peu plus de liberté, ce qui a enclenché un mouvement irréversible. Au sein du gouvernement les réformateurs ont eu le vent en poupe et ont réussi à faire une OPA pour obtenir en fin de compte la majorité. Il y eut tout d’abord de l’euphorie, qui provoqua de grands changements. L’armée rouge resta dans les casernes, donnant l’impression que Moscou acceptait de lâcher du lest. Puis il eut le rebond des conservateurs locaux, qui demandèrent assistance au Kremlin. Le reste nous le connaissons, cela fut sanglant. Il se pourrait bien que Pékin ait manipulé les démocrates et les ait incités à la révolte, afin de pouvoir intervenir légalement. L’autre scénario pourrait être une mise-en-scène par la CIA, dans le but de provoquer la Chine et la forcer d’intervenir, ceci afin de prouver au monde que c’est une dictature implacable et qu’il faut lui appliquer, en plus de l’augmentation des taxes douanières, des sanctions semblables à celles mises en place pour la Russie. Une tentative de mettre à genoux Xi et le forcer à faire des concessions. Weiterlesen

Ce qui s’était passé après le débarquement en Normandie pendant 75 ans, une entente atlantique, se traduit aujourd’hui que par des dissensions. L’amitié entre l’Europe occidentale et les USA n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les dirigeants pourront répéter constamment que cela n’est pas le cas, la vérité est une autre. Donald Trump ,par son hostilité ouverte contre l’UE, a cassé pas mal de porcelaine. Ce qui reste est un amas de débris qu’il serait vain de vouloir recoller. Je ne peux pas m’imaginer que la rencontre entre lui et Emmanuel Macron, qui aura lieu dans quelques heures, puisse apporter grand-chose. Il est évident, même si un jour Donald Trump devait disparaître dans les oubliettes, les rapports ne seront plus jamais les mêmes, ceux d’un vassal qui doit une éternelle reconnaissance au grand frère qui l’a sauvé en quelque sorte. Il n’y aurait rien à redire, si l’UE était dans ce contexte en position de force. C’est de loin pas le cas, la raison pour laquelle le président des États-Unis lui assène un coup de bâton après l’autre. Tout d’abord en brandissant la menace de taxes douanières, puis son soutien immodéré à tous les casseurs de l’Europe, comme un Boris Johnson ou un Nigel Farage en Grande Bretagne, les durs des durs du Brexit. Sans oublier ses sympathies pour Madame Le Pen, Monsieur Salvini et autres. Dans ce cas bien précis il peut tendre la main à Vladimir Poutine. Trump n’a aucun complexe, comme ce qui est aussi le cas du maître du Kremlin, de s’immiscer dans les affaires internes d’autres pays, de démontrer quel mépris il porte à la démocratie. Non, nous ne devons pas jouer son jeu, avoir une attitude identique à celle d’un mouton menacé pas un loup. Nous devons lui faire face, même si cela devait être douloureux. Weiterlesen

Je suis vraiment en rage, lorsque je lis le manifeste que 1.400 artistes et écrivains ont signé pour soutenir le mouvement des Gilets Jaunes. D’abord ils ont mis un temps infini à se prononcer, puis ils n’ont fait aucune mention des débordements racistes et diffamatoires qui ont eu lieu. Bravo ! Si des intellectuels ne sont pas en mesure, tout en approuvant les grandes lignes des revendications, de ne pas émettre une seule critique à leur égard, ils ne sont pas à mes yeux crédibles. Pour plus de clarté voici quelques uns de leurs arguments. Voici le hors d’œuvre : Nous ne sommes pas dupes ! C‘est un mouvement que le pouvoir cherche à discréditer et réprime sévèrement alors que la violence la plus menaçante est économique et sociale „. Pour réclamer ensuite : Une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique ». Les acteurs du monde culturel ne parlent pas du grand dialogue, n’évoquent pas les efforts faits par le président pour essayer de trouver un rapprochement. Avec des mois de retard ils jettent de l’huile dans le feu. Ils montrent du doigt qu’un seul responsable à leurs yeux, Emmanuel Macron. Ils ne cherchent pas à différencier certains faits, qui pour ma part sont condamnables, comme les actions du bloc noir contre les personnes et les biens, comme la réaction parfois outrancière des forces de l’ordre. Au lieu d’essayer de faire descendre d’un cran l’atmosphère d’hostilité, de prôner le dialogue, ils sont d’un parti-pris déconcertant. « Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les “gilets jaunes”, décrits comme des antiécologistes, extrémistes, racistes, casseurs… la manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-parole du gouvernement voudraient bien nous y faire croire ». Weiterlesen

