Ce qui encore hier soir semblait totalement utopique, a été entériné à quatre heure et demi ce matin : un accord entre les 28 nations de l’UE, concernant la politique migratoire. Il a été tout d’abord été décidé de renforcer les frontières de l’Union. Cela entrerait dans le cahier des charges de Frontex. Puis d’accorder de l’aide à l’Italie, la Grèce et l’Espagne. Il serait question d’établir sur le territoire de l’Union ou en Afrique du Nord – avec le feu vert des différents pays – des camps d’accueil. Il serait alors fait des recherches des personnes qui ont été sauvées des eaux en Méditerranée afin de connaître les raisons de leur fuite de leurs pays respectifs. Comme le stipule la convention de Genève au sujet des réfugiés politiques, ces derniers ne peuvent pas être renvoyés. Il en est autrement pour tous ceux qui fuient la faim. Ils ne peuvent pas jouir du droit d’asile et doivent rentrer. À l’instant, où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore ce qui a été prévus pour eux. J’ai du mal à croire que l’UE restera complètement insensible à leur sujet. Logiquement cela devrait découler sur une coopération économique renforcée avec les pays concernés. Je suis évidemment satisfait que l’UE a été sauvée au dernier moment, malgré une politique migratoire plus restrictive. De l’autre, je suis assez pantois, qu’il faille qu’un gouvernement aux relents fascisants comme l’Italie, puisse inciter les membres à se mettre d’accord. C’est indéniablement un succès pour le premier-ministre Guiseppe Conte. Aussi Horst Seehofer à de quoi être content. En mettant Angelika Merkel au pied du mur, il l’a forcée à faire des pas en avant, ce qu’elle répugne d’habitude de faire. Je sais, dans de tels moment il ne s’agit pas d’être dogmatique, mais je dois avouer que j’ai assez de mal à avaler la couleuvre en ce qui concerne ce succès des populistes. Cela voudrait-il dire qu’ils peuvent nous mettre sous pression ? Weiterlesen

Lorsqu’il y a un tremblement de terre, les gens quittent leurs maisons, s’ils le peuvent, car il faut s’attendre à des répliques et celles-ci peuvent être dévastatrices, même si leur amplitude sur l’échelle de Richter est inférieure au séisme initial. C’est la situation dans laquelle j’ai l’impression que nous sommes plongés en Europe, depuis l’avènement au pouvoir de Donald Trump. Cette fois-ci il s’est agit de la motion de censure déposée par le PSOE contre le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy en Espagne. La raison a été le verdict jeudi dernier du procès contre le Parti Populaire (PP) à Madrid, qui a été accusé de corruption. Selon les juges, le PP a touché des pots de vin, dans le cadre de l’affaire Gürtel. Des municipalités, détenues pas les conservateurs, ont reçu de l’argent du gouvernement espagnol pour financer des projets dans leurs villes respectives. Le hic dans tout cela, c’est que les maires ont viré un pourcentage de ces sommes au parti du premier-ministre afin d’alimenter une caisse noire. Ce qui a causé le plus grand tort au PP, c’est d’avoir été accusé de de manipulation de fonds public. Le Gürtel a bien démontré qu’il s’agissait d’une affaire de corruption. « Je te donnes, tu me donnes ! » Personne ne s’attendait que Pedro Sanchez puisse réussir le pari de renverser Mariano Rajoy qui était au pouvoir depuis 2011. Aux yeux des spécialistes de l’Espagne il était indéboulonnable. Le leader du PSOE au parlement ne dispose que de 84 sièges et a dû recueillir plus de 176 voix pour obtenir la majorité absolue. Il a dû ratisser dans les rangs du parlement, pour obtenir une majorité hétéroclite composée de la gauche radicale de Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques. Weiterlesen

Une fois de plus le statut quo est de mise en Espagne. Le parlement a refusé de donner sa confiance à l’actuel premier ministre d’intérim Mariano Rajoy. La majorité lui reproche d’avoir fermé les yeux en ce qui concerne la corruption. Le jeune leader du PSE, Pedro Sanchez en particulier, a refusé de cautionner la formation d’un gouvernement de centre-droit. Et ceci malgré l’intervention des anciens chefs de gouvernement appartenant à son parti. La pays s’achemine ainsi vers de nouvelles élections en fin de l’année, la troisième en peu de temps. Pour un pays qui se trouve en difficultés financière, cette obstruction est du poison. Si Rajoy avait laissé la place à un autre membre de sa formation, il y aurait eu la possibilité de remettre la machine en marche. Mais ce dernier s’accroche au pouvoir. Ce qui se passe actuellement en Espagne est la démonstration de ce que la démocratie ne devrait jamais être. Elle est faite, que l’on veuille ou non, de compromis. Une raison pourquoi le dialogue ne devrait jamais être rompu. Avec la prolifération de formations politiques il n’y aura plus de majorités dite stables. Les coalitions seront de mises comme c’est le cas en RFA. Ce n’est pas un désavantage pour une nation qui ne peut plus se plier qu’à une seule tendance. Les problèmes ont pris un tel poids, qu’il est indispensable de se concerter, d’échanger des avis. Il ne faut jamais oublier que les politiciens doivent agir dans l’intérêt du peuple. Des réponses toutes faites peuvent engendrer des catastrophes. Personne ne doit se profiler sur le dos des autres. Cette culture du dialogue fait cruellement défaut en France. Il serait temps de créer entre les partis démocratiques un dialogue constructif, au lieu de se tirer constamment dans les pieds. Il ne faut jamais perdre de vue l’intérêt général. La sauvegarde du système démocratique devrait avoir la priorité absolue. Aujourd’hui cela consiste à freiner l’évolution de partis populistes, qui reprennent à leur compte l’idéologie néonazie. Ce serait le cas de l’AdF en Allemagne, qui n’hésite pas à tendre la main aux éternels nostalgiques du Führer. Cela ne promet rien de bon. C’est la raison pour laquelle j’attends d’une majorité parlementaire qu’elle s’entende tout au moins sur les points essentiels. Weiterlesen