Angela Merkel a parlé hier devant les députés à Strasbourg et a dit qu’elle était partisane d’une armée européenne. Elle a ainsi rejoint Emmanuel Macron dans ce domaine, mais sans donner aucun détail, comme c’est son habitude. Elle a seulement dit, qu’il n’était pas question de faire concurrence à l’Otan. Je me demande bien comme cela peut fonctionner ! C’étaient plutôt des paroles pour amadouer le président français qui déplore avec raison le manque d’ardeur de la Chancelière quant à l’avenir de l’UE. Elle ne partage pas son avis sur la fiscalisation des géants du numérique. Il est pourtant prouvé, que ces grandes compagnies américaines nous mènent par le nez. Elle craint que des représailles allant dans ce sens, puisse déclencher de plus hautes taxes à l’importation des voitures allemandes aux USA. Une fois de plus c’est Donald Trump qui donne le ton, ce qui me dérange au plus haut point. Dans l’état, où nous sommes il faudrait foncer en avant, prendre des initiatives courageuses, mais nous assistons au contraire à une valse-hésitation, qui finalement n’est qu’un frein à toute envolée. J’aurais souhaité que Madame Merkel ait le même élan, que lorsqu’elle décida que l’Allemagne quitte le nucléaire ou lorsqu’elle fit passer l’éthique avant le pragmatisme en ce qui concerne le flux migratoire. Comme c’est son dernier mandat, elle n’a finalement plus rien à perdre. Il en va de son héritage, de sa position dans l’histoire. Mais sa nature s’oppose à toutes mesures pouvant faire ombrage. Ce qu’elle a vécu avec l’accueil des migrants, elle ne veut plus le supporter.

Est-elle l’otage de l’extrême-droite allemande, qui prétend qu’elle vend son pays à la France ? Qu’elle impose encore plus de charges à ses concitoyens ? Il y a aussi dans son pays des tendances à l’isolationnisme. Il est vrai que la République Fédérale, étant l’enfant riche de l’UE, doit compenser dans bien des cas les carences financières des autres pays. Elle est, que l’on veuille ou pas, le bailleur de fonds. Mais d’un autre côté, elle n’a jamais gagné tant d’argent grâce à l’UE, bien plus qu’elle dépense ! Mais les citoyens ne veulent pas en entendre parler. À court terme, elle a peut-être raison, mais ce qui lui manque c’est la vision, comme celle du président Macron. Que sera l’Europe de demain ? Comme fille de pasteur elle a des réactions bien calvinistes considérant les faits immédiats comme points de repaire. Pour que le couple franco-allemand fonctionne vraiment, il faut que l’économie française fonctionne vraiment et que le fossé entre les deux pays s’amenuise. L’un à tout à gagner, l’autre tout à perdre. Tant qu’il y a de telles disparités, rien ne pourra vraiment bouger, les intérêts de chacun étant trop éloignés. À la place de la Chancelière je passerais outre certaines réticences et ferait tout pour obtenir une politique commune. Il est plus nécessaire que jamais d’agir, car dans l’état, où se trouve actuellement l’UE, il faut sauter par dessus son ombre. C’est du tout ou rien ! Faites vos jeux ! Il en va des générations futures. Le Brexit ne doit en aucun cas se répéter ailleurs. C’est probablement la manque d’enthousiasme qui a provoqué le non des Anglais. Si l’Europe propage que de l’ennui, nous n’avons pas fait notre boulot ! N’est-ce pas Madame Merkel !

pm

https://www.nouvelobs.com/monde/20181113.OBS5357/apres-macron-merkel-plaide-a-son-tour-pour-une-armee-europeenne.html

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