Boris Johnson a subi hier un cuisant-échec à la chambre des communes. Le parlement débattra au sujet d’une motion consistant à retarder la sortie de la Grande Bretagne de l’UE afin d’arriver à un deal. Les députés craignent avec raison qu’une sortie sans accord de l’Union puisse mener le pays à la ruine. Cette initiative sera mise aux voix aujourd’hui. Si elle était acceptée, Boris Johnson n’aurait plus qu’une alternative pour entamer une contre-offensive, celle d’organiser des élections le 14 octobre, soit trois jours avant le sommet de l’UE du 17 et 18 octobre, où devrait-être encore une fois discuté le Brexit. Mais pour les faire passer il lui faut plus des deux tiers des voix. Bien des députés craignent qu’il veuille ensuite repousser le scrutin après le 31 octobre, mettant ainsi le pays devant un fait accompli, celui d’un Brexit dur. Comme on le voit la confiance règne ! Les représentants écossais sont allés en justice, afin de rendre caduque la mise au repos du parlement, comme en a décidé le premier ministre. La superbe de Boris Johnson en a pris un sacré coup, d’autant que son groupe parlementaire est en train de vaciller. Des membres influents, dont Nicholas Soames, le petit-fils de Winston Churchill, ou l’ex-ministre des Finances Philip Hammond ont voté contre lui et ont été expulsés séance-tenante du parti. 21 Tories rebelles. Cela aurait dû faire réfléchir Johnson, mais rien ne semble vouloir le faire fléchir. Ceci en plus du départ pendant son discours du député Phlipp Lee, qui a rejoint les rangs du parti libéral-démocrate, pro-européen. Cet affront pour le premier-ministre a probablement sonné le glas d’une manière prématurée de son règne à la tête du pays.

Je ne peux évidemment que me réjouir, que la raison semble gagner des points, que le cauchemar que veut imposer Boris Johnson à la nation toute entière ne passe pas comme une lettre à la poste. „Je ne veux pas d’une élection, mais si les députés votent demain pour arrêter les négociations et appeler à un autre report inutile du Brexit, qui pourrait durer des années, dans ce cas (une élection) sera le seul moyen de résoudre la situation » Tout cela est du pipeau, car ce serait pour lui le seul moyen de s’en tirer. Un cadeau que je ne lui offrirais pas en tant que député, car il est loin d’être certain que Johnson échoue. Pourtant le peuple devrait enfin s’apercevoir à qui il a affaire. Si le parlement refuse de se laisser imposer des élections prématurées, il essaiera probablement de renverser le gouvernement, ce qui n’est pas non plus gagné d’avance. Boris Johnson entrera dans l’histoire comme un homme ayant voulu à l’aide de la provocation éroder la démocratie britannique. Il se pourrait bien, comme je l’ai écrit hier, qu’il soit le fossoyeur due Royaume Uni. L’Écosse pourrait bien se rendre aux urnes afin de décider, si elle demande son indépendance ou non. Pour la queen, qui adore sa résidence de Balmoral, sise dans l’Aberdeenshire, se serait sûrement un crève-cœur. À ce propos je pense qu’elle devrait rompre sa réserve, afin de réconcilier ses sujets entre-eux, de tout faire pour qu’ils ne soient pas menés au casse-pipes. Elle seule aurait les moyens d’apaiser les angoisses, de redresser la barre, mais elle a les poings liés. Donc de ce côté-là rien, ce qui n’est pas un atout pour la monarchie !

pm

https://www.nouvelobs.com/topnews/20190904.AFP3776/brexit-nouvelle-epreuve-de-force-pour-boris-johnson-au-parlement-britannique.html

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