Le gouvernement a organisé ce dimanche un séminaire, qui avait pour but de faire un bilan de la rentrée. Les attaques contre le pouvoir, prétendant qu’il n’avait seulement un cœur pour les riches, a choqué le premier-ministre, qui a marqué sa volonté de repousser de telles critiques, en voulant redoubler d’énergie pour « mieux vendre son action sociale ». Il a dû avoir vent d’une analyse qui vient d’avoir été faite en Allemagne, où les électeurs de l’AfD ont été pris sous une loupe. Dans bien des cas ce sont des orphelins de la gauche, des personnes se sentant injustement traitées. Il est question de la précarité et du mépris qu’on leur porte soi-disant. Le discours xénophobe de l’extrême-droite est venu à point-nommé. On leur a nommé « les vrais responsables » de leur misère : les étrangers. Au lieu de cracher du venin sur ceux qui les ont exploités, il est plus facile d’humilier plus faibles qu’eux. Une attitude qui a déjà eu lieu dans le passé. Malgré les progrès effectués par la coalition CDU/CSU/SPD, il y a encore un grand chemin à faire. Je doute qu’il ne suffit pas de leur donner du miel comme à un ours, pour les attirer à nouveau dans leur giron. Ce problème est identique en France, où bien des travailleurs et des chômeurs votent pour le FN, qui a fait un meilleur score que « La France insoumise » qui devrait être le réservoir naturel des mécontents. Il est évident qu’Emmanuel Macron, s’il veut gagner son pari, devra convaincre les classes populaires de sa bonne foi. Sinon les réformes échoueront. Et dans ce cas-là le FN se léchera les babines. Sans pour autant se renier, il faut que le gouvernement rétablisse l’équilibre. Ce n’est pas un exercice facile, d’autant plus que la gauche modérée a été laminée, un peu plus en France, un peu moins en Allemagne. Depuis la dernière guerre mondiale c’est elle que jouait le rôle de régulatrice. Maintenant il n’y a plus que le populisme qui semble attirer les prolétaires, qu’il soit de gauche ou de droite. Weiterlesen…

Monsieur,

Cette nuit il serait tout à fait légitime que vous souffriez d’insomnie. Votre poulain aux USA est en train de se fourvoyer complètement dans sa politique populiste. Avec le revers que Donald Trump a subi au congrès, où son projet d’éliminer l’Obamacare au profit d’une version excluant les plus pauvres d’une assurance-maladie a été retiré. Il n’avait aucune chance de passer car nombre de Républicains ont déclaré voter non. Vous avez fait l’erreur de croire qu’un régime plus autocratique correspondrait plus aisément à vos aspirations. Nous ne sommes pas en Russie, où vous avez un pouvoir de décisions plus élargi. Le président américain ne vous servira pas à grand chose. S’il s’avérait que vous lui ayez donné coup de pouce lors de la campagne électorale, il se serait dans une situation encore plus tendue, que celle dans laquelle il se trouve actuellement. Mais venons-en à votre emploi du temps hier. Vous avez reçu Marine Le Pen au Kremlin, ce qui correspond à un soutien du FN. Si vous croyez qu’elle représente vraiment la France, vous vous trompez. Le projet qu’elle soumet au peuple ne trouve que l’assentiment d’un quart de la population. Je sais, il vous arrangerait car il serait synonyme d’un affaiblissement considérable de l’influence de ce pays au sein de la communauté internationale. Une victoire de Marine Le Pen le pousserait dans une position de faiblesse telle, qu’il ne pourrait plus guère avoir de l’influence en Europe. Je pense que votre soutien aux leaders populistes au sein de l’UE sera à long terme un échec pour votre nation. Je suis étonné, qu’en temps que bon tacticien, vous n’ayez pas compris que votre politique pouvait s’enliser. D’une part Madame Le Pen n’est pas Monsieur Trump, même si aujourd’hui elle devrait avoir des doutes de suivre son chemin. Croyez-moi, ses options seraient vouées tout aussi bien que celles du président américain au rejet, car elles ne se basent pas sur la volonté populaire. Weiterlesen…

