Matteo Salvini, le sulfureux ministre de l’intérieur italien et Luigi di Maio, le leader du Mouvement des cinq étoiles, ont pris la décision, comme le Duce l’avait fait le 28 octobre 1922 en incitant ses partisans à se mettre en marche sur Rome afin de s’emparer du pouvoir, de faire de même, mais cette fois sur Paris. Il s’agit pour les néofascistes de conquérir l’UE et d’y instaurer la dictature. Rien de plus, rien de moins ! Cela explique le soutien du gouvernement italien aux Gilets Jaunes et la rencontre entre eux et le ministre du développement économique di Maio. Il est comme Salvini. vice-premier-ministre. C’est de l’incitation à la révolte. « Le gouvernement français publie, avec l’argent des contribuables, un clip officiel pour les européennes en m’utilisant comme un épouvantail. Macron et ses amis doivent avoir très peur. En 2019, un printemps des peuples qui va les balayer les attend. » a écrit Salvini sur Twitter. Dans de telles conditions, Emmanuel Macron ne pouvait que retirer l’ambassadeur de France en Italie. Ce qui se passe ici est de l’immixtion dans les affaires intérieures d’une tierce nation et c’est inacceptable. J’espère que ces liens entre les autocrates romains et les Jaunes démontreront aux citoyens français la vraie nature des GJ, un mouvement pris en otage par les néos de tous genres. Le Duce se frotterait les mains. N’est-ce pas la renaissance d’une internationale fasciste en Europe ? Pour couronner le tout, il manque encore les nazis, mais n’ayez crainte, ils seront aussi présents au festin, où devrait être immolé la démocratie. C’est de cela dont il est question. Matteo Salvini appelle les Français à se débarrasser du « très mauvais président qu’est Emmanuel Macron ! ». Il va un pas plus loin en faisant l’éloge des Gilets Jaunes, « Des citoyens honnêtes qui protestent contre un président gouvernant contre son peuple » Weiterlesen

Il y a des voyages qui font plaisirs, d’autres pas. Il est à prévoir que Theresa May ne sera pas accueillie à bras-ouverts à Bruxelles. Il ne sera pas question de revenir sur l’accord qui a été signé entre elle et la Commission. Et ceci malgré l’avis d’une majorité des députés de Westminster qui ont voté contre cet arrangement. Il est question avant tout de l’Irlande, où il faut éviter tout, pour que ne se déclenche pas à nouveau une guerre entre le Nord et le reste de l’île. Grâce à l’UE les hostilités ont pu être arrêtées, car la Grande Bretagne et la République d’Irlande font jusqu’à présent partie du même club. Il en sera autrement, si rien ne se passe, à partir du 29 mars. Pour ne pas revenir aux hostilités, il est question dans le papier régissant un Brexit soft, de garder, jusqu’à une solution définitive, le territoire régit par Belfast de facto dans l’union douanière de l’UE. Cela a provoqué une levée de boucliers des Unionistes, qui déclarent que cela séparerait leur province du reste du Royaume Uni, qu’on déplacerait ainsi la frontière à l’Est. Même s’il est stipulé dans l’accord, que cela ne serait qu’une mesure provisoire, les durs et purs considèrent que cela reviendrait au même que de faire exploser l’unité de la nation et que cela serait une ingérence totale dans les affaires de la Grande Bretagne. Il est évident que la commission ne fera pas de cadeaux, comme l’ont évoqué Donald Tusk et Jean-Claude Juncker. Pourquoi revenir sur ce qui a été négocié avec peine ? Madame May recevra une fin de non-recevoir, car il ne peut pas être question, que ce soit celui qui veut le divorce, qui impose sa loi. C’est une arrogance british que de croire que les autres n’auront qu’à se soumettre. Il faut qu’elle se dise que tout cela débouchera dans une impasse. Ce qui se passe est complètement absurde. La locataire de la Downing Street sait parfaitement bien, que l’UE ne peut pas aller plus loin que cela a été le cas. Il est évident que Bruxelles se mettra du côté de Dublin, comme le laisse entrevoir la rencontre qui a eu lieu hier entre le chef du gouvernement irlandais et ses interlocuteurs européens. Weiterlesen

