Et voilà à nouveau de la provoque ! Cette fois-ci c’est une affiche de l’AfD, le parti de l’extrême-droite allemande, qui fait la une. Elle montre un tableau du peintre Jean-Léon Gérôme peint en 1866 montrant des barbus affublés de turbans examinant une esclave blanche : « Les Européens votent pour l’AfD » et « pour que l’Europe ne devienne pas l’Eurabe’ ». Ce tableau est basé au Clark Art Institute au Massachusetts. Olivier Meslay, son directeur a déclaré : « Nous condamnons fermement l’utilisation de ce tableau pour appuyer le positionnement politique de l’AfD et nous leur avons écrit pour leur demander d’arrêter ». Le tableau étant du domaine public, il a ajouté : « iI n’y a pas de droit d’auteur ou d’autorisation nous permettant d’exercer un contrôle sur la façon dont il est utilisé, autrement qu’en appelant l’AfD Berlin à faire preuve de correction ». Il ne fait aucun doute que la centrale du parti n’écoutera pas ce conseil. Je suis aussi peu sûr que les Allemands dans leur ensemble suivront l’avis de la CDU, qui dit par l’entremise de Serap Guler:« Non, les vrais Européens n’élisent pas des racistes. Les vrais Européens ne défendent pas l’Europe avec la peur et la haine ». Weiterlesen

Quelle hypocrisie de fêter aujourd’hui les femmes, lorsque ces dernières sont encore traitées comme des êtres inférieurs. Les injustices sont encore flagrantes et loin d’être pouvoir considérées comme étant des reliques du passé. Les disparités quant aux salaires sont à mon goût insupportables. Je ne vois pas la raison qu’à travail égal, elles gagnent par principe 15 % de moins. Je réclame des explications, mais personne n’est prêt à me les donner. Faudrait-il renvoyer dans de telles conditions les femmes aux fourneaux ? Allons donc ! Leurs compagnons ne sont plus en mesure de les entretenir, une raison objective de les faire trimer. Et dans tout cela elles doivent encore dire constamment merci, d’avoir la chance de vivre en couple. En Europe les femmes consacrent en moyenne chaque semaine 26 heures à des activités non-rémunérées contre 9 seulement pour les hommes. Soit 3 heures 28 par jour contre 1 heure 30 dans la zone OECD. Elles ont 18 % de moins de loisirs que les hommes. N’y-a-t-il pas de quoi bondir ? Cette situation repose du temps, où la femme était considérée comme une esclave, qui pour la joie d’être entretenue matériellement devait se soumettre. Elles le sont toujours, mais n’ont même plus le droit à une certaine sécurité. À Berlin, d’où j’écris cet article, le 8 mars est depuis cette année une journée fériée. Je veux bien, mais à quoi sert-il de le faire si rien ne change ? Dans un tel cas l’administration aurait dû s’engager de balayer toutes les disparités, mais je ne pense pas qu’elle le fera dans ses rangs. Weiterlesen

Après avoir ramené du Pays de Gex, mon beau-frère à Genève, nous avons écouté sur France-Infos, ma femme et moi, le discours qu’a prononcé Emmanuel Macron au cours du dîner traditionnel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Nous avons tout d’abord été impressionnés de quelle manière il a abordé un sujet qui par sa nature était des plus délicats. Tout en citant les grandes personnalités juives qui ont marqué l’histoire du pays, il n’est pas tombé dans l’écueil d’un sentimentalisme de mauvais aloi. Il a parlé des victimes de l’holocauste, puis des victimes actuelles de l’antisémitisme, sans omettre les injures et les cimetières tagués. Il a reconnu l’échec de la France et aussi de l’Europe, n’ayant pas trouvé la méthode juste pour endiguer la peste qu’est l’exclusion. Il n’est pas facile de reconnaître qu’on est impuissant face à une recrudescence de la haine. Le président de la République a voulu se démarquer des ses prédécesseurs en disant que l’indignation et la honte ne suffisaient plus, mais qu’il fallait agir au plus vite et d’une manière forte. L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme“ a t-il déclaré. Sans vouloir en faire un texte de loi, il sera du devoir des tribunaux d’en faire la part des choses. Comme je l’ai écrit à maintes reprises, le fait de critiquer la politique de l’État d’Israël ne doit en aucun cas être condamnable. Comme vous le savez je le fais souvent et ne veut pas être taxé d’antisémitisme. Je pense qu’il sera très ardu d’émettre de bons jugements. Tant qu’il n’est pas question de remettre en cause la survie de l’État juif, je serais d’avis que les critiques politiques ne tombent pas sur le couvert du racisme. Weiterlesen