Je sais, il ne faut pas pavoiser trop tôt, après l’élection en Autriche d’un président vert face à l’extrême-droite, le grand ami de Donald Trump et de Marine Le Pen, Geert Wilders, n’a pas pu obtenir le but qu’il s’était fixé, celui de devenir le leader le plus fort des Pays-Bas- Avec 19 sièges contre 31 pour Mark Rutte, le premier ministre du parti populaire libéral et démocrate, il est loin derrière ses espérances. Il serait intéressant de réfléchir au pourquoi de cette défaite. Les populistes aiment s’emparer des thèmes qui blessent, qui causent de la peur. Dans une rhétorique assez simpliste, ils condamnent, ils diffament, blessent ceux qu’ils considèrent comme étant des intrus. Ce sont pour la plupart du temps des gens qui se trouvent en minorité, que ce soient les étrangers, les musulmans, les juifs, les tziganes ou les homosexuels, ils reprennent à leur compte les aversions d’un grand nombre d’électeurs. Mais une fois que les critiques ont été évoquées, ils restent assez tenus lorsqu’il s’agit de dire ce qu’ils feraient en cas de victoire. Lorsque Geert Widers dit vouloir interdire la pratique de l’islam, de fermer les mosquées et d’empêcher les gens de lire le Coran, il se fourvoie dans des revendications maximalistes, qui ne mènent strictement à rien. Même nombre de racistes sentent qu’il est impossible de gouverner ainsi. Cela mènerait le pays dans une isolation complète par rapports à leurs voisins et précipiterait l’économie dans le néant. Mais cela ne veut pas dire que le danger est écarté. Pour Mark Rutte le conflit avec la Turquie est arrivé au bon moment. L’occasion pour lui de démontrer qu’il pouvait être intolérant. Une chose est malgré tout évidente : des partis modérés deviennent plus tranchants, plus vindicatifs. La preuve qu’il y a de quoi être inquiet. Weiterlesen…

Rodrigo Duerte, le président philippin incarne bien l’abus de pouvoir. En déclarant qu’il ferait exécuter de 5 à 6 personnes par jour, il se met à dos l’église catholique qui est toute puissante dans ce pays. Il a même avoué que lorsqu’il était maire de Davao City, il avait tué quelques trafiquants de drogue de ses propres mains. Depuis qu’il est au pouvoir, 5300 personnes ont été tuées. Il y a de quoi attraper de la chaire de poule en lisant de tels propos. Il incarne bien une espèce de dirigeants populistes qui semblent croire que par la violence ils réussiront à régler d’un seul coup de baguette magique tous les problèmes. Et le peuple ? Il semble gober tout cela avec une naïveté déconcertante. Je ne comprends pas qu’on puisse faire confiance à de tels individus. Même une nation intelligente et cultivée comme les allemands sont tombés dans le piège. Serait-ce la preuve que ce ne sont ni la tête, ni le cœur qui guident les sens, mais la haine qui est toute puissante ? Cela fait peur ! L’irrationnel est-il comparable dans ce cas-là à un suicide ? Un processus d’autodestruction qui ne peut souvent pas être freiné. Si on se réfère à l’histoire, il ne fait pas de doute qu’avant de hisser quelqu’un au pouvoir, il s’agirait de bien réfléchir. Mais est-ce trop demander à des gens qui ont perdu tout espoir ? C’est dans de tels cas de figure qu’il est possible de s’apercevoir quel rôle primordial prend la psychologie dans la marche du monde. Weiterlesen…

