Il s’agit de Mesut Özil, le footballeur de la sélection allemande. Il a déclaré qu’il ne jouerait plus pour la « Mannschaft », car il considérait que la fédération avait fait des remarques racistes en son encontre. Les faits : Avec son collègue Ilkay Gündogan il s’est fait photographier avec Tayyip Erdogan en lui remettant un maillot au cours d’une tournée électorale avant la présidentielle en Turquie. Özil prétend aujourd’hui que ce geste n’avait aucun arrière-plan politique, qu’il ne voulait que marquer son attachement à la terre de ses ancêtres. « Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales recouvrent plus qu’un seul pays. J’ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement basées en Turquie. J’ai deux cœurs, un allemand et un turc » Je veux bien, mais ce n’est pas cela que beaucoup de gens lui reprochent, c’est plutôt le soutien qu’il a apporté à un chef d’État qui a mis plus de 50.000 de ses compatriotes en prison, 140.000 personnes ont perdu leur emploi. Mesut Özil n’a pas perdu un mot à ce sujet. Reinhard Grindel, le président du DFB, a essayé de lui faire comprendre, qu’il ne s’agissait en aucune manière d’attaquer la communauté turque pour son patriotisme, mais que ses motifs étaient d’ordre politique. Je lui donne tout à fait raison. Özil démontre ainsi de la mauvaise foi. Il est facile d’accuser ses détracteurs, dont je fais partie, de racistes. Il aurait dû avoir assez de sensibilité de prendre en compte la position du gouvernement fédéral envers Tayyip Erdogan, non de la Turquie. Lorsque des ressortissants allemands d’origine turque, sont sous les verrous sans une raison évidente, on ne peut pas attendre de la part du gouvernement et de l’opposition qu’ils se mettent à plat-ventre devant un autocrate comme le président turque. Weiterlesen

Une fois au pouvoir, il est très difficile de se débarrasser de l’extrême-droite, comme c’est le cas avec Viktor Orbán en Hongrie. Il aura au parlement une majorité des deux tiers, malgré le score du Fidesz, qui est autour des 50 %. Cela permettra au nouveau ministre-président hongrois d’en faire à sa guise et de restreindre de plus en plus les droits de l’opposition. Nous avons donc affaire à une dictature larvée. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne, a mis en garde Viktor Orbán contre toutes tentations totalitaristes. Les vœux de pratiquer l’absolutisme, surtout lorsqu’il s’agit des questions de l’immigration et des rapports avec les étrangers est grande. Il est évident que la discrimination dépassera le pic actuel, ce qui ne correspond pas aux règles émises par Bruxelles. Aussi là, il faudra s’attendre à plus de tensions. Monsieur Orbán, le souverainiste, se dresse contre l’UE, mais n’a aucune objection d’empocher l’argent qu’on lui jette en pâture. Plus ce genre de personnage agit d’une manière malhonnête, nommons les choses par leur nom, plus on lui graisse la patte. C’est du moins l’impression que j’en tire. Et cela avec l’argent que je paie au fisc. Cela me met en colère, comme c’est le cas pour la Pologne. Si le mépris sous toutes ces formes, est ainsi pris en compte, il faut se dire que nous faisons tout pour donner à la ségrégation ses lettres de noblesse. Tout le monde sait à quel point la Hongrie est devenue discriminatoire envers tous ceux qui sont différents, sans oublier l’antisémitisme. La victoire du Fidesz est une motivation pour toutes les formations racistes en Europe de humer l’air pur des sommets. Cela leur confirme qu’ils détiennent la vérité infuse. Un appel à pratiquer de plus en plus la xénophobie. La violence, qu’elle soit verbale ou physique, est au programme. Weiterlesen

Sevran, une ville de banlieue aux portes de Paris, est une des plus pauvres du département de Seine-Saint Denis. Son maire, Stéphane Gatignon, a donné sa démission après 17 années passées à la tête de sa ville. Son but était, comme il le dit lui-même, de faire « péter le ghetto ». Malgré certaines réussites, comme le raccordement de Sevran au métro parisien, il montre son désarroi quant à l’intégration des banlieues au sein de la République. Il constate toujours à nouveau un réflexe de rejet, qu’il trouve déplorable. Il ne peut pas être question pour elle, d’égalité, de fraternité et de liberté. Elle est le mauvais élève qu’on place au fond de la classe. On ne l’affuble pas comme dans le temps, d’un bonnet affublé d’oreilles d’ânes, mais on en est pas loin. La banlieue est l’égal de la déchéance sociale, de l’échec professionnel et familial. Elle est un ramassis dans lequel on parque tous ceux qu’on considère comme étant indésirables. Ce n’est pas en agissant de la sorte, qu’il sera possible d’obtenir un progrès quelconque. Je peux très bien comprendre Stéphane Gatignon après avoir tourné plus de vingt ans en banlieue. J’ai commencé à m’intéresser à elles lors des incidents des Minguettes, une cité proche de Lyon. C’était une des premières manifestations « de raz-le -bol ». En 1983 y est née la marche contre l’inégalité et le racisme. Depuis j’ai l’impression que bien peu de choses se sont passées. Les tensions en banlieues sont plus tendues que jamais. Puis vient s’ajouter à tout cela l’intégrisme islamique qui stimule l’agressivité et la violence. Weiterlesen

