Au fond je n’avais pas trop envie d’écrire un article sur le référendum illégal qui doit avoir lieu en Catalogne. Il me met mal à l’aise. D’une part je n’ai pas envie d’empêcher à quiconque qui veut s’exprimer, de mettre en pratique ce qu’il dit ; de l’autre je suis assez lucide pour voir, où cette affaire peut mener : à la guerre civile ! Puis vient s’ajouter à tout cela l’Union Européenne. Ce qui se passe ici n’est pas strictement un conflit espagnol, il menace d’entraîner des remous qui pourraient nous remettre tous au pied du mur. Même s’il n’a pas de lien concret avec la guerre civile de 1936 à 1939, j’en ressens un goût amer. Je ne peux pas oublier que la victoire du Général Franco a été un prélude au conflit qui a précipité l’Europe toute entière dans le désastre, celui de la seconde guerre mondiale. N’oublions pas que la légion Condor, une force aérienne nazie opérant sur territoire espagnol, a servi de répétition générale à la Luftwaffe du Maréchal Göring. La suite on la connaît. J’ai le désagréable sentiment que cette volonté de la Catalogne de se séparer de Madrid, pourrait nous précipiter dans le néant. Je suis bien partisan d’encore plus d’autonomie mais contre une séparation, que je trouve dans le contexte actuel de l’UE parfaitement peu logique. Je m’explique. Dans les années qui vont suivre, l’importance d’un État national prend pour moi de moins en moins d’importance. Si j’ai bien compris Emmanuel Macron dans son discours à la Sorbonne, il serait question de confier de plus en plus de pouvoir à la communauté toute entière. Il est bien clair que son but est de contrecarrer « les nationalismes » qui émergent malheureusement un peu partout sur le continent. Weiterlesen…

Une chose est certaine, 39,8% des électeurs environ sont allés aux urnes, dans leur majorité pour soutenir le populiste Viktor Orbán, le sulfureux premier-ministre. 99,7 % d’entre-eux ont voté contre la politique migratoire de l’UE. D’un autre côté le quorum de 50% n’a pas été atteint. Une victoire amère pour le régime, d’autant plus que l’opposition a appelé à boycotter ce référendum. 60% ont donc marqué leurs réticences par rapport au gouvernement. Ce dernier a essayé de mobiliser le peuple par la peur. Orbán a prétendu que les migrants étaient de prétendus terroristes. Et tout cela pour un nombre de moins de 2000 réfugiés que la Hongrie devrait recevoir d’après les décisions prisent pas l’UE. Une fois de plus la preuve que le racisme ne repose pas forcément sur des bases empiriques, qu’il est viscéral. Peut-être aussi une raison pour laquelle l’antisémitisme sévit dans certaines couches de la population proches de la majorité parlementaire. Mais il serait injuste de montrer du doigt les Magyars. Si en France ou ailleurs en Europe un tel vote avait eu lieu, qui aurait pu garantir que le résultat soit différent. Une fois de plus ils faut des boucs émissaires pour imposer un régime autoritaire et ceci au nom de la sauvegarde du pays. Cette méthode est immonde, parce qu’elle suscite de la haine et dégrade tous ceux qui sont considérés comme des êtres inférieurs. Une fois de plus l’homme se montre dans toute son horreur. Il démontre ainsi un manque total de dignité. Peut-être bien qu’une majorité de la population hongroise est entrain d’ouvrir les yeux. Mais elle aura de la peine de se défaire d’un populiste comme Viktor Orbán qui ne recule devant aucune diffamation pour se maintenir au pouvoir, sinon de l’étendre encore. Weiterlesen…

Les Suisses ont massivement voté pour le renforcement de la surveillance électronique des services secrets. Une fois de plus un pan de liberté individuelle est en train de s’écrouler. La peur du terrorisme paralyse de plus en plus le système démocratique et remet en question les valeurs essentielles que sont la libre circulation des citoyens. Un réflexe certes compréhensible, mais par pour autant innocent. Les islamistes, c’est d’eux qu’il est question, réussissent une fois de plus à perturber notre société. Nous devenons de plus en plus transparent à nos dépends. Tout se sait ; les services retrouvent nos traces, peu importe où nous allons ; ils s’immiscent dans notre vie intime. Rien n’est plus secret. Bien qu’on le sache, cela met mal à l’aise. Une porte ouverte sur bien des abus et sur le totalitarisme. En nous réfugiant dans une bulle de savon, nous ne serons pas plus en sécurité. Les terroristes réussiront toujours à franchir les murs qui ont été érigés soi-disant pour notre sécurité. Il est symptomatique qu’une démocratie telle que celle pratiquée en Suisse où la liberté de chacun est pour ainsi dire un dogme, se plie à telles contraintes. Cela démontre que l’EI a atteint son but, celui de nous déstabiliser plus. Cette évolution va à mon avis dans le mauvais sens, parce qu’à long terme elle nous pervertit de plus en plus. Elle laisse plus de place à la délation, à la discrimination de tous ceux qui à priori n’entrent pas dans un certain schéma. C’est du poison qui nous conduit à douter de tout, à remettre en question toute solidarité. Je ne peux que condamner des tendances qui contribuent de plus en plus à créer le doute. Comme on le sait il est le vecteur de l’exclusion, du racisme. Tout ce qui d’après « les honnêtes citoyens », détonne dans le paysage sera mis sous tutelle. Weiterlesen…

