C’est dans la révolte des agriculteurs et des producteurs de viande que chacun d’entre-nous peut constater ce qui ne va pas dans l’UE. La crise de l’euro a été déclenchée parce que les disparités entre les pays-membres étaient trop grandes. Un exemple : il est impossible qu’en Allemagne un exploitant puisse engager des saisonniers à un un prix moindre que de l’autre côté du Rhin. C’est une injustice flagrante. Il est indispensable que les prix de production soient adaptés, aussi dans le domaine industriel. Tout particularisme peut entraîner des heurts comme nous les avons connus à la frontière allemande ou espagnole. Le blocus est tout à fait légitime. Les incidents devant le siège de Lactalis démontrent ce que sont les revendications des paysans. Pour 1000 litres de lait, ils perçoivent 300 euros. C’est travailler à perte. Il leur faudrait au minimum 50 euros de plus. Ils ne veulent pas qu’on leur fasse de l’aumône, mais obtenir des prix adaptés au travail et aux investissements effectués. Mais leur calcul ne peut que marcher tant que ce tarif soit reconnu par tous les pays européens. Ce ne sera pas le cas, car des nations comme la Pologne par exemple a un revenu moyen de la population qui est bien moindre qu’en France. Il est clair qu’en sein du marché unique personne ne peut plus percevoir des droits de douane. Il est évident que dans un tel contexte la grande distribution ira s’approvisionner ailleurs, où elle paiera moins. C’est là qu’il faudra revoir l’UE. Weiterlesen…

Pour que cela soit clair, je suis croyant ! Mais force est de reconnaître que lorsque les religions se mêlent de la vie publique, elles crachent du venin. La police est entrée dimanche dans la mosquée d’Al-Aqsa à Jérusalem, pour y déloger des manifestants qui lançaient des projectiles sur des orthodoxes juifs qui fêtaient le Tisha Beav. Ces derniers de leur côté ont essayé d’occuper une place, où ils n’auraient pas dû avoir accès, car elle est considérée comme un haut lieu de l’Islam. Certains fondamentalistes voudraient qu’on détruise les mosquées pour ériger à leur place des synagogues. Quelle pauvreté spirituelle! Ce n’est sûrement pas le message que Dieu veut nous faire passer. Les musulmans pour leur part ne sont pas plus tolérants. Et tout ceci se passe au sein du monothéisme qui devrait nous rassembler au lieu de nous séparer. Malheureusement le dogmatisme envenime les rapports. Il est étrange que tous ceux qui réclament d’une manière véhémente d’être croyants, soient aussi violents. Ils essaient de justifier leurs méfaits en prenant en référence les écritures. Que ces dernières ont toutes la même origine ne leur vient pas à tête. Ceci pour la bonne raison qu’il ne s’agit pas de croyance mais de pouvoir et d’argent. Le spectacle que nous offre les religions est lamentable, car il attise les conflits au lieu de prôner la paix. L’exclusion est pour elles le meilleur moyen pour faire régner le totalitarisme. L’intolérance est une arme perfide qui n’a que pour but d’éliminer tous ceux qui ne se soumettent pas. Aucunes des grandes religions n’en est exemptes. Weiterlesen…

Le référendum sur le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne devrait avoir lieu au mois de juin 2016. Plus tôt que prévu. David Cameron veut négocier jusqu’à cette date un allègement des charges communautaires. Son but serait de réduire la solidarité au sein de l’UE au profit des intérêts nationaux. La crise grecque a démontré où cela peut mener. Il serait à mon avis plus opportun de coordonner certains paramètres comme par exemple les lois fiscales, celles concernant le travail et finalement aussi le social. Le premier ministre ne veut rien en savoir. Son but déclaré serait de favoriser le mercantilisme. On est loin des idéaux voulus par les pères de l’Europe. Si les autres pays acceptaient de telles corrections, ce serait se nier soi-même et en fait une victoire des forces populistes. Je crains fort que nous soyons maintenant obligés de nous faire à l’idée d’un départ en ce qui concerne la fière Albion. Les égoïsmes sont du poison pour l’avenir du continent tout entier ; un enterrement de première classe. Je pense que certaines chancelleries sont déjà en train de mettre en place un plan b. L’idée énoncée par François Hollande de créer un gouvernement unique au sein de la zone euro va dans ce sens. Ce serait la volonté de regrouper sous un même toit des nations ayant la volonté d’aller de l’avant. Une Europe à deux vitesses en serait la conséquence. Ce qui est déjà le cas aujourd’hui, comme l’a démontré l’ultimatum de Bruxelles concernant un Grexit éventuel. Weiterlesen…

Noch vor kurzem hat man den Islamischen Staat (IS) als Terrormiliz oder Dschihadisten bezeichnet. Dies lässt sich nunmehr nach Expertenmeinung nicht mehr halten.

