Depuis la mi-mars les tziganes de la région parisienne sont les victimes d’attaques injustifiées comme cela a toujours été le cas depuis la nuit des temps. Il leur est reproché le rapt d’enfants, une légende qui leur colle à la peau. Ceci pour les tuer et prélever des organes. La préfecture de police de Paris s’est empressée de dire, que ces accusations étaient complètement infondées. Il en est de même chez les Juifs. Ce genre d’injures est typique d’une époque, où les gens ne se sentent pas en sécurité, où toutes les assises semblent s’évaporer. Il faut des boucs émissaires afin de pouvoir montrer le mal du bout du doigt. Le soit-disant enlèvement des enfants fait partie de la panoplie discriminatoire qu’est le racisme. Les tziganes ont toujours été traqués. Ce n’est pas par amour du voyage, qu’ils ne sont pas sédentaires. Il faut prendre sous la loupe ce qui se passe encore aujourd’hui dans les pays de l’Est européen, d’où beaucoup d’entre-eux sont originaires. Ils sont chassés d’un endroit à l’autre, jugés indésirables par ce qu’ils ne sont pas comme les autres. On en a fait des traqués à qui les biens-pensants remettent en question leur droit de vivre. Comme pour les Juifs et les homosexuels, les nazis ont essayé de les exterminer à tout jamais. Des centaines de milliers d’entre-eux ont été exécutés, gazés à Auschwitz ou ailleurs. Et dire qu’actuellement le calvaire de ces malheureux est à nouveau d’actualité. C’est la preuve que nous nous trouvons en pleine régression en ce qui concerne l’esprit et l’intégrité intellectuelle. Weiterlesen

Après avoir ramené du Pays de Gex, mon beau-frère à Genève, nous avons écouté sur France-Infos, ma femme et moi, le discours qu’a prononcé Emmanuel Macron au cours du dîner traditionnel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Nous avons tout d’abord été impressionnés de quelle manière il a abordé un sujet qui par sa nature était des plus délicats. Tout en citant les grandes personnalités juives qui ont marqué l’histoire du pays, il n’est pas tombé dans l’écueil d’un sentimentalisme de mauvais aloi. Il a parlé des victimes de l’holocauste, puis des victimes actuelles de l’antisémitisme, sans omettre les injures et les cimetières tagués. Il a reconnu l’échec de la France et aussi de l’Europe, n’ayant pas trouvé la méthode juste pour endiguer la peste qu’est l’exclusion. Il n’est pas facile de reconnaître qu’on est impuissant face à une recrudescence de la haine. Le président de la République a voulu se démarquer des ses prédécesseurs en disant que l’indignation et la honte ne suffisaient plus, mais qu’il fallait agir au plus vite et d’une manière forte. L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme“ a t-il déclaré. Sans vouloir en faire un texte de loi, il sera du devoir des tribunaux d’en faire la part des choses. Comme je l’ai écrit à maintes reprises, le fait de critiquer la politique de l’État d’Israël ne doit en aucun cas être condamnable. Comme vous le savez je le fais souvent et ne veut pas être taxé d’antisémitisme. Je pense qu’il sera très ardu d’émettre de bons jugements. Tant qu’il n’est pas question de remettre en cause la survie de l’État juif, je serais d’avis que les critiques politiques ne tombent pas sur le couvert du racisme. Weiterlesen

Ralph Northam, le gouverneur démocrate de Virginie, a un passé qui l’a prit de plein fouet hier. Une photo a été publiée le montrant déguisé comme membre du Ku Klux Klan ou une autre comme « blackface », c’est lorsque les blancs se passaient du cirage sur le visage, pour « se caricaturer » en noirs. Aujourd’hui une attitude considérée comme étant discriminatoire, raciste. « Un site internet a publié une photo de moi dans mon album d’école de médecine en 1984 dans un déguisement qui est à l’évidence raciste et insultant ». Des membres influents de son parti, les démocrates, réclament sa démission, ainsi que le Président Trump, pour qui cet incident est une aubaine. A-t-il oublié que son père avait aussi défilé avec le Ku Klux Klan ? Mais Ralph Northam ne voit pas la raison de prendre son chapeau pour une erreur de jeunesse qu’il dit déplorer au plus haut point. Il est évident qu’au cours de toute une vie, on peut changer un temps soit peu de profile, mais il y a des traces qui resteront indélébiles, comme tous ceux qui après la guerre, comme Günther Grass, le prix Nobel de littérature, ont fait oublier qu’ils faisaient partie de la Waffen SS. Le 10 novembre 1944, à l’âge de 17 ans, il a été intégré dans la 10. division SSFrundsberg. Pour moi, qui l’admire comme écrivain et le considère comme un des mentors du SPD, cela a été un choc. Mais pouvais-je passer outre, car il était un membre important de mon parti, que dans ses œuvres il a évoqué des thèses, qui faisaient partie de mes idéaux d’homme de gauche ? J’essayais de me dire qu’à son âge, une telle dérive était possible, d’autant plus que l’armée rouge et les alliés occidentaux étaient en train d’occuper le Reich. Je me suis mis dans sa situation et ai du constater, qu’à 17 ans j’étais parfaitement capable d’avoir assez de raison, pour prendre telle ou telle décision, que je ne pouvais pas passer pour un naïf. Weiterlesen

