Ferdinand Piëch, le président du conseil de surveillance de Volkswagen a jeté l’éponge. Depuis des décennies il a marqué de sa griffe l’histoire de l’automobile. Petit-fils du fondateur du groupe, il a été comme lui un ingénieur visionnaire. Il a donné à cette multinationale, au temps où il a été son PDG, un profil axé sur l’avenir. Il était conscient que les relents du national-socialisme ne lui étaient pas propices. Hitler avait donné l’ordre de produire une voiture que « Monsieur Tout le monde » serait en mesure d’acheter. Une manière d’amadouer les foules à l’orée de la deuxième guerre mondiale. Pour la propagande l’occasion de se profiler comme étant à la pointe du progrès, tant du point de vue technique que social. Ferdinand Piëch était parfaitement conscient qu’il fallait tourner la page, de concevoir de nouveaux produits et de donner un coup de fouet à une politique d’expansion. La réussite d’Audi en est le témoignage. Il a démontré qu’il pouvait aussi produire du luxe, tenir tête à BMW ou à Daimler-Benz. Lorsqu’il s’est mis quelque chose en tête, il l’imposait à son entourage. Il croyait qu’il suffisait de lâcher une phrase assassine, comme c’était le cas pour Martin Winterkorn, l’actuel patron, et que tout le monde se plierait à sa volonté, celle de le limoger. Le patriarche n’a pas pensé qu’il ne trouverait pas une majorité au sein du conseil de présidence. Ses cousins, la famille Porsche, ne l’ont pas soutenu. De même les représentants du personnel, les syndicalistes et le Land de Basse-Saxe, un actionnaire des plus importants de VW. Weiterlesen…

Delphine Ernotte, qui sera à la tête de France télévision à partir du 22 août 2015, veut réformer le service public. Cette femme de 48 ans a une grande expérience administrative mais saura-t-elle donner de nouvelles impulsions en ce qui concerne les programmes ? Il faut lui donner une chance, mais il y a un talon d’Achille qu’elle ne pourra pas contourner, celles des structures de l’audiovisuel. Il est nécessaire d’offrir au public un paquet de propositions programmatiques bien ficelé et lui donner le choix de faire appel à elles, peut importe sur quel média. Cela implique des liens très étroits entre la radio, la télévision et l’internet. Pour y arriver il faut créer une synergie, qui ne peut qu’être réalisée dans le cadre d’une unité des trois genres. Cela impliquerait une direction commune. Le but serait de faire travailler des rédactions ensemble et ceci aussi bien dans la gestion que celui de la conception éditoriale. Chaque sujet devrait être conçu de telle manière, que le consommateur puisse avoir la possibilité de compléter ses informations, peu importe le mode de transmission qu’il choisit. Tant que la télévision, la radio et l’internet feront cavaliers seuls, il sera impossible de mettre en pratique un tel système. C’est aussi un frein au développement de nouveaux formats. Weiterlesen…

Joachim Gauk a été très clair : il a qualifié de génocide le massacre contre les Arméniens qui a fait 1,5 millions de victimes de 1915 à 1917. Ce sont les Turcs ottomans qui ont commis ces meurtres. Tout en reconnaissant ces « injustices », le gouvernement d’Ankara ne veut pas qu’on compare 100 ans plus tard ces faits avec ceux des Nazis lors de la seconde guerre mondiale. Ignorent-ils que là aussi il s’agit d’une élimination ethnique, liée bien entendu à la religion des victimes. Être confronté dans leur empire à une minorité chrétienne n’était pas du goût des dirigeants d’alors. C’est ce qui a déclenché ce drame. Je ne comprends pas Recep Tayyip Erdogan qu’il ne peut pas accepter l’évidence. La démarche a été guère différente que celles des SS. Il s’agissait alors de trouver « une solution finale » aux problèmes que posaient les Arméniens. Les Turc regrettent aujourd’hui les faits qui se sont passés, ne peuvent pas les ignorer, mais ils ne sont pas prêts à parler de génocide. La guerre comme à la guerre, c’est le message qu’ils voudraient faire passer ! Un signe des plus négatifs qui prouve bien que le gouvernement ne veut pas choquer les forces conservatrices et revanchardes. Cela pourrait remettre en cause la politique d‘ Erdogan ayant pour but de redonner à la Turquie sa puissance d’antan. Weiterlesen…