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dira très probablement non au projet de fusion entre Siemens et Alstom, ce qui devrait avant tout freiner l’expansion de l’industrie du rail. Ceci pour ne pas entraver la libre-concurrence. Même si j’ai été toujours contre une politique économique monopoliste, je m’insurge contre une telle démarche dans ce cas bien précis. Je suis sûr qu’une telle décision – qui n’a pas encore été officiellement confirmée – affaiblirait encore plus l’UE. Comme les chiffres le confirment, nous aurons de plus en plus à nous débattre contre la concurrence des deux leaders du commerce international, que sont les USA et la Chine. Si nous ne voulons pas disparaître dans la trappe, il serait temps de prendre des mesures nécessaires pour relever le défi. La fusion Siemens-Alstom en était une. Tout cela me procure un sentiment d’impuissance, ce qui me met en colère. Ce n’est pas sans raison que le ministre de l’économie allemand Peter Altmaier, envisage que l’Allemagne envisage de nationaliser momentanément des entreprises en but à des OPA agressives venant en particulier de Chine, comme cela a été le cas de la maison Kuka à Augsbourg, qui produit de la robotique. Malgré les diatribes des prophètes de la libre-concurrence, comme le sont les leaders du FDP, le parti néolibéral allemand, je soutiens à fond cette initiative. Elle a un lien direct avec ce qui se passera aujourd’hui à Bruxelles, où une mauvaise décision sera probablement prise, celle de ménager tous ceux qui veulent nous étouffer, faire de nous des vassaux. Il est indispensable plus que jamais de mettre sur pied une stratégie combative contre tous ceux qui veulent nous anéantir. „Nous permettrons toujours une concurrence équitable pour les entreprises et, en fin de compte, pour les consommateurs (…) Nous ne ferons jamais de politique ou de favoritisme quand il s’agit d’assurer des règles du jeu équitables“, a déclaré Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission. C’est bien joli de défendre l’éthique économique, mais lorsqu’on subit à un tel point des attaques comme c’est le cas actuellement, je pense qu’il aurait dû privilégier la lutte contre Pékin en particulier. Weiterlesen

7,2 % des Français âgés de 18 à 75 ans ont déjà essayé de mettre fin à leurs jours, un chiffre élevé. Je pourrais l’étayer avec d’autres statistiques, mais je ne veux pas le faire, afin de me concentrer exclusivement sur le pourquoi d’un tel phénomène. Beaucoup d’entre-nous auraient tendance à vouloir en trouver les raisons dans le cadre d’un certain pragmatisme. Je pense au contraire, qu’il vaudrait mieux laissez tomber les à-priori et s’attaquer exclusivement aux peurs que peuvent nous procurer la vie. Elle n’en est pas dépourvue, au contraire. Il faut en avoir de la force, afin de l’affronter chaque jour à nouveau. Il est vrai que c’est en particulier les êtres-humains qui se mettent en travers en créant sans arrêt de nouvelles règles, qui ne correspondent pas à nos capacités vitales. Il n’y a qu’à prendre les exigences des écoles à l’encontre des petits, qui en peu de temps détruisent chez eux leur spontanéité, qui en font des moutons. Depuis le plus jeune âge la question du pouvoir joue malheureusement un rôle essentiel. Si les pédagogues avaient la liberté de « laisser faire », les résultats pourraient être meilleurs, sans pour autant négliger les capacités intellectuels des gosses. C’est ce qui se passe à l’école libre, où est scolarisé mon petit-fils. Je ne dis pas qu’une certaine pression n’est pas indispensable, mais elle devrait toujours venir de soi-même, non pas de l’extérieur. Nous sommes tous victimes d’un style de vie qui ne nous sied pas, reconnaissons-le ! La course incessante que nous nous imposons est du poison. Il est serait à mes yeux indispensable de remettre l’échelle des valeurs en question, se poser la question ce qu’elles peuvent nous apporter ou non. Malgré ma conviction que cela pourrait couper l’herbe sous les pieds des candidats au suicide, je ne pense pas que les chiffres seraient bien différents que cela est le cas aujourd’hui. Je pars du principe que chacun d’entre-nous porte la mort en soi et qu’elle incite toujours à nouveau à mettre fin à ses jours. Weiterlesen

