Angela Merkel fait pour ainsi dire partie de l’inventaire. C’est la raison pour laquelle les électeurs s’agripperont à elle. Les Allemands ont peur du changement. Peut-être une crainte viscérale qui est due à l’histoire du 20ème siècle. L’ombre malfaisante du 3ème Reich plane toujours sur cette nation, qui a l’impression que les plaies qu’elle a occasionnées ne s’effaceront jamais. Dans sa manière très ouatée de gouverner, elle évite autant que possible les confrontations. Sa méthode est de contourner les obstacles. Sa manière de faire est remarquable pas son esprit stratégique. Elle préfère que ce soit les autres qui fassent le travail basique et s’il lui plaît, elle donne le feu vert en faisant croire au peuple que c’est elle qui est à l’origine des projets de loi. Le SPD était souvent dans la salle des machines pendant qu’Angela Merkel se prélassait sur le pont. Les ministres nommés par la social-démocratie ont fait du bon boulot, mais ne reçoivent pas pour autant les couronnes de laurier qu’ils auraient méritées. Seule la chancelière et le CDU(CSU en profitent, ce qui irrite les membres du SPD. C’est la raison pour laquelle beaucoup de militants verraient d’un bon œil que le parti passe les prochaines années dans l’opposition. Weiterlesen…

C’est le ministre de la justice, Jeff Sessions, qui a annoncé la fin du programme DACA qui permettait à des enfants d’immigrés mineurs d’avoir un permis de séjour temporaire afin de pouvoir étudier et travailler. Ceci à condition d’avoir un casier judiciaire vierge. C’est Barak Obama, qui a en 2012 a instauré cette loi pour des raisons humanitaires. Beaucoup d’élus républicains voudraient garder le statut actuel. Il est loin d’être dit que cette initiative de chasser les « Dreamers » trouve une majorité dans les deux chambres du congrès. Donald Trump s’est bien gardé d’annoncer lui-même cette mesure inhumaine, car elle lui!brise le cœur ». Mais ce qui se passe là n’est pas seulement « un fait américain ». En Allemagne il y a aujourd’hui des cas similaires. Afin d’enrayer le flux migratoire, le gouvernement fédéral a décidé de faire la différence entre des pays dits sûrs et d’autres où les droits de l’homme sont bafoués, que ce soit par les autorités régnantes ou des mouvements insurrectionnels. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’Afghanistan figure comme les pays du Maghreb, sur la liste des nations dites sûres. C’est évidemment une aberration. En ce qui concerne les pays de l’Europe de l’Est qui ne sont pas membres de l’UE, les cas sont plus délicats. Bien des Roms ont dû quitter leur patrie, car ils étaient soumis à une discrimination terrible. Ils étaient écartés définitivement de la vie publique et vivaient comme des parias. Beaucoup d’entre-eux se sont établis « sans papiers » en Allemagne. Depuis des décennies ils ont été pour ainsi dire tolérés. Beaucoup d’enfants sont nés au cours de cet exil, dicté par une situation inhumaine dans leurs régions d’origine. La plupart d’entre-eux ont été à l’école, ont pu faire un apprentissage ou aller à l’université. Depuis peu ces personnes, qui parlent couramment la langue de Goethe et qui sont parfaitement intégrées, sont forcées du jour au lendemain de quitter l’Allemagne. Weiterlesen…

De 1872 à 1994, l’article 175 sévissait en Allemagne. L’homosexualité et des rapports contre-nature, tels des ébats amoureux avec des animaux, étaient passibles de prison. Hier le Bundestag a décidé de réhabiliter 50.000 hommes qui avaient été condamnés et de leurs accorder des indemnités. Qu’on essaie un peu de s’imaginer ce qui s’est passé après la seconde guerre mondiale. Les nazis avaient poursuivis les homosexuels et avaient envoyé un grand nombre d’entre-eux dans les camps de concentration et n’avaient pas hésité de gazer un grand nombre d’entre-eux. Il aurait été normal que le § 175 soit rayé à la création de la République allemande en 1948, mais rien en a été. Les conservateurs se considérèrent comme les gardiens de la morale, comme Madame Boutin en France. Ils s’appuyèrent sur des préceptes édictés avant tout par l’Église catholique. C’était déjà à cette époque un secret de polichinelle que bien des ecclésiastiques pratiquaient « des relations sexuelles contre-nature « , mais on fermait les yeux. Bien des enfants en étaient les victimes ! Je trouve franchement scandaleux qu’il ait fallu attendre 2017 pour réparer de telles injustices. Cela démontre à quel point notre société est abjecte. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous. Je pense que si les enquêtes n’avaient pas démontré les excès sexuels exercés sur les enfants dans des internats religieux, on n’en serait pas là. Les conservateurs ont ainsi plus ou moins protégé les prêtres s’étant livré à de tels abus. Mais indépendamment de ces horreurs, je trouve qu’il était le plus grand temps que l’État prenne sa part de responsabilité quant à la discrimination de l’homosexualité. Lorsqu’on sait qu’elle est le plus souvent régie génétiquement, il est absurde d’en faire un péché mortel. Elle fait partie de la nature humaine et doit être considérée comme telle. Weiterlesen…