Der Nachrichtensender n-tv brachte die Tage die erschreckende Erkenntnis: Der IS kontrolliert ein Gebiet so groß wie Italien. Er baut Straßen, hat ein Steuersystem, überwacht Grenzen und hat eine Armee. Und in der Bevölkerung sind die Islamisten angesehener als die korrupten Schergen der Vorgängerregime – zum Beispiel in Syrien unter Assad. Das Gebiet, das 300.000 Quadratkilometer umfasst, ist ein funktionierender Staat.

Der IS soll den staatlichen Systemen, die er im Irak und in Syrien abgelöst hat, inzwischen sogar voraus sein. Neben einem funktionierenden Steuersystem, der Überwachung der Grenzen und dem Aufbau einer Armee preise man in Propaganda-Veröffentlichungen außerdem Erfolge beim Ausbau der Infrastruktur in den kontrollierten Gebieten und biete eine Gesundheitsfürsorge an.

Erschreckend ist, dass die Bevölkerung in den kontrollierten Gebieten und die Anrainerstaaten des Islamischen Staates die Tatsachen zum Teil anerkennen und ein Auge zudrücken, wenn es etwa um schwarze Handelsbeziehungen zu den Islamisten geht. So gilt die Türkei etwa als größter Absatzmarkt für den IS, um illegal gehandeltes Erdöl in den Weltmarkt zu speisen. Bis zu dem Anschlag in Suruc vor einigen Tagen, bei dem mehr als 30 Menschen ums Leben kamen, war ein Grenzverkehr zwischen der Türkei und dem vom IS kontrollierten Gebiet fast ungehindert möglich.

Ein syrischer Geschäftsinhaber erzählt laut n-tv: „Ehrlich gesagt sind beide brutal – das Regime (Assad) und Daesh (eine andere Bezeichnung für den IS), doch der IS ist hier in Al-Rakka mehr akzeptiert“. Er war aus Angst vor Luftschlägen in die Stadt geflohen, die als eines der Machtzentren des IS gilt. Das Leben unter dem IS könne brutal sein, doch es biete mehr Stabilität und Verlässlichkeit als unter Assad. Und in puncto Stabilität und Sicherheit erzählt ein weiterer Zeuge vor Ort: Man sei nicht glücklich, aber zufrieden. „Sie können mit einer Million Dollar von Al-Rakka nach Mossul reisen und niemand wird sie stören. Niemand würde es wagen, nur einen Dollar anzurühren“, so der Zeuge, der anonym bleiben wollte. Ein Unding in Syrien oder Irak; deren Sicherheitskräfte gelten als extrem korrupt. Ein Hinweis darauf, dass sich der Islamische Staat in seinem Umfeld als staatliche Struktur etabliert hat. Seit der IS im Besitz von Ölquellen ist, hat er eine stabile Einnahmequelle. Hinzu kommen die Steuereinnahmen. Man wird ihn mit Bombardements nicht mehr aufhalten können. Nur noch mit einer groß angelegten Bodenoffensive. Und selbst mit dieser wahrscheinlich nur dessen Entstehung bzw. Entwicklung verzögern können. Die Menschen vor Ort schätzen bereits die „Vorzüge“ des Terrorstaates. Schuld daran sind die korrupten und instabilen Vorgängerregime im Irak und Syrien. Das Neue steht immer im Licht dessen, was man kennt. Und die Menschen in diesen Ländern kennen in den letzten Jahren bzw. Jahrzehnten nicht viel Gutes.

Und was die Grausamkeit angeht: Fassen wir uns im Westen doch einmal an die eigene Nase! Die Herrschaft vieler westlicher Staaten ist auf Gewalt, Folter und Unterdrückung gegründet. Das Britische Empire unterdrückte und mordete Menschen auf nahezu einem Drittel der weltweiten Landfläche. Die Amerikaner, beim Aufbau der Vereinigten Staaten in Nordamerika, massakrierten die Urbevölkerung und ließen sie verhungern. Weitere Beispiele sind die Sowjetunion, China, Saudi-Arabien und Israel.

Aber das liegt auch mindestens ein halbes Jahrhundert zurück. Das Welt- und Menschenbild hat sich im 21. Jahrhundert gewandelt. Kolonialismus und Sklaverei sind Ausbeutung und Verbrechen. Vor zweihundert Jahren galten beide noch als legitime Wirtschaftsinstrumente.

