Les Européennes pourraient avoir une importance sans précédent, car elles marqueront l’avenir de notre continent. Ce sera un choix de société, pas seulement l’élection de députés, qui jusqu’à aujourd’hui a été un exercice ennuyeux. Beaucoup d’entre-nous se demandaient qu’elle était le rôle du parlement européen, s’il avait quelque chose à dire. Mais depuis la valorisation de son pouvoir décisionnel, les gens commencent à remarquer, qu’il est important de ne plus ignorer ces élections, car elles peuvent vraiment être considérées comme vitales, dans bien des domaines. Cela amène des obligations qui ne sont pas simples à évaluer. Elles pourraient marquer les pays-membres de l’UE, jusque dans ses moindres recoins. L’avenir non seulement des États, mais aussi des communes pourrait en être influencé. Je ne sais pas si les citoyens sont préparés à une telle décision, qui devrait marquer éventuellement des décennies la politique. Cette fois-ci il faudra se décider entre l’avenir et le passé. Celui d’une démocratie revigorée et celui d’un fascisme figé, qui n’a pas évolué depuis la dernière guerre. Celui des têtes de béton qui veulent imposer par des décrets la manière de vivre des citoyens. Celle de la répression, de l’injustice, du racisme et j’en passe. Comme il est possible de le voir, si on se donne la peine d’analyser ce qui se passe, la vie des individus en serait complètement dépendante, si par malheur les fachos réussissaient à avoir une majorité. C’est la vie au quotidien qui dépendra de ce scrutin, le maintient des libertés ou l’asservissement. Il y a bien des choses qui ne fonctionnent pas dans notre société. Il faudrait se poser la question si un chamboulement total pouvait être dans notre intérêt ? Weiterlesen

Un effet imprévu de l’action des Gilets jaunes, est que « La République en marche » devra changer de cap pour les élections européennes. Elle passera d’un programme plutôt libéral à une vision franchement plus proche des citoyens de l’UE. Il s’agira de bâtir enfin l’Europe sociale, sans laquelle de plus en plus de personnes tourneront le dos aux institutions de Bruxelles. Il devra être accepté que l’endettement annuel dépasse les 3 %, ce qui n’est pas seulement une révolution dans un verre d’eau, mais cela marquera enfin les priorités à prendre. C’est la seule marche à suivre, si on veut éviter l’implosion de tout le continent. Mais les Gilets jaunes ne sont pas la seule raison de ce revirement. Je pense que le Brexit y joue aussi un rôle de taille. Si en prend encore le temps d’analyser ce qui s’est passé au Royaume Uni, il faut bien faire amende-honorable. L’UE n’a pas réussi à donner confiance au peuple britannique, qui craignait alors de sombrer dans la précarité, car le gouvernement de sa Majesté avait pris l’option de jouer à fond la carte du libéralisme. Cela a amené le bradage de l’industrie. Nombre de grandes marques comme Rover ou Rolls-Royce ont été vendus à des trusts européen comme BMW ou Volkswagen. La Mini, le fleuron du génie anglais, est aujourd’hui une marque allemande. Bien des ouvriers ont perdu leur emploi. Londres a misé à fond sur la City, comme machine à sous. Les travailleurs on en eu pour le compte. En faisant le choix de l’argent facile, avec lequel on ne se salit pas les mains, il y a eu un réflexe de rejet de la part des citoyens, qui ont payé cher cette partie de roulette. Weiterlesen

David Davis, le ministre du Brexit, a démissionné cette nuit de son poste. Ce rigide partisan du départ de la Grande-Bretagne de l’UE, ne pouvait plus supporter le désordre qui règne actuellement dans la cabinet. L’idée saugrenue de vouloir fonder une zone de libre-échange avec l’UE, où les Anglais auraient tous les avantages face à Bruxelles, est à la fois néfaste et non-réfléchi. En accordant à l’UE de nouveaux privilèges comme un droit d’établissement privilégié pour les ressortissants européens ou d’accorder le droit aux tribunaux de l’UE d’exercer une certaine influence dans le cadre juridique incluant le Royaume Uni. Dans un tel cas, il est permis de se poser la question pourquoi la fière Albion devrait dans le cadre de ces nouvelles dispositions quitter l’UE ? Pour empêcher les migrants de passer la frontière ? L’argument me paraît bien tenu. Dans le cadre d’un marché de libres-échanges soumis à des règles précises, certains secteurs de l’économie y laisseraient des plumes. Peut-être que Theresa May a dû tirer la sonnette d’alarme, lorsque la direction du fleuron de l’industrie automobile britannique a déclaré qu’en cas de Brexit dur, cette entreprise serait obligée de quitter la Grande-Bretagne. Je suis sûr que d’autres entreprises suivront, ce qui amènerait ce pays à la ruine. C’est vraiment mal parti, d’autant plus que nombre de sociétés financières envisagent aussi de quitter la City. Il ne fait aucun doute, que Madame May se fourvoie de plus en plus dans des ennuis. Il serait plus honnête qu’elle démissionne, car je ne vois plus, où il pourrait y avoir un consensus. Weiterlesen