« Je n’aime pas les femmes noires. Je ne voudrais pas coucher avec elles ! Mais ne croît surtout pas que je sois un raciste ! » Ce sont les déclarations d’un ami, qui m’ont donné un goût amer et que je condamne évidement. Il m’a dit, que cela ne concernait que la sexualité, non pas son estime pour des gens qu’il respectait, Puis il a parlé de son sens du perfectionnisme, qui l’incitait à avoir de telles appréciations. « Tu sais que je me casse la tête lorsqu’il s’agit d’objets comme une table, qui doit avoir les bonnes dimensions, où la perfection détermine sa valeur. Il a ainsi tout réfuté ce qu’il avait déclaré avant, lorsqu’il s’élevait contre l’exclusion et prônait l’égalité des ethnies. Et tout cela d’un homme d’une gentillesse absolue, d’un être qui ne ferait du mal à une mouche. Il est toujours là lorsqu’on a besoin de lui, a des amis venant des quatre coins du monde, ce qui rend encore plus suspect de telles remarques. J’ai essayé de lui dire, que tout ce qu’il disait ne reposait pas sur grand-chose, lorsqu’on se donne la peine de prendre la vie sous la loupe. L’amour jette son dévolu souvent sur des personnes, dont « il n’était pas question ! » « Et que ferais-tu si tu tombais sur une black pour laquelle tu ressens plus que de la sympathie ? Laisse donc faire la destinée ! » Je ne voulais pas entrer dans un débat, dont je savais, où il mènerait, c’est à dire dans le néant, mais plutôt lui faire comprendre, qu’il ne faut jamais généraliser, que la vie est faite d’imprévus. En parallèle à tout cela, la lettre de menace de mort que le député noir du LRM ,Jean-François Mbaye vient de recevoir. On lui promet de lui envoyer une balle dans la tête, de l’exécuter. Paroles de Gilets jaunes, qui se sont égarés sur la mauvaise voie. Inutile de me répéter que je suis sûr qu’une grande majorité de jaunistes rejettent de tels propos ! Weiterlesen

Ce n’est pas avec joie que j’écris ces lignes comme je le fais d’habitude. J’ai viscéralement mal lorsque j’entends des Gilets jaunes dire qu’il faut passer de la violence à la haine, qu’il faille exécuter Emmanuel Macron et éliminer la République, comme je l’ai lu sur Facebook. Je trouve de telles diatribes pas dignes d’un mouvement social, dont le soutien aux plus pauvres d’entre-nous est ce qui devrait les guider avant tout. Je n’admets pas qu’on puisse pousser la France dans la haine, comme le font les adeptes d’Éric Drouet. Même si je pense que le Président doit s’ouvrir plus aux pauvres, je condamne un tel comportement. Je conçois parfaitement qu’on puisse lutter pour une cause, mais sans remettre l’unité de la nation en question. Je suis le dernier, en tant que syndicaliste, à remettre en faute le droit de grève, un droit fondamental, pour obliger les détenteurs du capital à fléchir. Mais en fin de compte, il s’agit de tout faire pour que des rapprochements aient lieu à la table des négociations. Après la tempête l’accalmie. Au fond de moi j’ai un tel amour pour la France, que je ne peux pas admettre que la haine prenne le dessus. J’ai fait mon choix, celui de faire passer le pays avant toute autre chose. Je pense que le mot haine devrait être définitivement rayé du vocabulaire. Ce mot est l’antithèse des droits de l’homme, sur lequel toute notre philosophie s’appuie, celle des siècles des lumières. Tout ce qui pourrait scinder le pays en deux, je le rejette ! Le président de la République a fait amende honorable, qu’exiger encore de lui ? Qu’il aille en pénitent à pieds-nus à Rome ? Je trouve abject que des activistes puissent ressortir des paroles antisémites dignes de ce torchon qu’a été « Je suis partout ! » De faire le salut hitlérien, même s’il est à l’envers, qui est un appel à l’exclusion des Juifs de la nation. Weiterlesen