Hier, Emmanuel Macron a effectué une visite aux forces françaises à Goa, dans le Nord du Mali. Il a déclaré qu’il voulait renforcer son engagement aux côtés de l’Allemagne, afin de lutter contre le terrorisme islamique. Avec le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, il a fait le bilan de l’opération Serval que François Hollande avait lancé en janvier 2013 avec un certain succès. Les attaques armées de la rébellion sont devenues plus rares, mais le danger n’a pas pourtant été éradiqué, au contraire. La présence européenne dans le Sahel a une importance stratégique de première importance. Elle marque non seulement la volonté de se battre contre l’arbitraire pseudo-religieux, mais elle incarne aussi une nouvelle stratégie en ce qui concerne l’Afrique toute entière. L’influence européenne a été contrecarrée par les Chinois, qui ont partout installés des points d’appui et qui sont entrain de prendre le dessus, avant tout dans le domaine économique. Ce qui les intéresse, ce ne sont pas les Africains mais les matières-premières. Il était évident que la France à elle seule n’est pas en mesure de tenir tête à cette forme de néocolonialisme. Les ressortissants du Royaume du Milieu se conduisent comme en terrain conquis et ont par des contrats plus ou moins perfides, rendu dépendants les peuples concernés. « Leur aide à l’essor économique »  consiste à mettre sur pied une infrastructure les servant en premier lieu. Les pays concernés se sont endettés et n’ont probablement pas les moyens de se libérer de cette dépendance. Weiterlesen…

Deux tempéraments très différents se sont rencontrés aujourd’hui à la Maison Blanche. Lady first : Angela Merkel, la fille d’un pasteur, assez retenue dans sa manière d’être, une scientifique magnant bien l’analyse et sujette à des critiques acerbes de la part de son interlocuteur lors de sa campagne électorale. Puis son vis-à-vis et hôte, :Donald Trump, de son état président des USA, un être plutôt impulsif, parfois même tonitruant, donnant son grain de sel par l’entremise de twitter et ne s’embarrassant pas de détails. La contradiction ne semble pas le gêner. Ce qu’il ressent aujourd’hui n’est pas une règle absolue pour des lendemains meilleurs. Les deux ne peuvent pas être plus différents, mais ils se sont donnés du mal pour ne pas envenimer encore plus des rapports déjà tendus. De ce point de vue-là cette rencontre a été positive. Donald Trump a répété de vive voix qu’il était favorable à l’OTAN, qu’il saluait les efforts entrepris par l’Allemagne en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme et qu’il savait parfaitement bien que l’industrie allemande, sise en Amérique, faisait travailler des centaines de milliers de ses compatriotes. Il loua les efforts faits en ce qui concerne la formation professionnelle et essaya de minimiser ses déclarations négatives quant au commerce international. Il ne parla que de réajustements pour équilibrer mieux l’export-import. Un grand ouf de soulagement de la part de la délégation d’industrielle qui avait accompagné la chancelière. Madame Merkel a eu l’habilité de ne pas évoquer, tout au moins devant la presse, son projet de budget qui serait draconien s’il n’était pas amendé par le congrès. Il est clair qu’il traduit la volonté de la nouvelle administration de pousser les États-Unis dans l’isolationnisme, ce qui serait un désastre pour l’économie américaine. Weiterlesen…