Par 93 voix contre 30 le parlement écossais rejette le brexit. Le Parti national écossais s’est allié aux Parti travailliste, les Libéraux-démocrates et les Verts pour arriver à ce score. C’est un repaire d’une grande importance pour Theresa May. Elle sait dorénavant que l’Écosse ne jouera pas le jeu. Même si elle est en mesure de mener le Brexit à son terme, elle devra compter sur la volonté d’une des quatre nations qui composent le Royaume Uni, qui dit ne pas vouloir la suivre. Cela pourrait mener à une sécession, ce qui ne peut pas être son but. Au référendum de 2014 le peuple écossais s’était prononcé à 55 % pour le maintien de leur nation, dans l’État britannique. Cela pourrait être remis en question. La question qui se posera est de savoir qui héritera des compétences actuellement détenues par l’UE, notamment dans les domaines de la pêche et de l’agriculture, sans oublier la question primordiale du l’or noir de la mer du Nord? Est-ce que Londres sera le seul maître à bord, une alternative qui ne sera en aucun cas du goût des Écossais. Il y aura en tous les cas conflit, car Madame May prétend que le gouvernement central récupérera toutes les prérogatives détenues jusqu’à présent par Bruxelles. Nicola Sturgeon, la première-ministre écossaise, ne se laissera pas mener par le bout du nez. Des experts en la matière prétendent que la question de l’indépendance pourrait être remise sur le tapis, si à Downing Street 10 on continue à être aussi têtu. Weiterlesen

Le premier voyage d’une chancelière ou d’un président de la République est respectivement Paris ou Berlin. Angela Merkel n’a pas failli à cette tradition et s’est rendue hier au Palais de l’Élysée, où elle a rencontré Emmanuel Macron. Parallèlement le vice-chancelier et ministre des finances, Olaf Scholz, a comme bon voisin dit bonjour à son homologue français, Bruno Le Maire. Au palais il en allait plutôt du symbole, à Bercy des gros sous. Deux langages différents qui devront se rapprocher un jour, si on veut vraiment refaire démarrer l’Europe. Et c’est là qu’il y a eu dans la passé souvent des ratés. La participation du SPD au gouvernement allemand facilitera sans aucun doute les pourparlers entre les deux pays. Ce parti a démontré qu’il était favorable a une ouverture allant dans le sens d’Emmanuel Macron, mais il fera tout pour ne pas perturber l’assise budgétaire de la République Fédérale. Il est possible qu’Olaf Scholz, le président intérimaire de son parti, suivra en partie les préceptes que lui a laissé Wolfgang Schäuble. Le SPD ne veut pas qu’on lui reproche de dilapider les fonds publiques, un reproche qu’on lui a fait assez souvent dans le passé. Il serait dommage de se réintégrer aujourd’hui dans un état d’esprit, qui ne fait que freiner les bonnes intentions. La chancelière veut donner un coup de fouet à l’amitié franco-allemande et préconise de mettre au point un papier qui pourrait plaire aux deux partenaires. Weiterlesen

Je ne sais pas trop comment Teresa May se tirera d’affaires. Elle est la seule responsable de la panne que son parti a subi. Elle aura, ne nous en doutons pas, des conséquences graves pour le Royaume Uni. Entrer dans des négociations primordiales pour son pays dans de telles conditions et ceci dans moins de dix jours à Bruxelles, me paraît être un pari assez risqué. Vu sous cet aspect elle aurait dû démissionner. Ce résultat démontre que l’ombre du Brexit plane sur le Royaume-Uni comme une malédiction. Le peuple est profondément déchiré, sinon le parti travailliste, qu’on donnait pour moribond, n’aurait pas gagné 31 circonscriptions en plus. Jeremy Corbyn peut s’estimer heureux de ce bon résultat. Maintenant il se posera la question, comment contrecarrer la premier-ministre ? Son rôle sera de lui mettre les bâtons dans les roues, mais il devra être prudent. Des pourparlers avec l’UE dépendra l’avenir de la nation. En rompant complètement les ponts comme les ultras le souhaiteraient, un déclin serait programmé, tout au moins pour quelques décennies. Les citoyens ne devraient pas se faire d’illusions, en fin de compte ils paieront les pots cassés. L’UE ne fera pas de cadeaux ! Les élections de jeudi sont l’expression du malaise occasionné par le référendum du Brexit. Les politiciens, pour des raisons d’opportunisme, n’ont pas rempli leur rôle. Ils ont évité de dire au peuple, quelles seraient les conséquences d’un divorce avec l’Europe. La perte de la majorité absolue des Tories en est la conséquence. Weiterlesen