Trouver du boulot ou un appartement en ayant un nom et prénom arabe n’est pas une partie de plaisir. « Désolé, nous avons pas pu prendre compte de votre candidature. » Et ceci malgré de très bonnes références, des études brillantes, un casier judiciaire vierge et un passeport français. Aussi le lieu d’habitation joue un rôle essentiel. Qui habite à Neuilly-sur-Seine a de meilleures cartes. Il va sans dire que je trouve une telle ségrégation inhumaine et totalement injuste. Si le fait de se nommer Isidore au lieu de Hakim est un critère, la bêtise ne connaît plus de limites. C’est la preuve que le racisme est encore de mise dans la vie quotidienne. Je trouve illégitime d’obliger des personnes, peu importe d’où elles viennent, de renier leurs origines, de couper leurs racines à cause de certains imbéciles – des Européens de souche – pour avoir droit au même traitement que ceux dont les familles vivent depuis des générations en France ou ailleurs. Peu importe le pays, l’exclusion ne connaît pas de frontières. L’intégration n’est pas égale à l’assimilation. Il ne peut pas être question de renier son histoire pour des raisons pratiques. Je suis un partisan de la sauvegarde de l’identité. Cela n’est pas toujours simple. Pour ma part je ne sais pas trop à quel monde j’appartiens ? Est-ce le monde de mes ancêtres ou celui du milieu, où j’ai été élevé ? Pour ma part la deuxième option est de loin en tête. Mes parents ont quitté l’Allemagne en 1936. Ils étaient de culture germanique. En 1944 ils ont changé de religion. J’ai été baptisé. Weiterlesen

Lorsqu’on parle de Beaune, on ne pense qu’aux grands crûs, pas à des attaques probablement racistes. Des jeunes qui se trouvaient sur une place ont été attaqués à coup de fusil de chasse. 7 blessés dont un gravement. Un témoin conteste tous règlements de compte et feraient plutôt pencher la balance du côté de la discrimination. D’après ses dires il ont été traités de bougnoules. Je ne peux que condamner un tel incident. Il est un fait que le racisme prend de plus en plus d’ampleur en Europe. Lorsqu’on sait que près de 70 % de la population italienne sont devenus xénophobes, d’après eux à cause de l’immigration illégale, il y a de quoi se poser des questions. Les gens de couleur sont les principales victimes. Le tout promulgué par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini. Plus il émet des condamnations contre les migrants, plus il gagne des points dans les sondages. Est-ce cela l’Italie d’aujourd’hui ? Ou quand les supporteurs de clubs de foot, imitent les gorilles quant un joueur de couleur vient sur le terrain ? Un migrant à été lynché et tué, une championne de disque de l’équipe d’athlétisme italienne blessée à l’œil, car elle avait le malheur d’être une noire. Salvini prétend n’être aucunement raciste. Il le dit aussi de ses compatriotes, mais d’avoir des récriminations contre tous ceux qui traversent la Méditerranée venant de Libye. Weiterlesen

Il s’agit de Mesut Özil, le footballeur de la sélection allemande. Il a déclaré qu’il ne jouerait plus pour la « Mannschaft », car il considérait que la fédération avait fait des remarques racistes en son encontre. Les faits : Avec son collègue Ilkay Gündogan il s’est fait photographier avec Tayyip Erdogan en lui remettant un maillot au cours d’une tournée électorale avant la présidentielle en Turquie. Özil prétend aujourd’hui que ce geste n’avait aucun arrière-plan politique, qu’il ne voulait que marquer son attachement à la terre de ses ancêtres. « Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales recouvrent plus qu’un seul pays. J’ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement basées en Turquie. J’ai deux cœurs, un allemand et un turc » Je veux bien, mais ce n’est pas cela que beaucoup de gens lui reprochent, c’est plutôt le soutien qu’il a apporté à un chef d’État qui a mis plus de 50.000 de ses compatriotes en prison, 140.000 personnes ont perdu leur emploi. Mesut Özil n’a pas perdu un mot à ce sujet. Reinhard Grindel, le président du DFB, a essayé de lui faire comprendre, qu’il ne s’agissait en aucune manière d’attaquer la communauté turque pour son patriotisme, mais que ses motifs étaient d’ordre politique. Je lui donne tout à fait raison. Özil démontre ainsi de la mauvaise foi. Il est facile d’accuser ses détracteurs, dont je fais partie, de racistes. Il aurait dû avoir assez de sensibilité de prendre en compte la position du gouvernement fédéral envers Tayyip Erdogan, non de la Turquie. Lorsque des ressortissants allemands d’origine turque, sont sous les verrous sans une raison évidente, on ne peut pas attendre de la part du gouvernement et de l’opposition qu’ils se mettent à plat-ventre devant un autocrate comme le président turque. Weiterlesen