La Knesset a adopté à une courte majorité la loi sur « l’État-nation ». 62 contre 55 députés ont voté pour. En quoi consiste cette réforme ? Le droit à l’autodétermination n’est accordé qu’aux juifs ; le statut de l’Arabe comme langue officielle est retiré. 20 % de la population israélienne sont ainsi mis au pilori et considéré comme des citoyens de deuxième classe. « Israël est l’Etat-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination ». Cette loi ne fera qu’attiser la haine. Il ne faudra pas s’étonner que l’antisémitisme soit de plus en plus virulent partout dans le monde. Au lieu d’apaiser les tensions, Benyamin Nétanyahou, fait tout pour détruire son pays. Il le déclasse en un État religieux du type franquiste en retirant ses compatriotes arabes d’une grande partie de leurs droits. À quand devront-ils porter un croissant cousu sur leurs habits afin qu’on les reconnaisse comme tels ? Je ne sais pas si ceux qui ont approuvé ce texte sont vraiment conscients de ce qu’ils ont fait ? Ce qui se passe là-bas ressemble bien à la discrimination des juifs en Allemagne dans les années 30. À quand interdira-t-on aux arabes de s’asseoir sur des bancs réservés exclusivement aux juifs ? Les citoyens israéliens ont-ils oublié ce que les nazis ont fait subir à leurs aïeux pendant les années noires de l’antisémitisme ? Weiterlesen

Madeleine Albright a écrit un livre pour mettre en garde les Américains contre la montée du fascisme. L’ancienne secrétaire d’État de Bill Clinton a vécu à ses dépends les méfaits du nazisme et ensuite du communisme. Ses parents ont dû se réfugier aux États-Unis. Elle parle en conséquence de cause, lorsqu’elle met ses compatriotes en garde, contre les actions de Donald Trump. Au cours de l’histoire, ce sont souvent des personnages assez exotiques qui avaient une attitude hors norme avant de devenir des tyrans. Malheureusement je suis obligé de me référer une fois de plus à Adolf Hitler, afin d’essayer de vous faire comprendre, quels sont les ingrédients du fascisme. Habitant dans le quartier, où le future Führer a passé ses années de Bohême, je vais essayer de faire un casting à son sujet. Comme artiste raté, il hantait les tavernes fréquentées par des libres penseurs. Le grand écrivain bavarois Oskar Maria Graf, qui a dû s’exiler à New York a cause de ses textes polémiques contre le nazisme, raconte qu’il a connu personnellement Hitler et a pris parfois ses repas avec lui. Il parle d’un illuminé que personne ne prenait au sérieux, avant tout les artistes et les poètes qui fréquentaient ces lieux. Ce qui est déconcertant, c’est le fait, que ces personnages, qui sont devenus par la suite des monstres, étaient parfois assez peu conventionnels. Parfois ils avaient un caractère assez clownesque. Dans la cas d’Adolf Hitler, sa schizophrénie accentuait encore le caractère des personnages qu’il jouait. D’une part le peintre, comme enfant de Bohême, ne trouvant pas de place dans le milieu, où il voulait tant prendre pied ; de l’autre l’artiste méconnu, qui crachait du venin sur les Juifs, qu’il considérait par leur arrogance comme les responsables de son échec. Un trait de caractère qui est commun à ces tristes sires de l’histoire, c’est leur narcissisme. Weiterlesen

Le Front National essaie de se refaire une santé en invitant le chantre de l’extrême-droite américaine Steve Bannon. L’ex-conseiller préféré de Donald Trump, un raciste tous crins, a assuré les militants FN au congrès de Lille, qu’ils représentaient l’avenir, que la prise de pouvoir des fascistes en Europe n’était qu’une question de temps. Des propos vindicatifs qui ont une partie de vérité, si du côté des démocrates il y a un langage flou. J’ai espoir que tous ceux qui croient encore à la liberté se donneront un coup d’étrier. C’est la raison pour laquelle je mets mes espoirs dans la formation du nouveau gouvernement en Allemagne. Je suis persuadé qu’Angela Merkel et la future présidente du SPD, Andrea Nahles, sont bien conscientes du danger qui nous guette et feront tout pour le contrecarrer. Il sera de leur devoir de réussir un pari presque impossible pour deux partis qui ont laissé bien des plumes lors des dernières élections, celui de regagner la confiance au sein de la population. Elles savent qu’on leur demande de prendre des décisions pour effectuer des réformes courageuses. Ce sera un travail de fourmi qui prendra son temps. Pour que les prédications du prophète Bannon ne deviennent pas vérité, l’Allemagne devra se départir de sa réserve et en collaboration avec Emmanuel Macron aller de l’avant. Il faudra faire des concessions, mais elles sont indispensables pour ne pas se fourvoyer sur un terrain miné. Weiterlesen