5 heures 10. Les tripes semblent s’être rendues aux urnes. D’après les chiffres actuels, les électeurs partisans du brexit gagneraient avec 51,7% le référendum. Ce que personne en Europe n’osait penser, l’obscurantisme gagne de plus en plus de points et réussit à tout détruire sur son passage. La livre est en chute libre, l’économie vacille. Un suicide collectif ? Comment décrire autrement ce qui se passe !

5 heures 25. Le Nikkei perd 3,1%. L’or gagne 5,3%. C’est probablement qu’un début. J’ai de la peine à comprendre que le pragmatisme des Anglais puisse à ce point sombrer dans le vide. Les électeurs ne comprennent-ils pas qu’ils sombrent ainsi dans un marasme social ? Que leur emploi est ainsi mis en danger ?

5 heures 32. Birmingham vote avec 3000 voix d’avance pour le brexit. La preuve que l’UE est pour le peuple une entité étrangère. Bruxelles n’a pas réussi à gagner les cœurs. Elle est restée une administration froide dans ses décisions, très éloignée des besoins individuels. Sans un revirement complet de sa manière d’être, l’Europe continuera à se désagréger. Où est le programme social ? L’empathie pour les plus faibles semble s’être enlisée. Il serait trop facile d’accuser d’idiotie tous ceux qui se sont prononcés pour le grand départ.

5 heures 45. Il y a eu des voix qui se sont élevées contre le manque de démocratie à la tête de l’UE. C’est malheureusement un fait que je ne peux pas contredire. La crise grecque a démontré quelles prérogatives ont les bureaucrates. Il est passé dans les mœurs de prendre des décisions unilatérales sans pour autan passer par le peuple. C’est le prix que nous payons actuellement. Tout cela me déprime !

Weiterlesen…

David Cameron, le premier-ministre anglais, a réussi à mettre l’UE à genoux. Il a obtenu de Bruxelles des concessions qui sont à l’opposé à plus d’intégration. C’est la menace du Brexit qui a incité les chefs d’États à jeter plus ou moins l’éponge. Cela me fait mal au ventre, d’autant plus qu’il est loin d’être dit que le peuple ne rejette pas l’UE lors du référendum qui devrait avoir lieu cet été. Franchement je pense qu’il le fera si nous ne réussissons pas à renverser la vapeur. La question migratoire ne se réglera pas d’un coup de baguette magique. Il est à craindre que l’égoïsme national se substituera aux valeurs européennes et que le populisme fasse de plus en plus de ravages. L’exemple de « l’accord bancal » avec la Grande-Bretagne est la preuve que le chantage est efficace. Il n’y a pas de raisons que d’autres n’essaient de mettre sous pression le conseil en voulant imposer par la force ses vues. Je ne vois pas la raison pour laquelle il faut faire des concessions pouvant vider de sens tout esprit communautaire. David Cameron a pu s’imposer parce ce que l’UE se trouve plongée dans une crise. Ce qui se passe actuellement est la preuve que tout est allé trop rapidement en ce qui concerne la construction de l’Europe. Des pays sont devenus membres sans pouvoir assumer leurs responsabilités. Ils sont prêts à tendre la main pour recevoir de l’aumône, mais ne veulent pas se mouiller. Ce qui se passe actuellement prouve qu’il serait opportun d’avoir une UE à deux vitesses. Ceux qui aspirent à plus d’engagement, devrait lâcher l’amarre et faire cavaliers seuls. L’exemple de la fière Albion démontre bien que certains membres ne luttent que pour leurs propres deniers, pas pour une idée politique. Weiterlesen…

