Die Mannschaft, l’équipe de foot allemande, a pris à nouveau une raclée. Elle a perdu à Amsterdam 3 à 0 contre les Hollandais. Ce qui s’est passé au mondial, se perpétue. Joachim Löw, l’entraîneur, est à la tête des onze depuis 13 ans, presque aussi longtemps qu’Angela Merkel. Il a choisi dans sa grande majorité des joueurs qui étaient présents en Russie cet été. Il s’est dit, que les anciens champions du monde de 2014, avaient leur honneur à sauver et qu’ils se mettraient en quatre pour gagner ce match. Mais lorsque le virus du doute, affublé d’un âge certain pour un footballeur sont de la partie, toutes tentatives peuvent être vaines. Le blocage psychologique qui s’est instauré a par bien des points une analogie avec celui du gouvernement allemand. Malgré une situation encore excellente, comme démontre le bilan économique de l’Allemagne, le moteur gouvernemental a des ratés. En premier lieu l’atmosphère qui est misérable, ne contribue pas au succès. Comme les onze de la Mannschaft, les ministres donnent l’impression de se trouver sur du verglas. Les dernières décisions prisent dans le cadre du scandale du diesel, sont une valse-hésitation. On veut éviter d’envoyer le veau d’or, le lobby des constructeurs automobiles, à l’abattoir. Et la pollution ? Elle en prend pour son compte. L’échec est programmé, car la peur de l’échec amène les ministres à se contredire constamment. Weiterlesen

Un dur réveil pour l’Allemagne ! Elle n’est plus le roc dans la tourmente, mais bien une nation vulnérable. L’illusion qu’elle pouvait braver les intempéries s’est estompée. Le système politique est entrain de changer. Il ne peut plus être question de partis populaires comme c’était le cas dans le passé. Que ce soit les conservateurs ou les sociaux-démocrates, leurs assises sont entrain de s’effriter. Demain nous en aurons la preuve à 18 heures, à la fermeture des locaux de votes en Bavière. D’après les sondages la CSU est en chute libre. Ce parti qui avait la majorité absolue, ne compte plus que 34 % des voix, tendance plongeante ! Ne parlons pas du SPD, qui avec ses 12 % suit l’exemple du PS. Il ne faut pas s’attendre à des miracles, bien que 42 % de l’électorat ne s’est pas encore décidé. L’extrême-droite,qui jusqu’à présent n’était pas représentée à la diète, aurait 10 %, pour moi un chiffre peu sûr. Qui avoue volontiers qu’il votera pour l’AfD ? Je m’attends à plus. Mais je n’ai pas l’intention de jouer à l’oracle de Delphes. Je ne possède pas de boule de cristal ! Hier soir a eu lieu le dernier meeting de la CSU à Munich dans une taverne traditionnelle. Monsieur Seehofer, le brouillon ministre de l’intérieur et chef du parti et Monsieur Söder, le ministre-président bavarois ont évité d’inviter Madame Merkel, de peur de perdre des voix. Pour la remplacer, le smart Sebastian Kurz a fait le voyage de Vienne pour donner un coup de collier à ses amis conservateurs. Weiterlesen

Maintenant que cela va mal en Turquie, Recep Tayyip Erdogan est en Allemagne en quémandeur, où il est reçu avec certaines réticences et pour cause. Il n’y est pas allé dans le passé avec le dos de la cuillère, au contraire. En traitant Madame Merkel de nazi ainsi que le peuple allemand dans son ensemble il ne s’est pas fait que des amis. Malgré les lois de la Realpolitik qui devraient inciter les protagonistes à enterrer la hache de guerre, c’est une potion difficile à avaler. Mais bien plus le fait que la Turquie est devenue une grande prison, où tous ceux qui s’attaquent au lustre de l’autocrate qu’est Erdogan, se voient être mis sous les verrous. Je pense en particulier aux journalistes – il y a des citoyens allemands dans le lot – qui moisissent souvent des mois, sinon des années en attendant leur procès. Il n’est pas étonnant que dans ce contexte un grand nombre de députés ainsi que la Chancelière ne participeront pas au dîner que le président Steinmeier donnera en son honneur. Une manière de condamner ce qui se passe en Turquie. L’Allemagne ne peut pas assister sans état-d’âme à la détérioration de l’ordre démocratique dans ce pays. Normalement le gouvernement devrait exercer de la retenue, pas s’immiscer dans les affaires intérieures d’un autre pays, mais étant donné que Recep Tayyid Erdogan ne se gêne pas d’attaquer au cours de meeting tenus en République Fédérale, le pays d’accueil de millions de ses compatriotes, pourquoi se taire ? Weiterlesen

