Crier victoire, sauter de joie, non le cœur n’y est pas. L’armée du régime de Bagdad et les Peshmerga kurdes ont réussi après des mois de combats à reprendre la ville à l’EI. Mais que de victimes, de torturés, de violées, de larmes… Tout d’abord une pensée à toutes celles et à tous ceux qui ont subit des horreurs de la part des fous de Dieu. Mais il serait prématuré de parler d’une victoire totale. Le virus totalitaire d’un islam criminel, comme le condamne les imams qui traversent l’Europe pour redonner à la religion ses vraies valeurs, est profondément ancré chez tous ceux qui cherchent une quelconque légitimité pour assumer leurs viles instincts. Le vrai islam meurtris pas eux, se doit de se redresser, de montrer de l’humanité. Hier ces hommes ont déposé une couronne à Berlin, où a eu lieu l’attentat islamiste qui a causer la mort d’innocents qui flânaient sur un marché de Noël. Ils ont eu par la même occasion un dialogue avec les représentants des autres croyances. Le martyre de Mossoul est pour moi le symbole des coups portés contre une religion qui refuse le meurtre comme moyen de mission. Le dommage spirituel restera profondément ancré pendant des décennies, sinon plus, chez tous ceux qui vénèrent Allah pacifiquement. Je ne suis pas d’avis que lorsqu’on parle de l’EI il faille dissocier ce mouvement de la religion. Il s’attaque à elle dans ce qu’elle a de plus noble, la viole certainement, mais se réclame d’elle, même si le but recherché est avant tout le pouvoir. L’EI cherche a manipuler les versets coraniques à ses fins. Et ceci avec une perversité totale. Le temps n’est-il pas arrivé pour les musulmans de se resituer complètement, de se réformer comme l’a fait le christianisme ? Weiterlesen…

J’aurais voulu écrire autre chose qu’un article sur le terrible attentat dans une boîte de nuit d’Istanbul qui a fait au moins 35 morts et une quarantaine de blessés. Une fois de plus la Turquie a été le théâtre de la brutalité. Cette fois-ci c’est un homme armé qui a causé ce carnage avec une arme à feu lourde. D’après des témoins il a crié quelques mots en Arabe, ce qui fait supposer qu’il s’agirait probablement d’une action de l’EI. À l’instant où j’écris ces lignes il n’y a pas encore confirmation. Une fois de plus un pays, où la présence policière n’est pas à ignorer, le terrorisme a sévi. La preuve évidente qu’il ne peut pas simplement être éradiqué. Le propriétaire du site en question avait été averti que quelque chose de terrible s’annonçait, mais comment aurait-il dû réagir ? Simplement fermer l’établissement ? Je ne sais pas si cela aurait été une solution. Un fait est clair, tous ceux qui commettent des actes tels que celui-ci, nous ont rappelé, à l’orée de la nouvelle année, qu’elle ne se passerait pas sans bains de sang. Une forme de guerre, où il ne peut pas y avoir d’armistice, étant donné que personne l’a déclarée officiellement. Nous devrons nous rendre à l’évidence que ces batailles de l’ombre se perpétueront de plus en plus, car elles ne nécessitent pas des moyens considérables. Cela démontre à quel point nous sommes vulnérables. Et n’allez surtout pas vous imaginer que l’extrême-droit ait les moyens de maîtriser de tels faits. Au contraire ! Mais tous ceux qui la soutiennent, il y en a de plus en plus, ne tiennent pas compte de la réalité. Ils veulent un langage musclé, qui leur donne l’illusion d’être du bon côté. Celui-ci entraîne fatalement la discrimination et le racisme. 2017 n’en sera pas épargné. Weiterlesen…

