49.000 personnes ont manifesté hier contre les violences faites au femmes. 116 d’entre-elles sont déjà mortes de féminicide cette année. Peut-on rester passif par rapport à cette hécatombe qui augmente de plus en plus ? Beaucoup diront qu’ils déplorent de tels assassinats, mais qu’ils ne se sentent pas en mesure de lutter concrètement contre de tels homicides. C’est ardu mais pas impossible. Il faut reconnaître qu’une des causes principales de la violence dans le cadre familial est causé par la déshérence dans laquelle se trouvent bien des couples. Il y a certes l’aspect social qui joue un rôle de taille, mais aussi l’abandon affectif de certains. Je pense aux violents qui devraient être accompagnés psychologiquement. Souvent des êtres ayant vécu au cours de leur jeunesse des scènes terribles entre leurs parents, où les conflits étaient réglés par les moyens pervers de la colère. Des actes une fois qu’ils étaient commis étaient irréversibles. Lorsqu’on a connu comme gosse ces situations de non-retour, il n’est pas étonnant que son comportement soit infesté par de tels évènements. Le tout est renforcé lorsque la précarité est au rendez-vous, lorsque le famille menace de sombrer dans la misère. C’est là qu’il y aurait le plus à faire. J’attends des autorités responsables qu’elles désamorcent de telles situations. Il faut qu’on soit conscient, qu’une ambiance larvée par le chômage, n’est guère propice à l’harmonie. Ce sont les enfants qui en subissent les plus grands dommages. Il ne faut pas oublier qu’eux sont aussi en proie à des tortures, comme c’est souvent le cas aussi de leurs mères. Bas les pattes ! C’est ce que j’aimerais crier haut et fort, mais je crains que cela ne freinera personne, lorsque la violence est en jeu. Ce qui complique aussi la situation, c’est que beaucoup de femmes protègent leurs tortionnaires. Souvent des conjoints pour lesquels elles montrent, aussi désarmant que cela puisse être, de la compassion. Souvent elles essaient de nier ce qui s’est vraiment passé. « Je suis tombée dans les escaliers… »

Elles se rendent parfois compte, qu’il faut être à deux pour qu’il ait conflit. La provocation joue probablement souvent un rôle essentiel. En particulier lorsque certaines sont en proies à des dérangements sexuels. On ne peut pas aborder le féminicides en escamotant de tels « perturbations ». Lorsqu’un homme est constamment soumis à des pressions extérieures, comme celles de ne pas savoir comment payer le loyer ou ne pas pouvoir pas nourrir correctement ses enfants, il ne faut pas s’étonner qu’il risque de connaître les affres de l’impuissance. Pour lui ce qu’il peut y avoir de plus avilissant. La certitude qu’il a failli sur toute la ligne. Son atout majeur, celui du libido, évaporé. La plupart des agressions en sont la cause, ceci mêlé à l’alcool. Il a l’impression de n’être plus rien et compense cet handicape par de la violence. Dans la plupart des cas cela devient un réflexe. Une fois de plus je ne peux qu’encourager que de tels couples soient accompagnés psychologiquement. Ce serait pour moi une des seules possibilités d’intervenir. Avec la répression on atteint que la surface. C’est dans le fond qu’il faut intervenir, ne pas rester superficiel !

pm

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/23/il-faut-que-ca-change-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-contre-les-violences-faites-aux-femmes_6020285_3224.html

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