Facebook a décidé de partir en croisade contre la haine, le racisme et l’arbitraire. Il a supprimé sept comptes d’activistes proches du nazisme. Mark Zuckerberg a déclaré hier : « Nous avons toujours interdit les individus ou organisations qui promeuvent ou se livrent à la violence et à la haine, quelle que soit l’idéologie. » Il est question de barrer l’accès à la plate-forme à des personnes proférant des menaces contre d’autres et ceci à cause de leur couleur, de la religion à laquelle ils appartiennent ou de leur manière de vivre. Parmi elles : Louis Farrakhan – leader de l’organisation Nation of Islam, fondée en 1930 –, connu pour son antisémitisme et homophobie. Alex Jones, un complotiste américain d’extrême-droite, fondateur du site Infowars. ll a prétendu, je cite Le Monde : que la fusillade survenue le 14 décembre 2012 dans l’école primaire Sandy Hook (Connecticut) – vingt-sept personnes étaient mortes dont vingt enfants – était une mise en scène, destinée à pousser les Américains à restreindre leur droit à posséder une arme à feu. D’autres protagonistes de milieux analogues ont été raillés comme Paul Nehlen, Milo Yiannopoulos, Paul Joseph Watson et Laura Loomer. Weiterlesen

Et voilà à nouveau de la provoque ! Cette fois-ci c’est une affiche de l’AfD, le parti de l’extrême-droite allemande, qui fait la une. Elle montre un tableau du peintre Jean-Léon Gérôme peint en 1866 montrant des barbus affublés de turbans examinant une esclave blanche : « Les Européens votent pour l’AfD » et « pour que l’Europe ne devienne pas l’Eurabe’ ». Ce tableau est basé au Clark Art Institute au Massachusetts. Olivier Meslay, son directeur a déclaré : « Nous condamnons fermement l’utilisation de ce tableau pour appuyer le positionnement politique de l’AfD et nous leur avons écrit pour leur demander d’arrêter ». Le tableau étant du domaine public, il a ajouté : « iI n’y a pas de droit d’auteur ou d’autorisation nous permettant d’exercer un contrôle sur la façon dont il est utilisé, autrement qu’en appelant l’AfD Berlin à faire preuve de correction ». Il ne fait aucun doute que la centrale du parti n’écoutera pas ce conseil. Je suis aussi peu sûr que les Allemands dans leur ensemble suivront l’avis de la CDU, qui dit par l’entremise de Serap Guler:« Non, les vrais Européens n’élisent pas des racistes. Les vrais Européens ne défendent pas l’Europe avec la peur et la haine ». Weiterlesen

56% des Français voudraient que le mouvement des Gilets Jaunes arrive à son terme. Ils trouvent qu’il y a eu des dérives par rapport à ses revendications préliminaires. Peut-être que les clins d’œils portés par certains des soitdisant dirigeants du côté de l’extrême.droite, n’ont pas été du goût de tous. C’est mon cas. Le fait est qu’on ne s’y retrouve plus. Puis il a aussi toutes les injures sur les réseaux sociaux qui ne correspondent pas à ce qu’est la France. Des diatribes qui font mal, qui divisent plus, qu’elles unissent. Une situation qui ne peut pas perdurer. D’un autre côté je peux bien comprendre la colère de tous ceux qui ont été blessés au cours des manifestations. Mais eux-aussi n’ont pas tenu compte, que de lancer des pavés sur des forces de l’ordre, n’est pas un acte pacifique. Mais de cela il n’en est pas question. Je ne suis pas de ceux qui encense la police, la trouvant souvent trop brutale, mais dans ce cas-là cela va trop loin. Évidemment je fais le procès des moyens employés. Tirer des balles de caoutchouc qui peuvent aveugler, je ne l’approuve pas. Mais lorsqu’on part à la révolution en ayant comme but de tout balayer, il ne faut pas s’attendre, qu’on soit reçu comme dans un salon. Je suis de ceux qui veulent que les hostilités s’arrêtent enfin. Je trouverais positif que les Gilets Jaunes prennent part au grand débat national, qu’ils réussissent avec des moyens politiques de faire valoir leurs revendications. Mais ils devraient aussi savoir ce qui est dans le domaine du possible ou non. Je veux regarder de l’avant et pour que cela soit possible, il ne faut pas faire de la France une terre brûlée. Les Jaunes ont galvaudé le soutien qu’ils avaient au sein de la population. Weiterlesen