Trouver du boulot ou un appartement en ayant un nom et prénom arabe n’est pas une partie de plaisir. « Désolé, nous avons pas pu prendre compte de votre candidature. » Et ceci malgré de très bonnes références, des études brillantes, un casier judiciaire vierge et un passeport français. Aussi le lieu d’habitation joue un rôle essentiel. Qui habite à Neuilly-sur-Seine a de meilleures cartes. Il va sans dire que je trouve une telle ségrégation inhumaine et totalement injuste. Si le fait de se nommer Isidore au lieu de Hakim est un critère, la bêtise ne connaît plus de limites. C’est la preuve que le racisme est encore de mise dans la vie quotidienne. Je trouve illégitime d’obliger des personnes, peu importe d’où elles viennent, de renier leurs origines, de couper leurs racines à cause de certains imbéciles – des Européens de souche – pour avoir droit au même traitement que ceux dont les familles vivent depuis des générations en France ou ailleurs. Peu importe le pays, l’exclusion ne connaît pas de frontières. L’intégration n’est pas égale à l’assimilation. Il ne peut pas être question de renier son histoire pour des raisons pratiques. Je suis un partisan de la sauvegarde de l’identité. Cela n’est pas toujours simple. Pour ma part je ne sais pas trop à quel monde j’appartiens ? Est-ce le monde de mes ancêtres ou celui du milieu, où j’ai été élevé ? Pour ma part la deuxième option est de loin en tête. Mes parents ont quitté l’Allemagne en 1936. Ils étaient de culture germanique. En 1944 ils ont changé de religion. J’ai été baptisé. Weiterlesen

Enrique Peña Nieto, le président du Mexique, se tient prêt à entrer en négociations avec le nouveau président des États Unis, aussi au sujet du mur qui devrait séparer les deux pays. La peur d’une immigration illégale est telle, que Donald Trump a l’intention de se mettre à l‘œuvre, de ce qu’on aurait pu considérer comme un canular électoral. Mais il faut se faire une raison, une tête de béton ne peut pas agir autrement. Une chose est évidente, le mur pourra freiner le flux migratoire, comme c’est le cas de la route des Balkans, mais les problèmes subsisteront, si aucune initiative est prise pour lutter contre la précarité en Amérique centrale et du Sud. J’émets des doute que la nouvelle administration soit prête à lancer un nouveau plan Marshall. C’est ce qui devrait se faire au nom de l’humanitaire, mais je pense qu’on en sera à des années lumières avec le nouveau locataire de la Maison Blanche. Il agira comme le font beaucoup d’hommes d’affaires, pour qui le court terme à plus d’importance que des stratégies d’avenir. Il ne fait aucun doute que le seul moyen de se prémunir contre une invasion intempestive est d’améliorer la qualité de vie de chacun. Et ceci, que ce soit dans ses quatre murs ou ailleurs. Ce que nous vivons actuellement dans le monde est le contraire. Le fossé entre les riches et les pauvres s’approfondit de plus en plus. Mais aussi le mépris d’une classe dirigeante envers tous ceux qu’elle considère comme étant de la vermine. Il serait du devoir des dirigeants d’atténuer ces tensions, mais on en est loin comme l’exemple de la Hongrie le prouve. Lorsque le premier ministre parle de sauver la civilisation chrétienne, il entend par là expulser tous ceux qui font à ses yeux taches dans le paysages, comme les tziganes, les musulmans et aussi les juifs. Je me demande comment on a pu en arriver à nouveau là ? Weiterlesen

Il y a des sujets incontournables, comme ceux du burkini. Le Conseil d’État a pris la décision de rendre caduque les arrêtés municipaux interdisant aux musulmanes de le porter à la plage. Cet habit recouvrant tout le corps et aussi le visage est peut-être un signe militant de l’islam dur et pur. Il n’est en aucun cas innocent. Une marque de plus démontrant d’une manière magistrale la situation des femmes dans ce genre de société. Pour ma part j’ai du mal à accepter qu’elles se plient à un tel acte vestimentaire, qui théologiquement parlant, n’a pas de raison d’être. Le Coran n’oblige personne à se cacher derrière des voiles ou dans des burkas. Dans un pays d’où vient la charte des droits de l’homme, une certaine provocation. Je peux comprendre Manuel Valls lorsqu’il écrit sur Facebook qu’il déplore la décision des juristes d’empêcher les maires d’interdire le port du burkini à la plage. Et me voilà en pleine contradiction. D’une part mon esprit de tolérance me dicte que toutes astreintes des libertés individuelles doivent être éradiquées, que d’un autre côté nous avons nous aussi des acquis que nous voulons voir respectés, comme ceux des droits de la femme. Puis il y aurait aussi la réciprocité. Je condamne énergiquement le port du bikini dans des pays où la coutume s’y oppose. S’y conforter ne me choque pas. Que je le veuille ou non, je dois me soumettre dans les pays qui m’accueillent aux lois pratiquées par eux. En contre partie il serait temps que des concitoyens d’origine islamique prennent en compte notre manière de vivre. Ce n’est pas à eux d’imposer quoi que ce soit, d’autant plus que le port du burkini peut être considéré comme une provocation politique. J’insiste sur cette dernière dénomination. En contrepartie j’appelle de tous mes vœux que la religion musulmane soit respectée. Elle fait partie intégrante de la République et doit être traitée comme telle. Je suis un partisan de la construction de lieux de cultes dignes de ce non. Aussi de la formation d’imams respectant la constitution. Weiterlesen