Wir sollten darauf achten, wie es in den von dem Islamischen Staat kontrollierten Gebieten weitergeht. Die Eingehung offizieller Handelsbeziehungen würde die Anerkennung eines Terrorstaates bedeuten. Das kann man nicht machen. Und ein weiteres Problem tut sich in Zukunft auf: Der IS stellt sich als Gottesstaat dar, ein unter religiösen Prinzipien geführter Staat. Religion und Wirtschaft geht genauso wenig wie Religion und Politik. Hier liegt ein weiteres Pulverfass begraben.

© Thomas Dietsch

Acheter ses denrées alimentaires à la ferme n’a pas seulement un certain charme, c’est pour le consommateur un regain d’informations en ce qui concerne la qualité de la nourriture qu’il achète. Le contact direct avec le producteur pour tout ce qui touche à la viande, la volaille et les œufs, avec l’agriculteur pour les fruits et légumes, peut être un gage de sécurité. Ces derniers n’ont pas intérêt à pratiquer des méthodes intensives qui seraient rejetées par les clients qui réclament plus de respect de la nature. La vente directe a l’avantage d’être plus transparente. Derrière les produits proposés se trouve une personne en chaire et en os, un interlocuteur qu’on peut rendre responsable. Une personne bien définie qui s’assimile à l’offre et qui en porte une responsabilité entière. La vente directe a l’avantage de personnaliser nos aliments. Mais ne nous faisons pas d’illusions, cette façon de faire ne peut qu’être limitée. Pour nourrir la population, la grande distribution est une nécessité. Tous ceux qui produisent sont soumis à un dumping des prix, ce qui rend leur situation très précaire. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entre-eux préconisent la vente direct. Ce qui à première vue semble être un bénéfice sur toute la ligne, ne l’est pas obligatoirement. Les personnes concernées sont obligées d’investir. Créer un magasin avec tout son équipement coûte de l’argent. Des chambres froides aux comptoirs en passant par le décor rupestre, tout doit être créé. Et il faut du personnel. Cela ne peut pas être un job annexe, au contraire. Lorsqu’on déduit tout cela on se trouve à peine au-dessus des prix offerts par les grandes chaînes. Weiterlesen…

32 personnes ont été tuées ce lundi lors d’un attentat-suicide à El, une centaine d’autres ont été blessées au centre culturel kurde de Suruç, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan a été obligé de changer sa politique vis-à-vis de l’EI, qui jusque là a été marquée de complaisance. Dans un premier pas il a autorisé l’aviation américaine a utiliser ses bases en Turquie pour opérer ses frappes aériennes en Syrie et en Irak. Cette nouvelle attitude du gouvernement pourrait changer la donne dans cette partie de l’Orient. Il est aussi question de fermer hermétiquement la frontière, rendant ainsi impossible le passage des fous de Dieu venant d’Europe ou d’ailleurs. Mais c’est aussi un pas de plus dans l’escalade de ce conflit qui pourrait avoir comme conséquence une recrudescence des attentats en Turquie. Il y existe une minorité de sympathisants qui soutiennent l’EI. Cela pourrait provoquer des tensions intérieures et cela poserait des problèmes au tenant de l’Islam qu’est Erdogan. Mais aussi au sein de la communauté turque en Allemagne ou en France. Le Salafisme regroupe de plus en plus d’adhérents et comme on le sait, c’est dans ce milieu que l’EI recrute « ses soldats ». Cela obligera aussi les nations occidentales à faire plus d’efforts. Ne nous faisons pas d’illusions, nous nous trouvons en pleine guerre. Une guerre de religion ? Je refuse d’employer cette dénomination car elle ne correspond pas à ce qui se passe actuellement. L’EI ne suit qu’un but : le pouvoir. L’argent joue un rôle essentiel ; l’Islam est dévoyé pour donner une légitimité aux horreurs commises. Weiterlesen…

