Emmanuel Macron aurait pu se présenter à la télévision comme un flagellant, un homme rampant devant le peuple, se frappant la poitrine pour montrer son repentir, rien n’y ferait, il y aurait encore un grand nombre de Gilets jaunes qui lui reprocheraient de jouer la comédie. Il se passe exactement ce que j’avais prévu : Les manifestants ayant vu qu’ils pouvaient en fin de compte obtenir plus en maintenant la révolte, sont loin de lâcher du lest. Si j’étais de leur bord, je ferais de même. Mais la plupart d’entre-eux ne veulent pas s’apercevoir qu’ils risquent de pousser la France au bord du précipice, ce qui aurait des conséquences pour l’avenir du pays. Pour ma part je trouve que c’est un bon début. Mais il est évident que le chef d’État ne pourra pas en rester-là, qu’il faudra mettre sur pied une république participative, de faire appel à des états-généraux. Il serait temps qu’on se mette à négocier. Ce n’est que dans le dialogue qu’il sera possible d’obtenir un nouveau modèle de démocratie. C’est de cela qu’il sera question. Ce qui peut paraître comme une utopie, est un concept qui marche bien depuis la nuit de temps en Suisse. Il serait temps de faire confiance au peuple et de concevoir qu’il est tout à fait à même de prendre des décisions raisonnables. Mais pour ce faire, il faudrait que les Gilets jaunes rentrent le plus rapidement dans un modus de négociations et d’arrêter de bloquer la France. Mais pour y arriver, il faudra tout d’abord qu’ils établissent une structure à leur mouvement et qu’ils élisent des représentants crédibles pour se retrouver autour de la table des négociations. Il ne s’agira pas de s’ancrer seulement dans l’opposition, mais bel et bien de parler, en respectant les autres interlocuteurs. Il faudra qu’ils apprennent à écouter et de sortir de leur rejet fondamental. Il s’agira de faire des propositions pour trouver un terrain d’entente. Weiterlesen

Il n’y a plus de doute, l’internationale fasciste existe bien. Que ce soit Matteo Salvini ou Marine Le Pen accompagnée de Steve Bannon, ils ont déclaré qu’ils se réjouissaient de voir à quelle point la situation s’était détériorée en France. Le premier qui prit part à ce bal a été Donald Trump, qui s’est immiscé dans les affaires intérieures d’un pays dit ami, et qui lui aussi jubilait visiblement. Dans quel état est le monde ? Ce n’est pas bien reluisant, d’autant plus que tous ceux qui s’opposent au néofascisme ne se manifestent pas comme il le devraient. Le jaune semble être devenu la couleur-fétiche de tous ceux qui aspirent au totalitarisme. Il serait temps que les manifestants qui prétendent ne pas adhérer à telles idéologies, se démarquent de l’extrême-droite. Ne serait-il pas temps qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont été récupérés par « les forces du mal », qui a tout prix veulent tuer la démocratie. Il serait temps qu’il y ait un rebond. Je ne vais pas demandé aux Gilets jaunes qu’ils fassent amende honorable, qu’ils se rétractent. Il me suffirait qu’ils se démarquent d’un Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, qui est un raciste notoire. Il est en train de gicler son venin en Europe afin de faire oublier son échec aux USA. Il est tombé sur un terrain fertile, ce qui est des plus inquiétants. Il serait plus que néfaste que des citoyens français soutiennent l’internationale des néofascistes. Comme nous le savons cela signifie la guerre. Pas plus, pas moins ! Faut-il être si naïf pour ne pas comprendre que ce qui se passe actuellement signifie le déclin. Weiterlesen

