Le gouvernement a organisé ce dimanche un séminaire, qui avait pour but de faire un bilan de la rentrée. Les attaques contre le pouvoir, prétendant qu’il n’avait seulement un cœur pour les riches, a choqué le premier-ministre, qui a marqué sa volonté de repousser de telles critiques, en voulant redoubler d’énergie pour « mieux vendre son action sociale ». Il a dû avoir vent d’une analyse qui vient d’avoir été faite en Allemagne, où les électeurs de l’AfD ont été pris sous une loupe. Dans bien des cas ce sont des orphelins de la gauche, des personnes se sentant injustement traitées. Il est question de la précarité et du mépris qu’on leur porte soi-disant. Le discours xénophobe de l’extrême-droite est venu à point-nommé. On leur a nommé « les vrais responsables » de leur misère : les étrangers. Au lieu de cracher du venin sur ceux qui les ont exploités, il est plus facile d’humilier plus faibles qu’eux. Une attitude qui a déjà eu lieu dans le passé. Malgré les progrès effectués par la coalition CDU/CSU/SPD, il y a encore un grand chemin à faire. Je doute qu’il ne suffit pas de leur donner du miel comme à un ours, pour les attirer à nouveau dans leur giron. Ce problème est identique en France, où bien des travailleurs et des chômeurs votent pour le FN, qui a fait un meilleur score que « La France insoumise » qui devrait être le réservoir naturel des mécontents. Il est évident qu’Emmanuel Macron, s’il veut gagner son pari, devra convaincre les classes populaires de sa bonne foi. Sinon les réformes échoueront. Et dans ce cas-là le FN se léchera les babines. Sans pour autant se renier, il faut que le gouvernement rétablisse l’équilibre. Ce n’est pas un exercice facile, d’autant plus que la gauche modérée a été laminée, un peu plus en France, un peu moins en Allemagne. Depuis la dernière guerre mondiale c’est elle que jouait le rôle de régulatrice. Maintenant il n’y a plus que le populisme qui semble attirer les prolétaires, qu’il soit de gauche ou de droite. Weiterlesen…

Ouf, les élections sont passées ! Maintenant il s’agit de se mettre au travail. Le Président Macron a la majorité absolue à l’Assemblée Nationale et n’aura pas de mal à faire passer ses réformes. C’est-ce que les électeurs attendent maintenant de lui. Je suis rassuré, pas de raz-de-marée LREM ce qui aurait faussé la donne ! L’opposition, tout en étant faible, pourra néanmoins se faire entendre, ce qui est bon pour la démocratie. Le plus grand perdant est le PS avec seulement 29 sièges. Ce parti est totalement sinistré et il est douteux qu’il puisse un jour se remettre. Ses voix se sont reportées sur Emmanuel Macron ou sur Jean-Luc Mélenchon. Parmi ceux qui restent, certains soutiendront le gouvernement, comme c’est aussi le cas avec le PR et ses alliés. Il serait tout à fait envisageable qu’il y ait là aussi une scission. Le FN avec ses huit députés, même s’ils ne correspondent pas au nombre de citoyens qui partagent leur idéologie néfaste, ne restera pas sous silence au parlement. Que dire de tout cela ? Malgré une abstention record, les Français ont apporté un correctif aux prognostiques par rapport aux sondages après le premier tour. Je salue cette attitude et pars du principe que des débats démocratiques doivent avoir lieu. Pour le Président c’est une bonne chance, qu’il n’y ait pas un parti plus ou moins unique au Palais Bourbon. Il sera obligé de tenir compte des autres opinions particulièrement dans une réforme-phare comme celle du travail et ceci même s’il a le pouvoir de faire tout passer. Il serait de son intérêt, qu’il ne méprise pas les élus qui ne partagent pas ses idées. Comme j’ai loisir de l’observer, telle ne sera pas intention. Dans la situation précaire dans laquelle se trouve le pays, il serait indispensable que la population se serre les coudes lorsqu’il s’agit de l’intérêt de la nation tout entière. Weiterlesen…