Une fois de plus des innocents ont été tués par l’explosion d’une bombe. Cette fois-ci il s’agit de convives d’un mariage au Sud de la Turquie. Une trentaine de personnes, la plupart d’origine kurde, sont mortes. On déplore en plus près de cent blessés. De l’horreur au quotidien, que nul gouvernement arrive à enrayer. Cette fois-ci il doit s’agir d’un attentat djihadiste. Une fois de plus la preuve qu’un État policier est démuni face à l’irrationnel de tels actes. Ne nous faisons pas d’illusions. De tels méfaits peuvent nous toucher à tous instants et dans quel lieu que ce soit. Le terrorisme ne connaît pas de limites. Il touche tout le monde sont distinction de race ou de religion. Cette fois-ci les Kurdes étaient visés. Justement ceux qui militairement s’opposent dans le Nord de l’Irak et de la Syrie à l’EI. Certes on peut parler d’une ethnie en danger. Mais cela ne s’arrête pas à des considérations relevantes d’une stratégie opérationnelle. C’est dans sa diversité que la lutte armée des islamistes est la plus menaçante. Le président Erdoğan, issu d’un milieu proche de l’islam, devrait être épargné. Ce n’est pas le cas. Il a essayé des années durant de garder une certaine neutralité face l’EI. Une attitude ambiguë qui a permis de douter de son intégrité au sein de l’OTAN. Sans le vouloir expressément, le pays a du montrer patte-blanche et adhérer avec une certaine réticence à prendre part à la coalition qui aujourd’hui bombarde les régions contrôlées par les djihadistes. Une raison évidente pour l’EI de ne pas épargner la Turquie. L’attitude expansionniste du président joue évidemment un grand rôle. Erdoğan voudrait devenir le maître de toute la région et faire revivre d’une manière ou d’une autre l’empire ottoman. Ce n’est évidemment pas du goût des populations qui gardent une certaine méfiance qui leur a été léguée par leurs ancêtres qui dans le passé ont vécu le colonialisme turc. Une raison évidente de lutter par tous les moyens contre Ankara. Weiterlesen…

C’est ce que le président Erdoğan a déclaré hier. Je ne veux pas en douter, mais la répression qui a lieu actuellement en Turquie indique le contraire. Également l’assurance qu’il ne s’opposerait pas à la peine de mort si le parlement la réclamait. Pour bien préciser ce que je pense, je ne suis pas en tant que démocrate un partisan d’un putsch militaire. Pourquoi ? Parce qu’il ne représente pas la volonté populaire. On peut critiquer, et il y a lieu de le faire, le régime actuel, mais il a été élu en due et bonne forme. Après l’échec du coup d’État, une majorité au sein de la population, a apporté son soutien à Recep Tayyip Erdoğan. Tous les partis, sauf les Kurdes, ont été invités et se sont rendus à la manifestation de hier après-midi. Comment dans de telles conditions s’opposer de l’extérieur à une « prise en main » du régime ? Cela nous met dans l’embarras. Nous ne pouvons que clamer haut et fort, que nous n’approuvons pas la répression. Ce qui rend la situation encore plus compliquée, c’est le rôle que doit avoir jouer un ancien allié du président, Fethullah Gülen. Cela ressemble à une affaire de famille, où des cousins se livrent une lutte d’influence. Pour ma part je ne sais pas ce qu’il en est exactement. Le prédicateur islamiste n’a sûrement pas « avalé de l’eau-bénite » et n’est pas totalement innocent. Mais de là à poursuivre des milliers de gens et de faire miroiter la menace d’une exécution capitale, me semble démesuré. Weiterlesen…

