Tout d’abord le bilan actuel concernant les barrages organisés par les Gilets jaunes. Une information émise par le Ministère de l’intérieur le 22 novembre : deux personnes sont décédées, 620 civils et 136 membres des forces de l’ordre ont été blessés, 879 personnes interpellées et 693 placées en garde à vue. Cela ne présage bien de bon pour ce samedi, pour les manifestations qui auront lieu à Paris. La préfecture de police a donné le feu vert afin que les protestataires se regroupent sur le Champ de Mars, aux abords de la Tour Eiffel. De nombreuses voix s’élèvent contre ce choix, arguant qu’on ne peut pas les parquer comme des moutons sur un pré. Il veulent prendre en otage la Concorde, les Champs Élysées et la Madeleine ou aura lieu un grand rassemblement ayant pour thème les droits des femmes. Cela promet de la casse, car ces lieux ont été déclarés zone interdite par les autorités compétentes. Ce qui est inquiétant dans tout cela c’est l’anarchie qui règne chez les Gilets jaunes. Il n’y a pas d’organisation fiable, pas de service de sécurité. 35 000 personnes se sont annoncées sur Internet pour se retrouver à la Concorde, quelques centaines de mètres du Palais de l’Élysée. D’autres ont décidé de se rendre à la Présidence de la République malgré les interdits. Un appel à la désobéissance civique a été lancé, ce que je trouve des plus inquiétants. Le gouvernement se trouve dans une situation équivoque. D’une part il doit respecter le droit de manifester, un élément central de l’ordre démocratique ; de l’autre il ne peut pas se laisser provoquer.

Comme le sommet du G7 à Hambourg l’avait démontré l’année dernière, il y eut des combats de rue et la dévastation de tout un quartier. Les cagoulés avaient lancé des cocktails Molotov, incendiés des voitures et transformés les rues en un champ de bataille. Cela avait duré quelques jours. La police a été complètement dépassée par la violence des casseurs. Le scénario pourrait être le suivant : des jets de pierres, des gaz lacrymogènes, des coups de feu en l’air, des jets d’eau sur les plus échauffés, puis l’attaque des forces de l’ordre… Personne ne peut exclure qu’il y ait des blessés ou des morts. Il faut évidemment qu’elles se retiennent, qu’elles ne provoquent pas la violence. Elles ont sûrement reçues des consignes allant dans ce sens. Il faut éviter toute escalade. Mais lorsque de jeunes agents craignent pour leur vie, il est probable qu’ils ne pourront pas rester passifs, étant souvent de jeunes pères de famille. Une minorité de Gilets jaunes attendent de telles réactions afin de provoquer à Paris une situation qui devrait ressembler à la guerre civile. Ceci dans le pire des cas, qui ne peut pas écarté. Voilà le vrai enjeu de ce qui pourrait se passer au cours de la journée. Il est évident que des groupes de criminels d’extrême-droite et d’extrême-gauche veulent faire « le carton ». Emmanuel Macron devra tout faire pour désamorcer la situation, s’il ne veut pas que la France aille à la dérive. Il devra être de fer et faire appel aux citoyens de ne pas attiser encore plus la braise. Personne ne peut effectivement savoir ce qui se passera ! Seule Marine Le Pen, comme l’oracle de Delphes donnera son grain de sel, démontrant qu’elle désire faire une OPA du mouvement des Gilets jaunes ! Réussira-t-elle ?

pm

https://www.nouvelobs.com/societe/social/20181123.OBS5967/gilets-jaunes-a-paris-a-quoi-faut-il-s-attendre.html

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