Avec 66,06% des voix, Emmanuel Macron a été élu président de la république. C’est un score magnifique, mais qui ne doit pas masquer que près de 11 millions de citoyens ont voté le FN. Comme il l’a dit hier sur l’Esplanade du Louvre, un des principaux soucis du quinquennat sera de ramener une partie importante de l’électorat de Marine Le Pen au bercail. Cela ne pourra que se faire, si une analyse de fond soit mise à l’étude en ce qui concerne les peurs et la rage d’être impuissant face à un système qui semble les avoir négligé pendant de longues années. Je ne veux en aucun jouer au rabat-joie, mais je suis conscient qu’il faut réconcilier les Français, quelle que soit leur couleur politique. Cela ne veut aucun cas dire d’approuver ce qui a pu amener certains d’entre-eux à devenir des extrémistes de droite. Il est évident que le fort chômage y est pour quelque chose, sinon le Nord et le Nord-Est de la France ne seraient pas bleu-marine. Mais il y a plus. C’est un patriotisme aussi mal interprété que l’Islam par certains des adhérents qui ne s’exprime pas dans la générosité mais dans l’exclusion. L’illusion qu’on peut ainsi se forger une personnalité est vaine. Ce n’est que dans la grandeur que cela peut se faire. C’est ce qu’il faudrait leur faire comprendre. Après avoir trouvé le pourquoi, il faudra s’atteler à leurs complexes. Cela ne pourra se faire qu’en rendant à la France sa fierté. Elle aura la tâche de donner à l’UE un caractère plus humain, de faire en sorte que les laissés pour compte se sentent compris, protégés. Un des buts principaux sera que le pays de la Révolution soit avec l’Allemagne le moteur de l’Europe. Emmanuel Macron devra en faire une cause nationale, où personne ne se sentira exclu. Un chantier énorme. Weiterlesen…

Nicolas Dupont-Aignan est pour moi le symbole de la honte. Lui qui se réclame du Général de Gaulle, se tourne vers un parti, dont certains membres étaient proches de l’OAS. Cette organisation clandestine n’a-t-elle pas été l’investigatrice de l’attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962. Jean Bastien-Thiry en a été à le chef, arrêté, jugé et exécuté. Jacques Bompard, membre-fondateur du Front-National en 1972, crée l’OAS Cambronne qui soutient l’organisation terroriste prônant l’Algérie-Française. Nicolas Dupont-Aignan a-t-il oublié que Pierre Marion, aussi du FN, était un des fondateurs de la Milice qui a combattu sous l’uniforme allemand de la Waffen-SS sur le Front de l’Est durant l’été 1944? Et j’en passe ! Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête lorsqu’il ose prétendre que Marine Le Pen n’est pas d’extrême-droite. Dupont-Aigan le fidèle gaulliste, se met du côté de ceux qui ont soutenu la tentative d’assassinat de son idole. Ce n’est pas seulement une honte, mais une usurpation de la pensée du Général de Gaulle. Il se sert de son nom pour donner carte-blanche à ses plus grands ennemis. On me dira peut-être que les temps ont changé, mais dans ce cas-là pourquoi Madame Le Pen s’entoure-t-elle de Frédéric Chatillon, un ancien cadre du GUD, un groupe d’extrême-droite dont il est le principal animateur parisien durant les années 1990 ? Dupont-Aignan devrait le savoir. Tout cela est plus que déconcertant pour un homme comme moi qui était toujours gaulliste de cœur comme beaucoup de militants de gauche. Jamais je n’aurais pu m’imaginer une telle trahison posthume. Je pense qu’il est plus honorable d’être ouvertement d’extrême-droite que de jouer au caméléon. Je ne peux qu’exprimer mon dégoût. Weiterlesen…

