Recep Tayyip Erdogan mène sa campagne électorale à Strasbourg. Il n’a aucun complexe à s’adresser aux membres de la diaspora turque en dehors de son pays et de faire de la politique intérieure, à l’étranger. 12 000 personnes sont venues l’applaudir. Cette manière de faire me gêne considérablement, d’autant plus que son discours est en premier lieu adressé contre les Kurdes de toutes obédiences. Il n’a pas seulement fustigé le PKK. Il ne manque pas une occasion pour nous faire comprendre qu’il est un nationaliste, n’ayant aucun scrupule à discriminer cette minorité. Je trouve que de tels propos n’ont pas leur place dans l’UE. Mais il est en position de force par rapport à nous. Le flux des immigrés ne tarit pas. Une majorité d’entre-eux transitent aujourd’hui par la Turquie pour atteindre la Grèce. Erdogan sait parfaitement bien, qu’à la longue nous aurons des conflits intérieurs à ce sujet, que nous sommes tenus à réduire l’arrivée des réfugiés. Si le gouvernement turc bouclait ses frontières à l’Ouest, cela nous rendrait service. Mais il n’est pas prêt à le faire sans de grandes concessions de notre part. Serions-nous pris en otage par ce politicien avide de pouvoir ?

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