Allons, il est possible de tourner un problème dans tous les sens, s’il s’avère qu’il n’y a qu’une solution, il n’est pas possible de faire autre chose, que de l’accepter. Il en sera ainsi, à moins d’un rebondissement spectaculaire, aujourd’hui quant au brexit. D’après les sondages le parlement dira non au papier que Theresa May a négocié avec Bruxelles. C’était celui d’un contrat de divorce à l’amiable, qui avait au moins l’avantage de limiter la casse. Il est clair que pour tous les protagonistes de ce drame – c’en est un ! – qu’une séparation sans filet de retenue, serait égal plus ou moins à un suicide. Une solution qui amènerait pendant des années de la précarité. Pour sortir de l’impasse il y aurait en fin de compte que la répétition du référendum du 23 juin 2016. Cela serait évidement un déni pour la démocratie, qui se verrait ainsi remise en question. Cela voudrait dire que le peuple souverain, ne pourrait plus être pris au sérieux, que toutes ses décisions devraient être remises en question. Mais en considérant la situation politique d’un autre côté, il faut sauvegarder en tous les cas le droit à l’erreur. Mais elle réside dans ce cas bien précis chez les politiciens, qui n’ont pas hésité à raconter des mensonges, d’induire les électeurs à prendre une fausse décision, en lui cachant les conséquences qu’un tel divorce pouvait engendrer. Et cela venant du parti au pouvoir ? Comment encore accorder sa confiance à de tels saltimbanques, qui n’ont qu’un but, encore aujourd’hui, celui de sauvegarder leur lamentable carrière. Cet exemple apporte la preuve à quel point la démocratie perd sa crédibilité, ce qui amènent bien des peuples à choisir le fascisme comme solution-miracle. Weiterlesen

Emmanuel Macron a adressé hier une lettre à ses compatriotes, où il esquissa ce que sera le grand débat national qui aura lieu du 15 janvier au 15 mars. Une première tentative de démocratie directe sous la Cinquième République. Elle est pour les citoyens une grande chance, celle d’avoir une influence accrue sur la marche de l’État. Quatre thèmes généraux ont été proposés par le président, soient „mieux accompagner les Français pour se loger, se déplacer, se chauffer“, „rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive“, „faire évoluer la pratique de la démocratie“ et „rendre l‘État et les services publics plus proches des Français et plus efficaces“ La question de l’immigration serait intégrée aux questions liées à la citoyenneté. Ce qui est demandé aux Français est un apport politique positif, non de la casse. Il s’agira de réfléchir, de faire des propositions concrètes, qui pourraient bien être reprises par le gouvernement. Mais ce qui compte dans une telle démarche, c’est justement la reprise par l’exécutif des revendications évoquées dans des comités citoyens qui seront institués dès demain dans tout le pays. Une marche-à-suivre qui dans la lettre laisse encore a désirer, mais j’espère que nous aurons bientôt une réponse plus précise de la part du Palais de l’Élysée. Il va sans dire que j’approuve cette initiative que j’avais proposée au début du quinquennat précédant au premier-ministre. Il en allait de l’organisation d’États généraux, en parallèle aux députés, aux maires, aux conseillers généraux et j’en passe. Weiterlesen

