Angela Merkel a parlé hier devant les députés à Strasbourg et a dit qu’elle était partisane d’une armée européenne. Elle a ainsi rejoint Emmanuel Macron dans ce domaine, mais sans donner aucun détail, comme c’est son habitude. Elle a seulement dit, qu’il n’était pas question de faire concurrence à l’Otan. Je me demande bien comme cela peut fonctionner ! C’étaient plutôt des paroles pour amadouer le président français qui déplore avec raison le manque d’ardeur de la Chancelière quant à l’avenir de l’UE. Elle ne partage pas son avis sur la fiscalisation des géants du numérique. Il est pourtant prouvé, que ces grandes compagnies américaines nous mènent par le nez. Elle craint que des représailles allant dans ce sens, puisse déclencher de plus hautes taxes à l’importation des voitures allemandes aux USA. Une fois de plus c’est Donald Trump qui donne le ton, ce qui me dérange au plus haut point. Dans l’état, où nous sommes il faudrait foncer en avant, prendre des initiatives courageuses, mais nous assistons au contraire à une valse-hésitation, qui finalement n’est qu’un frein à toute envolée. J’aurais souhaité que Madame Merkel ait le même élan, que lorsqu’elle décida que l’Allemagne quitte le nucléaire ou lorsqu’elle fit passer l’éthique avant le pragmatisme en ce qui concerne le flux migratoire. Comme c’est son dernier mandat, elle n’a finalement plus rien à perdre. Il en va de son héritage, de sa position dans l’histoire. Mais sa nature s’oppose à toutes mesures pouvant faire ombrage. Ce qu’elle a vécu avec l’accueil des migrants, elle ne veut plus le supporter. Weiterlesen

Les eurodéputés devront voter aujourd’hui à Strasbourg le déclenchement de l’article 7 du traité de l’UE ayant pour but de contrecarrer les tendances totalitaristes de Viktor Orban en Hongrie. Cet autocrate, à tendance néofasciste, refuse l’accueil des migrants et ceci avec une violence verbale et physique sans nom, il mène une politique répressive contre la presse et ignore la liberté d’expression comme elle est stipulée dans les traités européens, de même pour la justice, qu’il a mis sous tutelle, sans parler de l’antisémitisme qui trouve son apogée dans les attaques menées contre la fondation de George Soros. Il a fait de la Hongrie un pays-félon. Le débat hier dans l’hémicycle a été d’une rare violence. Orban, qui a fait le voyage pour défendre son point de vue, a accusé les députés « de condamner un pays et un peuple. » L’Union Européenne ne peut pas rester indifférente lorsqu’un État-membre viole le droit des citoyens, comme c’est la cas en Hongrie. Il ne peut pas être question de chantage comme le proclame le premier-ministre, mais seulement de justice et d’équité. Une même procédure avait été engagée contre la Pologne par la Commission Européenne en fin de l’année 2017 pour des raisons identiques. Le PPE, le Parti Populaire Européen, dont le gouvernement hongrois fait partie, a des grandes réticences à soutenir Viktor Orban. Même son leader, Manfred Weber, qui voudrait prendre la relève de Jean-Claude Juncker à la tête de la commission, a mis de l’eau dans son vin en ce qui concerne son ami de Budapest, qu’il a toujours soutenu. Même le chancelier autrichien, Sebastian Kurtz, qui dirige une coalition avec l’extrême-droite, a appelé le parlement à voter pour l’article 7. Weiterlesen

Il est vraiment temps de redonner à l’Europe du punch, afin de sortir de la déprime! Je maudis les mauvais prophètes qui nous font broyer du noir. Je veux retrouver enfin la joie de vivre, avoir un esprit de conquête, non pas me confiner dans la léthargie. Je ressens ce matin la volonté de sauter par dessus les obstacles qu’on veut bien nous placer sur notre chemin. Avant toutes ! Il va sans dire que j’apprécie la force d’Emmanuel Macron lorsque il parle de l’UE. Dans son discours devant les parlementaires européens, hier à Strasbourg, il les a incités à avoir du courage, à ne pas pinailler dans des détails, avant d’avoir élaboré une conception générale. Il ne mâche pas ses mots, lorsque il évoque le but central de l’Union, celui de plaider pour la paix. Elle vaut son pesant d’or et il ne faut pas l’ignorer, lorsqu’on parle de l’avenir. Si je l’ai bien compris, il faut que l’homme ait un projet qu’il peut mener à bien dans un esprit de solidarité. Entreprendre quelque chose de neuf avec ses collègues d’ailleurs. Ceci est valable pour tout ce que l’homme tient à réaliser. Le Président de la République nous esquisse ce qui nous attend. Un chantier considérable, où l’être humain doit se retrouver au centre des préoccupations. Il est certain que l’esprit d’entreprise ne peut pas se réaliser sans une Europe sociale. Les citoyens doivent enfin avoir le sentiment, qu’il est question d’eux, non pas des lobbys qui harcèlent la Commission Européenne à Bruxelles. Tant que les priorités sont mal placées, il ne peut pas avoir d’engouement pour l’UE. Cela implique aussi le besoin de faire évoluer les choses par ses propres moyens. Weiterlesen