« Les médias ont une grande responsabilité quant aux vies et à la sécurité dans notre pays. Les “fake news” ont contribué à la colère et à la rage qui se sont développées durant de nombreuses années. La couverture des informations doit commencer à être équitable, nuancée et non partisane, sinon ces terribles problèmes ne feront que s’aggraver ! » C’est-ce que vient de dire Donald Trump après les drames de El Paso au Texas et de Dayton dans l’Ohio qui ont fait 32 morts. Tout en condamnant le racisme et le suprématisme blanc, il cherche comme d’habitude un bouc émissaire. Il a ignoré que c’est lui qui attise constamment la braise. Par ses propos belliqueux, en particulier contre des gens de douleur, il a contribué à la mauvaise ambiance qui règne actuellement aux États-Unis. Si il y a un individu qui n’est guère nuancé, c’est bien lui. Son programme électoral se base sur l’exclusion. C’est la raison pour laquelle je considère son discours comme étant avant tout de la rhétorique ayant pour but qu’il ne soit pas pris dans la foudre de la critique de ses adversaires politiques. Il ne fait aucun doute, qu’il peut marquer ainsi des points chez ses partisans. Casser du sucre sur le dos des médias est un moyen efficace chez les conservateurs pour détourner l’attention du peuple, qui implique tous les maux au journalisme. Les gens oublient que la presse ne peut que partir de faits concrets. Donald Trump lui livre quotidiennement la munition. Dans ce cas-là il n’est pas erroné de parler de l’arroseur arrosé. « Quelque chose de bon, sinon de GRAND, doit résulter de ces deux événements tragiques », a-t-il poursuivi. « Nous ne pouvons pas laisser ceux qui sont morts à El Paso, au Texas, et à Dayton, dans l’Ohio, mourir en vain. De même pour ceux qui ont été sérieusement blessés. Nous ne pourrons jamais les oublier, ainsi que les nombreux autres avant eux. » Weiterlesen

Lorsque Donald Trump lance des diatribes contre des gens de couleur, il le fait par opportunisme politique. Une méthode que les nazis avaient bien rodé en pratiquant l’antisémitisme. Les électeurs qu’il veut atteindre sont des blancs modestes, ayant peur de perdre leurs prérogatives, celles de leurs ancêtres venant de l’Europe pour tenter leur chance en Amérique. Ceux qui avaient l’espoir d’y faire fortune et qui n’y sont pas arrivés. Souvent des êtres frustrés, vivant à deux pas de la déchéance économique, comme bien des ouvriers de l’industrie automobile à Détroit et dans la région des grands lacs, qui craignent à tous moments que les entreprises dans lesquels ils travaillent puissent péricliter. Il est relativement facile de leur faire croire, que l’immigration des hispaniques ou des noirs leur cause du tort. Des migrants qui sont prêts à travailler pour un salaire de misère. Les méthodes sont toujours les mêmes, celle d’attiser la haine comme l’a fait Joseph Goebbels. Celle de faire comprendre au petit peuple qu’une ethnie leur vole le pain dont ils ont droit. Assaillent leurs femmes… Le plus fidèle collaborateur d’Adolf Hitler a utilisé tout le répertoire de la provocation pour arriver à ses fins. Donald Trump n’a pas de scrupules d’utiliser de telles méthodes, ce qui est d’autant plus étonnant qu’une de ses filles a épousé un Juif orthodoxe et qu’elle s’est convertie au judaïsme. Weiterlesen

Angoisse chez beaucoup d’étrangers, notamment chez les sans-papiers aux États-Unis. À l’instar de la Gestapo, il y a des descentes de police qui ont pour but leur déportation. Même s’ils vivent déjà depuis des années aux USA, ils peuvent être renvoyés séance-tenante. Mais où ? Souvent les liens avec leurs nations d’origines ont été rompus. Ils sont des traqués, des personnes ayant perdu leur identité d’origine, ayant adopté celle du pays, qui refuse de les accueillir. J’essaie de me mettre à leur place, à réfléchir au marasme dans lequel ils se trouvent. Donald Trump dit vouloir combattre la criminalité en combattant « l’immigration clandestine », mais en fait il s’agit avant tout de racisme, la plupart des personnes concernées étant de couleur. Il sait que de telles mesures sont du goût de certains citoyens, qui aimeraient pratiquer le lynchage, si la loi leur permettait, des négriers dans l’âme, des personnes frustrées, croyant que leur médiocrité est due aux étrangers qui leur raflent les moyens de vivre décemment, disent-ils. Ce genre de réactions caractérisent l’attitude des électeurs de Trump, celle d’une Amérique revancharde, qui se targue avoir des droits particuliers parce qu’elle est de race blanche. Le président récoltera des applaudissements de sa part. Je suis offusqué par de telles réactions, mais elles sont malheureusement « humaines ». Je suis persuadé que si de telles mesures étaient pratiquées en Europe, elles rencontreraient l’aval de bien des citoyens. Nous nous trouvons à nouveau dans une époque, où la chasse aux sorcières est à nouveau de mise. Weiterlesen

