Donald Trump va déclarer l’urgence nationale pour pouvoir construire un mur entre les USA et le Mexique. Cela est devenu une obsession pour lui, qui essaie de faire comprendre à ses concitoyens qu’il faut prendre une telle mesure afin de les protéger contre l’invasion de hordes de miséreux qui leur voleraient tout ce qu’ils ont gagné honnêtement. C’est franchement ridicule. Mais j’ai de la peine à en rire, car cela est le déni même de la raison, de l’esprit critique. J’ai comme l’impression que le président tient à ce projet, parce qu’il pourrait en être l’entrepreneur indirect, lui permettant de générer ainsi de l’argent pour sa famille ou ses amis. Cela serait de la magouille, si c’était le cas. Pourquoi s’opposer à une barrière en acier ? Elle remplirait exactement le même rôle. Tout cela est de l’enfantillage. Mais il y a effectivement un problème de taille, celui du fossé entre les pays riches et les pays pauvres. Il serait mieux d’investir de fortes sommes pour améliorer l’ordinaire de nations entières en incitant des investisseurs à permettre la création d’économies autonomes. Si c’est pour favoriser le colonialisme à la United Fruit, je ne peux que m’y opposer. Des pratiques ayant comme but de générer du profit sur le dos d’ouvriers agricoles travaillant à des tarifs défiants toute concurrence. Un esclavage moderne qui est incompatible avec les droits de l’homme. La vente des bananes Chiquita n’a pas enrichi un pays comme le Honduras, mais les actionnaires aux États-Unis. Tant que de telles méthodes seront de mises en Amérique Latine, le flot migratoire ne pourra pas être stoppé. Ce n’est pas le mur qui réglera quoi que soit. C’est exemple démontre que l’éléphant qu’est Trump a un cerveau de moineau. Weiterlesen

Depuis des semaines le budget des États-Unis est bloqué. Des centaines de milliers de fonctionnaires ne reçoivent plus leur salaire, ne peuvent plus payer leurs factures et sont dépendants de la soupe populaire. Une situation qui pour l’instant n’est pas prête à changer. Le bras de fer entre le président et la chambre des représentants au sujet du mur entre le Mexique et les États limitrophes n’est de loin plus une question de milliards, mais une vue diamétralement différente de la manière d’aborder les problèmes de sécurité d’une nation moderne, comme devrait être les USA. Donald Trump avait axé toute sa campagne électorale sur l’exclusion. Il lui fallait un bouc-émissaire. Dans ce cas bien précis, se sont les latinos qui cherchent à passer la frontière afin d’améliorer leur situation de vie, qui dans leurs pays d’origines est des plus précaires. Les grands trusts n’y sont pas complètement étrangers, loin d’en faut. Au Honduras par exemple, la United fruit – qui n’a jamais mangé des bananes de la marque Chiquita ? – fait travailler des ouvriers agricoles dans des conditions proches de l’esclavage. Une situation dénoncée par les organisations humanitaires. Mais il n’y a pas que cela. Parallèlement la criminalité déstabilise ces pays. Le meurtre, la prise d’otages et j’en passe font partie du quotidien. Puis le combat entre des bandes rivales concernant le trafic de drogue, tout cela explique l’exode, la seule possibilité à échapper à l’enfer. Il est assez cynique que Donald Trump traite ces malheureux de criminels et qu’il veut s’attaquer aux gueux au lieu de mettre un terme à la mainmise des parrains sur ces populations. Mais on ne tue pas la poule au œufs d’or. Des cercles avec qui on est relations d’affaires. Ce n’est que l’argent qui intéresse les affairistes, non pas la justice sociale. Weiterlesen

Au cours de son allocution à la nation du bureau ovale de la Maison Blanche, Donald Trump a à nouveau insisté que la construction du mur entre les USA et le Mexique était une question essentielle pour la sécurité, ce qui a été réfuté séance-tenant par Nancy Pelosi, la patronne démocrate de la Chambre des Représentant, qui lui reproche de faire peur à un grand nombre de citoyens, de leur jeter de la poudre aux yeux. Le président réclame 5,7 milliards de dollars pour ériger un mur, à l’égal de celui de Berlin, dans l’idée de pouvoir ainsi empêcher à de nombreux de migrants d’entrer illégalement sur le territoire national. Il a aussi évoqué le trafic de drogues. Je pense que là il se fourvoie dans des vœux-pieux. Jusqu’à présent de telles barrières n’ont jamais pu enrayer l’importation d’opiacés, au contraire. Ce conflit entre la Chambre des Représentants, à majorité démocrate, et la Maison Blanche a amené un blocage du budget de l’État. Depuis des jours un grand nombre de fonctionnaires ne peuvent plus être payés, de nombreux services sont gelés, ce qui paralyse évidemment le pays. Ce n’est pas un personnage comme Trump qui se laissera intimider par ses adversaires démocrates, qu’il accuse de livrer les États-Unis à des forces occultes, qui n’ont qu’un but, celui de lui porter ombrage. Si les démocrates ne veulent pas se dédire, ils sont eux-aussi forcés de persister. Il n’en va pour eux pas seulement d’une mesure concrète à la frontière Sud, mais plus de s’opposer farouchement à la politique isolationniste du président, de le forcer à faire machine-arrière dans tous les domaines, où il essaie de mettre en pratique de telles visions, comme dans la guerre commerciale qu’il se livre avec la Chine ou qu’il a l’intention de déclencher contre l’UE. Weiterlesen

