Lorsque Marine Le Pen clame au pied du Mont Saint-Michel qu’elle se sent proche des valeurs chrétiennes, elle fait du clientélisme par rapport à Dieu. Comment une femme qui lance des paroles vengeresses contre l’islam, les étrangers et tous ceux qui ne sont pas à ses yeux des Français méritants, pourrait-elle se référer à l’Évangile ? La foi se mesure tout d’abord aux actes. Lorsque une formation comme le FN met en quarantaine des personnes, ceci par rapport à leur couleur de peau ou leur croyance, sa présidente devrait se dire qu’il y a incompatibilité avec ses paroles. A-t-elle oublié que les grands penseurs du christianisme comme Saint-Augustin, Blaise Pascal et j’en passe, voyaient la charité et l’empathie comme les pierres de voûtes de la chrétienté ? Il n’y a qu’à lire sur Facebook les insanités et les méchancetés de ses partisans pour comprendre que tout son discours ne correspond en aucune manière à la parole du Christ. Ses agitateurs n’agissent pas autrement que certains imams vengeurs, qui ne veulent que l’anéantissement de tout ce qui leur est étranger. Il est déconcertant que les méthodes soient toujours les mêmes. Il est question que de répression, pas de rapprochement. Marine Le Pen n’appelle pas ses troupes à la violence, mais en fin de compte c’est ce qui se passera si nous ne sommes pas vigilants. En parlant de l’héritage culturel de la France, elle oublie souvent, que la Charte des droits de l’homme en fait partie et que la tolérance est un trait de caractère qui ne peut pas être ignoré. Elle manipule l’histoire à sa guise. Elle est du reste pas la seule à le faire. Je trouve désolant que le seul moyen d’attirer la foule est de taper du sucre sur tous ceux qu’on considère comme étant inférieur. Probablement c’est le seul moyen de se faire écouter. Weiterlesen…

Devons-nous enterrer l’Europe aujourd’hui ? Non, trois fois non ! Quel que soit le résultat du brexit, nous devons plus que jamais croire en nous. Toute sorte de défaitisme serait négatif. Je sais, la situation est plus que tendue, mais il serait vain de se rendre responsable si le scrutin était négatif pour nous tous. Tout a été fait pour convaincre les anglais à rester au sein de l’UE. Il ne fait aucun doute que le populisme a pour beaucoup de citoyens un grand attrait. C’est de cela qu’il s’agit outre-manche. Le projet soutenu par un Boris Johnson, l’ancien maire de Londres, a des relents de racisme, d’exclusion. Il s’en défend évidemment, mais ses alliés n’ont pas peur d’utiliser des arguments diffamatoires pour imposer leurs vues. Jo Cox avait mis en garde les électeurs du Yorkshire dans un dernier article de ne pas mélanger le maintien de son pays en UE avec une politique migratoire. Elle trouvait déplorable que de tels arguments soient mis en avant. Non sans raison elle a croqué une esquisse, de ce qui pourrait se passer économiquement et socialement en cas de victoire des nationalistes! Ce serait une catastrophe pour bien des ménages. Une position réaliste de sa part avant son assassinat. Mais lorsque les émotions sont en jeu, ceux qui se trouvent camper sur une branche, n’hésitent pas à la scier, malgré les dangers qui les attendent à ras-le-sol. Je crains fort que l’aveuglement soit au rendez-vous aujourd’hui. La Grande Bretagne n’est plus la grande puissance planétaire qu’elle avait été dans le passé. Comme l’Autriche, elle est passée au statut d’une nation moyenne. Il est bien éloigné le temps du colonialisme où il suffisait de claquer des doigts pour être servi. Le panache d’antan n’est plus qu’un vague souvenir. Même si la monarchie essaie de garder un certain lustre, cela ne repose plus sur des réalités. Ces dernières sont assez modestes. Weiterlesen…

Malgré une certaine hésitation, la classe politique anglaise semble être dans sa majorité pour le maintien de Grande-Bretagne dans l’UE. Cela ne veut pas dire grand chose, car ce vote sera dicté par des émotions et la nostalgie d’un temps révolu. Celui où le pays avait l’impression de dominer le monde. Comme le démontre l’Autriche, les relents du passé existent toujours. Dans ce cas-là c’était la monarchie dominatrice des Habsbourg qui régnait sur une bonne partie de l’Europe. Passer d’une grande puissance à une république alpine, cela n’est pas du goût de tout le monde. La poussée de l’extrême-droite résulte aussi de ce malaise. Que cela soit le brexit ou la montée vertigineuse du FPÖ, les électeurs voudraient revenir en arrière. Une tendance dangereuse qui risque de mener l’UE à son déchirement. C’est-là où le pragmatisme est défaillant. Le peuple agit viscéralement au lieu de se poser des questions réalistes sur son état des lieux. C’est la raison pour laquelle il est permis de craindre, que les anglais se déclarent dans leur ensemble pour un départ dans l’inconnu. Les syndicats ont beau dire que dans un tel cas de figure bon nombre d’emplois passeraient à la trappe, il n’est pas dit que cela suffise pour convaincre les récalcitrants à changer d’attitude. L’esprit de clocher est souvent plus fort que la logique. L’idée idyllique qu’il soit aujourd’hui possible de vivre enfermé dans un espace hyper-nationaliste est une illusion. Mais malgré ce constat, les européens se dirigent malheureusement dans une telle direction. Comment l’expliquer psychologiquement ? Lorsqu’il y a un mal-être, il est plus facile de chercher les responsables à l’extérieur au lieu de se remettre en question. Cet état est particulièrement visible au Royaume-Uni qui a galvaudé au cours des années une grande partie de son industrie, et ceci pour se soumettre à la merci de la City. Weiterlesen…