Ce mouvement qui partait d’une revendication sociale justifiée, est entrain de perdre toute sa crédibilité, car il n’arrive pas à maîtriser la violence. Ce qui s’est passé hier à Paris et ailleurs dans l’hexagone est tout à fait inadmissible et entache la crédibilité des Gilets jaunes. Par manque d’organisation ils n’ont pas réussi à isoler les voyous qui mènent des combats de rues. Des centaines de blessés, que ce soit chez les forces de l’ordre ou dans les rangs des manifestants, aussi ceux qui condamnent les violences, sont à déplorer.. En plus ils ont tagué l’Arc de Triomphe, ce qui pour moi est un sacrilège, car c’est là que gît le soldat inconnu. Un groupe de Gilets jaunes est alarmé et veut trouver des solutions pour trouver un accord avec le gouvernement. Ces militants se rendent bien compte, que ce qui se passe, ne peut que souiller leurs idéaux, ceux de trouver un peu plus de justice sociale. Mais je crains fort que le point de non-retour ait été atteint. Comment isoler les casseurs qui se nomment les Gilets rouges ? L’État ne peut que rester intransigeant. Il est garant de l’ordre publique. Il est à craindre que l’ambiance s’envenime de plus en plus, ce qu’aucun Gilet jaune peut cautionner. Puis il un autre phénomène qui démontre, où peut mener un mouvement qui n’a pas d’assises fixes, c’est de se faire manipuler. À Berlin des néonazis ont endossé des gilets jaunes pour soutenir leurs frères et sœurs français. Aussi aux Pays-Bas il y a eu des manifestations contre la vie-chère, où apparurent des Gilets jaunes. Je sais, cela na pas été le but des millions de citoyens qui soutiennent ce mouvement, mais les faits parlent d’eux-mêmes. Weiterlesen

Tout d’abord le bilan actuel concernant les barrages organisés par les Gilets jaunes. Une information émise par le Ministère de l’intérieur le 22 novembre : deux personnes sont décédées, 620 civils et 136 membres des forces de l’ordre ont été blessés, 879 personnes interpellées et 693 placées en garde à vue. Cela ne présage bien de bon pour ce samedi, pour les manifestations qui auront lieu à Paris. La préfecture de police a donné le feu vert afin que les protestataires se regroupent sur le Champ de Mars, aux abords de la Tour Eiffel. De nombreuses voix s’élèvent contre ce choix, arguant qu’on ne peut pas les parquer comme des moutons sur un pré. Il veulent prendre en otage la Concorde, les Champs Élysées et la Madeleine ou aura lieu un grand rassemblement ayant pour thème les droits des femmes. Cela promet de la casse, car ces lieux ont été déclarés zone interdite par les autorités compétentes. Ce qui est inquiétant dans tout cela c’est l’anarchie qui règne chez les Gilets jaunes. Il n’y a pas d’organisation fiable, pas de service de sécurité. 35 000 personnes se sont annoncées sur Internet pour se retrouver à la Concorde, quelques centaines de mètres du Palais de l’Élysée. D’autres ont décidé de se rendre à la Présidence de la République malgré les interdits. Un appel à la désobéissance civique a été lancé, ce que je trouve des plus inquiétants. Le gouvernement se trouve dans une situation équivoque. D’une part il doit respecter le droit de manifester, un élément central de l’ordre démocratique ; de l’autre il ne peut pas se laisser provoquer. Weiterlesen

Le fidèle mamelouk, intérieurement en mal d’amour, a quitté la Place Beauvau afin de revenir sur ses terres et reprendre la mairie de Lyon. La démarche de l’ancien ministre de l’intérieur ne suscite pas l’enthousiasme de ses futurs administrés, au contraire. Ceux que j’ai eu l’occasion d’entendre auraient souhaité qu’il ne mette plus le pied à l’étrier, mais qu’il jouisse à 71 ans d’une retraite bien méritée. Lui qui avait tout fait pour soutenir son poulain, Emmanuel Macron, se voit de plus en plus mis à l’écart. Il a très mal supporté que ce dernier s’émancipe par rapport à lui. Un réflexe d’un vieil homme qui ressemble à un amant éconduit. Ce départ est fait de points d’interrogations. Il est évident que c’est une crise gouvernementale, même si le président prétend le contraire. Certes l’État fonctionne encore, mais il y a des couacs dans le moteur. Lui qui voulait se démarquer de la politique politicienne, se retrouve dans des situations identiques à celle de François Hollande. Pour l’instant il n’y a plus de ministre d’État. Tout d’abord il y a eu le départ de Nicolas Hulot, accusé de harcèlement par la petite-fille de François Mitterrand et maintenant lui. Deux personnages-phares de la vie politique française ont pris leur chapeau. Édouard Philippe aura, aussi comme ministre de l’intérieur intérimaire, la tâche de trouver un remplaçant de taille. Pas une mince affaire par les temps qui courent. Il devra montrer beaucoup de poigne en ce qui concerne la police, car il y a de la grogne dans ce milieu. On est loin des effectifs nécessaires et de surplus, les salaires de ne sont pas d’or. Il est à craindre qu’en donnant, par clientélisme, plus de poids aux forces de l’ordre, que le message ne soit pas accueilli avec enthousiasme par la population, qui considère la police comme étant encore toujours un corps étranger à la solde du pouvoir. Weiterlesen