Il y a eu de manifestations contre l’élection de Donald Trump hier à Berlin. C’est une bonne chose, car si la passivité était de mise, elle pourrait passer pour du désintérêt. Un grand nombre de personnes de tous horizons se rendent bien compte qu’il serait nocif de se taire. Mais la question se pose malgré tout quels sont nos moyens pour lutter contre la montée du fascisme, de l’exclusion et du racisme ? J’essaie de m’y atteler mais dois avouer que je n’ai pas encore trouver la bonne recette. Je suis parfaitement conscient que le profond dégoût que je ressens, n’est pas l’arme adéquate pour lutter contre le totalitarisme. Tout d’abord je me vois obligé de faire une analyse pour savoir pourquoi de telles tendances sont à ce point tentantes pour une bonne partie de la population ? Je pense que pour chacun d’entre-nous la recherche de la sécurité se trouve au premier plan. Nous ne supportons pas tout ce qui est mouvant, de peur de sombrer dans le vide. La démocratie, dans sa forme noble, est ouverte à tout, même à l’élection d’un Donald Trump. Ce qui à première vue est une marque de tolérance, est pour beaucoup un facteur d’incertitude. Le citoyen prend conscience que lui seul est responsable de son destin, ce qui pour une majorité d’entre-eux, l’indispose. Lorsque cela va mal, il a la nostalgie de l’être-providence qui pourrait le tirer du bourbier dans lequel il se trouve. En fait l’homme n’est pas fait pour vivre en dehors du troupeau. Son émancipation n’est que factice. Il s’en remet plus volontiers aux chefs, qui le guident sans que qu’il n’ait à penser. C’est malheureusement une évidence que nous devons prendre en compte et qui explique le succès des führers. Et c’est cela qui rend la lutte contre la dictature si difficile. Weiterlesen

Alexander Van der Bellen l’emporte d’une très courte tête. Il est le nouveau président de l’Autriche. Ce sera donc un vert indépendant qui aura la lourde tâche de réconcilier un peuple divisé en deux camps. Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, le parti xénophobe, a reconnu sa défaite. Mais un arrière-goût très amer restera. Près de la moitié de la population n’a pas hésité à plébisciter un mouvement d’extrême-droite, où pas mal de nostalgiques du 3ême Reich y trouvent leur refuge. C’est un triomphe qui laissera des traces indélébiles. Ceci d’autant plus que partout en Europe de telles tendances sont perceptibles. Le fascisme retrouve-t-il ainsi sa légitimité ? On serait enclin de le croire. La question qui se pose maintenant est de savoir comment agir contre une telle montée brune ? Ce n’est probablement pas en isolant de tels mouvements, qu’il sera possible d’être efficace. Le devoir des partis démocratiques, sera de présenter des programmes courageux, de partir en croisade contre le déclin social d’une partie des peuples. De trouver des leaders pouvant enthousiasmer les foules. Il est impératif de s’exprimer dans un langage plus offensif. Attaquer le populisme est une chose, se redéfinir une autre. C’est-ce qui doit se faire, en particulier au sein de la gauche démocratique. Je ne pense pas que seulement le raz-le-bol puisse expliquer un tel succès des agitateurs extrémistes, qui tout au moins verbalement, veulent exclure tous ceux qui ne sont pas dociles. Il est évident que leur tendance est de restreindre les libertés individuelles, d’agir contre l’Europe, de fermer les frontières et d’agiter le drapeau nationaliste. Des perspectives sombres qui risquent de plonger le continent dans une instabilité constante. Elle peut générer la haine et en fin de compte des conflits armés. Certains me taxeront de défaitiste, mais peuvent-ils prouver le contraire ? Weiterlesen

