Les enfants aiment les céréales pour le petit-déjeuner. Cela leur donne de l’énergie, du punch, un bienfait pour la santé. Et patatras ! Les scientifiques ont découvert des traces du Glyphosate, un des herbicides le plus utilisé dans le monde. Une fois de plus la Maison Monsanto fait la une des journaux. Un produit cancérogène, même si cela est démenti par les lobbys. La Commission Européenne veut à nouveau l’homologuer pour une période de dix ans, ce que les ONG essaient d’éviter. Les agriculteurs considèrent ce désherbant comme étant efficace et ne veulent pas s’en passer. Ils prennent comme arguments une meilleure productivité et la rentabilité. Grâce au Glyphosate ils ont moins de travail et peuvent se passer ainsi de plus de main d‘œuvre. Mais une chose est évidente, lorsque on se promène à proximité de ces champs traités, on ne voit plus de mauvaise herbe. Je ressens un malaise, car la terre semble être stérile, comme si on lui avait aspiré son suc. Plus rien de vivant, que ce soient des coquelicots ou des pisses-en-lit. Et les insectes et les abeilles ? Ils semblent avoir délaissé de tels endroit, sans parler des escargots ou des limaces qui rendent l’âme. Mais il faudrait bien se marteler en tête, ce qui n’est pas sain pour la flore et la faune, ne peut pas l’être pour nous. Comme cela devrait être le cas pour le diesel, la première priorité devrait être la santé. Tant qu’il y a des doutes à ce sujet, du point-de-vue éthique il faut interdire de tels désherbants. Ses partisans répondront que pour nourrir l’humanité on est bien forcé de passer par là. N’attendez pas de moi que je réfute totalement cet argument. J’en ai bien conscience, comme le fait qu’un grand nombre de paysans vivent au seuil de la précarité et qu’ils sont forcés de produire plus afin de pouvoir boucler plus ou moins bien les fins de mois. Avec le dumping des prix alimentaires, leur marge de profit se rétrécit comme une peau de chagrin. Weiterlesen…

L’atome a connu une croissance six fois moins importante que le duo éolien-solaire l’année dernière. Je trouve que c’est une bonne nouvelle. Mais cela démontre aussi quel chemin devra faire la France, où l’énergie nucléaire couvre encore le 75% de nos besoins électriques. L’urgence de faire baisser ce taux si élevé se traduit par l’arrêt des réacteurs de la centrale de Belleville-sur-Loire dans le Cher. Cela s’est passé peu de temps après l’annonce des défaillances de l‘usine Areva du Creusot (Saône-et-Loire). De telles nouvelles continueront à nous inquiéter car le parc des centrales prend un coup de vieux. Je pense que Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, devra prendre des mesures draconiennes. Ce qui est valable pour une voiture, devrait l’être aussi dans ce domaine. Ce n’est pas sans raison qu’une scientifique comme Angela Merkel avait décidé après la catastrophe de Fukushima de quitter le nucléaire, une décision unilatérale qui a permis à l’Allemagne de développer d’une manière non négligeable les énergies renouvelables. Les habitants en France croient encore aujourd’hui que les centrales atomiques leur garantissent un courant relativement bon marché. Il leur est difficile de comprendre que la technologie peut aussi être vulnérable. Ce qui les a amené à gaspiller leurs besoins. Ils croient encore ne pas avoir besoin de faire des économies dans la matière. Le pays est en retard en ce qui concerne l’isolement des immeubles et des pavillons privés. Il y a urgence de mettre de tels projets en route. Cela concerne aussi l’élaboration de produits light dans le parc des appareils électro-ménagés. Weiterlesen…

Comme syndicaliste je trouverais qu’il serait temps que les partenaires sociaux agissent enfin positivement au lieu de faire constamment obstruction à tous progrès, comme c’est le cas en France. Il ne sert à rien de rester inamovible dans un monde en pleine mutation. Il serait temps de trouver des solutions adaptées aux conditions actuelles et celles de demain. Il ne fait aucun doute qu’une partie du travail à effectuer sera un jour fait par les automates et les robots. Je déplore cette situation, mais il ne sert strictement à rien de s’y opposer. Personne n’a pu jusqu’à ce jour faire obstruction à l’évolution aussi mauvaise soit-elle. Il serait donc opportun de réfléchir comment agir dans de telles conditions. Je trouve tout à fait regrettable qu’un des plus importants droit de l’homme soit ainsi remis en question : celui du travail. Ce n’est pas seulement une question de revenu. Il est possible de s’imaginer que la machine soit en mesure de donner à chacun un socle financier. Mais c’est avant tout une question de dignité. Sans une activité bien précise l’homme fléchit, remet en question sa présence sur terre. Aussi ringard que puisse être ma pensée, l’homme ne peut pas se réaliser que dans les loisirs. Il doit servir à quelque chose ! C’est une réalité qu’on observe chez les rentiers, qui s’ennuient malgré des revenus acceptables. Il est dans la nature humaine de vouloir contribuer à la bonne marche de l’humanité, de pouvoir s’engager d’une manière ou d’une autre pour le bien de la communauté toute entière. Ce sont ces problèmes-là dont il faut débattre. Descendre dans la rue comme cela s’est passé hier pour marquer que son refus face à un code du travail, qui pourrait par certains points être injuste pour les salariés, est légitime, mais sans une réforme bien plus radicale du monde du travail, nous n’évoluerons pas, ce que je trouve néfaste. Weiterlesen…

