Emmanuel Macron n’aime pas ce qui fait désordre comme la recherche des candidats à la tête de l’UE. Que ce soit le président de la commission européenne, le patron de l’assemblée ou le ou la chargée de la politique étrangère. Le président de la République a dit que Bruxelles « donne une image pas sérieuse de l’Europe » et ne la rend « pas crédible au plan international ». Puis il a ajouté qu’il y avait« des réunions trop longues qui ne mènent à rien » et « des heures passées en palabres » dans « un club de 28 qui se réunit sans jamais se décider ». La preuve à mon avis que les mécanismes de la démocratie ne fonctionnent pas en UE. Nous avons été appelés aux urnes pour voter pour une liste ayant un leader à sa tête. Il en est ressorti que Manfred Weber, le chef des chrétiens démocrates a été le premier. Logiquement ce serait à lui de prendre les commandes de la Commission. On peut l’aimer ou pas, le considérer comme n’ayant pas la colonne vertébrale nécessaire pour assumer un tel poste, mais le verdict du peuple a été clair. C’est à lui qu’incomberait d’être le président. Ce n’est pas le cas, car les présidents et les premiers-ministres des pays-membres y mettent leur grain de sel et se permettent d’ignorer le résultat des urnes. C’est là que le bât blesse en Europe. Je suis d’avis qu’il faut instaurer au plus vite de nouvelles règles de gouvernance et donner aux citoyens toute leur souveraineté.

C’est le système qui ne fonctionne pas efficacement. Il est évident que lorsque 28 leaders se réunissent pour prendre une décision, que tout peut partir en quenouille si on ne se tient pas à des règles bien précises. Puis il y a évidemment les Euros-septiques qui mettent du sable dans l’engrenage. Ils se mettent en travers contre tous les candidats qui ont émis des critiques à leur sujet. Ils cherchent à ralentir tout le processus en faisant de la sur-enchère. Des pays issus de l’ancien empire soviétique et l’Italie. C’est leur droit le plus élémentaire, s’ils se soumettaient à la majorité. Mais j’émets des craintes qu’ils veuillent torpiller l’UE en émettant leur veto. Il n’en va pas de l’intérêt communautaire, bien plus de celui de certains autocrates qui cherchent à gagner du profil. Une situation qui risque de devenir explosive, si au bout du compte on n’arrive pas à un compromis. Nous savons que celui pourrait être assez nocif, qu’il pourrait mener à une implosion. En faisant les réformes nécessaires des institutions, on ne se trouverait pas devant de tels écueils. Dans ce contexte il faut demander à Emmanuel Macron s’il était prêt à se soumettre à de telles règles. C’est son droit le plus élémentaire de refuser la candidature de Manfred Weber, mais il ne devrait pas faire obstruction à son élection. Je pense que les députés qui ont été élus sous une certaine étiquette, ont le devoir de respecter la volonté populaire et ne devraient pas faire fronde. Si le président de la république se trouve dans la minorité, qu’il accepte de prendre les rennes de l’opposition. Voici en quelques mots ce qui me vient à l’esprit quant aux récriminations justifiées d’Emmanuel Macron. Il est vrai que le manque de démocratie me fait penser à la gouvernance d’une république bananière. Aux chefs d’États de s’imposer des règles plus sévères afin que Bruxelles « ne fasse pas désordre » !

pm

https://www.nouvelobs.com/politique/20190701.OBS15202/macron-nous-donnons-l-image-d-une-europe-qui-n-est-pas-serieuse.html

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