Volker Kauder, chef depuis 13 ans du groupe parlementaire de la CDU/CSU au Bundestag, a été évincé hier après-midi de son poste par Ralph Brinkhaus par 125 voix contre 112. Un revers de taille pour Angela Merkel qui perd ainsi un confident, un homme qui lui a laissé le champ libre dans l’hémicycle. Cet évènement est un signe évident que la Chancelière est entrain de perdre son autorité auprès de ses amis politiques. Ce qui se passe ici est un fin de règne. Après le cafouillage de ces dernières semaines, ce n’est pas étonnant. La fronde continuelle de Horst Seehofer, le ministre de l’intérieur et président de la CSU a laissé des traces qui ont affaibli le gouvernement. Le peuple allemand observe son pugilat avec de plus en plus d’hostilité. Il ne supporte pas le déclin qui s’est amorcé à la tête de l’État. Une fois de plus il est à la recherche de la personnalité ou du parti qui pourrait lui donner satisfaction, mais il n’y a rien à l’horizon. Pour marquer son désappointement, il serait enclin à donner de plus en plus de voix aux néofascistes de l’AfD, qui prétendent vouloir restaurer l’autorité dans ce pays en pleine dérive. Comme le loup qui s’est roulé dans la farine, ce parti prétend représenter un conservatisme bourgeois. Mais cela est peu crédible, car ses leaders n’hésitent pas à prononcer des paroles racistes et discriminatoires. En ce moment l’AfD se trouve en deuxième position avec 18 % s’il y avait des élections dimanche prochain. Weiterlesen

Je l’affirme haut et fort, voilà où en est en Allemagne. Ce qui s’est passé hier est l’antithèse de ce que je nommerais l’honneur. Hans-Georg Maassen, le porte-eau des fachos, a été certes chassé de son poste de président des services secrets intérieurs, mais comme récompense à son manque de solidarité envers la Chancelière, il a été hissé au poste de secrétaire d’État au ministère de l’intérieur. Tout cela pour ne pas indisposer le semeur de merde qu’est Horst Seehofer, chef de la CSU. Il en allait d’éviter une crise gouvernementale. Il ne faut pas s’étonner que le peuple se détourne dans ce cas-là de plus en plus de la démocratie et est à la recherche d’un sauveur. Un homme à poigne – il n’est plus question de femme après l’ère Merkel – qui sans demander l’avis à Paul et Jean, joue ses Salvinis, un fasciste pur crin. N’est-on pas en train d’immoler la démocratie avant terme? Elle est en train de rendre l’âme, tout le monde le sait, mais les médecins qui se trouvent à son chevet, sont des pleutres, au meilleur des cas des lavettes. Pardon, je ne peux qu’exprimer mon dégoût. Je ne sais pas trop ce que les enseignants pourront dire ce matin à leurs élèves, ceux qui les motivent à montrer un peu de caractère. Ils peuvent jeter à la poubelle tout le lot des bonnes recommandations qu’on prodige aux jeunes, un bourrage de crâne insupportable qu’on leur fait subir au nom de la morale. Je leur dirais la chose suivante : Quoique vous fassiez, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est la couardise. La meilleure manière d’y arriver, c’est de vous conduire comme une chienne en chaleur. Votre savoir ? Il ne sert pas à grand-chose ! Et votre volonté d’y arriver ? C’est plutôt une entrave à votre putain de vie. Prenez l’exemple de Hans-Georg Maassen. Ce n’est que le toupet qui compte, tout le reste n’est que du bla-bla. Weiterlesen

Une fois de plus Angela Merkel s’impose. La force tranquille de la nation, a réussi de justesse à sauver le gouvernement et l’accord qui unissait depuis 70 ans les deux partis-frères chrétiens-démocrates. Les Bavarois, se sont battus à bec et ongle pour leur souveraineté depuis 1948, l’année de la création de la République Fédérale d’Allemagne. Il était dans ce contexte clair qu’ils exigent que leur formation de prédilection, le CSU, soit du crû. Dans le bras-de-fer qui opposait le chef du parti et le ministre de l’intérieur, à Angela Merkel, il en allait des migrants, tout au moins sur le papier, mais le fond du conflit est un autre : celui de l’influence du petit frère par rapport à la toute puissante Chancelière. Une prise de position guidée en premier lieu par les sentiments, non pas par le pragmatisme. La rébellion du petit par rapport à la grande sœur, qui n’en fait qu’à sa guise. Leur accord in extremis ne veut en aucun cas dire qu’ils s’aiment maintenant plus qu’avant, mais Horst Seehofer gardera son portefeuille et probablement aussi son poste de leader de la CSU. Que de porcelaine cassée pour un problème qui aurait pu être résolu en toute quiétude. Et le troisième larron en foire dans tout cela ? Le SPD a tout fait pour ne pas attiser le conflit entre les deux partis. Depuis le début il a soutenu Angela Merkel, avec qui Andrea Nahles, la cheffe du parti, entretient de bons rapports. Mais cela ne veut aucunement dire, que dans la question migratoire, le SPD ne voudra pas négocier certaines options en matière migratoire, pour l’instant assez éloignées de la droite de la Démocratie Chrétienne. Je trouve bon que les Sociaux Démocrates se soient conduits d’une manière pondérée dans ce conflit. Nous étions en Europe à deux pas d’une catastrophe. Il ne fait pas de doute qu’un échec de la coalition aurait ouvert les portes à un désordre indescriptible, qui aurait pu amener à long terme l’AfD au pouvoir. Weiterlesen

