Le curé n’aura pas l’honneur de recevoir Richard Ferrand dans le confessionnal. Tout se dit publiquement. Les hommes et femmes politiques sont constamment soumis à un contrôle venant de la presse. Leur passé est épluché au mieux. La moindre escapade est citée, qu’elle soit juridiquement répréhensible ou non. Dans le cas du ministre, il s’agit d’une question de loyer entre l’organisation dont il était à la tête avant de devenir député, la Mutuelle de Bretagne, la propriétaire des locaux ayant été sa compagne. Lorsqu’on parle de la moralisation de la vie politique, le Président a raison. Mais il devrait aussi savoir que les personnes concernées sont de plus en plus vulnérables. Il est possible de semer des informations ayant pour but de causer du dommage aux uns ou aux autres. Le fake news est devenu monnaie-courant, ce qui rend les choses encore plus délicates. Avant même qu’une enquête ait pu être réalisée, ceux qu’on veut attaquer sont mis au pilori. Leur défense est fragilisée dès le début, ce qui pourrait être le cas du ministre. Dans son cas les faits sont clairs. Il y a eu amalgame entre la vie professionnelle et celle d’un politicien. Il est difficile dans bien des cas de séparer l’une de l’autre. La nouvelle loi sera très stricte à ce sujet. Il était temps de donner un code limpide aux représentants de l’État et du peuple. Il ne sera plus possible de danser dans deux bals à la fois. Mais si on applique ce principe aux politiciens, il faudrait l’étendre sur toute la population. Ce ne sera probablement pas possible, car cela créerait de la délation, qui à mes yeux est aussi grave que les faits qu’on puisse reprocher aux uns ou aux autres. Avec des médias à la recherche de nouvelles les plus corsées possible, le danger persiste que la société dans laquelle nous vivons, mette de plus en plus sous pression tous ceux qui voudraient jouer un certain rôle publique. Weiterlesen…

Bravo ! Maintenant c’est le DFB, l’association du football allemand, qui a les mains sales. Pour le championnat du monde de 2006, des dessous de table de 9,5 millions d’euros ont été offerts à tous ceux qui ressentaient le besoin de se faire tirer l’oreille pour donner leur aval pour que le tournois puisse avoir lieu outre-Rhin. Tout au moins c’est ce que déclare le périodique Spiegel. Un des principaux sponsors « der Mannschaft » à l’époque était la maison Adidas, avec son patron, Robert Louis-Dreyfuss, qui était jusqu’à son décès le président de l’OM. Il avait prêté 6,7 millions d’euros, qu’il voulait récupérer. Cette somme a transité par la FIFA. D’après les déclarations des responsables d’antan, elle n’était en aucune manière en relation avec une affaire de corruption. Franz Beckenbauer, chef du comité d’organisation, et Wolfgang Niersbach, l’actuel président du DFB, étaient au courant de cette transaction. Tout cela ne m’étonne pas mais me laisse pantois. Une fois que le virus de l’argent sale s’est installé dans un système tel que celui de la FIFA, il n’y a aucune raison que la corruption fasse halte devant des pays, considérés comme étant au dessus de tous soupçons. Cela pue le roussi. Il ne fait aucun doute que si les accusations proférées par le Spiegel s’avèrent justes, cela aurait un effet de raz-de-marée. Et ceci peu après l’affaire Volkswagen, qui démontre qu’un peuple qui se veut honnête, est vulnérable lorsqu’il s’agit de rafler des marchés. Dans les deux cas c’était ceci qui était en question, non l’enrichissement de certains individus. Weiterlesen…