Emmanuel Macron s’est rendu aujourd’hui à Bruxelles au sommet de l’OTAN. Il a rencontré à l’occasion d’un déjeuner de travail Donald Trump. La rencontre a été bien plus chaleureuse que ce qu’on pouvait attendre. Une longue poignée de mains, où le président américain a félicité son hôte pour son élection. « Vous avez mené une campagne incroyable et remporté une formidable victoire. (…) Le monde entier en a parlé. » Les deux hommes ont abordé tous les problèmes actuels. D’après les dires des observateurs le courant est bien passé entre eux malgré leurs différences. Si cela pouvait continuer, il serait peut-être possible de désamorcer bien des bombes à retardement entre l’Europe et les États-Unis. La rencontre avec les autres chefs d’États a démontré que rien n’était gagné. Donald Trump les a sermonné en réitérant l’exigence qu’ils augmentent sensiblement les dépenses pour la défense, ce qui avait déjà été accepté en principe. Il a aussi obtenu satisfaction en ce qui concerne l’engagement de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme, contre Daesh. Les commentateurs allemands ont relevé l’agressivité du président américain. Il était question d’une humiliation. Un reporteur a dit : « Il y a gagné deux à zéro ! », et ceci d’une manière cavalière. Un contraste avec la rencontre à l’ambassade américaine entre Macron et Trump. Peut-on l’expliquer ? Je pense que dans la psychologie du magnat de l’immobilier l’esprit d’initiative et le courage d’entreprendre qui a marqué l’ascension fulgurante de son interlocuteur, l’a visiblement impressionné. Je crois qu’il a été sincère. Mais ce mouvement de sympathie ne doit pas cacher les enjeux, les différents. Weiterlesen

Marine Le Pen s’est attirée les foudres de l’UE. On lui réclame le remboursement de 300 000 Euros qu’elle a dépensé entre 2010 et 2016 pour payer son assistante parlementaire Catherine Griset. Le hic dans tout cela, c’est que cette dame a travaillé presque exclusivement que pour le FN, non pour les activités parlementaires de sa cheffe. Une fois de plus une figure de proue de la politique française est touchée par des combines plus ou moins illégales. Ce qui personnellement me surprend le plus, c’est qu’un des fossoyeurs de l’UE se permet de manger à son râtelier et ceci sans état d’âme. Cet exemple démontre qu’il s’agit, dans l’optique de ces gens là, de bien séparer une idéologie moralisante des intérêts personnels. Pour celle qui ne manque pas une occasion de salir l’Union, une attitude pour le moins qu’on puisse dire équivoque. Mais il est clair que ses partisans trouveront un tas d’arguments pour disculper Marine Le Pen. Ils diront probablement qu’elle est la victime d’un acte de vengeance de la part de Bruxelles. Ce qui me cause le plus de hargne, c’est le fait de savoir qu’avec mes impôts je finance un parti qui par son programme prêche l’exclusion et qui par son attitude anti-européenne risque de plonger la France dans un désastre. Je suis d’avis qu’elle soit obligée de rembourser cet argent et ceci sans invoquer quelle raison bancale que ce soit. Cette femme, qui se veut être l’égérie d’un ordre nouveau, renvoie aux calendes grecques ses principes moraux, lorsqu’il s’agit de son porte-monnaie. D’accord, tant qu’un tribunal n’aura pas tranché, elle jouit comme nous tous de le présomption d’innocence. Mais elle n’est pas une citoyenne comme tout le monde. Elle se doit d’être irréprochable si elle veut devenir présidente de la République. On peut discuter si l’être humain est capable de l’être ou non, mais c’est cela qu’attend le peuple d’un chef d’État. J’espère que cette affaire remuera les esprits tout autant que le Penelopgate. Il s’agit d’une affaire tout aussi sulfureuse que celle du candidat de la droite dite démocratique ou tout au moins on s’en approche. Weiterlesen