Un homme a percuté volontairement quatre étrangers avec sa voiture à Bottrop dans la Ruhr et les a blessés grièvement. Puis il s’est rendu à Essen, où il eut une cinquième victime. Cinq personnes touchées, seulement car elles avaient le grand tort, d’être d’ailleurs. Il a été constaté que l’agresseur avait été en psychiatrie pour cause de schizophrénie. Cela lui évitera probablement d’être incarcéré, car il sera considéré comme irresponsable. Dans ce cas-là il aurait du en être de même avec Adolf Hitler, qui a connu un dédoublement de la personnalité. Pourquoi l’accuser de tous les maux, s’il s’agit d’une pathologie néfaste ayant atteint son cerveau ? J’aborde avec une certaine colère la question de l’immunité en cas de maux psychiques. En ce qui concerne certains patients, je pense qu’ils sont parfaitement capables de faire la part des choses entre le bien et le mal. Vouloir tuer des migrants, appartient à la seconde catégorie. Lorsqu’un malade se sent poursuivi par de mauvais démons, qu’il veut combattre par la force, des médicaments et un suivi psychologique peuvent en atténuer les effets, ceci à condition d’être un patient, comme cela a été le cas de l’homme ayant commis le drame de la nuit de l’an. Ils peuvent être guidés comme des drones. Lorsque nous avons affaire à des attentats-suicides, je pense que bon nombre de ces kamikazes sont effectivement des malades, dont on se sert comme des bombes à retardement. Comment expliquer de tels pas si cruels, où les meurtriers sacrifient leur propre vie pour arriver à leurs fins ? Je ne soutiens pas seulement la thèse du fanatisme, qui serait la cause de tous les maux. Ce sont des personnes qui entendent souvent des voix, ce qui n’est pas forcément inconnu de leurs commanditaires, qu’il suffit de les pousser encore plus profondément dans leurs peurs, afin qu’il commettent l’impossible, qu’ils deviennent des assassins. Weiterlesen

Jair Bolsonaro, le candidat de l’extrême-droite brésilienne, a été poignardé cette nuit. Il est grièvement blessé et il est à craindre qu’il ne puisse pas participer au premier tour de la présidentielle le 7 octobre. Une fois de plus la politique est en otage de la violence. Un phénomène de plus en plus courant et qui perturbe le bon fonctionnement des institutions démocratiques. Il faut dire que la victime a attisé l’atmosphère d’un cran de plus par des déclarations, dites musclées, contre les homosexuels et les leaders de gauche. Depuis que l’ancien président Lula ne peut pas, par arrêté de justice, participer au scrutin. Plus de 30 % de la population se sent flouée, d’autant plus que le leader socialiste était largement en tête des sondages. La classe politique a évidemment condamné cet attentat, probablement perpétré par un malade mental. Le parti de Jair Bolsonaro a immédiatement essayé d’en tirer avantage électoralement, déclarant que ce déséquilibré avait été dans le passé un membre d’un parti de gauche. Je prends à chaud cet évènement déplorable afin d’apporter la preuve à quel point la politique est instable. Le phénomène de l’assassinat de personnalités publiques fait partie depuis la nuit des temps, de la panoplie des activistes, peu importe de quel bord ils sont. Mais il faut malheureusement en tenir compte. De même pour les évènements de Chemnitz, où la victime a été un citoyen commun. Même si au départ, c’était une rixe, le fait est que ce meurtre a été instrumentalisé par l’extrême-droite a des fins politiques. Une récupération nauséabonde qui porte malheureusement ses fruits. Je pense que dans les moments d’exaspération que nous vivons actuellement, la recrudescence de la violence gagnera du terrain et risque de dominer, comme ce matin, la une des journaux. On reprochera une fois de plus à la presse d’être un agent provocateur, mais faut-il se taire face à de tels événements ? Weiterlesen