Ce qui se passe actuellement en Turquie est bien plus grave que ce qu’on pourrait croire. Le président Erdoğan remet en question tout l’équilibre au Proche et Moyen-Orient. Il affiche la volonté de mettre les peuples de cette région au pas en exerçant la répression. Il y a d’abord la guerre qu’il a déclarée aux Kurdes, puis à toutes les ethnies qui ne se soumettent pas. Le pays fait encore partie de l’Otan, mais pour combien de temps encore ? Un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine n’étonnerait personne. Ce n’est pas une bagatelle, un coup de tête. Un tel cas de figure serait égal à un séisme. Le coup porté à l’Occident serait irrémédiable. Sunnite comme la majorité du peuple turc, il serait probable qu’à plus ou moins longue échéance les islamistes lui tendent la main. Ceux qui sont à l’origine des attentats, pourraient bien lui porter un jour allégeance. Ce qui ressemble à un mauvais rêve devrait assez vite devenir réalité. Et nous ? Une fois de plus nous faisons la démonstration à quel point nous sommes faibles. Logiquement il faudrait arrêter de négocier un hypothétique ralliement à l’UE. Le régime autoritaire d’Ankara ne correspond en aucune manière à ce que l’Union européenne peut accepter. Erdoğan blesse toutes les règles de jeu. Il en est parfaitement conscient et essaie de nous faire chanter. Les conséquences risquent d’être aussi graves que le Brexit, sinon plus. Il est symptomatique de constater qu’une certaine forme de l’islam est en train de nous talonner de plus en plus. Stratégiquement parlant, un ralliement à de telles thèses de la part de la Turquie, serait ce qui pourrait nous arriver de plus grave. Aujourd’hui se réuniront à Cologne plus de 30.000 supporteurs du président. Les autorités politiques auraient du interdire une telle manifestation en prétendant, qu’un meeting politique d’une nation étrangère, était absolument inacceptable. Une telle démonstration d’un parti occidental à Ankara ou ailleurs serait du domaine de l’impossible. Weiterlesen…

Pourquoi les turcs seraient-ils différents des autres ? La nostalgie de la femme ou de l’homme fort a aussi marqué ces élections. Ce virus – car s’en est un – est entrain de gagner toute l’Europe. Les slogans populistes doivent avoir un fort attrait pour tous ceux qui veulent hisser un leader au pouvoir afin de mener à leur place, ce qui serait leur devoir. C’est un abdication par rapport aux libertés individuelles. Cet homme d’État n’a pas hésité de jeter son pays dans une situation frisant la guerre civile, afin d’avoir la majorité absolue au parlement. Il cloue le bec sans aucun scrupule à tous ceux qui s’élèvent contre sa politique. Il est dans le fond de son caractère totalitaire. Une fois de plus la tolérance et le respect mutuel y en sont pour leurs frais. Je ne remets pas en doute le résultat des urnes, mais je m’étonne une fois de plus de l’attitude du peuple. Elle est le moins qu’on puisse dire, décourageante. C’est le signe qu’une majorité d’individus galvaudent ses libertés individuelles. Pourquoi ? Parce qu’il est évident que ces gens ne veulent pas payer le prix que cela implique. Il est plus aisé de déléguer ses responsabilités à des dirigeants que de les prendre et de les assumer. C’est aussi la démonstration que l’intelligence se réduit aujourd’hui comme une peau de chagrin, que nous avons de plus en plus à faire à des moutons. Et si en fin de compte cela pouvait tourner à l’aigre, plus personne n’est là pour en assumer la responsabilité. Sans aucun doute la Turquie va suivre le même chemin que la Hongrie de Viktor Orbán, celle de la répression des minorités. Weiterlesen…

Recep Tayyip Erdogan mène sa campagne électorale à Strasbourg. Il n’a aucun complexe à s’adresser aux membres de la diaspora turque en dehors de son pays et de faire de la politique intérieure, à l’étranger. 12 000 personnes sont venues l’applaudir. Cette manière de faire me gêne considérablement, d’autant plus que son discours est en premier lieu adressé contre les Kurdes de toutes obédiences. Il n’a pas seulement fustigé le PKK. Il ne manque pas une occasion pour nous faire comprendre qu’il est un nationaliste, n’ayant aucun scrupule à discriminer cette minorité. Je trouve que de tels propos n’ont pas leur place dans l’UE. Mais il est en position de force par rapport à nous. Le flux des immigrés ne tarit pas. Une majorité d’entre-eux transitent aujourd’hui par la Turquie pour atteindre la Grèce. Erdogan sait parfaitement bien, qu’à la longue nous aurons des conflits intérieurs à ce sujet, que nous sommes tenus à réduire l’arrivée des réfugiés. Si le gouvernement turc bouclait ses frontières à l’Ouest, cela nous rendrait service. Mais il n’est pas prêt à le faire sans de grandes concessions de notre part. Serions-nous pris en otage par ce politicien avide de pouvoir ?

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