Que se passe-t-il chez une politicienne comme Theresa May ? Depuis quelques années elle va d’échec en échec en ce qui concerne le Brexit. Elle n’a pas été en mesure de convaincre les députés qu’ils feraient bien d’accepter l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles. Que de le refuser serait faire acte de suicide. Après le premier refus du parlement, elle aurait dû prendre son chapeau, ce qui aurait laissé un peu plus de temps aux députés de trouver d’autres solutions. Mais elle s’accroche au pouvoir, ce que certains considèrent comme une force de caractère, mais qui de mon avis est une marque d’orgueil et d’égoïsme sans bornes. Je suis le premier à être un partisan de la persévérance, mais pas celui de l’entêtement comme le pratique Madame May. Lorsque je vois ce qui se passe au Royaume-Uni, je me demande bien pourquoi le peuple reste aussi calme. Il devrait au contraire « remuer son cul » et descendre dans la rue. Le fait d’être cool comme il l’est, est pour moi la démonstration qu’il a abdiqué, qu’il se laisse aller au fatalisme. Désolé, je ne trouve pas pas cela un signe de souveraineté. Voyons ce qui se passera aujourd’hui après l’ultime votation à la chambre des communes, où les députés seront appelés à dire s’ils approuvent que leur pays quitte l’UE sans un accord ou s’ils s’en remettent enfin au peuple ? Il n ‘y a pas d’autre marche à suivre, car tout le monde est concerné directement. Weiterlesen

J’avais eu l’intention d’écrire mon article de la nuit sur la volte-face d’Abd al-Aziz Bouteflika, qui a dit renoncer « pour des raisons de santé » a un cinquième mandat, mais qui en même temps a repoussé l’élection présidentielle aux calendes grecques. Il a écrit dans une lettre vouloir mettre en route une réforme totale de l’État algérien. On se demande bien pourquoi il ne l’a pas fait au cours des vingt années de pouvoir. Cette initiative « spontanée » est pour lui une manière décente de tirer son chapeau du jeu. Je suis curieux de ce que dira la peuple, qui redescendra ces prochains jours dans la rue. Ceci sur l’Algérie. Mais une fois de plus c’est Madame May qui a retenu mon attention. Elle a obtenu cette nuit un soutien essentiel de la part de l’UE en ce qui concerne le backstop irlandais, l’obstacle majeur à un accord de sortie à l’amiable. Après une entrevue qu’elle a eue avec Jean-Claude Juncker à Strasbourg, elle veut donner l’impression aux parlementaires qu’elle n’entre pas les mains vides. Ce soir ce sera sa dernière tentative pour éviter que le Brexit tourne au désastre. Un divorce dur serait pour le Royaume Uni le saut dans l’inconnu. Un grand nombre de citoyens en subiraient directement les conséquences, que ce soit le chômage ou la réduction des aides sociales. « C’est cet accord ou le Brexit pourrait ne pas se produire du tout » a déclaré le président de la Commission européenne. Il va s’en dire que l’UE ne changera plus rien en ce qui concerne l’accord qui avait été négocié avec le gouvernement britannique. L’accord qui avait subi un échec désastreux. Peu après l’entrevue de Strasbourg, Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste a appelé les députés à voter non ce soir. Il ne sera pas le seul à le faire. Weiterlesen

Il y a des voyages qui font plaisirs, d’autres pas. Il est à prévoir que Theresa May ne sera pas accueillie à bras-ouverts à Bruxelles. Il ne sera pas question de revenir sur l’accord qui a été signé entre elle et la Commission. Et ceci malgré l’avis d’une majorité des députés de Westminster qui ont voté contre cet arrangement. Il est question avant tout de l’Irlande, où il faut éviter tout, pour que ne se déclenche pas à nouveau une guerre entre le Nord et le reste de l’île. Grâce à l’UE les hostilités ont pu être arrêtées, car la Grande Bretagne et la République d’Irlande font jusqu’à présent partie du même club. Il en sera autrement, si rien ne se passe, à partir du 29 mars. Pour ne pas revenir aux hostilités, il est question dans le papier régissant un Brexit soft, de garder, jusqu’à une solution définitive, le territoire régit par Belfast de facto dans l’union douanière de l’UE. Cela a provoqué une levée de boucliers des Unionistes, qui déclarent que cela séparerait leur province du reste du Royaume Uni, qu’on déplacerait ainsi la frontière à l’Est. Même s’il est stipulé dans l’accord, que cela ne serait qu’une mesure provisoire, les durs et purs considèrent que cela reviendrait au même que de faire exploser l’unité de la nation et que cela serait une ingérence totale dans les affaires de la Grande Bretagne. Il est évident que la commission ne fera pas de cadeaux, comme l’ont évoqué Donald Tusk et Jean-Claude Juncker. Pourquoi revenir sur ce qui a été négocié avec peine ? Madame May recevra une fin de non-recevoir, car il ne peut pas être question, que ce soit celui qui veut le divorce, qui impose sa loi. C’est une arrogance british que de croire que les autres n’auront qu’à se soumettre. Il faut qu’elle se dise que tout cela débouchera dans une impasse. Ce qui se passe est complètement absurde. La locataire de la Downing Street sait parfaitement bien, que l’UE ne peut pas aller plus loin que cela a été le cas. Il est évident que Bruxelles se mettra du côté de Dublin, comme le laisse entrevoir la rencontre qui a eu lieu hier entre le chef du gouvernement irlandais et ses interlocuteurs européens. Weiterlesen