La discrimination est avant tout un acte politique incluant la violence. Une manière de se débarrasser de tous ceux qui semblent être hors normes. Fleur Daugey s’attaque dans son livre « Animaux homos » à la thèse que l’homosexualité est contre-nature. Ce n’est aucunement le cas. Il s’est avéré que bien des espèces pratiquaient la « sexodiversité ». Cela rend caduque les arguments erronés, qui partent du principe que les relations sexuelles entre un même sexe sont issues avant tout d’une attitude comportementale. Ce n’est pas le cas, si on prend au sérieux cette étude. Je connais cette thèse anthropologique depuis longtemps, ainsi que ceux qui pratiquent sciemment de telles discriminations. Cela voudrait dire que les êtres humains sont dans une lutte incessante de domination pour se démarquer des autres. Les origines de tels rejets sont instinctives, n’ont donc rien à voir avec la raison. Il en est de même de tous ceux qui subissent encore aujourd’hui la haine sociétale sous toutes ses formes. Je m’explique. Elle s’applique à un groupe de personnes sans tenir compte de l’individualité. On parle encore toujours des juifs, des noirs, des homos, sans se référer à des être en particulier. On les jette sans discernement dans un seul panier. Un non-discernement voulu, pour donner l’impression à une majorité, qu’elle jouit des faveurs divines. C’est de cette manière que le national-socialisme a pu rassembler sous sa bannière une grande majorité du peuple allemand. Un tel réflexe racial a été provoqué par le chômage énorme qui sévissait au temps de Weimar, à l’inflation. Nombre de ménages ne savaient plus comment sortir de leur misère, qui d’après eux avait été provoquée pas le traité de Versailles qui aspirait comme un vampire, les forces vives de la nation en réclamant des « réparations exorbitantes » à un peuple complètement affaibli. Et d’après la propagande nationaliste, les responsables étaient bien définis. c’était évidement l’internationale juive qui voulait ainsi se remplir les poches au détriment de personnes honnêtes, incapables de pratiquer de tels méfaits. Weiterlesen

Une fois n’est pas coutume, je vais écrire ces quelques lignes sur un sport que j’aime beaucoup, le football. Mais pas pour parler d’une équipe ou d’un match bien précis, plutôt pour évoquer la carrière d’arbitre de Bibiana Steinhaus. C’est la première femme à diriger une partie à la Bundesliga, la première ligue allemande. Une ouverture dans le monde assez machiste du foot professionnel masculin. Cette nomination a donné lieu à des articles dans les journaux français qui ont souligné le caractère exceptionnel de cette nomination. Elle marque bien ce que je nommerais la tentative de mettre fin à une discrimination active de la femme. Je trouve sidérant qu’en 2017 il soit encore permis de parler d’exception. Je souhaiterais que Bibiana Steinhaus ne reste pas solitaire parmi ses collègues masculins. D’en parler comme je le fais est le signe que tout reste encore à faire lorsqu’on parle d’égalité entre les sexes en Allemagne, un pays où les femmes sont moins payées pour un travail égal. Ceci dans un pays-phare de l’économie mondiale ! Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de grèves, d’opposition musclée à cette injustice. Que ce thème soit repris dans la campagne électorale du SPD est pour moi une évidence. Mais c’est en même temps honteux que rien n’ait été fait dans ce sens. Il est permis de se poser quelques questions en ce qui concerne cette discrimination flagrante. Est-ce un relent du passé, où pendant le 3ème Reich la femme au foyer était le modèle de société qui était favorisé ? Aussi l’image de la mère aimante, qui devait être constamment à disposition de sa famille, soumise à son mari. C’est un point du programme de l’AfD, le parti d’extrême-droite allemand. Je suis aussi d’avis que le rôle des femmes dans l’éducation des enfants est prédominant, mais il peut être partagé équitablement avec l’homme à ses côtés. Il est pour moi tout à fait normal de procéder ainsi. Lorsque ma fille était petite, je me suis occupé d’elle quotidiennement, car ma femme donnait des cours le soir. Étant bébé je la langeais, lui donnais la bouteille puis la mettais au lit. Aujourd’hui Thérèse à 44 ans et s’en porte pas plus mal. Je veux dire que même des hommes de ma génération ne rechignaient pas de mettre la main à la pâte lorsqu’il le fallait. Weiterlesen