Et voilà Donald Trump qui veut suivre l’exemple de l’armée israélienne en ce qui concerne la bande de Gaza. Il a donné le feu vert à l’armée de tirer sur les migrants venant d’Amérique centrale, si ces derniers jetaient des pierres sur les soldats. Un acte militaire de grande envergure. Il y aurait des morts bien entendu, mais n’est-ce pas un acte d’autodéfense ? Plus de 10.000 migrants pourraient envahir les USA et les déstabiliser, avant tout des femmes et des enfants ! Ils pourraient prendre d’assaut la Maison Blanche ! Une nation armée jusqu’aux dents pourraient s’effondrer. Ce n’est pas un canular, c’est la rhétorique insensée d’un Président au cours de la campagne électorale qu’il mène contre les démocrates, accusés de traîtres, parce que ces derniers ne le considèrent pas comme le défenseur des valeurs américaines ! Il les traite de laxistes qui soutiennent des hordes de criminels. Trump est un maître incontesté de la démesure. Ne remarque-t-il pas qu’il sombre dans le ridicule ? De tels propos sont de mises aujourd’hui et auraient pu être prononcés par un Matteo Salvini. Peut-être que lui aussi en prendra de la graine et donnera l’ordre aux forces de police, dépendantes de son ministère, de tirer sur les migrants venant d’Afrique avant qu’ils abordent la côte italienne ? Et le pire dans tout cela, c’est qu’un grand nombre d’individus, se prenant pour des patriotes, se déclarent en faveur de telles mesures. Faire le carton sur des gens non-armés est un acte courageux, comme celui de tuer des Juifs dans un camp de concentration. Des héros qui servent les intérêts de la nation en éliminant la vermine. Une solution finale qui satisferait bien des petits-bourgeois ! Il est déconcertant que le peuple américain et italien en soient arrivés-là. Cela avait été aussi une solution qui avait été envisagée à l’époque par l’AfD, par Frauke Petry, qui était à l’époque sa présidente, avant de quitter le parti. Toujours le même schéma, celui de déclarer ennemi public, des gens qui ne sont pas en moyens de se défendre. Weiterlesen

La montée irrésistible des Démocrates de Suède (SD) de Jimmie Åkesson n’a pas eu lieu. Ce parti de l’extrême-droite suédoise n’a pas pus se hisser à la deuxième place, comme les sondages le laissaient prévoir. Le Parti social-démocrate du premier ministre Stefan Löfven a trois points de moins par rapport aux législatives de 2014, et n’obtient que 28,3 % des suffrages. Il y aura malgré cette situation moins défavorables que prévue, une situation de blocage au Riksdag. Ni la gauche, ni la droite ont obtenu plus de 50 % des 349 sièges du parlement. Comme il n’est pas question, pour les uns et les autres de se fourvoyer avec l’extrême-droite pour l’instant, le seul moyen de ne pas déstabiliser le pays, serait de former un gouvernement de coalition gauche-droite avec l’apport de partis qui reconnaissent enfin, qu’il serait des plus néfastes de paralyser la Suède. En regardant les chiffres du scrutin, où les sociaux-démocrates ont pu néanmoins arrivé en tête, je commence à me dire, que les gens commencent en avoir raz-le-bol que la politique migratoire domine à ce point les débats depuis 2015. Ce pays scandinave a accueilli 160.000 demandeurs d’asile, ce qui est un nombre considérable par rapport au nombre d’habitants. En 2015, 9 747 355 personnes étaient enregistrée. Cette nation a ainsi obtenu, en tenant compte du pourcentages de migrants vivant sur son territoire, un record européen d’empathie pour les réfugiés du Proche-Orient et ailleurs. Weiterlesen