Je pourrais écrire encore un grand nombre d’articles au sujet des Gilets jaunes. Dire par exemple que ce mouvement devrait enfin avoir une structure politique. Où sont les interlocuteurs avec qui négocier ? Quelle est sa couleur politique ? Il devrait se démarquer enfin de la violence et de toutes les diatribes racistes, que certains d’eux propagent en manipulant des citoyens honnêtes, qui n’ont qu’un but, celui de revendiquer un plus de justice sociale. Il y eu aussi le discours du premier-ministre voulant apaiser les esprits en faisant son mea-culpa et repoussant les réformes de six mois, ce qui est insuffisant pour ceux sont dans la rue. Mais ce n’est pas le sujet que je veux évoquer en détail ce matin. Je veux parler de la guerre des roses que subit Theresa May dans le cadre du brexit. Elle a déjà subi hier une défaite, lorsque le parlement lui a reproché de ne pas l’informer comme il est de coutume dans une démocratie, d’avoir voulu lui soustraire des documents. Le tout se présente de plus en plus mal pour elle. Il est à prévoir qu’elle subira un cuisant échec à la fin des débats. Mais d’après des commentaires que j’ai entendu hier soir, les députés dans leur majorité ne veulent pas un divorce dur, car ils savent très bien que cela conduirait le pays dans le chaos. Theresa May a reconnu que tout n’était pas parfait dans l’accord qu’elle a signé avec la commission européenne, mais qu’elle ne pouvait pas obtenir plus. Bruxelles lui a fait bien comprendre, qu’il n’est pas question de renégocier. Peut-être y aura-t-il de petites corrections, mais dans l’ensemble le contrat de divorce ne devrait pas être modifié.
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Près de 282.000 Gilets jaunes étaient présents hier sur 2000 sites répartis dans toute la France. Il y a eu un mort et plus de 200 blessés, dont 6 grièvement. Voilà pour le bilan de ce mouvement multi-politique de personnes issues de la société civile, qu’Emmanuel Macron avait appelé de ses vœux. Des citoyens qui en ont marre qu’on les gouverne sans tenir compte d’eux. J’ai exprimé hier ma grande inquiétude que les événements puissent dégénérer. À part les victimes que je déplore, on peut dire que ce ras-le-bol a été plus ou moins pacifiste. Il n’y a pas eu à ma connaissance de débordements racistes. Il est évident que ce mouvement restera une pierre d’achoppement qu’il sera difficile d’ignorer à l’avenir. Une fois de plus je trouve que le Président a du mal à communiquer ses vues, de les faire comprendre. Comme énarque il a la tendance d’être trop théorique, de cacher ses émotions derrière le masque de sa fonction. C’est sa nature, mais il devra y travailler. Comme spécialiste des médias, je déplore une fois de plus le manque de sensibilité des services de communication de la présidence ou du gouvernement. Le principe des vases-communiquant, c’est à dire d’expliquer que les baisses pratiquées dans d’autres domaines, comme la taxe à l’habitation qui devrait disparaître d’ici peu, pourrait compenser les hausses de la taxe carbone des carburants ou de l’imposition des retraités les mieux nantis. Ce qui est théoriquement juste, ne peut pas être ressenti par le peuple comme une action équitable. Les citoyens savent que le pays est surendetté et que sans une baisse notable des sommes dues aux marchés financiers, il ne peut pas y avoir de relance. Weiterlesen

À l’heure, où j’écris ce article, d’après les sondages, le oui semble l’emporter à 68 % en Irlande pour donner aux femmes le droit de se faire avorter. Elles n’auront dorénavant plus besoin de se rendre à l’étranger pour mettre un terme à une grossesse non désirée. Il faut s’imaginer qu’elles n’avaient même pas la possibilité de faire une IVG si elles avaient été violées ou que le fœtus montre des signes d’anormalité. Elles pourront se faire avorter pendant les 12 premières semaines, 24 en cas de maladie, si le parlement entérine l’avis du peuple, ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute. Il faut s’imaginer que les femmes devaient se rendre à l’étranger pour pratiquer une telle intervention. Une injustice sociale, étant donné que les pauvres étaient une fois de plus désavantagées. Je salue le verdict électoral qui met un terme à cette discrimination. Une défaite cuisante pour l’église catholique irlandaise, qui était évidemment opposée à l’IVG. Elle est de toute façon remise en question à cause des innombrables cas de pédophilie dans ses rangs. N’oublions pas que les 31 évêques irlandais ont été forcés de démissionner, parce qu’ils ont fermé les yeux. L’Église n’est plus dans ces conditions-là, considérée comme une instance morale. Cela a probablement amené beaucoup de personnes à voter oui. Weiterlesen

Au fond je n’avais pas trop envie d’écrire un article sur le référendum illégal qui doit avoir lieu en Catalogne. Il me met mal à l’aise. D’une part je n’ai pas envie d’empêcher à quiconque qui veut s’exprimer, de mettre en pratique ce qu’il dit ; de l’autre je suis assez lucide pour voir, où cette affaire peut mener : à la guerre civile ! Puis vient s’ajouter à tout cela l’Union Européenne. Ce qui se passe ici n’est pas strictement un conflit espagnol, il menace d’entraîner des remous qui pourraient nous remettre tous au pied du mur. Même s’il n’a pas de lien concret avec la guerre civile de 1936 à 1939, j’en ressens un goût amer. Je ne peux pas oublier que la victoire du Général Franco a été un prélude au conflit qui a précipité l’Europe toute entière dans le désastre, celui de la seconde guerre mondiale. N’oublions pas que la légion Condor, une force aérienne nazie opérant sur territoire espagnol, a servi de répétition générale à la Luftwaffe du Maréchal Göring. La suite on la connaît. J’ai le désagréable sentiment que cette volonté de la Catalogne de se séparer de Madrid, pourrait nous précipiter dans le néant. Je suis bien partisan d’encore plus d’autonomie mais contre une séparation, que je trouve dans le contexte actuel de l’UE parfaitement peu logique. Je m’explique. Dans les années qui vont suivre, l’importance d’un État national prend pour moi de moins en moins d’importance. Si j’ai bien compris Emmanuel Macron dans son discours à la Sorbonne, il serait question de confier de plus en plus de pouvoir à la communauté toute entière. Il est bien clair que son but est de contrecarrer « les nationalismes » qui émergent malheureusement un peu partout sur le continent. Weiterlesen