Ce soir Emmanuel Macron s’adressera aux Français pour leur dire quelles conclusions il a tiré du grand débat. Il devra être le plus concret possible, afin d’être crédible, de faire comprendre aux citoyens qu’il les a bien compris. Une démarche assez complexe. D’une part il doit montrer qu’il est à l’écoute du peuple, de l’autre que le président a encore de la poigne. Il ne peut pas faire une marche en arrière complète. Un exercice qui demande beaucoup de doigté. Il risque de remettre en question la constitution de la 5ème République, qui est axée avant tout sur l’autorité de l’Élysée. Après le mouvement des Gilets jaunes, on peut se poser la question, si le système actuel a encore sa raison d’être si l’autoritarisme est toujours la bonne solution? Je vais être franc en disant que je ne crois pas que le peuple soit déjà prêt de gérer les affaires du pays en gardant la tête froide. Les échauffourées qui continuent à secouer le pays ne vont pas dans le bon sens. C’est une constatation qui me fait mal, car je souhaiterais qu’il n’en soit pas ainsi. Comme je l’ai écrit à maintes reprises, je trouve regrettable que les Gilets jaunes n’aient pas été en mesure de se doter d’une structure politique qui soit crédible. Il est facile d’être contre, bien moins d’avoir un programme concret. Une fois de plus on mettra le Président au pilori. Les uns lui reprocheront de céder face au mouvement protestataire, les autres lui feront le grief d’avoir une fibre totalitaire. Quoiqu’il dise, il sera mis en doute. Pour ma part je souhaiterais qu’il soit net et qu’il ne se laisse pas intimider par la rue. Weiterlesen

Ni le bleu-blanc de Benny Gantz, ni le Likoud de Benjamin Nétanyahou ont pu se démarquer. Nous nous acheminons vers un match nul, qui ne pourra pas être gagné dans les prolongations, bien plus dans les négociations de coalition. Il est plus que probable que la politique menée jusqu’à présent soit prorogée. Depuis que les travaillistes se sont effondrés dans ce pays qui avait été social-démocrate, ils ne remporteraient pas plus 8 sièges, les droites tous crins peuvent crier victoire. Avec Benny Gantz, qui s’appuie avant tout sur le centre-droit, il ne faudra pas s’attendre à un revirement. Ce qui est inquiétant est le fait que le cléricalisme dut au fanatisme religieux prenne Israël de plus en plus en otage. L’intention d’annexer des territoires palestiniens part d’une politique revancharde prônant le nationalisme. Même si certains commentateurs envisagent qu’il puisse avoir de nouvelles initiatives de paix, je n’y crois pas. Si la paix est la domination par la force de l’adversaire, je ni souscrirais en aucune manière. Il est complètement erroné de croire que sans un accord juste avec les Palestiniens, il puisse y avoir pérennité de l’État Hébreux. Les politiciens israéliens ne sont-ils pas en train de signer son arrêt de mort ? Je trouve déconcertant que le peuple n’ait pas compris ce qui se passe vraiment. Il aurait été temps de changer diamétralement de politique, mais je pense que le colonialisme prendra de plus en plus d’emprise dans ce pays. Le rejet des partis prônant une paix équitable est dû à l’échec ces dernières années des négociations. Et dire que les Travaillistes avaient une fois la majorité, qu’ils détenaient les rennes du pouvoir. Israël connaît en ce moment un boom économique sans précédant. Weiterlesen