La gauche allemande n’est pas à l’abri de la xénophobie. Vendredi soir je suis allé avec ma fille à une réunion de sa section du SPD à Berlin. J’ai eu l’impression d’avoir été parachuté dans un meeting de l’AfD en écoutant le point de vue de certains camarades, dont les propos étaient identiques à ceux de l’extrême-droite. Heureusement que la majorité des participants les ont réfutés et décrit comme étant non-conforme avec la philosophie du parti, un parti qui a été discriminé par les nazis et contraint à l’exile en 1933. Bien des membres sont morts dans les camps de concentration. Je vous décris cet incident pour vous démontrer que la gauche est aussi atteinte du virus ségrégationniste. Ces derniers jours Sahra Wagenknecht, une des leaders de « Die Linke », « la France insoumise » d’outre-Rhin, a créé un mouvement qui porte le nom « Aufstehen », « Debout ». L’égérie de l’extrême-gauche allemande, la femme d’Oskar Lafontaine, une belle femme à moitié originaire de l’Iran, préconise une politique migratoire, qui a un relent provenant de l’AfD, quoique qu’elle en dise. Elle prétend sans détour qu’il faut rendre les frontières plus imperméables, qu’il s’agit de renvoyer dans leurs pays respectifs tous ceux qui pour des raisons de survie économique cherche leur salut en Allemagne. Weiterlesen

Au lieu de rendre hommage à Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations Unies, en relatant son courage, sa détermination à faire passer l’homme avant toutes considérations politiques, je veux essayer de symboliser son œuvre par le refus des gardes-côtes italiens de laisser se noyer 177 migrants au large de Lampedusa. Ces marins ont refusé de suivre les ordres de Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur, de les laisser « barboter » dans les eaux de la Méditerranée jusqu’à mort s’en suive, car c’était aux Maltais de s’en occuper. Ils ont sauvé ce qui restait comme honneur aux Italiens. Un gouvernement qui est devenu à mes yeux criminel et qui devrait être mis en accusation par la Cour pénale internationale de la Haye, un organisme créé par Kofi Annan. „Nous sommes des marins, des marins italiens. Nous avons 2.000 ans de civilité derrière nous et ces choses-là, nous les faisons“, avait déclaré quelques jours plus tard le commandant des garde-côtes, l’amiral Giovanni Pettorino, sans pour autant faire directement référence à l’incident. J’ai repris de toute pièce cet extrait d’un article du Nouvel Obs, car il n’y a rien à y ajouter. Je pense que Kofi Annan aurait pu dire la même chose. La désobéissance civique est pour moi une nécessité absolue, lorsque les gouvernants blessent à ce point la Charte des droits des hommes. Seul les considérations morales comptent, pas les dérapages de certains politiciens, comme à l’époque George Bush junior, qui après les attentats de New-York du 11 septembre 2001, a déclaré injustement la guerre à l’Irak. Kofi Annan s’y était opposé. C’est un exemple que chacun d’entre-nous devrait suivre, s’il y a blessure de l’éthique. C’est elle qui a la priorité absolue. S’il y avait eu plus de résistance à l’époque nazie provenant du peuple allemand, il n’y aurait pas eu Auschwitz. Weiterlesen

Felix Klein, 50 ans, a été nommé comme nouveau commissaire spécial contre l’antisémitisme en Allemagne. Ce diplomate, qui n’appartient à aucun parti, a été proposé par la communauté juive. Il a passé du ministère des affaires étrangères au ministère de l’intérieur en mai 2018, où il exerce ses nouvelles fonctions. Comment en est-on arrivé là dans un pays qui depuis la fin de la guerre fait son mea culpa au sujet du génocide ? Il est évident que la politique hégémonique de Benjamin Netanyahou n’a pas arrangé les choses. Dans le milieu des migrants, on rend responsable tous les juifs des exactions dans la bande de Gaza par exemple. C’est évident une hérésie de rendre fautif toute une communauté religieuse de faits politiques, aussi déplorables soient-ils ? Il ne faudrait pas mélanger les genres. Il y a d’un côté Israël et son attitude vindicative et les adeptes de la méthode musclée du gouvernement Netanyahou, de l’autre des croyants qui souvent condamnent ce qui se passe là-bas. Il serait erroné de faire l’amalgame entre les deux. Mais comment exprimer cela à des jeunes musulmans qui n’ont aucune formation politique ? Felix Klein pense qu’il serait du ressort des imams de leur expliquer cela. Mais cet aspect n’est qu’une partie du problème. Il y a de l’autre côté les antisémites que je taxerais d’endémique, qui sentent avec la montée du populisme le moment venu de sortir de leur réserve. Ils n’ont plus aucuns complexes de déclarer qu’Auschwitz est un mensonge que l’internationale juive propage pour salir l’Allemagne. Weiterlesen