Nicolas Maduro ne se soumettra pas à l’ultimatum des sept pays de l’UE, dont l’Allemagne et la France, et n’organisera pas de son propre chef de nouvelles élections. Il est probable qu’aujourd’hui ces pays européens reconnaîtront Juan Guaido, le président auto-proclamé du Venezuela. En outre Donald Trump a déclaré hier, qu’il pouvait aussi être dans les options des USA d’intervenir avec son armée dans ce conflit. Pourquoi cette escalade? Si il n’y avait pas d’or noir, personne ne se préoccuperait de cette nation. On laisserait faire sans avoir l’intention d’intervenir sous quelle forme qu’il soit. Même si je suis complètement opposé au président Maduro, qui crache sur les prérogatives du peuple en ignorant complètement la majorité de l’opposition à la chambre des députés, je ne peux pas m’empêcher de nommer notre attitude, comme étant une ingérence dans les affaires intérieures d’un tiers-pays. Je ne sais pas si nous nous rendons ainsi un service, d’autant plus que l’initiative de Juan Guaido peut être considérée comme un coup d’État. Même si ce geste est politiquement légitime, il l‘est moins du point de vue juridique. Il n’est pas à exclure qu’il puisse s’ensuivre une guerre civile. Et ceci en Amérique latine, un continent, où les autocrates ne sont pas une exception, où l’arbitraire est souvent de mise. Comme c’est aussi le cas en Europe, l’extrême-droite gagne des points, comme cela a été le cas au Brésil avec l’élection du néofasciste Jair Bolsonaro. Je pense que c’est une raison d’agir avec le maximum de doigté, de ne pas jeter de l’huile dans le feu. Une fois de plus la démocratie est sur le ballant. On ne peut pas faire voter constamment le peuple, pour obtenir à force d’usure, un résultat escompté. Weiterlesen

Ralph Northam, le gouverneur démocrate de Virginie, a un passé qui l’a prit de plein fouet hier. Une photo a été publiée le montrant déguisé comme membre du Ku Klux Klan ou une autre comme « blackface », c’est lorsque les blancs se passaient du cirage sur le visage, pour « se caricaturer » en noirs. Aujourd’hui une attitude considérée comme étant discriminatoire, raciste. « Un site internet a publié une photo de moi dans mon album d’école de médecine en 1984 dans un déguisement qui est à l’évidence raciste et insultant ». Des membres influents de son parti, les démocrates, réclament sa démission, ainsi que le Président Trump, pour qui cet incident est une aubaine. A-t-il oublié que son père avait aussi défilé avec le Ku Klux Klan ? Mais Ralph Northam ne voit pas la raison de prendre son chapeau pour une erreur de jeunesse qu’il dit déplorer au plus haut point. Il est évident qu’au cours de toute une vie, on peut changer un temps soit peu de profile, mais il y a des traces qui resteront indélébiles, comme tous ceux qui après la guerre, comme Günther Grass, le prix Nobel de littérature, ont fait oublier qu’ils faisaient partie de la Waffen SS. Le 10 novembre 1944, à l’âge de 17 ans, il a été intégré dans la 10. division SSFrundsberg. Pour moi, qui l’admire comme écrivain et le considère comme un des mentors du SPD, cela a été un choc. Mais pouvais-je passer outre, car il était un membre important de mon parti, que dans ses œuvres il a évoqué des thèses, qui faisaient partie de mes idéaux d’homme de gauche ? J’essayais de me dire qu’à son âge, une telle dérive était possible, d’autant plus que l’armée rouge et les alliés occidentaux étaient en train d’occuper le Reich. Je me suis mis dans sa situation et ai du constater, qu’à 17 ans j’étais parfaitement capable d’avoir assez de raison, pour prendre telle ou telle décision, que je ne pouvais pas passer pour un naïf. Weiterlesen