J’essaie de me mettre dans la peau d’un migrant bloqué dans un camp insalubre sur l’île de Lesbos. Il n’est pas étonnant que certains d’entre-eux sont fous de désespoir, ne sachant pas ce qui adviendra d’eux. Une situation sans issues, tout au moins pour l’instant. Ceux qui ont fui l’horreur se trouvent bloqués. Certes ils ont pu sauver leur peau, mais est-ce le cas pour leur âme ? Pourrons-t-ils retrouver un équilibre, si leur situation venait à s’améliorer ? J’ai des doutes. Dans ce contexte il est permis de se poser la question si une vie dans de telles conditions vaut la peine d’être vécue ? Ils sont entraînés dans un engrenage qui peu à peu les dévore. Peut-être se demandent-ils, s’il n’aurait pas été mieux de se noyer dans les flots de la Méditerranée ? Non, ce n’est pas du cynisme de ma part, mais une constatation provoquée par ce qui se passe réellement. Le fait que les agissements discriminatoires d’un Matteo Salvini ne provoquent par une levée de boucliers général, est pour moi plus que bouleversant. Plus de 1000 migrants sont morts depuis qu’il a pris la décision de fermer les ports de son pays à tous réfugiés, de condamner tous ceux à qui viendrait l’idée de les sauver de la noyade. Les migrants sentent bien qu’ils sont rejetés de toutes parts. Personne ne veut d’eux, même s’ils déclarent le contraire. Des êtres en errance qui propagent la peur, même s’ils sont trop faibles pour se révolter. Ils sont considérés comme des sauterelles, qui ont l’intention de tout dévorer sur leur passage, de faire de l’Europe une terre brûlée. Et que fait-on dans ce cas-là ? On les élimine en giclant de l’insecticide afin qu’ils meurent empoisonnés. Ce qui se déroule pour les insectes risque de se passer pour les hommes. Nous sommes à deux pas du génocide, c’est l’horrible réalité ! Weiterlesen

Et voilà à nouveau de la provoque ! Cette fois-ci c’est une affiche de l’AfD, le parti de l’extrême-droite allemande, qui fait la une. Elle montre un tableau du peintre Jean-Léon Gérôme peint en 1866 montrant des barbus affublés de turbans examinant une esclave blanche : « Les Européens votent pour l’AfD » et « pour que l’Europe ne devienne pas l’Eurabe’ ». Ce tableau est basé au Clark Art Institute au Massachusetts. Olivier Meslay, son directeur a déclaré : « Nous condamnons fermement l’utilisation de ce tableau pour appuyer le positionnement politique de l’AfD et nous leur avons écrit pour leur demander d’arrêter ». Le tableau étant du domaine public, il a ajouté : « iI n’y a pas de droit d’auteur ou d’autorisation nous permettant d’exercer un contrôle sur la façon dont il est utilisé, autrement qu’en appelant l’AfD Berlin à faire preuve de correction ». Il ne fait aucun doute que la centrale du parti n’écoutera pas ce conseil. Je suis aussi peu sûr que les Allemands dans leur ensemble suivront l’avis de la CDU, qui dit par l’entremise de Serap Guler:« Non, les vrais Européens n’élisent pas des racistes. Les vrais Européens ne défendent pas l’Europe avec la peur et la haine ». Weiterlesen

