Deux tendances du catholicisme s’affrontent en France. Celle plutôt traditionnelle prétendant avoir ses sources dans l’identité nationale, remontant au temps de la monarchie. L’autre ouverte au monde actuel, celle du Pape François, l’apôtre d’une église non conquérante qui se trouve proche des plus déshérités et pour qui l’accueil de réfugiés est le fondement même de l’amour du prochain. Lorsqu’on observe ce qui se passe, on s’aperçoit rapidement qu’il y a des années lumières entre ces deux expressions de la foi. Le Pape est tout le contraire d’un nationaliste. Il prône la solidarité entre les hommes de toutes couleurs, de toutes origines, de toutes religions. Il va au devant des femmes et des hommes sans avoir d’à priori. Il considère que la charité est le fondement même de l’Évangile, la raison pour laquelle il ne peut pas envisager une autre interprétation du catholicisme. C’est la raison pour laquelle tant de gens d’horizons divers lui marquent un grand respect. Les traditionalistes, quant à eux, ont une lecture plus historique de la religion. Elle fait partie pour eux de l’identité de la France. Ils se battent afin que ces valeurs du passé restent encore actuelles. Ce sont aussi des personnes pour qui la hiérarchie joue un grand rôle. Tout ce qui pourrait être perçu comme une ouverture est considéré comme faisant partie des idées socialistes. Il est évident que certains d’entre-eux n’ont pas encore digéré la Révolution. Ils considèrent la laïcité comme étant un péché. Mais attention je ne voudrais pas en faire un cliché. Il est par contre certain qu’on ressent un certain mal-être. Depuis des décennies ils se sont regroupés dans une diaspora, qui aujourd’hui prend de plus en plus de poids. Le populisme de droite leur donne du vent, ce qui pourrait aboutir à une grande désillusion. Weiterlesen…

Ne nous faisons pas d’illusions, la liberté et la sécurité font mauvais ménage. La sûreté a son prix et restreint fatalement le libre exercice des activités individuelles. Je dirais même plus, elle peut restreindre ce qu’on désigne comme la qualité essentielle de la démocratie. Lorsqu’elle est prise comme prétexte pour protéger soi-disant les populations, elle peut être un élément important pour une prise de pouvoir totalitaire. La peur est un élément de base pour ce genre de tribulations. On attend « du grand sauveur » qu’il se conduise comme un père sévère et qu’il combatte tous les éléments perturbateurs. À première vue cela pourrait paraître tentant, mais ce ne l’est pas. Pourquoi ? Parce ce que c’est lui seul qui définit ses ennemis et qui les punit. Souvent ses opposants, ce qui pour une démocratie est une antithèse. Ce phénomène est perceptible en Turquie par exemple, où le Président Erdogan a pris pour prétexte le conflit kurde pour désavouer l’opposition et mettre en quarantaine la liberté d’expression. Les journalistes en savent quelque chose et ne peuvent plus exercer leur métier d’une manière libre. Weiterlesen…

Jean-Marie n’est pas encore allé aussi loin de faire l’éloge d’Adolf Hitler. Il ne le fera probablement pas ! Il se contente de Philippe Pétain, chez qui il voit des circonstances atténuantes. Il trouve que la justice n’a pas été fair play envers lui, qu’elle l’a condamné pour son patriotisme. Il oublie les méfaits de la milice, qui a aidé la Gestapo et les SS a arrêter les juifs, les gitans et toutes autres personnes pour les envoyer dans les camps de la mort. Et tout cela sous l’égide de son gouvernement. On pourrait prétendre aujourd’hui que les Allemands l’ont forcé à prendre de telles mesures. Dans un tel cas il aurait du démissionner et rejoindre la Résistance. Il ne l’a pas fait parce que le fascisme correspondait à sa manière de penser. Le journal d’extrême-droite Rivarol, pour lequel Le Pen a donné son interview, prétend que l’occupation de la France n’avait pas été si terrible que cela. Le meurtre de Jean Moulin ne peut que réfuter une telle thèse. Elle est scandaleuse pour les centaines de milliers de personnes qui ont été torturées, fusillées, que ce soit des femmes, des enfants ou tous citoyens aspirant à l’indépendance et à la paix. Le Président d’honneur du FN a-t-il oublié le martyre d’Oradour sur Glane ? Il ne s’est pas opposé à de tels méfaits, au contraire. Weiterlesen…