La vague presque étouffante des réfugiés venant des Balkans m’a fait presque oublier qu’il y aura des élections demain en Grèce. D’après les sondages les conservateurs et le Syriza se trouveraient presque à égalité. Il y a quelques semaines personne aurait pu faire de tels pronostiques étant donné que la popularité d’Alexis Tsipras était à l’apogée. Et ceci malgré sa valse-hésitation. Son rival, Vangelis Meïmarakis a gagné énormément de terrain, peut-être parce qu’il représente le pragmatisme, non l’utopie comme la gauche radicale voulait l’exprimer. Il n’y a rien de pire que de reconnaître que ses idéaux ne sont pas réalisables. C’est ce qui s’est passé pour l’ancien premier-ministre. Alexis Tsipras a perdu l’aura du magicien, qui déclara pouvoir sortir la Grèce du marasme où elle se trouve sans que personne n’ait à faire de sacrifices. Non à l’austérité ! C’est le contraire qui se passe aujourd’hui. Il a dû se soumettre à la dure réalité des créanciers. Les réformes entamées ont été dictées par « les sages » de Bruxelles et de Berlin. Ce qui s’est passé était une tragédie pour un pays qu’on considère encore aujourd’hui comme étant le berceau de la démocratie. Les belles paroles ne suffisent plus pour enrober le peuple dans du sucre. Il a été mis devant des faits accomplis. Le référendum a été, vu d’aujourd’hui, le dernier rebond. Après le pays a vécu sa Bérésina. Il a dû avaler un grand nombre de couleuvres. Il a été mis à genoux et dans un tel cas il faut trouver un responsable : c’est Tsipras qu’on le veuille ou non. Il ne sert à rien de dire qu’il porte qu’une responsabilité restreinte pour ce qui s’est passé. Weiterlesen…

Pour la jeunesse, montrer le bon exemple est essentiel. Il donne des repaires pour la vie des uns et des autres. Il permet de vivre en bonne harmonie dans une société tiraillée par des intérêts individuels. Le football est un des domaines essentiels où il est possible d’atteindre des millions de personnes en pratiquant « le fair-play ». On en est loin ! Lorsqu’on observe les agissements criminels de la FIFA, il y a de quoi être frustré. En particulier son président actuel, qui se dit être complètement innocent lorsqu’il est question de corruption et de pots de vin. Sepp Blatter, la honte ! Il n’a pas même le courage d’avouer qu’il était au courant des combines, qu’il a tout au moins tolérées depuis des décennies. Quelle éthique a-t-il ? Celle d’un individu qui ne cherche qu’a sauver sa peau. Son bilan est une catastrophe absolue, non seulement pour le sport, mais aussi pour les jeunes en particulier. Lorsqu’on a une responsabilité il ne peut pas être question de se débiner ainsi. C’est à l’inverse de ce que le football devrait être. La lutte pour des victoires obtenues sur le terrain et non pas dans des alcôves plus ou moins nauséabondes. Un jeu clair, se soumettant à des règles égales pour tous ceux qui pratiquent ce sport, soit en professionnel ou en amateur. Weiterlesen…

La FIFA est le miroir de ce qui se passe un peu partout lorsqu’il est question de politique et de pouvoir. Ne nous faisons pas d’illusions, la corruption ronge tout le système démocratique et est de ce fait virulente comme une épidémie. Toujours la même rengaine, il s’agit d’une affaire de gros sous. Des individus sont constamment tentés de se remplir les poches et ne connaissent aucuns scrupules d’agir ainsi au détriment d’une grande idée. La FIFA est une organisation qui devrait rassembler des hommes de toutes races et préconiser la tolérance, le respect d’autrui. À l’aide d’une pub bien orchestrée elle le fait. Les choses se sont détériorées à cause du business qui empeste le foot. Les droits de diffusions rapportent des milliards. Il faut avouer que la tentation est grande de se servir ! Il en est de même pour l’organisation des tournois. On est loin des idéaux sportifs. Il en va exclusivement des profits qui peuvent être générés. Comment remettre de l’ordre dans ce panier à crabes ? Je pense que c’est plus ou moins impossible. Il faudrait revoir toutes les structures du football, remettre à plat toute la politique des transferts. N’est-on pas confronté à une traite des hommes ? Les joueurs ne sont certes pas des esclaves, mais ils se vendent au plus offrant. Leurs agents se graissent la patte et personne ne s’en offusque. N’est-ce pas une forme de proxénétisme ? Weiterlesen…