Une chose est certaine, 39,8% des électeurs environ sont allés aux urnes, dans leur majorité pour soutenir le populiste Viktor Orbán, le sulfureux premier-ministre. 99,7 % d’entre-eux ont voté contre la politique migratoire de l’UE. D’un autre côté le quorum de 50% n’a pas été atteint. Une victoire amère pour le régime, d’autant plus que l’opposition a appelé à boycotter ce référendum. 60% ont donc marqué leurs réticences par rapport au gouvernement. Ce dernier a essayé de mobiliser le peuple par la peur. Orbán a prétendu que les migrants étaient de prétendus terroristes. Et tout cela pour un nombre de moins de 2000 réfugiés que la Hongrie devrait recevoir d’après les décisions prisent pas l’UE. Une fois de plus la preuve que le racisme ne repose pas forcément sur des bases empiriques, qu’il est viscéral. Peut-être aussi une raison pour laquelle l’antisémitisme sévit dans certaines couches de la population proches de la majorité parlementaire. Mais il serait injuste de montrer du doigt les Magyars. Si en France ou ailleurs en Europe un tel vote avait eu lieu, qui aurait pu garantir que le résultat soit différent. Une fois de plus ils faut des boucs émissaires pour imposer un régime autoritaire et ceci au nom de la sauvegarde du pays. Cette méthode est immonde, parce qu’elle suscite de la haine et dégrade tous ceux qui sont considérés comme des êtres inférieurs. Une fois de plus l’homme se montre dans toute son horreur. Il démontre ainsi un manque total de dignité. Peut-être bien qu’une majorité de la population hongroise est entrain d’ouvrir les yeux. Mais elle aura de la peine de se défaire d’un populiste comme Viktor Orbán qui ne recule devant aucune diffamation pour se maintenir au pouvoir, sinon de l’étendre encore. Weiterlesen

Les Suisses ont massivement voté pour le renforcement de la surveillance électronique des services secrets. Une fois de plus un pan de liberté individuelle est en train de s’écrouler. La peur du terrorisme paralyse de plus en plus le système démocratique et remet en question les valeurs essentielles que sont la libre circulation des citoyens. Un réflexe certes compréhensible, mais par pour autant innocent. Les islamistes, c’est d’eux qu’il est question, réussissent une fois de plus à perturber notre société. Nous devenons de plus en plus transparent à nos dépends. Tout se sait ; les services retrouvent nos traces, peu importe où nous allons ; ils s’immiscent dans notre vie intime. Rien n’est plus secret. Bien qu’on le sache, cela met mal à l’aise. Une porte ouverte sur bien des abus et sur le totalitarisme. En nous réfugiant dans une bulle de savon, nous ne serons pas plus en sécurité. Les terroristes réussiront toujours à franchir les murs qui ont été érigés soi-disant pour notre sécurité. Il est symptomatique qu’une démocratie telle que celle pratiquée en Suisse où la liberté de chacun est pour ainsi dire un dogme, se plie à telles contraintes. Cela démontre que l’EI a atteint son but, celui de nous déstabiliser plus. Cette évolution va à mon avis dans le mauvais sens, parce qu’à long terme elle nous pervertit de plus en plus. Elle laisse plus de place à la délation, à la discrimination de tous ceux qui à priori n’entrent pas dans un certain schéma. C’est du poison qui nous conduit à douter de tout, à remettre en question toute solidarité. Je ne peux que condamner des tendances qui contribuent de plus en plus à créer le doute. Comme on le sait il est le vecteur de l’exclusion, du racisme. Tout ce qui d’après « les honnêtes citoyens », détonne dans le paysage sera mis sous tutelle. Weiterlesen