Un homme a été arrêté, par hasard comme Le Monde croit le savoir. Il était blessé et a appelé le Samu au secours, car une balle l’avait atteint. Il a parlé d’un règlement de compte. Dans sa voiture les policiers ont retrouvé des armes. Finalement il a avoué qu’en voulant s’en débarrasser, il a été atteint. Pendant le week-end une jeune femme a été retrouvée assassinée dans sa voiture. Un fait étrange : des traces d’ADN du blessé ont été retrouvées près du cadavre. L’enquête relèvera peut-être quels sont les liens entre ce meurtre et ce jeune homme. Le suspect est d’origine algérienne et pas un inconnu des services secrets. Il fait partie des cercles islamistes et avait eu l’intention de soutenir l’EI en Syrie. La perquisition de l’appartement de l’étudiant en informatique a révélé, qu’il préparait des attentats contre deux églises. Pour lui probablement l’occasion d’attiser la haine entre les religions. Il faut se rendre à l’évidence que nous sommes contaminés par le terrorisme, qu’il peut à tout moment se déclarer où nous l’attendons le moins. Les assassins sont parmi nous, un fait qui fait peur. Weiterlesen…

À 93 ans, Oskar Gröning se retrouve à la barre du tribunal de Lunebourg pour complicité de 300 000 meurtres aggravés. Il était comptable à Auschwitz, où il devait faire en sorte que « les biens confisqués » aux juifs ne soient pas détournés. Pour veiller à la bonne marche du vol organisé, l’ancien SS était présent quand les trains de la mort arrivaient dans le camp de concentration. Notamment ceux venant de Hongrie, où presque toute la communauté israélite fut gazée. Personnellement il est avéré que l’accusé n’a pas participé à l’extermination, mais il a laissé faire, ce qui aux yeux de la justice pourrait être considéré comme un délit majeur. Le tribunal décidera ! Je trouve ce procès essentiel pour la législation future concernant le génocide. Si Oskar Gröning était reconnu coupable, il faudrait jeter un regard sur tous ceux qui par leur passivité permettent l’exécution de tels actes. Lorsqu’il y a une ratonnade causée par des sentiments racistes, les témoins assistant à de tels méfaits devraient intervenir. S’ils ne le font pas, ils devraient être considérés comme complices, même s’ils n’ont pas été à l’origine d’un tel lynchage. Cela revient à dire que chaque citoyen porte une responsabilité. Weiterlesen…

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Lieber Pierre,

ich nehme an, es war ein Albtraum und er hieß nicht „Jenseits von Afrika?!“ Wohl denen, die jetzt hinter ihrem Bildschirm sitzen und auf ihr Handy schauen, was wir beide heute publizieren. Ich bin sicher, der eine oder andere schätzt das afrikanische Flair, designed seine Wohnung im Afrika-Zebra-Holzschnitz-Look ohne nachzudenken, was auf diesem Kontinent passiert. Auf der anderen Seite von Sizilien – was geht uns das an? Eine Menge! Europa muss sich dringend für die Menschen- und Schutzrechte sowie eine Demokratisierung in Eritrea einsetzen. Asylbewerber, die abgeschoben werden, sind bedroht in ihrem Leben. Sie fliehen vor schlimmsten Verbrechen und Verfolgung, sie fliehen vor der Diktatur ihres Landes, sie fliehen vor Folter und schwersten Vergehen. Keine Mutter weiß, ob sie ihre Kinder jemals lebend wiedersieht, wenn sie von Schleppern auf die Boote gehievt werden. Folterkammer Sinai und die kriminellen Menschhändler wittern ihr Geschäft. Skrupellos, gewaltbereit, grausam empfangen sie die Flüchtlinge und sie können willkürlich tun, was sie wollen. Sollten sie jemals auf einem neutralen Boden angekommen sein, müssen die Jugendlichen und Kinder vor sexuellen Übergriffen geschützt werden und viele sind zu Waisen geworden.