Bruxelles est en pleine négociation avec le Royaume Uni en ce qui concerne la maintien ou non de ce pays au sein de l’UE. David Cameron, le premier ministre, a présenté quatre réformes à ses yeux fondamentales, afin qu’il fasse campagne pour le oui au référendum qui aura lieu encore cette années. Sur ses revendication sur la compétitivité, la souveraineté, la protection contre les décisions de la zone euro, on serait proche d’un accord. Les exigences en matière migratoire, sont par contre jugées discriminatoires au regard du droit européen. Il s’agit de priver pendant quatre ans les ressortissants européens de certains avantages sociaux lorsqu’ils s’établissent en Angleterre. C’est une mesure discriminatoire qui s’oppose fondamentalement au principe du droit de pouvoir vivre et travailler partout librement en Europe. Ce que pratique le Premier Ministre est du domaine du populisme. Il croit pouvoir mettre à genoux les autres nations composant l’UE. Peut-être réussira-t-il à ébranler les bases mêmes de l’Union, mais au bout du compte il ne peut assurer à personne que son peuple le suivra. Je ne le crois pas, car ce qui l’anime, est un nationalisme ringard et non pas la raison. Il s’agit pour lui de restaurer l’empire et de se comporter comme un peuple supérieur face aux manants venant d’ailleurs. Tout bricolage sera à mon avis vain, car l’anti-européisme découle d’un instinct viscéral. Ce pays qui a démoli de son propre chef son infrastructure industrielle, croit trouver son salut chez les brookers de la City. La fierté qu’ils prétendent avoir n’a pas empêché d’en faire des quémandeurs. Je ne sais qu’une chose, si nous nous laissions encore aller à plus de concessions nous pourrons remballer. À qui servirait alors l’UE ? Weiterlesen…

Un enterrement de première classe ? Les Anglais risquent bien de voter, d’après les derniers sondages, à 53% pour la sortie de leur pays de l’UE. Est-ce que le glas de l’Europe a sonné ? Il y a de quoi attraper l’urticaire. Les démons du passé nous ricanent au nez et narguent tout ce qui pourrait ressembler à du bon sens. Les populistes peuvent pavoiser ! Personne ne semble remarquer que leur message est celui des tensions, des conflits et de la guerre. Il y a de quoi se frotter les yeux. Le replis sur soi-même est la plus mauvaise des options. Elle incite les citoyens au nationalisme qui est souvent synonyme de bêtise. Nous nous dirigeons vers le niveau zéro. Les grands stratèges des pubs semblent oublier que l’économie ne peut que se développer s’il y a des échanges. C’est un secret de polichinelle de croire que le Royaume Uni a encore une économie qui ronfle. Son outil industriel a été sacrifié au profit des joueurs de roulette de la City. On se repose sur une bulle, qui risque à tout instant d’éclater. C’est une évolution, si on peut la nommer ainsi, qui ne peut qu’aboutir dans l’ornière. Ses artisans ne voient qu’une chose, générer des profits immédiats. Et le peuple ? Ils en ont rien à faire ! En quittant l’UE, il sera encore plus livré à lui-même. Il est à craindre qu’il sombre dans la précarité. Vous me direz : « la fière Albion en a vu d’autres ! ». Exact, mais ce n’est pas une raison de faire toutes les erreurs du passé. Certains ont la nostalgie de l’empire, il s’est évaporé. D’autres croient pouvoir se reposer sur des lauriers qui n’existent plus que dans l’imagination de certains nostalgiques. L’époque des laquais est bien révolue. Quelle arrogance ! Dans un tel contexte, on aura de la peine de s’essuyer une larme. Weiterlesen…

Les grec ont voté non à plus de 61% contre les mesures d’austérité, non pas contre l’euro. Personne n’y comprend plus rien. Les zigzags d’Alexis Tsipras et de son ministre des finances me donnent le tournis. Je n’arrive pas à trouver une logique pragmatique à ce référendum qui n’a eu qu’un seul but, celui de plébisciter des aventuriers. Ont-ils pour autant une nouvelle légitimité par rapport à leurs partenaires de la zone euro ? Si on s’en prend aux règles démocratiques, on ne peut dire que oui. Mais en considérant la porcelaine qu’ils ont cassée depuis 5 mois, je n’arrive pas à les prendre au sérieux. Ils nous ont mené au bout du nez, voulant à tout prix arriver à une remise tout au moins partielle de la dette. Et ceci en refusant de revoir leur copie ! Je peux parfaitement concevoir qu’un pays,qui a réduit depuis 5 ans considérablement ses dépenses, ne puisse pas aller plus loin. La misère touche un tiers des habitants, le chômage est omniprésent, les retraités ne peuvent plus se nourrir correctement et se payer les médicaments dont ils auraient besoin. Des arguments objectifs que je ne peux pas remettre en cause. Mais il aurait des mesures à effectuer qu’ils refusent à prendre, comme une fiscalité déficiente qui avantage les riches – ceux-ci ont entreposé des milliards, notamment en Suisse -, une administration corrompue où le clientélisme est de mise et finalement une structure étatique qui ne fonctionne pas. Weiterlesen…