J’ai choisi ce titre provocateur pour attirer l’attention de mes lecteurs, sur ce que pourrait arriver en ce qui concerne le mouvement des Gilets jaunes, si le gouvernement et les protestataires ne sortaient pas de l’ornière. Il est évident qu’Emmanuel Macron a dû faire machine-arrière. Le premier ministre a déclaré à l’Assemblée nationale qu’en 2019 il n’y aurait pas de loi carbone. En principe les Gilets jaunes ont eu gain de cause. Mais comme ils voient que le pouvoir a cédé face à leurs actions, il serait tentant pour eux de continuer dans la même voie. Mais attention, il faut éviter que la France toute entière s’embrase. Le chaos ne peut que servir que les extrémistes, ce qui ne serait vraiment pas dans l’intention d’une grande majorité de protestataires. Ce serait couper la branche sur laquelle ils sont assis. Il ne faut pas sous-estimer le dommage économique que ces troubles occasionnent. Il se chiffre déjà aujourd’hui à des centaines de millions. Tout étant très proche de ceux qui vivent dans la précarité, je veux néanmoins rappeler que l’époque de l’État providence est définitivement passé. Les caisses sont vides, la dette à rembourser est énorme. Il est du devoir du président d’en prendre compte, d’éviter de dépenser de l’argent qu’on a pas. Il est dans la situation actuelle inutile de chercher des coupables. Ce qui s’est passé ces dernières trente années, ne peut pas être corrigé en un coup de baguette-magique. Peut-être le tort d’Emmanuel Macron est d’avoir voulu tout faire trop vite, d’avoir ignoré les problèmes individuels que la crise économique engendrait. Il est clair, qu’il faille avoir un moratoire pour permettre aux gens de souffler. Weiterlesen

Je pourrais écrire encore un grand nombre d’articles au sujet des Gilets jaunes. Dire par exemple que ce mouvement devrait enfin avoir une structure politique. Où sont les interlocuteurs avec qui négocier ? Quelle est sa couleur politique ? Il devrait se démarquer enfin de la violence et de toutes les diatribes racistes, que certains d’eux propagent en manipulant des citoyens honnêtes, qui n’ont qu’un but, celui de revendiquer un plus de justice sociale. Il y eu aussi le discours du premier-ministre voulant apaiser les esprits en faisant son mea-culpa et repoussant les réformes de six mois, ce qui est insuffisant pour ceux sont dans la rue. Mais ce n’est pas le sujet que je veux évoquer en détail ce matin. Je veux parler de la guerre des roses que subit Theresa May dans le cadre du brexit. Elle a déjà subi hier une défaite, lorsque le parlement lui a reproché de ne pas l’informer comme il est de coutume dans une démocratie, d’avoir voulu lui soustraire des documents. Le tout se présente de plus en plus mal pour elle. Il est à prévoir qu’elle subira un cuisant échec à la fin des débats. Mais d’après des commentaires que j’ai entendu hier soir, les députés dans leur majorité ne veulent pas un divorce dur, car ils savent très bien que cela conduirait le pays dans le chaos. Theresa May a reconnu que tout n’était pas parfait dans l’accord qu’elle a signé avec la commission européenne, mais qu’elle ne pouvait pas obtenir plus. Bruxelles lui a fait bien comprendre, qu’il n’est pas question de renégocier. Peut-être y aura-t-il de petites corrections, mais dans l’ensemble le contrat de divorce ne devrait pas être modifié.
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Tout ce qu’a dit Emmanuel Macron hier dans son discours sur l’avenir énergétique de la France était sensé, logique même. Les mesures qui devront être prises ont été clairement évoquées, mais ce qui manquait cruellement c’était une approche humaine, dans la forme, des problèmes que beaucoup de citoyens vivent aujourd’hui. Il a certes dit qu’il ressentait l’injustice que bien des personnes vivaient, qu’il fallait absolument y remédier, mais ceci d’une manière pragmatique. Sans aucun doute le Président est très versé dans bien des domaines. Il y a une vue analytique que peu de chefs d’État ont, ce que j’apprécie chez lui. Aussi la manière de vaincre les obstacles part dans le bon sens. Mais il est difficile de faire d’un technocrate – loin de moi d’y voir qu’un aspect négatif – un être capable de prendre dans ses bras des malheureux et d’essayer de leur apporter un certain réconfort. Il n’appartient pas à cette catégorie de personnes, bien que je sois certain qu’il ressent bien leur situation, qu’il y soit sensible, contrairement à ce que prétendent ses détracteurs. Il a du mal à sortir de sa retenue. Probablement par timidité comme je l’ai déjà évoqué. C’est là que le bât-blesse. Vouloir faire un individu qu’il n’est pas, est du domaine de l’impossible. Je suis certain qu’il sera brillant au G20 en Argentine, qu’il fera tout pour préserver les intérêts de la France et de l’UE, que le message apporté par les Gilets jaunes ne le laisse pas indifférent, mais il est évident qu’il se sent plus à l’aise sur le parquet diplomatique que sur le terrain. Serait-il capable d’apporter de l’empathie aux manifestants qui bloquent par désespoir un péage d’autoroute en faisant griller des saucisses ? Non, même s’il le voulait, il y serait déplacé. Weiterlesen