Avec l’amorce d’une entente cordiale entre Donald Trump et Vladimir Poutine, l’UE doit se redéfinir. Paradoxalement j’ai l’impression que le Brexit pourrait servir nos intérêts au lieu de nous diviser. Et si la mayonnaise prenait ? Il est évident que la Grande Bretagne en quittant le navire « Europe », a pris le large parce qu’elle croyait que ses intérêts nationaux pouvaient être compromis par trop de proximité. Elle a suivi des réflexes d’un autre temps, qu’on nomme aujourd’hui communément le populisme. C’est la peur qui l’a conduit dans le cul-de-sac où elle se trouve maintenant. Theresa May croit encore toujours qu’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre, mais je pense qu’elle devra déchanter. Sans une libre circulation des gens et des biens, il ne peut y avoir de conditions spéciales pour un pays qui a l’intention de nous faire chanter. Il s’avère de plus en plus que les 27 pays de l’UE se décident d’employer la méthode forte, celle de l’intransigeance. Il est évident que c’est le seul moyen pour que nous ne subissions pas le danger d’être traité un jour comme une colonie à la merci des USA et de la Russie. Et quel est le rôle de la Grande Bretagne dans ce jeu risqué. Celui d’un Iago qui intrigue et qui en fin de compte ne peut qu’échouer. Si nous nous reprenons pas à temps, le danger de nouvelles guerres en Europe n’est pas à écarter. Peut-être que le Brexit, signe avant-coureur d’un Donald Trump, fera en sorte que nous nous réveillions encore avant qu’il ne soit trop tard. Comme réponse à apporter à l’arrogance des Anglais, il faut que nous nous rapprochions encore plus et que nous créions une unité indissoluble par rapport à tous ceux qui veulent nous précipiter dans notre perte. Tentons de retrouver notre honneur, de refaire de l’Europe ce qu’elle était une fois dans le concert des nations. Un continent phare pour le monde entier, que ce soit dans la pensée, dans sa créativité, dans son art et dans sa manière de vivre. Weiterlesen…

Je fais partie du peuple sans être populiste. Donc je ne veux pas être assimilé à un mouvement que je considère comme parfaitement rétrograde. À force de tout vouloir remettre tout en question, les chantres de la l’extrème-droite se retrouvent devant des problèmes insolubles, en particulier ce qui concerne l’économie. Le FN, en voulant quitter l’UE, la zone Euro du même coup, l’OCDE et le FMI, sans parler, dans un autre domaine, de l’OTAN, isolerait complètement le pays. Mais peu importe, tant que les électeurs gobent tout, on peut promettre n’importe quoi. Cela ne m’étonnerait pas, afin de contrecarrer le programme rigide et néo-libéral de François Fillon, que Marine Le Pen se roulera dans de la farine et présentera un programme social. Elle ne réduira pas de manière si drastique le nombre des fonctionnaires et baissera évidemment les impôts. Un conte de fée ! Personne ne peut dire comment financer tout cela, d’autant plus que dans l’isolationnisme il n’est guère possible de faire des profits. Il serait bon de demander la recette au maître absolu de la Corée du Nord. Comme on le sait il sait comment donner des coups de fouets à l’économie. Trêve de plaisanterie. Ce que je viens d’esquisser peut sembler outrancier, mais il y a une part de vérité. Le programme du candidat du PR est peut-être réaliste dans l’optique des nantis, mais la potion est amère pour les plus démunis d’autant plus que leur nombre augmente de plus en plus. Ce sont eux qui viennent élargir les rangs du FN, à part ceux qui sont restés fidèles à la gauche. Si François Fillon n’en tient pas compte, il risquera d’avaler le bouillon de minuit contre Marine Le Pen au second tour des élections. S’il veut empêcher l’extrême-droite de gagner la présidentielle, il sera forcé de mettre de l’eau dans son vin. Sans un appui de la gauche traditionnelle, la France ira au désastre. Weiterlesen…

