Les biens repus pensent à la misère qui touche l’Afrique chaque fois qu’ils sont forcés d’exprimer en public, la honte de ne rien avoir fait. Ils croient pouvoir atténuer les malheurs en donnant de l’argent. Mieux que rien! Il est évident que seuls des investissements intelligents pourront peu à peu atténuer la misère. Les faits : 40 % de la population, soit plus de 400 millions de personnes, vit encore en dessous du seuil de l’extrême pauvreté, fixé à 1,90 dollar par jour (1,70 euro) selon les critères internationaux d’après le Monde. Vient s’ajouter à tout cela une forte poussée démographique qui dévore tous les progrès économique qui sont faits. Beaucoup de pays africains se sont trop fixés sur leurs richesses en matières premières. Il y a eu négligence dans le domaine de la manufacture, qui demande évidement des travailleurs qualifiés. Comment s’y prendre si l’éducation se trouve dans une situation si bancale ? Une fois de plus il s’avère que c’est dans le domaine de la formation qu’il faut être présent en Afrique. Que si on n’agit pas dans ce sens, rien de pérenne pourra se passer. Il y a bien des initiatives, mais elles ne peuvent qu’avoir du succès, si elles s’insèrent dans un projet global. Je m’explique. Si un investisseur à l’intention de construire une fabrique dans un pays du continent noir, il faut le forcer par les lois de donner dans une certaine proportion du travail aux autochtones. C’est bien joli sur le papier, mais comment trouver le personnel nécessaire, si le nouveau patron à affaire à un grand nombre d’illettrés ? Il n’y a pas de solution magique. Comme nous savons l’éducation prend des années et que faire si l’investisseur doit compter sur du rendement, ce qui est bien normal ? En tous les cas il est impossible de mettre la charrue devant les bœufs dans ces pays, si on veut prodiguer le bien. Ce n’est pas en « important » par exemple des chinois ou des Européens que la situation changera. L’argent généré n’est en principe pas placé sur place, car les problèmes existants sont considérés comme un tonneau sans fond.

Mais tout n’est pas à mettre sur le compte des « vilains néocolonialistes ». Il y a une corruption rampante, qui dévore l’argent prévu pour le peuple, au profit d’une nomenclature qui se remplit les poches. Ces cercles vendent tout ce qui peut amener de l’argent facile. C’est à dire que les biens qui serviraient de base économique pour l’avenir, n’existent plus, comme les ressources minières. La principale victime est le peuple qui est constamment grugé. L’aide internationale est sous cet aspect qu’un leurre. Elle est comparable au labeur d’un pompier qui essaie d’éteindre le feu dans un endroit bien précis, mais qui doit se rendre à l’évidence que d’autres foyers éclatent ailleurs. Une course incessante, qui prouve finalement son impuissance de maîtriser le feu. Sans éliminer la braise, il ne peut pas avoir de progrès. Si nous ne voulons pas que le flot des migrants augmente, il faudra tout faire pour changer les mentalités, que cela soit des gouvernements concernés ou des investisseurs. Tout cela est bien joli, mais allez convaincre quelqu’un de placer son argent tout d’abord à perte. Je ne pense pas qu’on se pressera au portillon. Que faire alors ? Changer les règles, exiger qu’une part de l’argent placé soit investi dans l’infrastructure et notamment dans l’éducation. C’est évidemment un long terme pas toujours prometteur !

pm

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/23/la-lutte-contre-la-pauvrete-un-defi-d-abord-africain_5501961_3212.html

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