Plus d’un s’est cassé les dents avec Madame Merkel. Dans ce cas-là il ne faut pas faire l’erreur de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je ne suis pas d’avis que la chancelière sortira affaiblie de ce conflit, comme le Monde l’a écrit dans un article paru à trois heures du matin, loin de là ! Elle a prouvé au peuple allemand qu’elle a de la suite dans les idées et qu’elle est prête à se battre pour ses convictions. Dans le conflit actuel des deux partis frères, il s’agit de la manière de se protéger contre une immigration abusive. Angela Merkel part du principe, après le succès qu’elle a obtenu à Bruxelles vendredi dernier, que la politique migratoire doit se régler avec la participation des pays-membres de l’UE et non pas de faire cavalier-seul d’un pays à l’autre, comme voudrait le faire Horst Seehofer, pour calmer tous ceux qui se trouvent à la droite de la démocratie-chrétienne et de rafler ainsi au passage, les voix des membres de l’AfD. Horst Seehofer, voyant qu’il était en train de se diriger à une vitesse vertigineuse dans un cul-de-sac, donna tout d’abord sa démission immédiate, avant de vouloir tenter de trouver un accord au cours de la journée. Il devrait savoir que la chancelière réagit de manière très allergique à ce genre de chantage. S’il n’y avait pas accord, il démissionnerait d’ici trois jours de son poste de ministre de l’intérieur et de celui du chef de son parti. N’a-il pas remarqué qu’il a par son attitude vindicative causé du tort à sa formation ? Les sondages en Bavière démontrent que l’effet escompté, celui d’affaiblir l’AfD lors des prochaines élections régionales, n’a pas été exaucé, au contraire. Le ministre-président, Markus Söder, à en croire les chiffres, devrait y laisser encore plus de plumes. L’argument de l’extrême-droite, que la CSU est une faible réplique de l’AfD, semble porter ses fruits. Pourquoi voter pour un plagiat au lieu de l’original ? Les durs des durs gagneraient en un seul coup près de 15 % des voix, bravo !!! Weiterlesen

Imaginez-vous qu’on frappe à votre porte. Vous entendez des appels au secours de l’extérieur. Et vous ? Vous buvez votre whisky sans broncher en regardant un film à la télé. On nomme cela juridiquement « non assistance à personne en danger ». Matteo Salvini agit de même lorsqu’il annonce vouloir empêcher l’accès aux ports italiens, tout au moins cet été, aux bateaux des ONG transportant des réfugiés. Il prétend que ces organisations sont de mèche avec les passeurs, des criminels qui mettent en danger mortel les migrants, les obligeant à monter dans des barcasses vétustes surchargées et ne pouvant pas tenir la mer, dans de telles conditions. Que penser de tout cela ? Avec l’accord de Bruxelles de hier, il serait possible d’interner les migrants dans camps de l’UE prévus à cet effet ou de les renvoyer en Afrique du Nord, d’où ils sont venus. Comment expliquer le comportement du nouveau ministre de l’intérieur ? Il y a d’une part la peur que l’Italie puisse se ruiner avec tous les réfugiés, celle aussi que l’argent dépensé pour ces malheureux ira aux dépends de l’aide apportées aux pauvres de la péninsule. De l’autre que le peuple descende dans la rue. Je me permets d’évoquer un tel modèle, malgré la participation continuelle de la Legua de Matteo Salvini, à des manifestations xénophobes. Maintenant que sa formation fait partie du gouvernement, il lui en va de démontrer son autorité. Tout ce qui peut faire désordre entrave la marche des affaires. Historiquement il y a une référence. L’attitude des proches d’Hitler envers la SA. Tant qu’elle joua un rôle essentiel pour la prise de pouvoir, on la soutint, mêmes en tenant compte de ses excès et de ses crimes. Le Führer une fois au pouvoir, la désavoua. On n’en est pas loin ! Mais que faire de tous ces déracinés ? Weiterlesen