Alexis Tsipras a gagné les élections. Il formera un gouvernement de coalition avec son ancien partenaire, Panos Kommemos, le chef de fil d’ANEL. Une fois de plus une union contre-nature. Comment peut-il s’entendre avec un parti formés de populistes de droite ? Désolé de l’écrire, je trouve que cela à un arrière-goût nauséabond. J’aurais préféré que le future premier-ministre fasse route commune avec le Pasok, qui à l’origine était une formation social-démocrate. Phénix renaissant de ses cendres repart où il s’était arrêté au mois d’août. Après s’être renié complètement, il veut nous faire croire qu’il est en mesure de redonner au peuple grec un peu d’espoir. Il a eu le mérite de ne pas rompre les relations avec la zone euro. Mais à quel prix ! Qu’il arrête de faire croire aux citoyens qu’il est en mesure de faire des miracles. Il n’en sera rien ! Qu’il veuille ou non, son gouvernement sera forcé de se soumettra aux diktat de Bruxelles et du FMI. Il n’y a dans ce contexte avilissant pas de quoi pavoiser. Le peuple semble avoir compris qu’il en ira pas autrement et qu’il devra continuer à subir les coups de boutoirs des créanciers. En votant pour le Syriza, ils ont plébiscité la continuité. Est-ce un signe de résignation ? De fatalisme ? Ils ont compris que les conservateurs ne sont pas une alternative. S’ils étaient arrivés au pouvoir, ils auraient guère pu aller plus loin qu’Alexis Tsipras. Ce dernier a bien fait comprendre qu’il est passé maître pour faire avaler des pilules amères aux Grecs. Malgré l’échec total de sa politique d’antan, ils lui restent fidèles. Est-ce un signe de non-discernement ? Peut-être le réflexe de l’autruche qui enfuit sa tête dans le sable pour ne pas voir la réalité ? Weiterlesen…

Cette nuit le parlement grec a voté par 230 voix sur 298 la seconde tranche des mesures imposées par Bruxelles pour l’adoption d’une réforme de la justice civile et la transposition d’une directive européenne sur les banques. Je n’ai pas été toujours tendre envers Alexis Tsipras, mais je dois reconnaître que les efforts qu’il fait sont remarquables dans le contexte où il se trouve. Il a été forcé de changer de 180° toute sa politique et de faire avaler ainsi à son pays une potion amère. Le prix : son parti, le Syriza, est plus divisé que jamais. Le premier ministre ne peut imposer ces économies draconiennes qu’avec l’aide de l’opposition. C’est maintenant que je comprends la raison du référendum. C’était un coup de gueule envers les créanciers qui réclamaient de plus en plus d’efforts de la part d’un pays mutilé. Sans lui Alexis Tsipras n’aurait pas pu entamer son revirement. Il s’est rendu à l’évidence qu’il n’avait pas d“autre choix que de se soumettre aux directives imposées par Bruxelles et le FMI. Dans une autre situation son action aurait provoqué une levée de boucliers au parlement. Il aurait dû probablement démissionner, mais ce n’est pas le cas, au contraire. Il a marqué des points auprès des citoyens, ce que je trouve tout à fait étonnant. Weiterlesen…

Aujourd’hui c’est l’échéance. Sauf miracle, la Grèce fera faillite. Elle ne remboursera pas une partie du prêt que le FMI lui a accordé. Alexis Tsipras a menacé de démissionner si le oui l’emportait. Je trouve étrange qu’un gouvernement appelle le peuple à se suicider. Son chef espère ainsi avoir plus de poids lors de négociations futures. Je crains fort que personne en Europe veut subir un tel chantage. Il s’en remet au peuple pour décider à sa place. C’est abuser du droit au référendum. C’est un aveu d’incapacité ! Qu’il prenne son chapeau dans de telles conditions ! Un tel plébiscite se prépare. Dans ce cas bien précis il fait voter un texte qui n’existe que dans son imagination. Soyons clairs, à partir de minuit il n’existe plus de propositions venant des créanciers. Point à la ligne ! La démocratie ne peut pas fonctionner ainsi. C’est un abus de confiance contre ses propres citoyens. Une fois de plus la preuve que les populistes battent de l’aile lorsqu’il s’agit de prendre des décisions. Je ne peux pas reprocher au Syriza de dire non, mais pas dans de telles conditions. Weiterlesen…

La Grèce, la plus vieille démocratie du monde, est entrain de déconnecter complètement. À la veille d’une faillite aux conséquences désastreuses, le gouvernement Tsipras remet sa part de responsabilités dans les mains du peuple. Dimanche prochain doit avoir lieu un référendum ayant pour thème les exigences des créanciers, les réformes revendiquées. Le hic c’est que le papier actuel n’a pas été entériné par les parties en cause, car les négociations ont été rompues. C’est la tentative des décideurs à Athènes de sortir du pétrin où ils se sont mis. Ils ont démontré leur complète incapacité de négocier. Ne sachant plus à quel saint se vouer, ils s’en remettent au peuple. C’est de la politique politicienne, qui mène nulle part. Avec de tels individus il est impossible d’arriver à un accord, dont la Grèce aurait un cruel besoin. C’est un aveu cuisant d’échec, d’autant plus que le premier ministre demande aux électeurs de voter non. On pourrait en rire, mais à partir de demain des millions de citoyens ne sauront plus comment subsister. Il est possible qu’il sera impossible de payer les salaires des fonctionnaires et les rentes. Cela procure aux intéressés des nuits blanches. Un pays en cessation de paiement ne peut pas faire de miracles. Seule la planche à billets peut lui procurer un petit répit, mais avec l’euro ce n’est pas possible. Weiterlesen…

Alexis Tsipras a du se rendre à l’évidence : il n’y a pas d’autres solutions que de se plier aux exigences de l’UE. C’est le seul moyen de ne pas subir les méfaits d’une banqueroute qui aurait des conséquences fatales pour la Grèce. Le gouvernement hellénique présentera d’ici peu une liste complète des réformes qu’il a l’intention de mettre en œuvre pour satisfaire les exigences des créanciers. Elles devraient être formulées de telle manière qu’elle évite aux nouveaux dirigeants de perdre la face. Une fois de plus les électeurs devront constater que les revendications des populistes sont à mille lieues de la réalité. Jeter la poudre aux yeux des citoyens est une chose, mettre en pratique ses promesses une autre. Il en va ici d’une question fondamentale, celle du pragmatisme. Il est en opposition totale avec les rêves évoqués au cours du débat politique. Lorsque les caisses sont vides, seule le réalisme peut encore sauver la mise, mais à quel prix ! Ce qui se passe ici est un Waterloo pour le parti au pouvoir. Il n’est pas en mesure de tenir parole. D’autre part il ne veut pas être le fossoyeur d’une nation qui vit actuellement des temps très difficiles. Weiterlesen…