Lieber Pierre, wir werden in den kommenden Jahren viele, viele Menschen aus Ländern, in denen sie politisch verfolgt werden, in denen Krieg und Armut herrscht oder der Hungertod, aufnehmen müssen. Wir und alle Länder dieser Erde, denen es besser geht und in denen ein menschenwürdiges Leben möglich ist.
Die Gier, die Ängste, der Neid, die Korruption, die Gewalt der Menschen wird das alles eskalieren lassen und wir entfernen uns immer mehr von einem Frieden auf Erden. Sagte Günter Grass nicht, wir stünden kurz vor einem dritten Weltkrieg? Hat er so unrecht damit? Ist es nicht so, dass alle Anzeichen darauf hinweisen? Ich mag keine Weltuntergangs-Vorstellungen, aber mir fällt leider auch nichts ein, um seine These zu entkräften.

Sagen wir es mal so: die Menschen, die das hier jetzt lesen, sie denken zwar, sie finden das wahrscheinlich auch scheußlich und verwerflich, aber danach gehen sie in ihre Küche und futtern ihr Abendessen, danach ein Glas Wein aus Südafrika und ab auf´ s Bisonfell zum Ficken. Dass sie sich selbst ficken dabei, dürfte ihnen teilweise heute nicht klar sein, in einigen Monaten und im Laufe der Zeit aber bestimmt. Wahrscheinlich wird das kommentiert irgendwo – aber es geht ihnen am Arsch vorbei. „Was interessiert uns Eritrea? Eritrea ist weit weg.“ Träumen sie weiter … und mögen sie nicht eines Tages von Albträumen geplagt werden.

 

In trotzdem guten Gedanken,
Petra

© Petra M. Jansen

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Liebe Petra,

meine schlaflosen Nächte bringen mich manchmal auf merkwürdige Gedanken. Um drei Uhr morgens hatte ich mich in einen jungen Mann aus Eritrea versetzt. Meine Familie lebte von dem mageren Ertrag einer kleinen Landwirtschaft und so lange das Klima nicht verrückt spielte, war die Hoffnung auf ein Minimum an Versorgung berechtigt, aber jetzt trocknet alles aus. Wir konnten uns nicht mehr ernähren, ganz abgesehen vom Wasser, das uns dringend fehlte. Was hätte ich anderes tun sollen als das Weite zu suchen? Zuerst der Gang zur Stadt, in der jeder von uns hoffte, wenigstens Krümel des Wohlstandes einfangen zu können. Illusion! Die Kinder mussten betteln gehen und sich prostituieren. Dazwischen einige Gestalten im Kolonialstil, die auf unseren Rücken ihre Geschäfte machten. Schwer bewacht von Söldnern hatten wir keine Gelegenheit, ihnen unser Leid vorzutragen, mit der Hoffnung vielleicht einen Job zu bekommen? Sehr schnell merkte ich, dass ich für sie nur Abschaum war und unter solchen Umständen konnte ich nicht in meiner Heimat bleiben. Oder hätte ich eine Karre nehmen sollen um dieses ganze Gesindel umzulegen? Das hätten sie schon verdient, aber ich verabscheue jede Art von Gewalt.

Eine Stunde später, nach einem längeren Besuch auf der Toilette, war ich als junger Eritreer in einem Flüchtlingslager in Libyen angelangt. Dort versuchte ich etwas zu verdienen, um mir einen großen Traum zu ermöglichen: die Reise in den Garten Eden, denn dort herrschte, wie ich hörte, Gerechtigkeit. Jeder könnte dezent leben und frei denken. Um aber dorthin zu kommen, musste ich mehr als 2000,00$ hinblättern, das ist der „Lohn“ der Schlepper! Ich wusste schon, dass viele Menschen ertrunken waren, denn die Schiffe waren alt, brüchig und völlig überfüllt. Dennoch entschloss ich mich, diesen Schritt zu wagen, was blieb mir anderes übrig? Die Barkasse kenterte. Ich gehöre zu den wenigen Überlebenden und konnte, nach einer langen Odyssee, Deutschland erreichen. Ich dachte, dass ich an meinem Ziel angekommen sei, von wegen.