D’après Monsieur Trump, l’Allemagne et la Chine représentent un plus grand danger que la Russie de Vladimir Poutine. Cet homme qui veut se donner des airs de macho est en fait très peu sûr de lui. Il voit partout des complots contre lui. C’est la raison pour laquelle il fustige la presse dans son ensemble, ce qui le rend ridicule. Et lorsqu’il essaye de donner des arguments, ses données sont erronées comme c’était le cas au sujet des incidents de Suède qui n’ont pas eu lieu. Et lorsqu’il parle de la cohésion de son gouvernement, nous nous trouvons en pleine contradiction. Le vice-président qui est en voyage en Europe a déclaré l’attachement de Donald Trump à l’Otan ainsi que son respect pour l’UE, avec qui les USA veulent continuer à avoir des liens privilégiés. Mike Pence dit exactement le contraire de ce que déclare son patron. Il n’est pas étonnant que ses interlocuteurs ne sautent pas encore de joie. En ce qui concerne l’Allemagne, la diplomatie américaine ferait bien de faire très attention à ce qui se dit. Elle a toujours été loyale envers les États-Unis, mais n’a pas été toujours soumise comme l’attendait à l’époque la Maison Blanche. Gerhard Schröder a dit non à la guerre en Irak et il a gardé jusqu’à ce jour raison. Depuis ce pays n’a pas cessé de se développer. Le commerce extérieur de la République Fédérale a été et est encore un grand succès. Je pense qu’il y a de la jalousie chez ce descendant de l’Allemagne qu’est Donald Trump. Il ne peut que constater qu’une nation qui était à genoux à la fin de la guerre, a pu rattraper d’une manière extraordinaire le terrain perdu. Du vaincu elle est devenue la gagnante, sans pour autant sombrer dans l’arrogance. Il ne fait aucun doute que l’économie américaine aurait de quoi apprendre de cette nation, qui ne se laisse pas aller. Je pense déceler dans l’attitude de Trump au sujet de l’Allemagne des complexes d’infériorité. Weiterlesen…

Lorsque dans les années vingt du dernier siècle des hordes de SA semaient la violence dans les villes de la République de Weimar, la montée du nazisme était programmée. Ce qui se passe actuellement en Allemagne concernant les requérants d’asile, ressemble étrangement à ces mouvements de colère du passé. Un relent nauséabond, qui me confère un grand malaise. Vendredi et samedi soir, des échauffourées ont eu lieu à Heidenau, un endroit sis à quelques kilomètres de Dresde. Le NPD, le parti néonazi, a fait appel à la population d’accueillir à jets de pierres un convoi de réfugiés. Des centaines de « citoyens » ont répondu favorablement à cette invitation, blessant en autre des policiers. Ceux-ci étaient en grande partie, d’après les médias allemands, favorable à cette « manifestation ». Un phénomène dont avait profité Adolf Hitler à ses débuts. Une honte ! Le gouvernement de Madame Merkel est alarmé, sachant que ce n’est pas seulement une dérive mais aussi une vague de fond. L’annonce de la venue d’environ 800000 migrants cette année a provoqué un sentiment d’une profonde insécurité. La politique n’a pas réussi à calmer les esprits, n’ayant aucune solution crédible pour enrayer ce flux. C’est une réalité que nous ne pouvons pas ignorer. Cela démontre qu’il est d’une urgence fondamentale pour l’UE d’organiser d’une manière équitable l’immigration. L’humanisme ne peut subsister que dans le cadre d’un équilibre. Weiterlesen…

D’après le ministre de l’intérieur allemand, Thomas de Maizière, plus de 800000 réfugiés vont faire une demande d’asile cette année. Un nombre qui prend des dimensions gigantesques et qui ne ravit pas forcément beaucoup de citoyens. Bien des migrants seront renvoyés s’ils ne remplissent pas les conditions qui stipulent qu’ils soient réellement poursuivis politiquement. Tous ceux qui quittent leurs pays respectifs pour des questions économiques, ne peuvent pas être pris en compte. En soi une décision claire, qui ne tient pas tout à fait le cap si on l’analyse consciencieusement. Prenons le cas des ressortissants venant des Balkans. Pour la plupart des personnes qui se présentent aux frontières de l’UE, il s’agit de Sintis et de Romas. Des citoyens n’étant pas considérés comme tels, dans leurs terres d’origines ; des êtres humains poursuivis par une haine ancestrale et acculés à la misère. Ceci dans des nations dites démocratiques ! Les aides accordées pour améliorer leur ordinaire, n’arrivent que rarement aux bénéficiaires. Ils sont de ce fait acculés à une discrimination ethnique insupportable. Ceci également dans certains pays-membres de l’UE. Vouloir les renvoyer n’est pas une évidence, comme voudrait le faire croire la CSU, le parti conservateur de la Bavière. Peut-on resté indifférant lorsqu’on se déclare être chrétien ? Je ne le pense pas ! Mais les préjugés vieux comme le monde émergent constamment lorsqu’il s’agit de gitans en général. Ils sont considérés par nos bien-pensants comme des êtres vils, voleurs, violeurs, point à la ligne. Du racisme à haute dose ! Ces derniers n’auront guère de soutien malgré le calvaire qu’ils endurent ! Si l’Europe prend ce problème comme un fait accompli, elle n’a plus de raison d’être politiquement. Les renvoyer tout simplement en invoquant qu’ils ne seront pas obligatoirement tués, est du cynisme à l’état pur ! Weiterlesen…