Le président catalan Carles Puigdemont  a déclaré devant le parlement régional, que sa province avait le droit à l’indépendance, mais qu’il ne voulait pas claquer la porte en ce qui concerne le dialogue avec Madrid. Le porte-parole du gouvernement espagnol, a donné une fin de non-recevoir à cette recherche de conciliation. Il est peu probable que Mariano Rajoy, qui a adopté une ligne dure dès le début de ce conflit, cédera. Du point de vue institutionnel il ne peut pas le faire. Mais lorsqu’il y a de telles tensions, il serait bon que des négociateurs se posent la question de savoir comment sortir de cet imbroglio. En accordant un statu identique au Pays Basque, qui a plus d’autonomie, il serait peut-être possible de rapprocher les points de vue. Tout d’abord il est important de définir comment les uns et les autres définissent l’indépendance. Est-il possible, lorsqu’on est membre de l’UE de l’interpréter comme un divorce ? Dans le cas du Brexit la réponse est affirmative. Ici c’est différent car à ma connaissance ni l’Espagne, ni la Catalogne veulent quitter l’Union. Cela démontre qu’une optique strictement nationale est devenue quasiment caduque. Un cas de figure inédit dans l’histoire européenne. Il est clair que pour la province une mise à l’écart de l’UE serait une catastrophe presque insurmontable. Pas que vous m’interprétiez d’une manière erronée, j’accepte tout à fait que des citoyens soient très attachés à leur région, qu’ils souhaitent avoir voix au chapitre dans tout un lot d’options à prendre. J’ai toujours été partisan pour le renforcement de l’Europe des régions. C’est dans chacune d’entre-elles que peut se développer l’esprit identitaire, non pas dans des entités nées dans le cadre d’une action politique, comme le Congrès de Vienne en 1814/1815. L’Europe Napoléonienne a été dépecée d’une manière arbitraire, sans tenir compte des ethnies. Weiterlesen…

Le président régional ,Carles Puigdemont, remet du poivre dans la Paella ce soir. Il veut ces prochains jours déclarer l’indépendance de la Catalogne, malgré un taux de participation au vote de 40%. Malgré les 90% de oui, cela reste un scrutin minoritaire, que l’on veuille ou non. Je ne pense pas que cela soit très démocratique. Le parlement européen a réagi sévèrement aujourd’hui en disant qu’il ne trouvait pas le procédé constitutionnel. Il rejoint dans ce sens l’avis du gouvernement espagnol et du roi, qui lui aussi a condamné énergiquement cet acte de dissidence. Il est permis de se poser la question de savoir si le peuple catalan est conscient du désastre dans lequel il risque de glisser, s’il continue à suivre les thèses de nationalistes bornés ? Une sécession signifierait plus que jamais que cette province quitte l’UE, que l’euro ne soit plus sa monnaie et que des frontières rigides freinent l’échanges des hommes et des biens. Bien des gens se retrouveraient dans un embarra semblable à celui Brexit et ne sauraient plus à quel saint se vouer. Du point de vue pragmatique une catastrophe sur toute la ligne. Ne serait-il pas légitime de dire que les nationalistes catalans font le jeu des fascistes européens, qui veulent voir se désagréger le continent, pour pouvoir mieux exercer leur pouvoir ? Ils feraient aussi l’affaire de Deach, qui a comme programme, de nous anéantir ! Weiterlesen…

Une fois de plus le statut quo est de mise en Espagne. Le parlement a refusé de donner sa confiance à l’actuel premier ministre d’intérim Mariano Rajoy. La majorité lui reproche d’avoir fermé les yeux en ce qui concerne la corruption. Le jeune leader du PSE, Pedro Sanchez en particulier, a refusé de cautionner la formation d’un gouvernement de centre-droit. Et ceci malgré l’intervention des anciens chefs de gouvernement appartenant à son parti. La pays s’achemine ainsi vers de nouvelles élections en fin de l’année, la troisième en peu de temps. Pour un pays qui se trouve en difficultés financière, cette obstruction est du poison. Si Rajoy avait laissé la place à un autre membre de sa formation, il y aurait eu la possibilité de remettre la machine en marche. Mais ce dernier s’accroche au pouvoir. Ce qui se passe actuellement en Espagne est la démonstration de ce que la démocratie ne devrait jamais être. Elle est faite, que l’on veuille ou non, de compromis. Une raison pourquoi le dialogue ne devrait jamais être rompu. Avec la prolifération de formations politiques il n’y aura plus de majorités dite stables. Les coalitions seront de mises comme c’est le cas en RFA. Ce n’est pas un désavantage pour une nation qui ne peut plus se plier qu’à une seule tendance. Les problèmes ont pris un tel poids, qu’il est indispensable de se concerter, d’échanger des avis. Il ne faut jamais oublier que les politiciens doivent agir dans l’intérêt du peuple. Des réponses toutes faites peuvent engendrer des catastrophes. Personne ne doit se profiler sur le dos des autres. Cette culture du dialogue fait cruellement défaut en France. Il serait temps de créer entre les partis démocratiques un dialogue constructif, au lieu de se tirer constamment dans les pieds. Il ne faut jamais perdre de vue l’intérêt général. La sauvegarde du système démocratique devrait avoir la priorité absolue. Aujourd’hui cela consiste à freiner l’évolution de partis populistes, qui reprennent à leur compte l’idéologie néonazie. Ce serait le cas de l’AdF en Allemagne, qui n’hésite pas à tendre la main aux éternels nostalgiques du Führer. Cela ne promet rien de bon. C’est la raison pour laquelle j’attends d’une majorité parlementaire qu’elle s’entende tout au moins sur les points essentiels. Weiterlesen…