Depuis la mi-mars les tziganes de la région parisienne sont les victimes d’attaques injustifiées comme cela a toujours été le cas depuis la nuit des temps. Il leur est reproché le rapt d’enfants, une légende qui leur colle à la peau. Ceci pour les tuer et prélever des organes. La préfecture de police de Paris s’est empressée de dire, que ces accusations étaient complètement infondées. Il en est de même chez les Juifs. Ce genre d’injures est typique d’une époque, où les gens ne se sentent pas en sécurité, où toutes les assises semblent s’évaporer. Il faut des boucs émissaires afin de pouvoir montrer le mal du bout du doigt. Le soit-disant enlèvement des enfants fait partie de la panoplie discriminatoire qu’est le racisme. Les tziganes ont toujours été traqués. Ce n’est pas par amour du voyage, qu’ils ne sont pas sédentaires. Il faut prendre sous la loupe ce qui se passe encore aujourd’hui dans les pays de l’Est européen, d’où beaucoup d’entre-eux sont originaires. Ils sont chassés d’un endroit à l’autre, jugés indésirables par ce qu’ils ne sont pas comme les autres. On en a fait des traqués à qui les biens-pensants remettent en question leur droit de vivre. Comme pour les Juifs et les homosexuels, les nazis ont essayé de les exterminer à tout jamais. Des centaines de milliers d’entre-eux ont été exécutés, gazés à Auschwitz ou ailleurs. Et dire qu’actuellement le calvaire de ces malheureux est à nouveau d’actualité. C’est la preuve que nous nous trouvons en pleine régression en ce qui concerne l’esprit et l’intégrité intellectuelle.

Les extrémistes de droite, afin de rassembler autour d’eux des militants et des adeptes, répandent de telles accusations, sachant que le bas-peuple cherche à tous prix des plus miséreux qu’eux, afin de se faire valoir. Pour eux la preuve qu’ils ne sont pas au bas de l’échelle. C’est la méthode employée par les extrémistes afin de s’emparer du pouvoir, celui d’utiliser les plus bas instincts afin de se faire valoir. C’est ce qui s’est passé au début des années 30 en Allemagne. Les tziganes étaient traités comme de la vermine, au même titre que les Juifs. Il était évident que pour « les braves » citoyens, ils ne pouvaient qu’être des voleurs, des malfaiteurs qui s’attaquaient à la base même de la morale. Il est clair que je suis souvent irrité de voir près de chez moi de plus en plus de mendiants d’origine tzigane. Mais avant de jeter l’anathème sur eux, je devrais savoir pour qu’elle raison il en est ainsi ? Je ne veux pas les disculper de tous les maux, mais je pense que si j’étais dans leur situation, je n’aurais pas d’autre alternative. J’ai interpellé l’un d’entre-eux qui m’a raconté que dans la région d’où il venait, les siens subissaient la ratonnade, dès qu’ils essayaient de s’établir. En ce qui concerne l’UE, des programmes d’intégration des tziganes ont été lancés, mais l’argent prévu à ces fins est détourné par les gouvernements concernés ou tout au moins mal utilisé. Je ne peux et ne veux pas concevoir que des hommes et des femmes sont traités comme de la chienlit. Que feriez-vous si on vous empêchait de trouver un toit sur votre tête ? Qu’on vous chasse comme des chiens galeux de partout ? Il est triste que nous sommes revenus à la case de départ en ce concerne le respect d’autrui. Ce qui se passe autour de Paris me dégoûte !

pm

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/27/la-haine-anti-tziganes-revient-toujours-par-secousses-dans-l-histoire-de-l-europe_5442268_3224.html

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