Ce n’est pas en accablant Steve Bannon de tous les péchés, que Donald Trump pourra éloigner le plus grand danger auquel il est soumis depuis le début de son mandat. Le président aurait dû savoir avec qui il a eu affaire, lorsqu’il le nomma directeur de sa campagne et ensuite comme un des ses principaux conseillers. Sous pression probablement de son gendre, Jared Kushner, il a renvoyé Steve Bannon de la Maison Blanche. Ce dernier n’a pas perdu de temps et a écrit un livre qui va être publié d’ici la semaine prochaine. Il y attaque le fils de Trump et l’accuse de trahison contre les USA, rien que cela. Il lui reproche d’avoir eu une rencontre avec une avocate russe, en compagnie de Jared Kushner et Paul Manafort, alors directeur de la campagne électorale. Le but de cet entretien, qui s’est déroulé au Trump-Building à New York, était de demander aux Russes de leur livrer des information accablantes au sujet de Hillary Clinton. Un tel geste n’est pas seulement répréhensible, il est une atteinte contre l’intégrité des États-Unis et est un fait si grave, qu’il peut être considéré comme si nocif, qu’on peut le considérer comme une affaire d’État, qui pourrait aboutir à des années de prison pour ce trio. Steve Bannon est donc passé à l’attaque, ce qui n’augure rien de bon pour la présidence. Lui, le représentant de l’extrême-droite américaine est passé à l’attaque contre son ancien mentor. Comme d’habitude Donald Trump l’a attaqué en réduisant l’influence qu’il avait eu concernant sa victoire. Mais il a affaire à un adversaire redoutable qui lui est intellectuellement supérieur. Weiterlesen

L’attentat hier à Londres dirigé contre des membres d’une communauté musulmane est sans aucun doute une très mauvaise nouvelle, car elle démontre que le conflit entre les religions s’accentue. C’est justement le but du terrorisme d’arriver à provoquer de tels actes. Il est à craindre que l’esprit de vengeance trouvera de plus en plus d’adeptes, si les gouvernements ne mettent pas très rapidement ce genre de comportement à l’index. Je suis surpris qu’il y ait eu jusqu’à présent relativement peu de drames de cette nature, bien qu’on entende toujours à nouveau, notamment en France, qu’il y eut des attaques contre les lieux de cultes. Il est évident que les discours racistes de certains leaders des partis populistes en Europe n’arrangent guère les choses. Qui veut combattre le fondamentalisme sous tous ces aspects, doit le faire dans son ensemble. Mais une chose me paraît certaine, les tensions s’accentueront. Nous aurons beau parler de tolérance, de mettre en garde les gens contre des généralisations erronées, il ne fait pas de doute que chaque attentat terroriste plombe de plus en plus l’atmosphère. Il mène à plus en plus de méfiance au sein de la population et encourage l’exclusion. On a beau se cabrer contre une telle évolution, je ne vois malheureusement pas de moyens efficaces d’y contrer. Pour beaucoup la tolérance est une marque d’abdication des valeurs occidentales. Ils la rejette car pour eux elle est synonyme de faiblesse. C’est au niveau du jardin d’enfants et de la petite école qu’il faut tout d’abord agir. Elles sont souvent un creuset multiculturel, où les rapports entre des enfants d’origines diverses, font partie du quotidien. Weiterlesen

Martin Schulz , l’ancien président du Parlement Européen, est dorénavant le candidat du SPD pour la chancellerie. En peu de jours il a réussi à hisser son parti en première place dans les sondages. Il a réussi à enthousiasmer les Allemands par son franc-parlé et par l’optimisme qu’il propage. Il ne se complet pas dans la morosité ambiante déclenchée par l’élection de Donald Trump. Au contraire il dit tout simplement ce qu’il pense de lui sans faire mille détours diplomatiques. L’opinion publique pense qu’il pourrait prendre la relève d’Angela Merkel pour redonner à son pays et à l’Europe l’envie de se battre. C’est un battant, qui n’a pas hésité de dévoiler ce qu’il l’anime personnellement. Sa vie n’a pas toujours été facile. Il a sombré dans l’alcoolisme lorsqu’il a dû ranger ses chaussures à crampons. Tout le destinait à devenir un footballeur. Un accident a mis un terme à la carrière qu’il aurait bien voulu faire. Après une thérapie il a fait un apprentissage de libraire et a ouvert avec sa sœur une boutique. Puis il a été pendant dix ans le maire d’une petite ville de Westphalie, avant de devenir député européen. Pendant 20 ans il a tenu tête à des attaques verbales, notamment de la part de Silvio Berlusconi, qui l’a traité de capo des camps de concentration. Martin Schulz a démontré que ce n’était pas un homme à se faire abattre. Ce qui plaît beaucoup en Allemagne c’est son optimisme. Il voit certes un grand défi en ce qui concerne notre avenir. Il sait que notre continent sera bousculé par le gouvernement américain et par les Russes. On nous fera pas de cadeaux, au contraire. Il a conscience que Poutine et Trump feront tout pour nous diviser. Le Brexit est à l’origine d’un processus destructeur si nous nous laissons entraîner dans la dépression. Mais il peut aussi être une chance à condition que nous nous rapprochions. Dans cette tourmente il se pourrait bien qu’il soit un rempart. Weiterlesen