Cette nuit le parlement grec a voté par 230 voix sur 298 la seconde tranche des mesures imposées par Bruxelles pour l’adoption d’une réforme de la justice civile et la transposition d’une directive européenne sur les banques. Je n’ai pas été toujours tendre envers Alexis Tsipras, mais je dois reconnaître que les efforts qu’il fait sont remarquables dans le contexte où il se trouve. Il a été forcé de changer de 180° toute sa politique et de faire avaler ainsi à son pays une potion amère. Le prix : son parti, le Syriza, est plus divisé que jamais. Le premier ministre ne peut imposer ces économies draconiennes qu’avec l’aide de l’opposition. C’est maintenant que je comprends la raison du référendum. C’était un coup de gueule envers les créanciers qui réclamaient de plus en plus d’efforts de la part d’un pays mutilé. Sans lui Alexis Tsipras n’aurait pas pu entamer son revirement. Il s’est rendu à l’évidence qu’il n’avait pas d“autre choix que de se soumettre aux directives imposées par Bruxelles et le FMI. Dans une autre situation son action aurait provoqué une levée de boucliers au parlement. Il aurait dû probablement démissionner, mais ce n’est pas le cas, au contraire. Il a marqué des points auprès des citoyens, ce que je trouve tout à fait étonnant. Weiterlesen…

Überall herrscht Rekordverschuldung. Einmal anders betrachtet: steht uns eventuell eine weltweite Schuldenkrise bevor?

In der letzten Zeit stand Griechenland im Mittelpunkt der Aufmerksamkeit. Doch das griechische Fiasko ist nur die Spitze des Eisbergs: Nach Ansicht von Michael Snyder schlittert die ganze Welt auf eine beispiellose Schuldenkrise zu. Snyder führt auf seinem Blog aus, dass sich die Schuldenquote aller Staaten der Erde zusammengenommen derzeit auf 286% beläuft. Das ist so hoch wie nie zuvor.

Global gesehen hat sich ein Schuldenberg von 200 Billionen USD (= 200.000.000.000.000 USD) angesammelt; rund 28.000 USD Schulden für jeden einzelnen Bewohner unseres Planeten. Doch die Hälfte der Bevölkerung lebt täglich von weniger als 10 USD, das heißt die Wahrscheinlichkeit, dass diese gewaltige Summe jemals zurückgezahlt werden kann, tendiert gegen Null. Snyder zufolge ist die einzige Option, die sich innerhalb unseres derzeitigen Finanzsystems bietet, den unvermeidlichen Einsturz dieser Schuldenpyramide so lange wie möglich hinauszuzögern. Mit anderen Worten: das kapitalistische Wirtschaftssystem ist, zumindest was das Problem des Schuldenabbaus angeht, am Ende.

24 Staaten der Welt befinden sich wirtschaftlich am Rande des Abgrunds. Griechenland ist bei Weitem nicht der einzige Staat mit einem kaum zu bewältigendem Schuldenproblem. Auch anderen westlichen Nationen wie Irland, Portugal, Spanien und Kroatien droht eine Krise vergleichbaren Ausmaßes. Zudem sei die Verschuldungssituation in Armenien, Belize, Costa Rica, Zypern, der Dominikanische Republik, El Salvador, Gambia, Grenada, Jamaika, dem Libanon, Mazedonien, den Marshall-Inseln, Montenegro, Sri Lanka, St. Vincent und den Grenadinen, Tunesien, der Ukraine, dem Sudan und Simbabwe mindestens ebenso ausweglos wie die auf der griechischen Halbinsel. Hierzu kommen noch weitere 14 Länder, deren Lage bereits als kritisch einzustufen ist.

Halten wir fest: selbst die wohlhabenden Staaten sind nicht in der Lage sind, ihre Kredite zurückzuzahlen. Die Schuldenlast der USA hat sich seit 2007 geradezu verdoppelt (2015: 18.151 Billionen USD – 2007: 9.328 Billionen USD) und viele europäische Länder, die kürzlich Finanzhilfen für Griechenland beschlossen, könnten schon bald selbst darauf angewiesen sein. Auch in Asien sind die Aussichten nicht besser: Die Verbindlichkeiten Chinas steigen immer schneller, in Japan belaufen sich die Staatsschulden bereits auf 230% des Bruttoinlandsproduktes. Wie lange können die jeweiligen Zentralbanken den drohenden Crash noch hinauszögern?

Die einen verschreien die Warnungen vor der globalen Verschuldung als Märchen, andere wiederum betreiben wissenschaftliche Studien damit und darüber. Bereits in den ersten beiden Sätzen ihrer mehr als 120 Seiten starken Studie bringen die Experten des McKinsey Global Institute (MGI) die Misere auf den Punkt: „Nach der Finanzkrise von 2008 sowie der längsten und tiefsten Rezession seit dem Zweiten Weltkrieg war erwartet worden, dass die Volkswirtschaften der Welt ihre Schulden abbauen würden. Es ist nicht passiert.“ Egal wie man es betrachtet: selbst Märchen haben einen wahren Kern …

© Thomas Dietsch