Les manifestations contre la réforme du code du travail iront en ordre dispersé. FO et la CFDT n’ont pas répondu à l’appel de le CGT. Les socialistes sont divisés, les opposants considérant qu’ils ne sont ni syndicalistes ni insoumis. Ces faits démontrent à quel point les Français sont divisés en ce qui concerne ces nouvelles dispositions. Il est évident que pour sortir du marasme actuel, il est nécessaire de se remettre en question, le système actuel étant un frein à toute évolution. Je pense qu’une majorité de citoyens en sont convaincus. Il y a bien des dispositions qui peuvent paraître délicates, mais dans le fond il n’était pas possible de rester inamovible. Il n’est pas possible que dans un tel contexte tout le monde soit d’accord. Il était indispensable que le président de la république aille de l’avant, ce qu’il a fait sans se laisser intimider par la chute de sa cote de popularité. Mais ce qu’il y a de plus important, c’est le changement radical que la société française est en train de subir. Il est évident que la faiblesse des forces traditionnelles de gauche se fait sentir. En temps normal de telles prescriptions auraient déjà déclenché en amont une vague protestataire sans aucune mesure par rapport à ce qui s’était passé dans le temps. N’oublions pas qu’Alain Juppé avait dû prendre son chapeau à cause des mouvements de rues qui s’opposaient à sa politique. Je ne pense pas que cela puisse être le cas dans ces prochaines semaines. Comme en 2010 en Allemagne, les Français devront avaler cette potion amère, s’ils veulent avoir un changement. Sans sacrifices de part et d’autre cela ne sera pas possible. Il est évidemment souhaitable que le patronat n’utilise pas ces divisions pour faire renaître l’injustice sociale. Weiterlesen…

Une fois n’est pas coutume, je vais écrire ces quelques lignes sur un sport que j’aime beaucoup, le football. Mais pas pour parler d’une équipe ou d’un match bien précis, plutôt pour évoquer la carrière d’arbitre de Bibiana Steinhaus. C’est la première femme à diriger une partie à la Bundesliga, la première ligue allemande. Une ouverture dans le monde assez machiste du foot professionnel masculin. Cette nomination a donné lieu à des articles dans les journaux français qui ont souligné le caractère exceptionnel de cette nomination. Elle marque bien ce que je nommerais la tentative de mettre fin à une discrimination active de la femme. Je trouve sidérant qu’en 2017 il soit encore permis de parler d’exception. Je souhaiterais que Bibiana Steinhaus ne reste pas solitaire parmi ses collègues masculins. D’en parler comme je le fais est le signe que tout reste encore à faire lorsqu’on parle d’égalité entre les sexes en Allemagne, un pays où les femmes sont moins payées pour un travail égal. Ceci dans un pays-phare de l’économie mondiale ! Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de grèves, d’opposition musclée à cette injustice. Que ce thème soit repris dans la campagne électorale du SPD est pour moi une évidence. Mais c’est en même temps honteux que rien n’ait été fait dans ce sens. Il est permis de se poser quelques questions en ce qui concerne cette discrimination flagrante. Est-ce un relent du passé, où pendant le 3ème Reich la femme au foyer était le modèle de société qui était favorisé ? Aussi l’image de la mère aimante, qui devait être constamment à disposition de sa famille, soumise à son mari. C’est un point du programme de l’AfD, le parti d’extrême-droite allemand. Je suis aussi d’avis que le rôle des femmes dans l’éducation des enfants est prédominant, mais il peut être partagé équitablement avec l’homme à ses côtés. Il est pour moi tout à fait normal de procéder ainsi. Lorsque ma fille était petite, je me suis occupé d’elle quotidiennement, car ma femme donnait des cours le soir. Étant bébé je la langeais, lui donnais la bouteille puis la mettais au lit. Aujourd’hui Thérèse à 44 ans et s’en porte pas plus mal. Je veux dire que même des hommes de ma génération ne rechignaient pas de mettre la main à la pâte lorsqu’il le fallait. Weiterlesen…