De 1872 à 1994, l’article 175 sévissait en Allemagne. L’homosexualité et des rapports contre-nature, tels des ébats amoureux avec des animaux, étaient passibles de prison. Hier le Bundestag a décidé de réhabiliter 50.000 hommes qui avaient été condamnés et de leurs accorder des indemnités. Qu’on essaie un peu de s’imaginer ce qui s’est passé après la seconde guerre mondiale. Les nazis avaient poursuivis les homosexuels et avaient envoyé un grand nombre d’entre-eux dans les camps de concentration et n’avaient pas hésité de gazer un grand nombre d’entre-eux. Il aurait été normal que le § 175 soit rayé à la création de la République allemande en 1948, mais rien en a été. Les conservateurs se considérèrent comme les gardiens de la morale, comme Madame Boutin en France. Ils s’appuyèrent sur des préceptes édictés avant tout par l’Église catholique. C’était déjà à cette époque un secret de polichinelle que bien des ecclésiastiques pratiquaient « des relations sexuelles contre-nature « , mais on fermait les yeux. Bien des enfants en étaient les victimes ! Je trouve franchement scandaleux qu’il ait fallu attendre 2017 pour réparer de telles injustices. Cela démontre à quel point notre société est abjecte. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous. Je pense que si les enquêtes n’avaient pas démontré les excès sexuels exercés sur les enfants dans des internats religieux, on n’en serait pas là. Les conservateurs ont ainsi plus ou moins protégé les prêtres s’étant livré à de tels abus. Mais indépendamment de ces horreurs, je trouve qu’il était le plus grand temps que l’État prenne sa part de responsabilité quant à la discrimination de l’homosexualité. Lorsqu’on sait qu’elle est le plus souvent régie génétiquement, il est absurde d’en faire un péché mortel. Elle fait partie de la nature humaine et doit être considérée comme telle. Weiterlesen

Même le dictionnaire connaît ce nom de famille. Nicolas Sarkozy l’a rendu immortel. Il s’agit d’un appareil qui crache à haute pression un jet d’eau afin de nettoyer tout ce qui ne peut pas être éliminé avec une éponge. Monsieur Propre considérait certains jeunes des banlieues comme étant très récalcitrants à toutes tentatives de mesures de salubrité publique. Pour lui c’était le seul moyen de s’en défaire. Donald Trump a aussi l’air de vouloir employer la méthode forte dans son intention d’expulser tous les clandestins, même ceux qui n’ont pas commis de méfaits. On chiffre à 11 millions leur nombre. L’administration Obama ne leur était pas non plus favorable, mais essaya de les traiter avec plus d’humanité. Ces réfugiés ne se sont pas rendus aux USA parce qu’ils adoraient ce pays, mais à cause de la disette. L’ancien président était au courant des abus perpétrés par les multinationales américaines quant à l’exploitation des ouvriers agricoles par exemple ou des ressources minières et montra plus de compréhension. Pas pour ceux qui commettaient des délits, mais ceux qui voulaient se refaire une existence digne de ce nom. Ce qui se passe ici me gêne beaucoup. Comme partisan de l’action d’Angela Merkel, qui a montré une grande humanité envers les migrants, je ne peux pas ignorer les lois. Un immigré illégal est un clandestin, qu’on le veuille ou non. Donald Trump a rapidement remarqué qu’une telle initiative n’était pas du goût de tout le monde et s’est empressé de déclarer, qu’il n’y aurait pas de déportations de masse. Weiterlesen

C’est un comble ! La facture du mur que Donald Trump veut ériger à la frontière mexicaine devrait être payé par le voisin. Je ne comprends pas le président Enrique Pena Nieto d’avoir reçu le magnat de l’immobilier new-yorkais. Qu’attendait-il de lui ? Il est insupportable que le candidat républicain se conduise comme un autocrate, tels qu’ont été Mussolini ou Hitler. Avons-nous oublié de quelle manière ils humiliaient les gouvernements voisins ? Ce qui s’est passé peut être qualifié de démagogie. Même si le président Nieto refuse d’entrer en matière en ce qui concerne la politique discriminatoire propulsée par Trump et son équipe, il lui donne trop d’importance en discutant avec lui. Ce qui se passe là ressemble à un ultimatum et est en contradiction complète avec toutes les règles de la diplomatie. Il esquisse par là de quelle manière il veut faire de la politique étrangère s’il était élu. Viendra-t-il en France et en Allemagne dans le seul but d’humilier ses dirigeants ? Ce qu’il a dit au sujet d’Angela Merkel était franchement discourtois. Il ne serait pas étonnant que dans de telles conditions, des murs virtuels se dressent contre l’omniprésence des USA. Nous courrions le danger de nous isoler complètement vis-à-vis du nouveau monde. Un modèle de rapports qui jusqu’à présent étaient bénéfique de part et d’autre. Trump démontre ainsi son ignorance complète en ce qui concerne les règles internationales. Il cause ainsi un tort considérable à son pays, qui lui aussi dépend de l’étranger, quoiqu’on en dise. Ce qui se passe ici est le fondement d’une manière d’agir populiste. L’isolement est une utopie et mènerait à un chaos indescriptible. Je retrouve certains éléments du discours de Marine Le Pen, en particulier par rapport à Vladimir Poutine. Les chantres de l’extrême-droite le poussent aux nues et approuvent sa manière de faire musclée. La démocratie en prend pour son compte et n’est plus qu’un slogan vide de sens. Weiterlesen