Nommons-la par son nom, l’Autriche fait dorénavant partie des fossoyeurs de l’Europe. Elle est en bonne compagnie avec la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et les Pays baltes. Des nations qui tendent la main pour recevoir de l’argent, mais dès qu’il s’agit de montrer un peu de solidarité, se débinent comme des lapins. Lamentable ! Je n’ignore en aucune manière les grandes difficultés occasionnées par le flot des réfugiés, mais trouve déconcertant que le populisme et l’extrême-droite gagnent ainsi du terrain. Même les sociaux-démocrates, comme du côté de Vienne, se brunissent à vue d‘œil. Quel désastre ! Mais ce qui me touche bien plus, c’est le laxisme d’une grande frange des populations dites éprises de démocratie. On la boucle afin de ne pas se mouiller. Cela pourrait occasionner des ennuis. Il vaut mieux casser du nègre, cracher sur les Arabes, désavouer les juifs que de critiquer ceux qui voudraient faire le salut hitlérien ! J’exagère peut-être, mais la colère me prend lorsque je vois ce qui se passe. Seuls des coups de gueules peuvent tirer de leur léthargie tous ces mollusques, qui ne voient que leur petit confort comme rédemption. S’ils se trouvaient dans la même situation que tous ceux qui fuient la répression, ils ne seraient pas content d’être traités de cette façon. Je ne veux pas être neutre, mettre sur la balance le pour et le contre. Ils ne le méritent pas et ne peuvent qu’en retirer du mépris. Ces mêmes citoyens, lorsque le cataclysme arrachera tout sur son passage, diront qu’ils n’avaient pas su, qu’ils étaient parfaitement innocents. Ils n’ont pas même le courage de dire qu’ils sont racistes, qu’ils approuvent les visées fascistes et qu’ils voudraient, s’ils en avaient les moyens exterminer « toute cette vermine », dont je fais aussi partie. J’en suis même fier ! Que nous courrions à notre fin, ne semble pas les intéresser. Weiterlesen

Je suis à la fois triste et en colère. Ce qui se passe actuellement dans l’UE me dégoûte. L’impression prévaut que les politiciens et finalement aussi le peuple ne se rendent pas compte à quel point ils sont destructifs. Au lieu de bâtir, ils détruisent ce qui a été réalisé depuis 70 ans. Ont-ils oublié que l’esprit d’ouverture a permis aux citoyens de vivre en paix, tout au moins ce qui concerne l’Europe occidentale ? Au lieu de faire la guerre, comme c’était le cas sur le continent depuis la nuit des temps, on a opté dès 1945 pour l’entente. Que restait-il à faire d’autre après la seconde guerre mondiale ? Nous nous trouvions dans unchamps de ruines avec des millions de familles décimées. J’ai l’impression que tout cela a été oublié. Nous vivons actuellement, à mes yeux, dans une ambiance ressemblant à celle de 1938. Nous allons à l’abîme sans que quelqu’un réagisse vraiment. À l’époque le drame était programmé et pourtant la France et la Grande-Bretagne ont pactisé à Munich avec le plus grand criminel de l’histoire contemporaine. Les responsables le savaient parfaitement bien, mais ont préféré plonger leur tête dans le sable. Ne nous leurrons pas, même si au sommet qui se déroule actuellement à Bruxelles, il y avait un rapprochement en ce qui concerne la migration et un accord bancal au sujet du Brexit, ce n’est qu’un baume à court effet. Ce qui est bien plus grave, c’est le fait que les gouvernements se font mener par le bout du nez par des populistes qui ne se gênent pas de propager des paroles, dignes du « Stürmer », le journal immonde des nazis. Pire encore, ils commencent aussi, comme en Hongrie ou en Pologne, à se mettre à leur niveau. Et ceci dans un esprit clientéliste ! Ceci est un aveu flagrant d’impuissance ! Weiterlesen