Dann erfolgte die Gegenüberstellung mit einem Beamten. Er wollte beweisen, dass ich kein politischer Flüchtling sei. „Niemand hat sie gedrängt, das Land zu verlassen!“ „Sie irren sich, der Hunger!“ Aber der vollgefressene Mensch, der mir gegenüber saß, wollte nicht wahr haben, dass Afrika von erbarmungslosen Geschäftsleuten aus Amerika, Europa oder China geplündert wird und dass sie auch die Schuld tragen, wenn Millionen Menschen verhungern. „Ich bedauere sehr diese Umstände, aber ich kann sie nicht als politisch bewerten, deshalb sind Sie hier unerwünscht!“ Ich versuchte ihm klar zu machen, dass internationale Multis uns rücksichtslos auspressten und letztendlich nur unseren Tod wünschten und dass Europa auch eine Schuld an unserer Misere trüge. Ich versuchte ihm zu erklären, dass viele afrikanische Bauern gezwungen wurden einen genmanipulierten Samen zu verwenden, der nur einmal zu benutzen war und dies zu erhöhten Preisen. Das fand er zwar eine Frechheit, aber meine Argumente ließen ihn letztendlich kalt. Er war in seinen Gedanken beim Stammtisch versunken, wo seine Genossen ihm eintrichterten, dass „die Kaffer“ hier nichts verloren hätten. „Es würde noch fehlen, dass sie unsere Weiber schwängern.“

Mein Rücken tut mir zwar weh, liebe Petra, aber neben diesen Schicksalen mit denen wir alltäglich konfrontiert sind, ist das nur eine Lappalie. Irgendwie schäme ich mich, auch wenn ich genau weiß, dass wir nicht in der Lage sind das Leid der gesamten Menschheit zu lindern. Ich würde aber mir wünschen, dass Menschen, die nicht weiter als zu ihrer Nasenspitze blicken, sich in einen Flüchtling versetzen könnten. Uns sollte uns klar sein, dass wir ein riesiges Glück haben hier geboren zu sein und das in friedlichen Zeiten, was bei unseren Eltern nicht der Fall war.

 

In diesem Sinne,
herzliche Umarmung,

Pierre
//pm

Lorsque de grosses têtes font l’analyse des drames qui se passent quotidiennement en ce qui concerne les réfugiés cherchant à atteindre l’Europe, cela se passe dans une ambiance feutrée, hantée par des personnes n’ayant rien à craindre, des « gros plein de soupe ». J’ai personnellement aussi du mal à m’imaginer ce que je ferais, si j’étais dans une situation analogue à tous ceux qui cherchent enfin le droit de vivre décemment. Probablement je n’agirais pas autrement, peu importe les raisons de mon exil. Lorsqu’il y a personne en danger, il est du devoir de tous, de tout mettre en œuvre pour le sauver. Dans un tel contexte je trouve peu appétissant de vouloir faire une sélection entre ceux qui ont fui leur pays pour cause de guerre et ceux qui n’ont rien à se mettre sous la dent. Dans les deux cas, ce sont pour la plupart du temps des raisons politiques qui ont déclenché ces drames. Lorsque des hommes d’affaires peu scrupuleux exigent des paysans africains qu’ils utilisent des semences génétiquement manipulées, qui ne serviront qu’une seule fois, c’est un scandale. Une multinationale américaine se frotte les mains, car les prix ont explosé. Le résultat : un grand nombre d’agriculteurs ont été acculés à la ruine. L’occasion de s’emparer de leurs terrains. Weiterlesen…