Des milliers de citoyens anglais ont défilé hier dans les rues de Londres. Ils s’opposent au Brexit et voudraient bien que le référendum soit remis en question. Du point de vue de la démocratie, cela me semble être difficile, car cela remettrait en question une décision prise par le peuple dans son ensemble. Même si le oui l’a remporté avec une infime majorité, c’est lui qui compte… Malheureusement dans ce cas bien précis ! Une fois de plus je veux m’atteler au principe du scrutin populaire. Je trouve le principe même du référendum absolument positif, mais à condition qu’il tienne compte de certaines règles. Il implique de la part des électeurs une grande perspicacité. Pour prendre la bonne décision, il doit de surcroît être très bien informé, ce qui implique une certaine pratique, comme celle appliquée depuis très longtemps en Suisse. Il est évident que le pragmatisme devrait être son moteur, ce qui n’a pas été le cas en grande-Bretagne avec le Brexit. David Cameron a fait l’erreur historique de croire que des personnes exaspérées par l’immigration sauvage soient en mesure de juger les tenants et aboutissements d’une telle décision. C’est la grogne qui a triomphé. Probablement un réflexe compréhensible, mais très dangereux comme on le voit. Sur un coup de tête, tout l’avenir d’un pays est remis en question, une décision qui concerne avant tout les prochaines générations. Je comprends parfaitement le désarroi de tous ceux qui voient avec appréhension l’avenir. Il est profondément perturbé ! J’ai déjà souvent évoqué l’erreur politique commise avant tout par les Tories. Pour des raisons électorales ils ont joué à la roulette russe. Je qualifierais leur démarche comme étant antipatriotique. Ils ont fait passer des raisons partisanes avant l’intérêt de la nation toute entière. J’y vois le talon d’Achille de la démocratie. Il est effectivement très difficile de dissocier ces deux notions, si les responsables y voient le moyen d’asseoir leur pouvoir. Et c’est de cela qu’il a été question. Weiterlesen…

Comme un enfant, qui pour se donner du courage, Emmanuel Macron répète constamment qu’il ne cédera pas, que les réformes entamées seront menées à terme. Il n’est effectivement pas facile d’effectuer de telles démarches dans un pays réfractaire au moindre changement. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer à des membres du SPD, lors d’une conférence que j’ai tenue hier soir à Berlin. Il est vrai que de très gros efforts seront demandés aux Français ces prochains temps, en particulier en ce qui concerne le code du travail. Le président sait parfaitement qu’il ne doit en aucun cas céder, car il se mettrait en marge, perdrait sa crédibilité. Personne n’aime perdre des points en ce qui concerne sa popularité, Emmanuel Macron non plus. C’est la raison pour laquelle il dit à ses détracteurs que c’est le peuple qui l’a élu en tenant compte du programme politique qu’il avait défini. Sur le papier cela peut s’avérer comme exact, mais dans la réalité c’est autre chose. Le citoyens ont pris l’habitude que les politiciens leurs promettent monts-et-merveilles pendant leur campagne électorale, puis en fin de compte ignorent en partie ce qu’ils ont déclaré. Le président veut dans ce domaine faire bande à part et essayer d’imposer son programme. Je trouve cela positif, même si je n’approuve pas tout. Il est bon que la France ait un chef d’État qui ne cède pas. Mais il y a aussi un revers à cette qualité, c’est le manque de souplesse. Pour pouvoir bien gouverner, les responsables sont obligés d’adapter constamment leurs points-de-vue à la situation quotidienne. Weiterlesen…

C’est dans ma maison que je devrais me sentir le mieux, protégé contre les intempéries et les intrus, mais je le suis pas. Chaque citoyen européen a du mal à s’identifier avec l’UE, qu’il considère comme étant une entité montée de toute pièce. C’est à cela qu’il faut remédier, comme nous l’a fait remarquer Emmanuel Macron lors d’un discours tenu à Athènes. Mais pour qu’il y ait identité, il faudrait que Bruxelles se préoccupe vraiment des besoins des hommes et des femmes ainsi que de leurs enfants. Cela n’est pas le cas, tout au moins jusqu’à présent. Tant que l’Europe sociale ne sera pas vraiment mise sur les rails, il ne faut pas à s’attendre à de l’engouement. Le Président aimerait doter l’UE des moyens nécessaires pour vraiment prendre les problèmes qui nous préoccupent à bras-le-corps. Il propose de mettre en place un gouvernement européen, ayant son propre budget et devant rendre compte au parlement, dont les prérogatives seraient renforcées en conséquence. Ce serait une instance qui travaillerait main dans la main avec les gouvernements nationaux et qui aurait le devoir de coordonner les différentes politiques. Un tel projet donnerait à l’UE l’autonomie dont elle a besoin et la rendrait moins dépendante des décisions nationales. Ce qui est urgent lorsqu’on observe la montée du populisme. Mais il est évident que pour réussir ce pari audacieux, il faudra que les partis modérés luttent d’une manière plus efficace contre les méfaits de ceux qui veulent nous imposer l’arbitraire. Cela reviendrait à dire de mettre en marche une prise de conscience citoyenne du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est. Je prends cette occasion pour réitéré mes vœux en ce qui concerne nos relations avec la Russie. Je pense que toute évolution de l’Europe ne pourra pas se faire dans le climat que nous connaissons actuellement. Weiterlesen…