Tout d’abord le bilan actuel concernant les barrages organisés par les Gilets jaunes. Une information émise par le Ministère de l’intérieur le 22 novembre : deux personnes sont décédées, 620 civils et 136 membres des forces de l’ordre ont été blessés, 879 personnes interpellées et 693 placées en garde à vue. Cela ne présage bien de bon pour ce samedi, pour les manifestations qui auront lieu à Paris. La préfecture de police a donné le feu vert afin que les protestataires se regroupent sur le Champ de Mars, aux abords de la Tour Eiffel. De nombreuses voix s’élèvent contre ce choix, arguant qu’on ne peut pas les parquer comme des moutons sur un pré. Il veulent prendre en otage la Concorde, les Champs Élysées et la Madeleine ou aura lieu un grand rassemblement ayant pour thème les droits des femmes. Cela promet de la casse, car ces lieux ont été déclarés zone interdite par les autorités compétentes. Ce qui est inquiétant dans tout cela c’est l’anarchie qui règne chez les Gilets jaunes. Il n’y a pas d’organisation fiable, pas de service de sécurité. 35 000 personnes se sont annoncées sur Internet pour se retrouver à la Concorde, quelques centaines de mètres du Palais de l’Élysée. D’autres ont décidé de se rendre à la Présidence de la République malgré les interdits. Un appel à la désobéissance civique a été lancé, ce que je trouve des plus inquiétants. Le gouvernement se trouve dans une situation équivoque. D’une part il doit respecter le droit de manifester, un élément central de l’ordre démocratique ; de l’autre il ne peut pas se laisser provoquer. Weiterlesen

La récupération est une pratique connue en politique. Ceux qui aspirent au pouvoir, dans le cas qui nous concerne les populistes, s’attellent à un problème qui est ressenti par une majorité de la population comme une injustice pour l’étendre à d’autres domaines comme l’immigration, l’exclusion ou le racisme. C’est ce qui s’est passé avec les Gilets jaunes. La majorité d’entre-eux n’ont que des revendications sociales et ne remarquent pas qu’ils ont été manipulés. C’est ce qui s’est passé en Italie. Je pense que la grande manifestation de demain à Paris donnera aux adeptes de l’extrême-droite l’occasion de dévoiler leurs cartes en criant haut et fort « La France aux Français ! » Une manière de jeter l’anathème sur « les vrais responsables » que sont les Juifs qui dominent les marchés internationaux et les arabes qui exercent sur nous un chantage en ayant augmenté le prix du baril, ce qui n’est plus le cas maintenant, au contraire. « Ne voyez-vous pas qu’ils veulent nous détruire ? » Ils diront qu’Emmanuel Macron est un suppôt de ces milieux, car il a travaillé à la banque Rothschild. Pour l’instant les adeptes de Marine Le Pen et les autres semblent avoir gagné leur pari. Ce qui est déconcertant, c’est le fait qu’un grand nombre de ceux qui protestent, n’ont pas remarqué qu’ils étaient tombé dans un piège. L’amalgame du social et du national a démontré au cours de l’histoire, où cela pouvait mener. En droite ligne vers Auschwitz. Ce n’est pas sans raison que les dirigeants du Reich ont tablé sur cette recette, qui a dans un premier temps a réussi. Je ne vais pas allé jusqu’à prêter de telles intentions aux dirigeants du mouvement national, mais ils ne devraient pas jouer aux apprentis-sorciers. Il est évident que des éléments néonazis ont sauté sur le train en marche et exercent de la violence verbale et physique. La remise de migrants réfugiés dans un camion citerne par des Gilets jaunes aux douanes, va dans ce sens. Ceci au lieu de se soucier avant tout de leur état de santé. Les attaques contre les homosexuels comme à Bourg en Bresse ou les injectives antisémites font partie de leur stratégie.

