S’il en allait du nouveau gouvernement italien, il serait absolument légitime que l’UE lui accorde une remise de dette de 250 milliards d’euros. Rien que cela ! Dans une interview qu’elle a donné hier à un journal allemand, Angela Merkel a bien précisé qu’il n’en était pas question. J’ai souvent considéré la position allemande comme étant trop rigide, mais aujourd’hui je dois reconnaître le bien-fondé d’une telle attitude. Pour compenser tout cela, il serait bon de créer un fond européen bien doté, pour accorder des crédits rattachés à des projets d’intérêt commun. Si je comprends bien l’idée mise en route par Emmanuel Macron, il s’agirait pour cet outil de travail, de fonctionner comme une banque. Chaque demande serait soumises à une analyse précise, aussi axée sur la rentabilité du projet. Contrairement à l’agissement d’un institut financier, il devrait aussi être pris en considération l’aspect politique d’une telle demande. Je vais essayer de décrire ce que je pense personnellement. Prenons le cas de toute une branche économique qui subirait de graves revers à cause de ses liens avec l’Iran et ne se soumettrait pas au chantage américain, de couper tous contacts avec ce pays. Bien des entreprises seraient mises en difficultés, car elles n’auraient plus le droit de travailler aux USA. Pour éviter un effondrement, elles devraient se tourner sur d’autres nations, afin d’explorer de nouveaux marchés. Cela coûte beaucoup d’argent, que peu d’entre-elles pourraient financer. Je pense en particulier aux PME qui se trouveraient à faux, par rapport aux multi-nationales. Dans un tel cas, je pense essentiel que l’UE apporte son aide. D’une part afin que les plus petites maisons ne soient pas forcées de mettre la clef sous le paillasson, de l’autre pour développer les échanges internationaux. C’est ici qu’on voit que l’aspect politique est de taille. Il serait ainsi possible de protéger l’emploi, de donner aux PME la possibilité d’agir, ce qui serait dans l’intérêt de tous. Weiterlesen

L’Italie a un des taux les plus faibles de natalités. Moins de 500 000 bébés sont venus au monde en 2015. Cela fait une moyenne de 1,37 enfant par femme. Les problèmes économiques y sont certes pour quelque chose, mais ce n’est sûrement pas la raison principale. Bien plus la crainte que les nouveaux-nés soient un jour transformés en chaire à canon. L’avenir est plus que morose pour bon nombre de citoyens. La peur de ne pas pouvoir assumer l’enfant est grande, ce qui est parfaitement normal. Pourtant c’est lorsque cela va mal, qu’il y a un regain de natalités. Est un réflexe de survie ? Lorsqu’on apprend le sort des petits dans les pays en guerre, il y a de quoi être effrayé. C’est là que le pragmatisme ne fonctionne pas comme il serait prévisible. Les femmes enfantent de plus en plus tard. Auparavant elle veulent pouvoir assumer leur profession, ce qui n’est pas anormal. Il faut se faire une raison : l’égalité au sein du couple est une illusion. Il incombe à la mère de famille d’assumer le ménage, l’éducation des gosses, une profession afin de mettre du beurre dans les épinards et être malgré tout sexuellement prête à assumer son devoir conjugal. Il est indéniable qu’un tel menu ne soit pas toujours tentant. Il en faut de l’abnégation. Ce phénomène comportemental est probablement une des causes principales. Si l’État veut forcer la démographie, il sera bien obligé de tout faire pour améliorer le quotidien des épouses. Mais il y a aussi la sûreté matérielle qui entre en jeu. Bien des femmes peuvent considérer la retraite que comme une porte ouverte à la précarité. Si elles travaillent à temps partiel, il est bien probable qu’elles se retrouvent comme veuve au seuil de la pauvreté. Dans de tels cas, la société ferme les yeux sur un problème essentiel. Weiterlesen