Lorsque les gens parlent de liberté en prétendant que c’est leur bien le plus précieux, j’ai de la peine à les prendre au sérieux. À la moindre bourrasque ils la galvaudent au profit de leur petit confort. Surtout ne pas prendre des responsabilités. Laisser à d’autres le soin de les mener dans un avenir meilleur et ceci sans se mouiller. Et lorsque il y a catastrophe, nous les voyons brailler et se rouler par terre, telles des larves. Lorsque je vois l’humanité elle m’inspire souvent du dégoût. Bien sûr dans tout ce ramassis, il y a toujours des êtres d’exception, mais dans l’ensemble nous avons à faire à une belle chienlit. Et c’est cette majorité amorphe qui nous mène au désespoir, car elle ne regarde pas plus loin que le bout de son nez. La plupart des citoyens ne veulent pas entendre parler d’efforts à fournir pour sauver les valeurs démocratiques. Il en va tout particulièrement de leur porte-monnaie, rien de plus, rien de moins. Il est évident que c’est du pain béni pour les démagogues. Ils ont qu’à les titiller en leur promettant la caverne d’Ali Baba et c’est parti. Dans de telles conditions il est plus que difficile de défendre la démocratie contre ses détracteurs. Tant qu’on peut et ne veut pas les corrompre, il n’y a rien à attendre d’eux. Depuis que le populisme devient de plus en plus virulent en Europe et en Amérique, je me pose la question ce que je devrais faire pour apporter une contribution à l’esprit démocratique, mais je glisse et glisse ne sachant pas comment faire. Je sais que je dois tout tenter, mais comment convaincre des gens qui sont de plus en plus sourd, étouffé d’une part par le bien-être, de l’autre par la précarité ? J’ai peur que mes paroles s’évaporent avant même que j’aie pu les prononcer. Mais que dire ? Peut-être que la démocratie nous a préservé de la guerre pendant 71 ans en Europe occidentale ? Je crains de n’enthousiasmer personne avec une telle dialectique. Donald Trump l’a démontré : des diatribes incendiaires attirent plus l’attention qu’un discours pacifique. Peut-on en déduire que les conflits sont plus passionnants ? Que la paix est synonyme d’ennui ? Peut-être aussi la démocratie ? Weiterlesen…

Lorsque j’ai lu le message courroucé d’une personne scandalisée par le fait que les politiciens puissent s’attaquer à Donald Trump, j’ai eu d’abord un sentiment de malaise. Elle prétendait qu’il était temps que les médias et les responsables opposés au nouveau président, se conduisent enfin en vrai démocrate. Elle alla un pas plus loin en approuvant complètement la démarche de Viktor Orbán en Hongrie. Pour moi il ne fait aucun doute que cette correspondante appartient à un certain courant d’idées. Bien entendu je suis obligé en tant que démocrate d’accepter l’élection de Monsieur Trump, par contre sauter de joie n’est pas dans mes intentions, au contraire. Ce que la clientèle du FN semble oublier, c’est qu’il est tout à fait inadmissible de prôner l’exclusion, d’être raciste, de promouvoir de la haine. On peut tout à fait avoir des idées de droite, mais à condition de respecter autrui. Lors de sa campagne électorale Donald Trump ne l’a pas fait et c’est ceci en particuliers qui est critiquable. Maintenant qu’il a gagné, il se roule dans la farine et veut passer plus ou moins pour un libéral. Attention, ne vous laissez pas prendre à cette mascarade. Bien sûr il faut lui laisser la possibilité de s’exprimer, d’entrer en dialogue avec nous Européens. Il n’est en aucun cas prévu de l’écarter d’office. Mais après de multiples voltes-faces depuis mardi dernier un sentiment d’incertitude prend le dessus. Les chefs d’État craignent devoir sauter dans le vide, car ils ne savent pas à quel saint se vouer. Que ce soit l’accord sur le réchauffement climatique, de l’OTAN et son avenir ou des rapports avec la Russie, tout reste dans le vague. Aussi son attitude avec l’ONU. Mais il y a plus. Je veux parler de l’économie qui dans le monde entier n’est plus axée sur l’isolationnisme. Si le nouveau locataire de la Maison Blanche ne modifiait pas sa politique rigoureuse dans ce domaine si frileux, nous courrions tous dans le vide. J’en ai déjà parlé. Weiterlesen…