Depuis la mi-mars les tziganes de la région parisienne sont les victimes d’attaques injustifiées comme cela a toujours été le cas depuis la nuit des temps. Il leur est reproché le rapt d’enfants, une légende qui leur colle à la peau. Ceci pour les tuer et prélever des organes. La préfecture de police de Paris s’est empressée de dire, que ces accusations étaient complètement infondées. Il en est de même chez les Juifs. Ce genre d’injures est typique d’une époque, où les gens ne se sentent pas en sécurité, où toutes les assises semblent s’évaporer. Il faut des boucs émissaires afin de pouvoir montrer le mal du bout du doigt. Le soit-disant enlèvement des enfants fait partie de la panoplie discriminatoire qu’est le racisme. Les tziganes ont toujours été traqués. Ce n’est pas par amour du voyage, qu’ils ne sont pas sédentaires. Il faut prendre sous la loupe ce qui se passe encore aujourd’hui dans les pays de l’Est européen, d’où beaucoup d’entre-eux sont originaires. Ils sont chassés d’un endroit à l’autre, jugés indésirables par ce qu’ils ne sont pas comme les autres. On en a fait des traqués à qui les biens-pensants remettent en question leur droit de vivre. Comme pour les Juifs et les homosexuels, les nazis ont essayé de les exterminer à tout jamais. Des centaines de milliers d’entre-eux ont été exécutés, gazés à Auschwitz ou ailleurs. Et dire qu’actuellement le calvaire de ces malheureux est à nouveau d’actualité. C’est la preuve que nous nous trouvons en pleine régression en ce qui concerne l’esprit et l’intégrité intellectuelle. Weiterlesen

Après avoir ramené du Pays de Gex, mon beau-frère à Genève, nous avons écouté sur France-Infos, ma femme et moi, le discours qu’a prononcé Emmanuel Macron au cours du dîner traditionnel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Nous avons tout d’abord été impressionnés de quelle manière il a abordé un sujet qui par sa nature était des plus délicats. Tout en citant les grandes personnalités juives qui ont marqué l’histoire du pays, il n’est pas tombé dans l’écueil d’un sentimentalisme de mauvais aloi. Il a parlé des victimes de l’holocauste, puis des victimes actuelles de l’antisémitisme, sans omettre les injures et les cimetières tagués. Il a reconnu l’échec de la France et aussi de l’Europe, n’ayant pas trouvé la méthode juste pour endiguer la peste qu’est l’exclusion. Il n’est pas facile de reconnaître qu’on est impuissant face à une recrudescence de la haine. Le président de la République a voulu se démarquer des ses prédécesseurs en disant que l’indignation et la honte ne suffisaient plus, mais qu’il fallait agir au plus vite et d’une manière forte. L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme“ a t-il déclaré. Sans vouloir en faire un texte de loi, il sera du devoir des tribunaux d’en faire la part des choses. Comme je l’ai écrit à maintes reprises, le fait de critiquer la politique de l’État d’Israël ne doit en aucun cas être condamnable. Comme vous le savez je le fais souvent et ne veut pas être taxé d’antisémitisme. Je pense qu’il sera très ardu d’émettre de bons jugements. Tant qu’il n’est pas question de remettre en cause la survie de l’État juif, je serais d’avis que les critiques politiques ne tombent pas sur le couvert du racisme. Weiterlesen

Ralph Northam, le gouverneur démocrate de Virginie, a un passé qui l’a prit de plein fouet hier. Une photo a été publiée le montrant déguisé comme membre du Ku Klux Klan ou une autre comme « blackface », c’est lorsque les blancs se passaient du cirage sur le visage, pour « se caricaturer » en noirs. Aujourd’hui une attitude considérée comme étant discriminatoire, raciste. « Un site internet a publié une photo de moi dans mon album d’école de médecine en 1984 dans un déguisement qui est à l’évidence raciste et insultant ». Des membres influents de son parti, les démocrates, réclament sa démission, ainsi que le Président Trump, pour qui cet incident est une aubaine. A-t-il oublié que son père avait aussi défilé avec le Ku Klux Klan ? Mais Ralph Northam ne voit pas la raison de prendre son chapeau pour une erreur de jeunesse qu’il dit déplorer au plus haut point. Il est évident qu’au cours de toute une vie, on peut changer un temps soit peu de profile, mais il y a des traces qui resteront indélébiles, comme tous ceux qui après la guerre, comme Günther Grass, le prix Nobel de littérature, ont fait oublier qu’ils faisaient partie de la Waffen SS. Le 10 novembre 1944, à l’âge de 17 ans, il a été intégré dans la 10. division SSFrundsberg. Pour moi, qui l’admire comme écrivain et le considère comme un des mentors du SPD, cela a été un choc. Mais pouvais-je passer outre, car il était un membre important de mon parti, que dans ses œuvres il a évoqué des thèses, qui faisaient partie de mes idéaux d’homme de gauche ? J’essayais de me dire qu’à son âge, une telle dérive était possible, d’autant plus que l’armée rouge et les alliés occidentaux étaient en train d’occuper le Reich. Je me suis mis dans sa situation et ai du constater, qu’à 17 ans j’étais parfaitement capable d’avoir assez de raison, pour prendre telle ou telle décision, que je ne pouvais pas passer pour un naïf. Weiterlesen