Après des années de bipartisme, la tentation de se placer politiquement au centre est grande. Mais qu’est-ce le centre ? Pour l’instant une nébuleuse, un terrain mouvant qu’on ne peut pas définir exactement. C’est comme dans une centrifugeuse, où le chimiste essaye de séparer les éléments sans y arriver, car il n’y a pas de courant. Je pense que la dénomination « centre » est aussi galvaudée que le clivage gauche-droite et qu’il faudrait avoir le courage d’inventer autre chose. C’est la chance que pourrait saisir Emmanuel Macron, à condition qu’il permette à son mouvement de se former. Cela prendra du temps ! Il y a des évolutions qu’on ne peut pas forcer, car elles se développent d’elles-mêmes. Laisser aux jeunes la possibilité de se poser des questions, d’aller à la recherche d’une vérité, même si elle ne se définit pas, est en soi à mes yeux la plus grande qualité du rassemblement « En marche ! ». Dans un premier temps il est bon de converger vers une agora, où tous débats sont les bienvenus, afin de réussir à se retrouver. Cela concerne avant tous ceux qui se sentent plus ou moins orphelins, mal entendus, livrés à eux-mêmes. Un grand élan à la recherche d’une harmonie, d’un peu plus de solidarité. Il est absolument légitime, mais ne doit pas mener aux pays des chimères. L’homme est malheureusement fait de contradictions. Il est divisé en soi. Et qu’on se le dise, il ne peut pas être neutre, car la passion le dévore souvent, même si elle n’est pas forcément perceptible. Mais il arrivera un moment, où chacun se dévoilera. Il en est pas différemment en politique. Weiterlesen…

Lorsque Marine Le Pen clame au pied du Mont Saint-Michel qu’elle se sent proche des valeurs chrétiennes, elle fait du clientélisme par rapport à Dieu. Comment une femme qui lance des paroles vengeresses contre l’islam, les étrangers et tous ceux qui ne sont pas à ses yeux des Français méritants, pourrait-elle se référer à l’Évangile ? La foi se mesure tout d’abord aux actes. Lorsque une formation comme le FN met en quarantaine des personnes, ceci par rapport à leur couleur de peau ou leur croyance, sa présidente devrait se dire qu’il y a incompatibilité avec ses paroles. A-t-elle oublié que les grands penseurs du christianisme comme Saint-Augustin, Blaise Pascal et j’en passe, voyaient la charité et l’empathie comme les pierres de voûtes de la chrétienté ? Il n’y a qu’à lire sur Facebook les insanités et les méchancetés de ses partisans pour comprendre que tout son discours ne correspond en aucune manière à la parole du Christ. Ses agitateurs n’agissent pas autrement que certains imams vengeurs, qui ne veulent que l’anéantissement de tout ce qui leur est étranger. Il est déconcertant que les méthodes soient toujours les mêmes. Il est question que de répression, pas de rapprochement. Marine Le Pen n’appelle pas ses troupes à la violence, mais en fin de compte c’est ce qui se passera si nous ne sommes pas vigilants. En parlant de l’héritage culturel de la France, elle oublie souvent, que la Charte des droits de l’homme en fait partie et que la tolérance est un trait de caractère qui ne peut pas être ignoré. Elle manipule l’histoire à sa guise. Elle est du reste pas la seule à le faire. Je trouve désolant que le seul moyen d’attirer la foule est de taper du sucre sur tous ceux qu’on considère comme étant inférieur. Probablement c’est le seul moyen de se faire écouter. Weiterlesen…