Devons-nous enterrer l’Europe aujourd’hui ? Non, trois fois non ! Quel que soit le résultat du brexit, nous devons plus que jamais croire en nous. Toute sorte de défaitisme serait négatif. Je sais, la situation est plus que tendue, mais il serait vain de se rendre responsable si le scrutin était négatif pour nous tous. Tout a été fait pour convaincre les anglais à rester au sein de l’UE. Il ne fait aucun doute que le populisme a pour beaucoup de citoyens un grand attrait. C’est de cela qu’il s’agit outre-manche. Le projet soutenu par un Boris Johnson, l’ancien maire de Londres, a des relents de racisme, d’exclusion. Il s’en défend évidemment, mais ses alliés n’ont pas peur d’utiliser des arguments diffamatoires pour imposer leurs vues. Jo Cox avait mis en garde les électeurs du Yorkshire dans un dernier article de ne pas mélanger le maintien de son pays en UE avec une politique migratoire. Elle trouvait déplorable que de tels arguments soient mis en avant. Non sans raison elle a croqué une esquisse, de ce qui pourrait se passer économiquement et socialement en cas de victoire des nationalistes! Ce serait une catastrophe pour bien des ménages. Une position réaliste de sa part avant son assassinat. Mais lorsque les émotions sont en jeu, ceux qui se trouvent camper sur une branche, n’hésitent pas à la scier, malgré les dangers qui les attendent à ras-le-sol. Je crains fort que l’aveuglement soit au rendez-vous aujourd’hui. La Grande Bretagne n’est plus la grande puissance planétaire qu’elle avait été dans le passé. Comme l’Autriche, elle est passée au statut d’une nation moyenne. Il est bien éloigné le temps du colonialisme où il suffisait de claquer des doigts pour être servi. Le panache d’antan n’est plus qu’un vague souvenir. Même si la monarchie essaie de garder un certain lustre, cela ne repose plus sur des réalités. Ces dernières sont assez modestes. Weiterlesen

Déclarer que s’il était au pouvoir, un attentat tel celui d’Orlando serait moins probable, est à nouveau une des sorties insupportables de Donald Trump. Il n’a pas eu le décence d’attendre le résultat de l’enquête pour se manifester. Les morts ne semblent pas lui inspirer le moindre respect. Il n’a qu’une idée en tête, gagner les élections. Son message est celui de la hargne, de la calomnie, non pas de la raison. Le FBI a déclaré, comme Barak Obama, que ce massacre n’avait pas été téléguidé. Il est plutôt le fait d’un lavage de cerveau ayant eu lieu sur Internet. Le meurtrier avait souffert de troubles mentaux lui dictant sa haine contre les homosexuels et les noirs. Qu’il ait utilisé l’EI comme provocation, et que ce dernier ait déclaré être à la base de ce meurtre collectif, entre dans l’ambiance dans laquelle nous nous trouvons, celle de la suspicion et de la peur. Donald Trump utilise ces réactions pour en retirer le plus de crédit possible. Ce qu’il fait est immonde, mais aussi illogique. Le tireur avait pu s’acheter son fusil-mitrailleur tout à fait légalement. La preuve qu’il faut absolument mettre le frein à la vente de telles armes. Mais le lobby des fabricants a eu jusqu’à maintenant le dessus en déclarant que toutes restrictions et contrôles étaient une atteinte à la liberté citoyenne. Des propos qui vont dans le sens du prochain candidat républicain. Il ne veut pas qu’il soit dit que ce négoce est à l’origine de biens des meurtres collectifs, qu’il est hors propos. La confirmation que le citoyen, quelles qu’en soient les raisons, doit avoir les moyens de prendre sa destinée en main. S’il était élu, Trump libéraliserait encore plus la vente d’armes. Un double-langage qu’en temps qu’Européen il est difficile de comprendre. Mais pour tous ceux qui préconisent le totalitarisme et ses réponses simplistes, du miel. Il est probablement à craindre qu’ils représentent une majorité au sein de l’électorat. Des personnes prêtes à sacrifier la démocratie au profit de la violence. Pauvre Amérique ! Weiterlesen