En 2017 123 femmes sont mortes par la main de leurs conjoints. 225 000 ont été blessées et vivent un enfer psychologique. Lorsque j’ai pris connaissance de ces chiffres, j’ai éprouvé un sentiment de dégoût. Je peux concevoir que le couple peut devenir le creuset de violences, mais en venir est inadmissible. J’ai tourné il y des années, dans une maison qui recueillait des victimes de violences conjugales. Des femmes peuvent y trouver refuge avec leurs enfants. Elles y vivent en complète anonymité, de peur que « leurs compagnons » viennent les harceler. Une fuite délibérée pour sauver leur peau. Et la police ? Beaucoup d’entre-elles hésitent à poser plainte, car, aussi paradoxal que cela puisse paraître, elles se sentent aussi responsables. J’ai essayé de comprendre le pourquoi d’une telle attitude. J’ai constaté que la plupart d’entre-elles aimaient encore leurs compagnons, ceci malgré le mal qu’ils leurs ont fait. Pour ces dernières la sexualité jouait un rôle important. Tout en rejetant la violence, elles admiraient leur virilité. Puis encore un élément de taille : celui de la peur de la solitude, de devoir prendre en main sa destinée. J’ai constaté qu’il fallait protéger ces femmes contre elles-mêmes. Beaucoup d’entre-elles sont retournées auprès de leurs hommes, comme elles les nomment. Mais il y a une condition, pour qu’il puisse avoir des mesures efficaces au sein de la société, il faut que les victimes déposent plainte, aillent au tribunal afin qu’il y ait condamnation. Mais nombre d’entre-elles hésitent à faire ce pas.« C’était un accident. Il était stressé ! » Des personnalités de la vie publique ont signé une pétition afin que l’État réagisse plus énergiquement. Weiterlesen

Non, décidément la police a du mal à éveiller de la sympathie auprès bien des couches de la société. Elle est parfois franchement détestée. Mais on la considère comme un mal nécessaire s’il y a urgence. Et c’est cela qui passe mal chez les forces de l’ordre. Elles demandent d’être respectées, mais c’est souvent le contraire qui se produit, comme c’était le cas de ces jeunes qui ont incendié des véhicules de police, blessant grièvement des agents. C’est un acte inadmissible. Mais malgré tout il faut se poser des questions concernant la haine qui leur est témoignée. Lorsqu’il m’est arrivé à maintes reprises d’entrer en contact avec la police dans le cadre de mon métier de journaliste, j’ai rencontré des gens comme toi et moi. Des personnes avec leurs qualités et leurs défauts. Mais j’ai aussi senti de la peur, comme à Bobigny, où les policiers craignaient à tous moment de recevoir sur la tête des objet lancés du haut des tours. Ils se sentaient très mal dans leur peau, ce que je comprenais. Mais d’un autre côté ils tutoyaient des gens de couleur et ceci dans un ton martial. Je me suis senti mal à l’aise, mais j’ai compris un peu mieux les problèmes de cette cité. Lorsque Nicolas Sarkozy a démantelé la police de proximité, il a démontré son manque total de doigté. Il a ignoré que seuls des contacts plus amicaux peuvent faire fondre la glace. Et ceci est plus nécessaire que jamais ! Si un agent est bien intégré dans un quartier, il peut mieux jauger les problèmes, savoir d’où vient le mal-être. Sans oublier qu’il connaît mieux les meneurs de jeu. S’il a de bon rapport avec l’imam par exemple, il peut éviter certaines fois le pire. C’est aussi son intégration dans la population qui peut désamorcer des tensions. Il agit ainsi en amont et peut agir en médiateur. Weiterlesen

Philando Castile a été abattu par un policier blanc devant sa compagne et sa fille à Falcon Heights, dans le Minnesota lors d’un contrôle routier. Presque parallèlement à ce drame, un autre noir, Alton Sterling, a été abattu par des agents lorsque ces derniers l’avaient plaqué à terre en Louisiane. Des exécutions sommaires qui ravivent le racisme au États-Unis. Barak Obama a beau dire que c’est un problème américain, qui ne connaît pas de barrières ethniques, mais 31% des victimes sont des noirs. Un taux bien plus élevé que celui de la population afro-américaine qui se situe autour de 13,6%. Vouloir minimiser ces faits, ne peut rien arranger. La société est profondément divisée. Des diatribes comme celles de Donald Trump ne contribuent pas à l’apaisement, au contraire. L’observateur que je suis a l’amer sentiment que nous revenons aux tensions existantes au cours des années 40 et 50. Après la fin de la seconde guerre mondiale un McCarthy sévissait en propageant la haine. Il s’agirait de faire attention, afin que ces incidents sanglants ne dégénèrent pas dans une guerre civile. Comment expliquer ce regain de violence ? La majorité blanche craint perdre un jour sa suprématie politique et économique. La courbe démographique est claire, elle passera au-dessous des 50% au cours de ce siècle. Ces chiffres provoquent chez certains de la peur. Chez ceux qui considèrent que les noirs sont à l’origine de la criminalité excessive dans les métropoles américaines. Le fait de les assimiler à des délinquants, sans exceptions, ont amené certains policiers à agir comme des justiciers. Souvent des blancs issus de la petite bourgeoisie, qui craignent pour leur avenir et celui de leurs enfants. Dans une nation où le populisme est en augmentation, ce sont des signes avant-coureurs d’une détérioration des rapports inter-culturels. Weiterlesen