Comme Nicolas Hulot l’a déclaré hier soir à France 2, il est évident que la décision d’augmenter la taxe carbone aurait dû être accompagnée de mesures sociales. C’est le grand reproche que je fais aussi à Emmanuel Macron. Une mesure nécessaire a été ainsi mise à mal, car il n’y avait pas d’amortisseurs. Le tout est entrain de dégénérer et risque bien de mettre à mal l’intégrité de la nation. Deux camps ennemis se dessinent, un peu comme aux USA, qui se combattront sans merci. C’est ce qu’il fallait à tout prix éviter. Le président n’a probablement pas tenu compte de ce phénomène qui se dessine un peu partout autour de la planète. Il est tombé dans un piège, parce que probablement il s’était isolé derrière les murs du Palais de l’Élysée. Il a manqué de doigté, c’est indéniable, malgré le bien-fondé de ses mesures économiques. Je pense qu’il sera très difficile de réparer les fissures qui se dessinent actuellement. Vouloir jouer le rôle du pénitent serait la dernière chose à faire. Le bras-de-fer qui s’annonce entre le pouvoir et le peuple pourrait faire des ravages. Il faut absolument appliquer du baume sur les blessure, sans faire marche-arrière. Cela ressemble bien à l’œuf de Colomb !

pm

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/11/22/gilets-jaunes-la-grande-defiance-des-francais-face-a-l-impot_5387052_823448.html

Près de 282.000 Gilets jaunes étaient présents hier sur 2000 sites répartis dans toute la France. Il y a eu un mort et plus de 200 blessés, dont 6 grièvement. Voilà pour le bilan de ce mouvement multi-politique de personnes issues de la société civile, qu’Emmanuel Macron avait appelé de ses vœux. Des citoyens qui en ont marre qu’on les gouverne sans tenir compte d’eux. J’ai exprimé hier ma grande inquiétude que les événements puissent dégénérer. À part les victimes que je déplore, on peut dire que ce ras-le-bol a été plus ou moins pacifiste. Il n’y a pas eu à ma connaissance de débordements racistes. Il est évident que ce mouvement restera une pierre d’achoppement qu’il sera difficile d’ignorer à l’avenir. Une fois de plus je trouve que le Président a du mal à communiquer ses vues, de les faire comprendre. Comme énarque il a la tendance d’être trop théorique, de cacher ses émotions derrière le masque de sa fonction. C’est sa nature, mais il devra y travailler. Comme spécialiste des médias, je déplore une fois de plus le manque de sensibilité des services de communication de la présidence ou du gouvernement. Le principe des vases-communiquant, c’est à dire d’expliquer que les baisses pratiquées dans d’autres domaines, comme la taxe à l’habitation qui devrait disparaître d’ici peu, pourrait compenser les hausses de la taxe carbone des carburants ou de l’imposition des retraités les mieux nantis. Ce qui est théoriquement juste, ne peut pas être ressenti par le peuple comme une action équitable. Les citoyens savent que le pays est surendetté et que sans une baisse notable des sommes dues aux marchés financiers, il ne peut pas y avoir de relance. Weiterlesen