Non, je m’oppose à toutes formes de renégociations entre les Grande-Bretagne et l’UE concernant le Brexit, car je considère que ce qui se passe actuellement tient du chantage. Toutes les concessions que pourraient faire Bruxelles, seraient constamment remises en question. Une situation inacceptable pour l’UE. Mais je sais aussi que s’il n’y avait pas d’accord, nous en subirons aussi les conséquences. La pomme de discorde autour de la frontière entre l’Irlande du Nord et celle de Dublin nous hante. Il faut éviter à tous prix, qu’il y ait à nouveau une guerre fratricide entre protestants et catholiques. Mais il y aura là aussi des limites qui ne pourront pas être dépassées, comme de tout accepter ce que Londres veut nous faire avaler. Si on veut éviter à tout prix que la frontière soit fermée, il faut la laisser ouverte. C’est si simple que cela, même si ma réponse a un relent d’ironie. Il est clair que cela sera une brèche en ce qui concerne la question de souveraineté. Qui pourra empêcher en UE de passer pas cette frontière verte, pour casser le blocus volontaire que le Brexit réclame ? D’après les nouvelles de ce matin, il n’y aura aucun pays en Europe qui serait prêt à rediscuter ce que stipule l’accord négocié avec Madame May. Dans ce cas-là il ne s’agit pas seulement de perdre la face, bien plus de se renier soi-même. Il en faut de l’arrogance de la part des députés de la Chambre basse, de croire qu’ils pourront mettre à genoux l’UE toute entière. C’est vraiment une attitude post-coloniale, qui aurait pu se passer comme au temps de l’Empire. Mais qu’est-ce l’Angleterre aujourd’hui ? L’ombre d’elle-même, un pays qui a vendu son âme aux spéculateurs de la City. Qui s’est fait graissé la patte par des financiers plus ou moins véreux. Le gouvernement a bradé l’industrie, à cracher sur les travailleurs au profit des courtiers, qui n’en ont rien à faire de tous ceux qui vivent de leur travail. Il ne s’agit que de profits, d’argent facile. Weiterlesen

La gauche part de plus en plus divisée pour les Européennes. Cela me fait réfléchir. Il serait trop simple de n’y voir qu’un problème d’hommes. Il y a des questions de fonds qu’il ne faudrait pas escamoter. Malgré les nuages sombres qui bouchent l’horizon, les privilégiés se sentent à l’abri et ceux qui vivent dans la précarité, ont abandonné tout espoir en la gauche. Ne font-ils plus confiance à personne, pour se sortir d’affaires ? Non, ce n’est pas le cas, mais ils s’accrochent à ceux qui en leur jettent plein la vue. Les chemises brunes qui jouent aux socialistes, qui leur font croire qu’ils sont des leurs ! Les nouvelles lois concernant le chômage et la retraite témoignent de cette tactique. Même si c’est un suicide programmé, ils n’hésitent pas à jouer à la roulette russe, à remettre en question tout ce qui ressemblerait à un peu de raison. Et dire que cette méthode est ancienne. Les SA, avant la prise de pouvoir du NSDAP, ont agi de même. « Nous sommes le peuple ! » Ce qui impressionne le plus les prolétaires, ce sont les actions coups de poings. Ce sont les néofascistes qui ont dénaturé par la violence le mouvement des Gilets jaunes et en ont fait le fer de lance du Mouvement national. Non, je ne vais pas par quatre chemins, mais force est de constater que c’est cela la réalité, non pas une gauche pacifique, qui a inscrit le mot paix sur ses bannières. Je constate que le fonds même de ce qui devrait la guider vers un monde meilleur, a été renié. Lorsque le dialogue est mis en veilleuse, la gauche perd des points. Ce qui est déconcertant, c’est que de moins en moins de gens ressentent le besoin de la recréer. Je ne sais pas quelle catastrophe doit avoir encore avoir lieu, afin que le peuple se repose des questions. Le tout me met mal-à-l’aise. J’ai l’impression que des Matteo Salvini, qui propagent la haine, l’exclusion et la violence. ont plus de succès que ceux qui prônent la pondération, l’amour du prochain, la proximité. peu importe l’origine et la culture de ses voisins et ses amis. Weiterlesen