Lorsqu’on observe les efforts des partis en dérives pour se redéfinir, il y a de quoi être songeur. Le PR se demande quelle route il doit suivre, celui du néolibéralisme ou d’un certain protectionnisme ? Doit-il satisfaire les euro-septiques ou au contraire jouer à fond la carte bruxelloise ? Tout cela ressemble à du clientélisme. Il s’agirait tout d’abord de défendre des valeurs, pour lesquelles on est prêt à se battre, car elles représentent les convictions d’une famille politique. Rien de tel ! On veut attirer l’électeur comme un ours avec du miel. C’est le contraire qui devrait se passer. Faire passer des idées et se battre pour elles. On a l’impression que les vaincus n’ont pas pris en compte le verdict des électeurs. Tous ces louvoiements sont la triste preuve du manque d’imagination. On pense encore dans des schémas traditionnels et pourtant il faudrait analyser ce qui se passe actuellement dans le monde… Plus que jamais ! Afin de remettre le bateau à flots, les dirigeants devront jeter les conventions par dessus bord. Lorsqu’il est question d’écrire un programme qui tient compte des technologies de pointe, de définir qu’elle serait la vie de chacun par rapport à elles, la plupart des partis sont plus ou moins désarçonnés. Ils parlent en grandes lignes de la révolution numérique, mais ont bien du mal à être vraiment concrets. Il est vrai que l’évolution est tellement rapide, qu’il est difficile de prendre le temps nécessaire de réfléchir au pourquoi. Et ce serait vraiment là qu’il faudrait commencer. Il serait opportun de faire de la philosophie avant d’entrer dans la logistique. Il ne s’agit pas de gérer l’acquis, mais de montrer assez de créativité afin d’anticiper l’avenir. Je pense qu’à la place du PR à droite ou du PS à gauche, je prendrais tous d’abord le temps d’organiser des colloques avec des penseurs venant du monde entier. Weiterlesen

Un défilé du 14 juillet sans l’armée ! Pas d’airs martiaux ! Une ambiance populaire, bon enfant. Il est difficile de s’imaginer cela. Cela avait été la revendication d’Eva Joly en 2011, lorsqu’elle se présenta à la présidentielle. Je veux profiter de reprendre un article du « Nouvel Observateur » afin de me poser la question de l’identité nationale. Pourquoi serait-elle représentée uniquement pas les militaires ? Avons-nous besoin de ce décorum afin de savoir qui nous sommes ? Il faut croire que oui. L’histoire de la France ne peut-elle être représentée que par des faits d’armes ? Où sont passés les grands philosophes du siècle des lumières ? Les penseurs qui ont permis au pays d’être ce qu’il est aujourd’hui ? Je ne veux pas sous-estimer le rôle de l’armée dans le développement du pays. Si elle est un gage d’unité au-delà des clivages politiques, elle a une importance primordiale pour ce que je nommerais l’unité. Contrairement à ce qui se passe en Allemagne, où la Bundeswehr est plutôt la mal-aimée de la nation, il serait un sacrilège ici de remettre en question l’armée. Outre-Rhin elle a plutôt le relent d’un passé malheureux. Ceux qui sont en mesure de faire des liens historiques vous dirons, que la Wehrmacht a failli, lorsqu’elle s’est mise sous le joug d’Adolf Hitler lors d’une cérémonie qui a eu lieu à la garnison de Potsdam le 21 mars 1933. C’est là qu’elle a perdu à mes yeux son honneur. Son devoir aurait été de s’opposer à l’anéantissement de la démocratie. Elle a fait courbette devant le dictateur et a ainsi vendu son âme. Je cite cet exemple pour essayer de mieux définir le rôle politique que devrait avoir l’armée. Elle est en France sous le commandement direct du Président de la République et son rôle est de l’accepter, quelle que soit son action. Ceci tout au moins sur le papier. En République fédérale la démarche est une autre pour la Bundeswehr. Son rôle est de sauvegarder la démocratie et ceci indépendamment du gouvernement. Il est même stipulé que son rôle est de s’opposer à toutes formes de totalitarisme. Elle a ainsi un devoir d’ingérence dans les affaires de la nation. Weiterlesen