Il ne faut pas passer de midi à quatorze heures pour dresser un nouveau plan pour l’UE. Il suffit de réaliser enfin ce que la plupart des citoyens espèrent, la réalisation de l’Europe citoyenne, où chacune et chacun puissent se retrouver. Un système qui apporte enfin son déni aux lobbys au profit de l’intérêt général des populations qui composent l’UE. Cela serait l’occasion pour Emmanuel Macron de se démarquer par rapport à tous ceux qui soutiennent l’immobilisme. Peu de jours avant sa mort, Rainer Barzel, un politicien de premier plan de la CDU allemande, me confia, que sans le développement de conditions sociales adéquates pour une démocratie moderne, l’UE s’enlisera. Cela se passa en 2006 à Munich. Une thèse qu’il avait élaborée avec son ami intime, Helmut Schmidt, l’ancien chancelier SPD. Les deux hommes eurent du mal à comprendre pour quelles raisons des revendications élémentaires puissent avoir tant de peine à s’imposer. Il y a eu depuis le début de l’union une erreur de base, celle de donner la priorité absolue à l’économie sans lui adjoindre le social. C’est d’autant plus mystérieux que dès sa création en 1948, la République Fédérale avait axé toutes son évolution sur un développement parallèle de l’évolution économique liée étroitement à une amélioration de l’ordinaire de tous ceux qui contribuent à son succès. Ceci est resté unique dans les anales de l’Europe d’après-guerre. Son secret a été sans aucun doute la participation au sein des entreprises, où le personnel est représenté à 49 % au sein des conseils de surveillance. Ces conseils qui nomment les PDG et leurs adjoints. Une ingérence directe des représentants des travailleurs en ce qui concerne avant tout le personnel de pointe. Mais cela n’est pas tout. Il en va aussi des visées économiques qui sans une infrastructure solide, iraient à la dérive. Weiterlesen

Les plaintes pour viol ont augmenté de 17 %, celles pour agressions sexuelles de 20 % en France en 2018. Le service statistique ministériel de la sécurité explique cette hausse avec les arguments suivants :« Le contexte de libération de la parole et de prise de conscience collective des violences faites aux femmes né de l’affaire Weinstein qui a éclaté en octobre 2017 [aux Etats-Unis] et du mouvement #metoo qui s’en est suivi. La hausse des plaintes procède sans doute à la fois d’une plus grande révélation des faits et d’un abaissement du seuil de tolérance à ce type de violences ». L‘enquête « Cadre de vie est sécurité » a démontré que pendant la période entre 2011.2017, il y a eu en moyenne 235 000 victimes en France métropolitaine. Une grande partie de ces violences eurent lieu dans le cadre conjugal. Il était pour ainsi dire tabou jusqu’à présent. Bien des femmes (80 % des personnes agressées) n’ont plus de complexes de déposer plainte. Les 18-29 ans représentent 36 % des personnes concernées. Mais il ne sert à rien d’être scandalisé sans ce demander à quoi est dû le harcèlement sexuel. Je l’impute en partie à la mutation du comportement des femmes, qui depuis le début du mouvement d’émancipation ont une attitude bien plus indépendante par rapports aux hommes. Grâce à leur avance sur le marché du travail, elles ne sont plus soumises aussi cruellement à un état de dépendance, qui était avilissant. C’est une des revendications les plus importantes que celle d’obtenir plus d’égalité dans l’entreprise. Une lutte âpre qui est loin d’être gagnée. L’égo des mâles a été fortement égratigné par l’attitude intransigeante des activistes qui rassemblent de plus en plus de femmes sous leur bannière. Weiterlesen