Je veux essayer de prendre la désastreuse défaite qu’a subie Theresa May hier soir à la chambre basse de Westminster, pour évoquer ce que je ressens dans une telle situation. Moins politiquement, – j’ai écrit maints articles à ce sujet et il ne me viendrait rien de neuf en tête – que psychologiquement. Les députés ont rejeté par 432 contre 202 voix le projet d’un brexit à l’amiable. Ils n’ont pas tenu compte des perspectives inquiétantes dans lequel serait plongé le pays en cas d’un divorce dur. Ils n’ont pas pensé aux millions de citoyens qu’ils tiennent ainsi en otage. « Après moi le déluge… » Y-a-t-il eu un tel réflexe ? Même si pour ma part je suis contre toute forme de brexit et appellerais de mes vœux que le Royaume-Uni reste attaché à l’UE, force est de constater que dans l*intérêt des Anglais, une solution soft aurait été la moins mauvaise des options à l’heure actuelle. L’attitude des élus me fait franchement peur. Elle démontre à quel point les intérêts individuels jouent un rôle mineur dans cette partie de poker à la Russe. C’est comme s’il y avait eu une déconnexion entre les électeurs et ceux qui en principe devraient les représenter. Les uns et les autres peuvent apporter tout un lot d’arguments, ils jouent à mes yeux qu’un rôle mineur en ce qui concerne ce qui s’est passé. Un compromis aurait pu être possible, tout au moins pour un temps transitoire. Il n’en a rien été, car le comportement des politiques est régi plus par les tripes que par la matière grise. Il s’agit avant tout d’une question d’identité, comme cela se passe communément dans les couples en discordes, dans toutes relations amoureuses. Weiterlesen

Je viens de faire un rêve… Plus exactement un cauchemar. J’étais un travailleur de Liverpool, qui adore le foot et est fier du club, qui fait l’histoire de la ville. Fier aussi des joueurs, qui contrairement à moi, ne tirent pas constamment le diable par la queue pour boucler les fins de mois. Je suis employé dans une fabrique qui construit des jeeps. Les exportations jouent un rôle important dans son chiffre d’affaire. Une affaire moyenne, pour qui toutes fluctuations peuvent avoir des conséquences fatales. À quelques jours de la votation à Westminster concernant le Brexit, mes collègues et moi sont de plus en plus nerveux. Le 15 janvier se décidera notre avenir. Que faire si on nous mettait au chômage, ce qui risque d’arriver ? Comme mécanicien il y a belle lurette que je ne peux plus exercer mon métier. Le travail à la chaîne ne correspond pas à mes qualifications, mais que faire ? Mes collègues viennent en général de l’Est de l’Union européenne, des pays comme la Roumaine, la Bulgarie et j’en passe. Et même s’ils devaient revenir au bercail, cela ne voudrait en aucun cas dire qu’il y ait plus de travail. Lorsque il y a du sable dans le moteur, rien ne va plus et cela risque d’être le cas. Je ne suis pas tombé de la dernière pluie. J’ai bien vu comme nos fleurons de l’industrie ont été bradés. Que des multinationales allemandes aient pu reprendre Rolls-Royce ou la Mini, est pour moi le déni complet de notre génie industriel. De vouloir miser sur les brokers de la City, semble aujourd’hui bien compromis. Un grand nombre de banques sont déjà parties des bords de la Tamise, pour se retrouver à Francfort ou ailleurs. Weiterlesen

Un effet imprévu de l’action des Gilets jaunes, est que « La République en marche » devra changer de cap pour les élections européennes. Elle passera d’un programme plutôt libéral à une vision franchement plus proche des citoyens de l’UE. Il s’agira de bâtir enfin l’Europe sociale, sans laquelle de plus en plus de personnes tourneront le dos aux institutions de Bruxelles. Il devra être accepté que l’endettement annuel dépasse les 3 %, ce qui n’est pas seulement une révolution dans un verre d’eau, mais cela marquera enfin les priorités à prendre. C’est la seule marche à suivre, si on veut éviter l’implosion de tout le continent. Mais les Gilets jaunes ne sont pas la seule raison de ce revirement. Je pense que le Brexit y joue aussi un rôle de taille. Si en prend encore le temps d’analyser ce qui s’est passé au Royaume Uni, il faut bien faire amende-honorable. L’UE n’a pas réussi à donner confiance au peuple britannique, qui craignait alors de sombrer dans la précarité, car le gouvernement de sa Majesté avait pris l’option de jouer à fond la carte du libéralisme. Cela a amené le bradage de l’industrie. Nombre de grandes marques comme Rover ou Rolls-Royce ont été vendus à des trusts européen comme BMW ou Volkswagen. La Mini, le fleuron du génie anglais, est aujourd’hui une marque allemande. Bien des ouvriers ont perdu leur emploi. Londres a misé à fond sur la City, comme machine à sous. Les travailleurs on en eu pour le compte. En faisant le choix de l’argent facile, avec lequel on ne se salit pas les mains, il y a eu un réflexe de rejet de la part des citoyens, qui ont payé cher cette partie de roulette. Weiterlesen