Si on en croit les sondages, Benoît Hamon aurait le vent en poupe avant sa nomination officielle demain. Pour Emmanuel Macron le devoir est de convaincre maintenant ceux qui le soutiennent, de sa faculté de rassembler les Français, peu importe de quel bord ils sont. Ce qui compte actuellement c’est de savoir qui aurait le plus de chances de devenir président. Avec les « déboires » de François Fillon, la donne a dramatiquement changé. C’est pour moi la raison pour laquelle je veux garder la tête froide. Au niveau politique je suis un homme qui me battrai toujours pour les plus désavantagés, que ce soit dans les banlieues ou pour tous ceux qui par désespoir demande l’asile politique. Je ne peux éthiquement pas accepter l’exclusion, car ma famille a eu la chance d’avoir été reçue en Suisse avant la guerre. Si cela n’avait pas été le cas, je ne serais pas en mesure d’écrire ces lignes. Ayant combattu le nazisme, mes parents auraient été éliminés. Il n’est pas étonnant que j’ai été conditionné par ces événements tragiques et que j’ai mon cœur à gauche. Lorsque je me penche sur la situation politique actuelle, il me revient à l’esprit ce qui s’est passé au cours de la République de Weimar. Au lieu de s’unir contre le nazisme, les partis démocratiques n’ont rien fait de mieux que de se tirer dans les pieds. C’est à cause de cette discorde que la prise de pouvoir a pu avoir lieu et ceci dans un pays civilisé. Qu’il soit clair, je ne veux en aucun cas comparer les populistes actuels aux hordes brunes qui ont terrorisé l’Europe entière. Je ne suis pas d’accord de faire un amalgame, mais force est de constater, que ce soit en France ou en Allemagne, que des néonazis sautent sur le train en marche. C’est pourquoi je combats démocratiquement l’AfD ou le FN.

Cette réflexion, qui est essentielle pour moi, m’a amené à faire un choix. Celui de soutenir le politicien de gauche qui a le plus de chances à faire obstacle à l’extrême-droite. Comme je l’ai écrit, je trouve la démarche de Benoît Hamon quant au revenu universel assez analytique. Certaines de ses options me sont assez proches mais malgré tout je ne vois pas comment dans l’état de traumatisme dans lequel se trouve le pays, il puisse accéder au Palais de l’Élysée. Je crains que dans l’état actuel des choses, il risque plus de diviser le peuple que de lui apporter un répit. Malgré certaines réticences, je pense qu’Emmanuel Macron est la personne qui puisse calmer un peu les esprits. Sur Facebook j’essaie d’analyser certains sujets de sa politique, tout en étant assez critique. Lorsqu’il parle de pragmatisme, je me retrouve dans ma démarche. Je pense qu’un discours plus jeune serait une bénédiction pour nous tous. Il en a les moyens, s’il avait le courage de se départir de son costume d’énarque. Ce qui me plaît aussi, c’est qu’il n’est pas un dogmatique. Cela laisse plus de libertés aux citoyens. Si la tension n’était pas si tendue dans le monde, je n’aurais pas fait ce pas, qui me bouleverse. Trop d’émotions ont jalonné ma vie pour qu’une telle décision soit le fait d’un caprice. Mon but est de tout faire afin que la pensée totalitariste ne gagne encore plus de monde. C’est le devoir de tous démocrates d’y résister, ce que je fais dans le cadre de mes moyens.

pm

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/03/macron-et-hamon-lances-dans-une-course-de-vitesse_5073796_4854003.html

Pierre Mathias

Lorsque Marine Le Pen déclare qu’elle ne laissera aucun français à côté du chemin, elle exprime une vérité à la Palisse. Je pense que c’est le but de tous les candidats d’éradiquer la précarité et les disparités. Discours obligatoire de politiciens ayant la volonté d’accéder au pouvoir. La présidente du FN s’est roulée dans de la farine et dit tout ce qu’on attend d’elle. Creusons un peu cette déclaration. Pour financer une couverture sociale plus dense il faut trouver les sous. Et c’est justement là que le bât blesse. Cela reviendrait à dire que l’économie boom et que de ce fait, il aurait plus de ressources fiscales. Là aussi il est permis de rêver. Mais on peut aussi dépenser moins d’argent dans d’autres domaines. Madame Le Pen n’a pas indiqué exactement où il y aurait de quoi le faire. Comme nous pouvons le constater, c’est du vent. Dans un interview dans le Parisien, elle déclare encore que la France retrouve son autonomie nationale. Qu’elle se détache de l’UE. C’est bien joli, mais le dommage occasionné nous précipiterait dans plus de pauvreté. Je ne peux que mettre en garde de donner toute sa confiance à une femme qui tient de tels propos. Elle est assez intelligente pour savoir que ce qu’elle dit, est plus ou moins utopique. Qu’elle le veuille ou non, la France sera encore plus dépendante en aillant perdu son principal soutien qu’est l’UE. Weiterlesen…